Pommes de terre
6. Méthodes spéciales d'inspection

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6.1 Méthode de sectionnement pour l'évaluation des pertes

Pour déterminer ce que sera la perte une fois le défaut enlevé, on recommande de faire une coupe droite d'environ 6 mm (¼ pouce) de profondeur d'un bord à l'autre du tubercule de façon à enlever tout le défaut ou à peu près. Si le défaut est toujours présent, on fait une coupe courbée ou en demi-lune. La quantité totale enlevée par la coupe droite et la coupe courbée sert à évaluer la perte. Cette méthode n'est probablement pas pratique ni équitable pour évaluer des dommages sur le coté plat du tubercule. Dans ce cas, il ne faut alors faire qu'une coupe courbée ou en demi-lune pour enlever le défaut.

Exemple :

Méthode correcte de couper pour déterminer la perte – en forme demi-lune
Correcte (en demi-lune)
Méthode incorrecte de couper pour déterminer la perte – en forme de V
Incorrecte (en forme de V)

Les bureaux sont équipés de balances pour évaluer les dommages causés par les coupes. Les inspecteurs doivent s'exercer fréquent à faire des coupes produisant des pertes de 5 % et de 10 %, afin de pouvoir évaluer de manière uniforme et précise les « dommages » et les « dommages graves ».

6.2 Méthodes d'échantillonnage visant à révéler les défauts internes

6.2.1 Examen préliminaire

Les pommes de terre peuvent comporter des défauts internes (nécrose réticulée et cœur creux, etc.). L'aspect extérieur du tubercule donne parfois une indication d'un défaut interne, mais ce n'est pas toujours le cas. Afin d'être en mesure de confirmer que les pommes de terre sont exemptes de défauts internes, l'inspecteur doit donc effectuer systématiquement un examen préliminaire en coupant au hasard des spécimens prélevés à même les trois premiers échantillons examinés.

Si l'inspecteur juge, à sa satisfaction, que les échantillons ne comportent pas de défauts internes, il n'a pas besoin de sectionner d'autres spécimens. Si l'examen préliminaire révèle des défauts internes, l'inspecteur doit décider si l'aspect extérieur donne des indications fiables de la présence d'un défaut interne ou si le défaut est caché. Selon la décision qu'il prendra, il appliquera l'une ou l'autre des deux méthodes suivantes pour effectuer son inspection des défauts internes.

6.2.2 Méthode d'échantillonnage lorsque l'aspect extérieur n'est pas révélateur de défauts internes (échantillon composite)

Lorsque l'examen préliminaire révèle la présence de défauts internes et que l'aspect extérieur ne donne aucune indication d'un défaut ou n'est pas fiable, l'inspecteur doit prélever des échantillons au hasard, c'est-à-dire en décidant de prélever de chaque emballage un poids prédéterminé de tubercules. Il sectionne alors les tubercules et comptabilise les spécimens présentant un défaut en termes de pourcentage de l'échantillon constitué des tubercules sectionnés seulement.

Par exemple, si, à l'inspection d'un sac de pommes de terre de 22,7 kg (50 lb), l'inspecteur trouve des pommes de terre présentant une altération de la couleur interne, qui, de l'extérieur, semblent saines, il peut prendre entièrement au hasard 4,5 kg (10 lb) de pommes de terre de ce sac, et sectionner chacun des spécimens des 4,5 kg (10 lb).

S'il constate que 0,9 kg (2 lb) présentent une altération de la couleur interne, il doit comptabiliser ce 0,9 kg (2 lb) en pourcentage des 4,5 kg (10 lb) de l'échantillon, comme suit : (0,9 kg (2 lb) ÷ 4,5 kg [10 lb]) × 100 = 20 %. L'inspecteur doit prélever entièrement au hasard l'échantillon renfermant les tubercules à sectionner et être précis dans l'établissement de la taille de l'échantillon. Les 18,2 kg (40 lb) restants doivent servir exclusivement à faire les inspections relatives au calibre, à la catégorie et aux défauts d'état. Ne jamais comptabiliser un spécimen deux fois.

Il est acceptable soit de sectionner les spécimens de l'échantillon de 4,5 kg (10 lb) et de comptabiliser les spécimens présentant un défaut au fur et à mesure que chaque emballage est inspecté, soit de mettre de côté les 4,5 kg (10 lb) de chaque échantillon et de les accumuler pour en faire l'inspection plus tard une fois les tubercules réunis en un échantillon composite.

Toutefois, sur le certificat, l'inspecteur ne doit jamais déclarer de fourchettes relatives à un échantillon composite.

6.2.3 Méthode d'échantillonnage lorsque l'aspect extérieur est révélateur de défauts internes

Si l'aspect extérieur des pommes de terre donne un indice quelconque du défaut, l'inspecteur doit choisir les spécimens douteux de l'échantillon total et les sectionner afin de les examiner. Il doit comptabiliser les spécimens atteints en pourcentage de l'échantillon total. Par exemple, si à l'inspection préliminaire d'un sac de pommes de terre de 22,7 kg (50 lb), l'inspecteur constate que seules les pommes de terre les plus grosses à peau rugueuse ont le cœur creux, il doit ouvrir le sac et prendre toutes les grosses pommes de terre à peau rugueuse afin de les sectionner.

Supposons que l'inspecteur prenne 4,5 kg (10 lb) sur le sac de 22,7 kg (50 lb) et que, après avoir sectionné chacun des spécimens, il en comptabilise 2,3 kg (5 lb) comme étant atteints de cœur creux. Il doit comptabiliser ces 2,3 kg (5 lb) en pourcentage du poids total des 22,7 kg (50 lb), comme suit : (5 lb ÷ 50 lb) × 100 = 10 %. Suivant cette méthode, les défauts internes doivent être déclarés sur le certificat par l'indication d'une fourchette.

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