Allégations relatives à la composition et à la qualité
Allégations relatives à la composition

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Pur, pur à 100 % , 100 %, tout

Le terme « pur » ne devrait pas être utilisé sur l'étiquette ou l'annonce d'aliment qui est un mélange, un composé, une imitation ou un succédané. Les consommateurs s'attendent à ce qu'un aliment qualifié de « pur » ou de « pur à 100 % » ne soit ni contaminé, ni falsifié et ne contienne que des substances ou ingrédients dont la présence est normalement attendue dans l'aliment ainsi décrit.

Par exemple, les consommateurs s'attendent à ce qu'un produit décrit comme de l'« huile de maïs pure à 100 % » ne contienne rien d'autre que de l'huile de maïs. L'allégation ne peut donc figurer sur un produit qui contient un agent de conservation, un agent antimousse ou un colorant, même si la norme peut le permettre. Dans certains cas, cette allégation est jugée synonyme de l'allégation « ne contient aucun agent de conservation ». Des directives sur l'utilisation de telles allégations sont fournies dans Allégations négatives relatives à l'absence ou au non-ajout d'une substance.

Les expressions « pur » et « pur à 100 % » peuvent servir à modifier le nom d'un ingrédient figurant dans le nom usuel d'un aliment tel que « huile végétale pure » ou « margarine d'huile végétale pure ». L'allégation peut également être formulée de façon à porter expressément sur un ingrédient qui y est nommé. L'allégation « fait d'huile de maïs pure avec un agent de conservation ajouté » signifie que l'huile de maïs était pure avant l'ajout de l'agent de conservation au produit fini.

Dans le même ordre d'idées, les consommateurs s'attendent à ce qu'un produit appelé « saucisse de porc pur à 100 % » ne contienne que de la viande provenant du porc et que cette portion de viande ne contienne aucun additif ou agent contaminant (c.-à-d. que le porc dans la saucisse est pur). Toutefois, bien qu'il serait acceptable de décrire des aliments composés d'un seul ingrédient ou des ingrédients particuliers d'un aliment comme étant « pur » ou « pur à 100 % », les produits comme la saucisse qui ne sont pas composés d'un seul ingrédient ne devraient pas être décrits comme étant « 100 % », « pur » ou « pur à 100 % ». Par exemple, l'allégation « saucisse pure à 100 % » est inacceptable.

Dans quelques cas, il est cependant possible de décrire comme « purs » des aliments normalisés composés de plusieurs ingrédients à condition que :

  • aucun des ingrédients facultatifs permis par la norme ne soit ajouté à l'aliment;
  • le nom usuel permis et utilisé comporte le nom de tous les ingrédients de l'aliment.

Par exemple, « chocolat au lait sucré pur » ne doit avoir été fabriqué qu'à partir de sucre pur, de lait entier liquide pur et de chocolat pur.

Pour le jus d'orange reconstitué, les termes « pur » ou « pur à 100 % » sont autorisés sur l'étiquette pour décrire le produit reconstitué si seulement de l'eau a été ajoutée au concentré. Par contre, ces termes sont interdits sur l'étiquette d'un produit reconstitué si un ingrédient facultatif, tel que du benzoate de sodium, du sucre, un colorant, de la vitamine C, a été ajouté au concentré.

Quoi qu'il en soit, les termes « tout », « pur » ou « pur à 100 % » doivent être employés avec précaution. S'ils laissent entendre que d'autres produits analogues sont altérés ou non conformes aux normes, l'emploi de ces termes pourrait être considéré comme trompeur.

Entièrement, complètement, absolument

Les termes entièrement, complètement et absolument sont souvent redondants, mais peuvent néanmoins modifier le sens des mentions et des allégations. En général, une allégation est permise lorsque l'aliment répond aux critères établis pour l'allégation. Dans certains cas, les critères d'une allégation permettent une certaine tolérance, mais lorsque des allégations sont modifiées par un terme comme « entièrement », cette tolérance cesse.

Par exemple, l'allégation « canadien » est synonyme de l'allégation « Produit du Canada », ainsi la totalité ou la quasi-totalité des principaux ingrédients, du processus de transformation et de la main-d'œuvre ayant servi à la fabrication du produit doivent être d'origine canadienne. Les ingrédients qui sont présents dans un aliment en très petites quantités et qui ne sont généralement pas produits au Canada seraient autorisés pourvu que ces ingrédients représentent moins de 2 % du produit en tout. Dans le cas d'un aliment portant l'allégation « Entièrement canadien », cette tolérance ne s'appliquerait plus; tous les ingrédients, la transformation et la main-d'œuvre devraient être canadiens.

Pour en savoir plus sur l'utilisation des allégations « canadien » ou « Produit du Canada », consulter les Lignes directrices sur les allégations Produit du Canada et Fabriqué au Canada.

Véritable, vrai, authentique

Les termes « véritable », « vrai », « authentique » sont des allégations relatives à la composition pour décrire un produit ou ses ingrédients. Il n'est pas acceptable d'employer de tels termes pour décrire des aliments ou des ingrédients qui constituent des imitations ou des succédanés.

Les allégations décrivant un ingrédient dans un aliment comme étant « véritable », « vrai », « authentique » ou tout autre expression semblable, telle que « fabriqué avec du vrai [nom de l'ingrédient] » sont acceptables si l'ingrédient est présent dans l'aliment, peu importe sa forme (p. ex. gelé en poudre, moulu, concentré, etc.). Par exemple, une boîte de gaufres congelées portant l'allégation « contient de vrais bleuets » doit effectivement contenir de vrais bleuets congelés.

Concentré, condensé, teneur, reconstitué

En général, il n'est pas acceptable d'employer les termes ci-dessus d'une manière qui laisse entendre qu'un produit est de qualité nutritive supérieure.

Les termes « concentré » ou « condensé » peuvent qualifier un produit toujours à l'état liquide après qu'une importante quantité d'eau ait été enlevée, par exemple « lait condensé ».

Les termes « déshydraté  », « desséché » ou « en poudre » sont plus justes pour qualifier les produits qui ne sont plus liquides après l'extraction de l'eau, par exemple, « poudre de lait entier ». Ainsi, les fruits et les légumes déshydratés et les produits comme les mélanges ou bases pour soupe ne sont pas considérés comme des « concentrés ».

Une allégation selon laquelle un aliment est « concentré » ou « condensé » et une mention relative à la « concentration » ou à la «teneur» est acceptable lorsqu'il existe une norme reconnue à laquelle le produit peut être comparé. Le « jus d'orange concentré » ou le « vinaigre à double concentration destiné à la fabrication » sont des exemples d'emploi approprié.

Pour les aliments dont la teneur initiale en eau a été rétablie, la mention « reconstitué » ou « fait de concentré » doit faire partie du nom usuel de ces produits.

Un produit fabriqué qui doit, selon le mode d'emploi sur l'étiquette, être dilué avant d'être consommé peut, dans certaines circonstances, être qualifié de « concentré » ou « condensé » même si aucune eau n'a été enlevée en cours de fabrication. Les préparations liquides concentrées pour nourrissons et les soupes concentrées appartiennent à cette catégorie.

Certains noms usuels, par définition, évoquent la « concentration » ou la « teneur » et ne devraient pas être qualifiés davantage par des mots comme « concentré » ou « condensé ». Par exemple, le mot « instantané » dans les noms usuels « café instantané » et « thé instantané » signifie que de l'eau doit être ajoutée à ces produits avant leur consommation. Il n'y a donc pas lieu de qualifier ces produits de « concentré ». Par ailleurs, les sirops doivent être accompagnés d'une déclaration de leur teneur réelle en sucres, plutôt que d'un qualificatif plus vague comme « concentré ».

Un produit n'est pas nécessairement « fort » ni « concentré » parce qu'il est composé en grande proportion d'un de ses constituants. Un pouding, par exemple, n'est pas « concentré » simplement parce que la nouvelle recette exige 15 % de solides de lait au lieu de 5 %. De même, le fromage n'est pas du « lait concentré ».

Un produit en poudre n'est pas concentré simplement parce qu'il a été fabriqué pour occuper un volume inférieur au produit qu'il remplace. Il ne peut y avoir de concentration lorsque, en se basant sur la masse, la même quantité de l'un ou l'autre produit est nécessaire pour reconstituer ou préparer le produit pour la consommation normale. Par exemple, le café instantané aggloméré n'est pas du « café instantané concentré ».

Allégations « végétarien »

Le terme « végétarisme » signifie généralement la pratique ou la théorie d'une alimentation basée sur des aliments d'origine végétale tels que les fruits, les légumes, les céréales et les noix et peut comprendre parfois des produits animaux qui ne viennent pas des abattoirs tels que les œufs, le lait et le fromage. Les produits animaux qui proviennent des abattoirs, comme la chair d'animaux ou de poisson, les os, les bouillons, les graisses, la gélatine, etc., ne font pas, par définition, partie d'un régime végétarien.

Même si, à proprement parler, une alimentation végétarienne est composée uniquement d'ingrédients d'origine végétale, il y a plusieurs types de régimes végétariens. L'ACIA ne s'oppose donc pas au terme général « végétarien » pour décrire les aliments qui conviennent à l'un des types de régimes suivants :

  • Le lacto-ovo-végétarien (ou ovo-lacto) se nourrit d'aliments d'origine végétale, de produits lactés et d'œufs
  • Le lactovégétarien se nourrit d'aliments d'origine végétale, de produits lactés, mais pas d'œufs
  • L'ovovégétarien se nourrit d'aliments d'origine végétale et d'œufs, mais pas de produits lactés
  • Le végétalien se nourrit uniquement d'aliments d'origine végétale

Si une allégation visant un des régimes végétariens ci-dessus est faite sur un aliment, ce dernier doit contenir seulement des ingrédients provenant de sources incluses dans ce type de végétarisme.

Ingrédients mis en évidence

En vertu de l'article 7 de la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation (LEEPC), il est considéré faux ou trompeur d'utiliser des expressions, mots, chiffres, descriptions, symboles ou tout autre moyen qui laissent croire que l'aliment contient un ingrédient alors qu'il en est absent ou que l'aliment ne contient pas un ingrédient alors qu'il le contient.

Les ingrédients qui ne sont pas présents dans un aliment ne peuvent être illustrés sur l'étiquette ou dans la publicité de cet aliment à moins qu'il soit clairement démontré que les ingrédients ne sont pas présents dans l'aliment.

Il est jugé trompeur d'insister indûment sur l'importance, la présence ou l'absence d'un ingrédient ou d'une substance dans un aliment à cause de ses qualités enviables ou indésirables, ou pour toute autre raison.

Par exemple, il est trompeur de mettre en évidence de façon exagérée la teneur en germes de blé de céréales à déjeuner lorsqu'il s'agit de la teneur normale du grain utilisé pour fabriquer ces céréales. Il est aussi trompeur de trop insister sur la présence de beurre dans un gâteau si le beurre est la matière grasse utilisée en plus petite quantité.

En principe, toute mise en évidence de la présence d'un ingrédient, d'un constituant ou d'une substance devrait être accompagnée d'une mention de la teneur de l'ingrédient, du constituant ou de la substance dans l'aliment.

Ingrédients en quantités infimes ou à l'état de traces

Afin d'éviter de créer une fausse impression, l'étiquette ou la publicité sur un aliment ne doit pas mettre en valeur (par des tableaux analytiques ou autrement) la présence d'éléments ou de substances présentes en quantités infimes ou à l'état de traces. Les minéraux nutritifs présents à l'état de traces dans les aliments ne devraient pas être déclarés, sauf si leur déclaration dans le tableau de la valeur nutritive est requise ou permise. Il est toutefois permis de déclarer la teneur de chaque minéral présent dans l'eau minérale pourvu que cette déclaration ne soit pas mise indûment en évidence. Pour de plus amples renseignements, consulter Eaux minérales, eaux de source et eaux mises en bouteille.

Descriptions grâce à des ingrédients caractéristiques

Les mots « beurre » ou « crème » doivent être employés avec soin dans le nom ou la description d'un aliment. Ces termes ne devraient pas servir à qualifier un aliment composé partiellement de crème ou de beurre, à moins qu'il ne contienne une quantité suffisante de ces ingrédients pour en être caractérisé.

Par exemple:

  • Si le beurre est la seule matière grasse utilisée, l'expression « entièrement au beurre » peut être employée comme partie du nom usuel (p. ex., « gâteau entièrement au beurre »).
  • Si le beurre est la principale matière grasse utilisée, le mot « beurre » peut faire partie du nom usuel. Toutefois, il ne faut pas donner l'impression que le produit n'a pour matière grasse que du « beurre » (p. ex., l'expression « gâteau au beurre » est acceptable).
  • Si le beurre ne constitue qu'une faible partie des matières grasses utilisées, le mot « beurre » non qualifié ne devrait pas faire partie du nom usuel. Toutefois, l'expression « aromatisé au beurre » (p. ex., « gâteau aromatisé au beurre ») peut être employée ou la teneur en beurre présente dans le produit peut être indiquée.

Lorsqu'il est clair que les termes « beurre », « crème » ou « crémeux » désignent la texture, la forme, la couleur, etc. plutôt que la teneur en beurre ou crème de l'aliment, leur emploi peut être acceptable, p. ex., beurre d'arachide, œufs à la crème, tarte à la crème bavaroise, beurre de pomme, chocolats crémeux.

Le qualificatif « malté » doit également être utilisé avec prudence. Un produit n'est pas « malté » simplement parce que de l'extrait de malt y a été ajouté. Le terme « malté » signifie que les glucides ont été modifiés selon un traitement approprié par la diastase du malt. À moins qu'un tel traitement ait eu lieu, « aromatisé au malt » est l'expression à employer.

Allégations négatives relatives à l'absence ou au non-ajout d'une substance

Une allégation négative est une mention indiquant :

  • l'absence d'un ingrédient, d'une substance ou d'une catégorie de substances qui ne se retrouve pas naturellement dans l'aliment;
  • qu'une substance n'est pas présente dans l'aliment par suite de l'ajout direct ou d'un effet résiduel;
  • qu'une substance a été supprimée de l'aliment final.

Critères pour faire des allégations négatives

Les allégations indiquant qu'un aliment ne contient pas un ingrédient donné ou une substance donnée doivent être factuelles et non trompeuses. En général, une allégation négative indiquant l'absence d'une substance dans un aliment ou son non-ajout à celui-ci est acceptable si les critères suivants sont remplis.

Absence ou quantités négligeables

La substance, la catégorie de substances ou l'ingrédient dont l'absence est déclarée doit être tout à fait absent et ne doit pas avoir été ajouté directement ou indirectement à l'aliment ou à l'un de ses ingrédients ou constituants. Lorsque l'industrie désire faire une allégation négative fondée sur des quantités correspondant à des effets physiologiques négligeables, l'allégation doit être justifiée : des données d'analyse et de recherche appropriées doivent démontrer que la quantité est adéquate et que toute quantité résiduelle de la substance dont l'absence est déclarée est inférieure au seuil et déclarée sur l'étiquette.

La teneur maximale acceptable est définie comme suit :

  • zéro pour les allergènes et les sources de gluten qui sont intentionnellement ajoutés (et moins de 20 ppm pour le gluten découlant de la contamination croisée; consulter les Mesures d'application de la loi et de conformité de l'ACIA concernant les allégations sans gluten pour en savoir plus).
  • la quantité correspondant à des effets physiologiques négligeables notamment les teneurs servant de critères aux allégations « sans » énumérées au tableau suivant l'article B.01.513 duRèglement sur les aliments et drogues (p. ex., sans sodium);
  • la limite de concentration non décelable selon des méthodes d'analyse acceptables dans le cas où aucun seuil n'a été établi pour les effets physiologiques.

Comme il n'existe pas de documentation suffisante sur les concentrations correspondant à des effets physiologiques négligeables pour de nombreuses substances, il faut évaluer au cas par cas. L'industrie devrait présenter ses demandes à Santé Canada et à l'ACIA, accompagnées de l'examen approprié de la documentation et des données scientifiques à l'appui.

Composition

Les mentions fondées sur les faits ne doivent pas donner une impression trompeuse sur la composition et la qualité du produit.

Par exemple, dans le cas d'une sauce à spaghetti qui contient de l'eau ajoutée indirectement par l'intermédiaire d'un autre ingrédient qui en contenait naturellement, la mention « sans eau ajoutée » donne une fausse impression de la teneur en eau du produit par rapport à celle d'autres sauces à spaghetti. Afin d'éviter de telles déclarations trompeuses, il est recommandé d'employer des allégations positives (plutôt que négatives), comme « préparé à partir de tomates fraîches ».

Fausse impression de spécificité

En outre, une déclaration négative ne devrait pas donner la fausse impression que le produit est unique et différent des autres produits semblables. Par exemple, si le produit fait partie d'une catégorie d'aliments naturellement dépourvus d'une substance ou que leRèglement interdit l'emploi de la substance, cela doit être clair. Une allégation sur l'absence d'une substance est considérée comme trompeuse à moins d'être accompagnée d'une mention stipulant que la qualité attribuée n'est pas unique à l'aliment en question, mais qu'elle s'applique à tous les aliments de la même catégorie [5(1),LAD].

Toutefois, une allégation indiquant l'absence d'une substance dans un aliment peut donner une information pertinente à certaines personnes qui désirent éviter de consommer certaines substances. Par conséquent, les allégations négatives sont autorisées dans des situations particulières où la possibilité de déclaration trompeuse est réduite.

Par exemple, l'allégation « aucun colorant ajouté » dans les saucisses laisse croire que d'autres saucisses pourraient contenir un colorant alors qu'il est interdit d'ajouter du colorant dans les saucisses. Par contre, la mention « Aucun colorant n'est ajouté aux saucisses vendues au Canada » serait acceptable.

De même, les étiquettes ou les annonces publicitaires sur les boissons qui ne peuvent pas contenir de caféine ajoutée en vertu duRèglement, telles que le jus, ne pourraient pas indiquer « sans caféine », à moins que l'allégation ne soit accompagnée d'une mention voulant que « tous les jus sont sans caféine », ou que le jus est « un aliment sans caféine ».

Inversement, puisque la réglementation n'interdit pas l'ajout de colorant aux biscuits, il serait acceptable qu'un tel produit non normalisé porte l'allégation « aucun colorant ajouté », sans que l'allégation soit accompagnée d'une mention telle que « tous les biscuits n'ont aucun colorant ajouté », à condition qu'aucun colorant n'ait été ajouté, directement ou indirectement, au produit. Lorsque cette allégation figure sur l'emballage de biscuits, elle ne laisse pas supposer une fausse spécificité aux biscuits, puisque certains biscuits contiennent des colorants ajoutés.

La conformité à cette politique sera évaluée au cas par cas.

Exemples d'allégations négatives

Allégations relatives à l'absence d'agent de conservation

Les allégations relatives à l'absence ou au non-ajout d'agents de conservation dans un aliment, comme « ne contient aucun agent de conservation » et « aucun agent de conservation ajouté », sont autorisées si aucun des agents de conservation énumérés dans laListe des additifs alimentaires autorisés de Santé Canada n'a été ajouté directement ou n'est présent par suite d'un effet résiduel.

Par exemple, il serait trompeur de mettre l'allégation « sans agent de conservation » ou « aucun agent de conservation ajouté » sur l'étiquette de produits de boulangerie auxquels aurait été ajouté indirectement du propionate de sodium, par l'intermédiaire d'un prémélange de conditionneur de pâte.

L'absence d'agents de conservation peut être soulignée lorsque les aliments contiennent des ingrédients naturels qui jouent le rôle d'agent de conservation (par exemple les benzoates naturels dans le jus de canneberges, l'acide acétique dans le vinaigre et l'acide citrique dans le jus de citron,etc.).

Certains ingrédients, tels que le lactosérum de culture, le dextrose de culture, le lait écrémé de culture, peuvent être traités spécifiquement pour contenir des niveaux élevés de peptides, d'acide propionique, d'acide butyrique et d'acide lactique. Ces ingrédients peuvent agir comme agents de conservation. Les allégations relatives à l'absence d'agents de conservation ne sont pas indiquées pour les aliments qui contiennent ces ingrédients. Les agents de conservation traditionnels comme le sel et le sucre ne sont pas assujettis à cette règle.

Par exemple, l'acide ascorbique est ajouté au jus de pomme au cours de la fabrication pour conserver la couleur du jus; il se dégrade par la suite et se retrouve en concentrations très faibles, voire infinitésimales. Malgré cela, l'additif a déjà rempli sa fonction d'agent de conservation, de sorte que la mention « sans agent de conservation » est inacceptable pour le produit fini.

Allégations « sans agent de conservation » dans le cas d'additifs multifonctionnels

Certains additifs alimentaires, comme l'acide ascorbique, l'acide acétique, l'acide citrique, la lécithine et l'acide tartrique, peuvent avoir des fonctions multiples. L'acide acétique et l'acide tartrique peuvent être utilisés comme acidulants ou agents anti-microbiens pour conserver les aliments. Lorsqu'ils sont ajoutés à des fins autres que la conservation et que leur utilité est clairement décrite dans la liste des ingrédients, la mention « sans agent de conservation » est alors acceptable.

Si un additif ne jouant pas le rôle d'un agent de conservation est transmis dans l'aliment final par un constituant non déclaré, l'allégation peut quand même être faite et il n'est pas nécessaire que la fonction de l'additif y soit expliquée.

Par exemple, l'acide ascorbique est un additif à fonctions multiples souvent utilisé dans les produits de boulangerie pour ses propriétés de conditionneur de pâte, à des concentrations inférieures à 100ppm. Dans pareil cas, comme l'acide ascorbique n'est pas ajouté à des fins de conservation, la mention « ne contient aucun agent de conservation » est acceptable, à condition que sa fonction soit clairement indiquée, par exemple, « acide ascorbique (conditionneur de pâte) », « lécithine (émulsifiant) » et « acide citrique (acidulant) ».

Nota :Aux fins de l'étiquetage, la fumée liquide n'est pas considérée comme un agent de conservation.

Allégations relatives à l'absence de glutamate monosodique (GMS)

Les consommateurs pourraient croire que le glutamate monosodique (GMS) est le seul produit qui peut susciter des réactions allergiques alimentaires aux glutamates. Pourtant, les aliments qui contiennent naturellement des quantités importantes de glutamates libres peuvent aussi causer des réactions. Dans son rapport sur les réactions indésirables au glutamate monosodique, la Federation of American Societies for Experimental Biology (FASEB)Note de bas de page 1 a conclu qu'il n'y a aucune différence entre les réactions physiologiques aux glutamates naturels et celles aux glutamates artificiels.

Les allégations relatives à l'absence ou au non-ajout de glutamate monosodique, comme « ne contient pas de glutamate monosodique » ou « sans glutamate monosodique ajouté », sont considérées comme trompeuses et mensongères lorsque d'autres sources de glutamates libres sont présentes. De telles sources comprennent les protéines végétales hydrolysées, la sauce soja ou les extraits de levure autolysée. De plus, certains aliments courants contiennent naturellement une teneur élevée en glutamates libres, notamment les tomates et le jus de tomates, les raisins et le jus de raisin, d'autres jus de fruit, des fromages comme le Parmesan et le Roquefort, et les champignons.

Par exemple, une allégation relative à l'absence de glutamate monosodique dans une sauce à spaghetti à base de tomates est inacceptable, à moins que la partie responsable puisse prouver, grâce à des méthodes acceptables, que le produit en question ne contient pas de glutamates décelables.

Allégations « sans lactose » ou « teneur réduite en lactose »

Les allégations relatives à la présence ou à l'absence de lactose dans un produit ne sont pas interdites en vertu duRèglement sur les aliments et drogues (RAD) [l'alinéa B.01.502(2)d),RAD]. Toutefois, aucun critère n'est prévu auRèglement à l'égard de ces mentions. L'ACIA utilise les lignes directrices suivantes en ce qui concerne les allégations sur le lactose :

  • « Sans lactose » signifie que l'utilisation d'une méthode analytique acceptable ne permettrait pas de détecter de lactose.
  • La mention « teneur réduite en lactose » peut être utilisée pour décrire un produit dont la teneur en lactose a été considérablement réduite. Réduction considérable s'entend d'une réduction de 25 % ou plus.

Pour connaître les noms usuels des produits sans lactose, consulterNoms usuels des produits laitiers sans lactose.

Allégations « non laitier » et « sans ingrédients laitiers »

L'allégation « non laitier » ou « sans ingrédients laitiers » ne peut pas figurer sur les produits qui contiennent des dérivés du lait comme la caséine et le caséinate de sodium.

L'adjectif « laitier » signifie généralement « fait à partir du lait ». La caséine et le caséinate de sodium sont des dérivés du lait. Il est trompeur d'alléguer qu'un produit est « non laitier » ou « sans ingrédients laitiers » alors qu'il contient un ingrédient laitier ou un dérivé du lait, ou qu'il est fait à partir de ces ingrédients. Voici quelques exemples d'ingrédients laitiers et de dérivés du lait :

  • beurre, huile de beurre, matière grasse du lait
  • caséinate (ammonium/calcium/magnésium/potassium/sodium)
  • caséine/caséine présure
  • caséine hydrolysée, protéines du lait hydrolysées
  • fromage, caillés de fromagerie
  • lactalbumine/phosphate de lactalbumine
  • lactoferrine
  • lactoglobuline
  • lactate (lorsqu'il est fait de substances laitières)
  • lactitol
  • lactose
  • lait, lait écrémé, lait partiellement écrémé, crème, babeurre
  • crème sure, solides de lait sur
  • lactosérum (petit-lait), beurre de lactosérum (petit-lait), crème de lactosérum (petit-lait), concentré de protéines de lactosérum (petit-lait)
  • lactosérum (petit-lait) délactosé/déminéralisé
  • Simplesse® (succédané de gras, concentré de protéines de lactosérum microparticulé)
  • yogourt

Allégations relatives à l'absence d'un élément nutritif

Les allégations telles que « sans énergie », « sans matières grasses » ou « non additionné de sucre » doivent répondre à certains critères. ConsulterAllégations relatives à la teneur nutritive pour en savoir plus sur ces allégations négatives.

Substances non cariogènes

Il est possible de faire une allégation santé sur une substance non cariogène dans certaines circonstances. Consulter leTableau sommaire des allégations de réduction du risque de maladies pour en savoir plus.

Autres allégations négatives

D'autres allégations négatives peuvent être acceptables. Cliquer sur les liens suivants pour en savoir plus :

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