Pommes de terre
7. Défauts externes

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Les défauts externes sont des défauts pouvant être détectés sur la pomme de terre. Cependant, il peut être nécessaire de la couper pour déterminer l'étendue de la lésion.

7.1 Fendillements (É)

Les fendillements se produisent parfois au moment de la récolte ou du conditionnement, ou après le conditionnement si les emballages sont trop remplis ou s'ils sont manipulés brusquement.

Les fendillements peuvent se présenter sous forme de fentes fraîches longitudinales qu'on doit comptabiliser lorsqu'elles nuisent sensiblement ou gravement à l'apparence de la pomme de terre.

Pour plus d'information, se reporter à l'aide visuelle : POT-2, (06/96) (ACIA).

POT-2, (06/96) (ACIA)
Crevasses – maximum permis pour les pommes de terre Canada numéro un et Canada numéro deux. Description ci-dessous.
Description de l'image – POT-2, (06/96) (ACIA)

On comptabilise les fendillements dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut s'étend, au total, sur plus du tiers (⅓) de la longueur ou du diamètre du tubercule (selon la mesure la plus grande); ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut s'étend, au total, sur plus des trois quarts (¾) de la longueur ou du diamètre du tubercule (selon la mesure la plus grande); ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

7.2 Meurtrissures (P) et (É)

Les meurtrissures qu'on retrouve sur les pommes de terre sont généralement de deux types : les meurtrissures par rupture et les meurtrissures par pression. Les premières sont causées par des manipulations trop brusques qui entraînent des blessures caractérisées par des ruptures de la peau des tubercules ou par des perforations graves de la chair. Ces meurtrissures endommagent presque toujours les tissus sous-jacents. Les meurtrissures par pression renvoient quant à elles à des zones qui sont comprimées ou aplaties à cause de la pression causée par le contact des pommes de terre entre elles ou avec le plancher.

Meurtrissures par rupture

Le terme « meurtrissures par rupture » sert à décrire des blessures récentes aux pommes de terre causées par des manipulations trop brusques. Dans certains lots, les meurtrissures par rupture sont presque imperceptibles, mais sont suivis d'une pourriture importante.

Pour plus d'information, se reporter à l'aide visuelle : POT-3, (06/96) (ACIA), et aux photos 97 à 99 (USDA).

POT-3, (06/96) (ACIA)
Meurtrissures – maximum permis pour les pommes de terre Canada numéro un et Canada numéro deux. Description ci-dessous.
Description de l'image – POT-3, (06/96) (ACIA)

On comptabilise les meurtrissures par rupture dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule; ou
  3. le défaut altère sensiblement l'aspect du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre, au total, plus de 10 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids de la pomme de terre; ou
  3. le défaut altère gravement l'aspect du tubercule.

Noter : L'inspecteur doit comptabiliser les meurtrissures par rupture comme un défaut d'état à destination, lorsqu'il a des raisons de croire que les dommages ont été causés par suite du tri et de l'emballage. Il inscrit alors « Meurtrissures par rupture ».

Lorsque l'inspecteur soupçonne que le défaut était présent au point d'expédition, il doit inscrire « Spécimens meurtris » et considérer le défaut comme un défaut de catégorie. Toutes les meurtrissures constatées au point d'expédition sont considérées comme des défauts de catégorie.

Meurtrissures par pression

Les meurtrissures par pression se produisent en entrepôt sur quelques tubercules, tard dans la saison. Il semble y avoir une corrélation entre la maturité, les conditions d'entreposage et les meurtrissures par pression. Ce défaut est la plupart du temps le résultat de la pression causée par le contact des pommes de terre entre elles ou avec le plancher. Le plus souvent, on n'observe aucune altération de la couleur de la chair sous-jacente au moment du conditionnement. Cependant, une coloration grisâtre ou noirâtre peut s'être développée dans les tissus atteints au point d'atteindre une profondeur respectable une fois le produit arrivé sur le marché. Il est impossible, d'après l'aspect des parties comprimées ou aplaties, de prévoir si la coloration se produira et quelle en sera l'ampleur.

On comptabilise les meurtrissures par pression dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule; ou
  3. le défaut altère sensiblement l'aspect du tubercule (conformément aux directives présentées dans le tableau A) qui suit).

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre, au total, plus de 10 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule; ou
  3. le défaut altère gravement l'aspect du tubercule (conformément aux directives présentées dans le tableau B) qui suit).

L'inspecteur peut regrouper toutes les meurtrissures par pression sous une même catégorie de défaut, mais, s'il procède ainsi, il doit indiquer le type de meurtrissures par pression en termes généraux; p. ex. « en général comprimé et aplaties, quelques-unes enfoncées et présentant une altération de la couleur ». S'il comptabilise les différentes formes de meurtrissures séparément, il n'a pas à utiliser de termes généraux.

Les tableaux suivants doivent servir de guide à l'inspecteur pour l'aider à déterminer si les meurtrissures par pression altèrent sensiblement ou gravement l'apparence des pommes de terre. La description des différents types de meurtrissures par pression est comme suit :

Zones abaissées ou aplaties (P)

On remarque habituellement ces zones aplaties ou abaissées qu'après que les pommes de terre aient été entreposées pendant plusieurs mois. Ce défaut résulte le plus souvent de la pression exercée aux points de contact avec des pommes de terre ou le plancher adjacents. La peau au-dessus de la zone aplatie présentera une texture caoutchouteuse et légèrement ridée ou d'une douce élasticité. Si ces facteurs ne sont pas présents sur les zones aplaties ou abaissées, il est probable que la pomme de terre soit atteinte d'un problème lié à la forme.

Outils visuels Se reporter à la photo 137 (USDA).

Zones enfoncées présentant une altération de la couleur (P)

Ces zones varient en taille et sont affaissées comparativement à la surface adjacente. Elles sont plus foncées que la couleur de la peau et leur degré d'intensité varie de brun clair à noir en passant par le brun foncé.

Outils visuels Se reporter à la photo 138 (USDA).

Zones enfoncées présentant une altération de la couleur et collantes (P)

Ce type d'altération de la couleur est plus grave que les types d'altération précédents, car la pourriture molle peut souvent se développer durant le transport. Cet état est plus souvent observé sur les zones pelées des pommes de terre qui sont récoltées par temps extrêmement chaud et qui ne sont pas protégées du soleil ou du vent. Il peut être nécessaire de sectionner le spécimen pour déterminer s'il y a des zones collantes.

Outils visuels Se reporter à la photo 138 (USDA) aux fins d'identification seulement.

Le tableau qui suit indique à partir de quel point les meurtrissures par pression sont considérées comme « altérant sensiblement » l'aspect d'une pomme de terre.

A) Canada No 1

Diamètre du tubercule
pouces
Diamètre du tubercule
mm
Poids du tubercule
oz
Poids du tubercule
g
Surface totale des zones abaissées ou aplaties
Au plus :
Surface totale des zones enfoncées présentant une altération de la couleur
Au plus :
Surface totale des zones enfoncées collantes et présentant une altération de la couleur
Au plus :
<2 <51 <4 <113 13 mm (½ pouce) 10 mm (⅜ pouce) mm (¼ pouce)
2-2 ½ 51-63 4-6 113-170 26 mm (1 pouce) 18 mm (¾ pouce) 13 mm (½ pouce)
>2 ½-3 >63-76 >6-8 >170-227 32 mm (1 ¼ pouces) 26 mm (1 pouce) 18 mm (¾ pouce)
>3-3 ½ >76-89 >8-14 >227-397 39 mm (1 ½ pouces) 32 mm (1 ¼ pouces) 26 mm (1 pouce)
>3 ½-4 >89-101 >14-20 >397-568 44 mm (1 ¾ pouces) 39 mm (1 ½ pouces) 32 mm (1 pouce)
>4-4 ½ >101-114 >20-28 >568-795 51 mm (2 pouces) 44 mm (1 ¾ pouces) 39 mm (1 ½ pouces)
>4 ½-5 >114-127 >28-36 >795-1022 57 mm (2 ¼ pouces) 51 mm (2 pouces) 44 mm (1 ¾ pouces)
>5 >127 >36 >1022 64 mm (2 ½ pouces) 57 mm (2 ¼ pouces) 51 mm (2 pouces)

Le tableau qui suit indique à partir de quel point les meurtrissures par pression sont considérées comme « altérant gravement » l'aspect d'une pomme de terre.

B) Canada No 2

Diamètre du tubercule
pouces
Diamètre du tubercule
mm
Poids du tubercule
oz
Poids du tubercule
g
Surface totale des zones abaissées ou aplaties
Au plus :
Surface totale des zones enfoncées présentant une altération de la couleur
Au plus :
Surface totale des zones enfoncées collantes et présentant une altération de la couleur
Au plus :
<2 <51 <4 <113 26 mm (1 pouce) 18 mm (¾ pouce) 13 mm (½ pouce)
2-2 ½ 51-63 4-6 113-170 39 mm (1 ½ pouces) 26 mm (1 pouce) 18 mm (¾ pouce)
>2 ½-3 >63-76 >6-8 >170-227 44 mm (1 ¾ pouces) 32 mm (1 ¼ pouces) 26 mm (1 pouce)
>3-3 ½ >76-89 >8-14 >227-397 48 mm (1 ⅞ pouces) 39 mm (1 ½ pouces) 32 mm (1 ¼ pouces)
>3 ½-4 >89-101 >14-20 >397-568 51 mm (2 pouces) 44 mm (1 ¾ pouces) 39 mm (1 ½ pouces)
>4-4 ½ >101-114 >20-28 >568-795 57 mm (2 ¼ pouces) 51 mm (2 pouces) 44 mm (1 ¾ pouces)
>4 ½-5 >114-127 >28-36 >795-1022 69 mm (2 ¾ pouces) 57 mm (2 ¼ pouces) 51 mm (2 pouces)
>5 >127 >36 >1022 84 mm (3 ¼ pouces) 64 mm (2 ½ pouces) 57 mm (2 ¼ pouces)

7.3 Coupures, extrémités coupées, excroissances enlevées (P)

7.3.1 Coupures

Les coupures sont des zones où une partie de la chair de la pomme de terre se trouve exposée. Les coupures peuvent être faites durant la récolte, l'entreposage ou le conditionnement. Ne pas confondre ce défaut avec les extrémités coupées, les excroissances enlevées ou les blessures mécaniques.

Noter : Les coupures occasionnées par l'arracheuse sont considérées comme des coupures et doivent en conséquence être comptabilisées parmi les coupures.

On comptabilise les coupures dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. une (1) coupure lisse couvre plus de 5 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. des coupures couvrent au total plus de 10 % de la surface du tubercule; ou
  2. une seule coupure s'étend sur plus de la moitié (½) de la longueur du tubercule.

7.3.2 Extrémités coupées

Ce défaut a été inclus par suite des pourparlers visant l'harmonisation des catégories de pommes de terre au Canada et aux États-Unis. Il n'est présenté qu'à titre informatif seulement et n'a pas à être comptabilisé par le personnel d'inspection canadien.

Prendre garde de ne pas confondre ce défaut avec les excroissances enlevées, les blessures mécaniques ou les coupures.

7.3.3 Excroissances enlevées

Ce défaut peut avoir deux causes principales : les ruptures accidentelles des excroissances (tétines) lorsqu'elles ne sont pas bien attachées au tubercule; et l'enlèvement des excroissances au moment du tri et du classement des pommes de terre.

On comptabilise ce défaut dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. plus d'une excroissance a été enlevée;
  2. la partie atteinte due à l'enlèvement d'une excroissance couvre plus de 5 % de la surface; ou
  3. la partie atteinte est rugueuse ou déchiquetée.

B) Canada No 2

  1. la partie atteinte couvre, au total, plus de 10 % de la surface; ou
  2. la partie qui est rugueuse ou déchiquetée couvre, au total, plus de 5 % de la surface.

Outils visuels Se reporter aux photos 100 et 101 (USDA).

7.4 Tiges sèches (P)

Ce défaut est plutôt inhabituel et se produit surtout durant les saisons d'extrême sécheresse lorsque les tiges grosses et dures ne se séparent pas facilement des tubercules.

Les tiges sèches qui restent attachées aux pommes de terre ne sont pas comptabilisées comme un défaut ni dans la catégorie Canada No 1 ni dans la catégorie Canada No 2.

7.5 Pourriture sèche (É)

Ce terme sert à désigner un genre de décomposition sèche qui se développe généralement dans les entailles et les meurtrissures ou autres blessures. Ces lésions peuvent être humides, mais non mouillées. Les inspecteurs appliquent les mêmes règles que pour la pourriture molle et aqueuse en ce qui concerne l'identification de cette maladie.

On comptabilise la pourriture sèche dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut affecte la chair et ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut affecte la chair et ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

7.6 Peau d'éléphant (P)

Ce défaut se manifeste par une peau à surface rugueuse qui ne ressemble en rien aux symptômes caractéristiques de la gale. Souvent, la peau est plus foncée et plus épaisse que la normale, elle est gercée ou craquelée en profondeur ou se desquame.

On comptabilise la peau d'éléphant dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre plus de 10 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre plus de 25 % de la surface du tubercule.

7.7 Hypertrophie des lenticelles (P) et (É)

Ce désordre est causé principalement par une humidité excessive avant la récolte. Normalement, les lenticelles des tubercules ne sont pas perceptibles à l'oeil, mais dans des conditions de forte humidité, elles se soulèvent d'environ 1,6 mm (1/16 pouce) pour former de nombreuses excroissances blanchâtres sur la surface de la pomme de terre. Si les tubercules sont gardés dans une atmosphère humide, les excroissances restent blanchâtres, mais, quand les pommes de terre sèchent, elles prennent la couleur de la peau et s'ouvrent légèrement en creux, créant ainsi autant de voies d'accès à des microorganismes, notamment aux bactéries de la pourriture molle ou aqueuse.

Pour plus d'information, se reporter à l'aide visuelle : POT-1, (01/95) (ACIA) et aux photos 105 à 107 (USDA).

POT-1, (01/95) (ACIA)
Hypertrophie des lenticelles-maximum permis pour les pommes de terre Canada numéro un et Canada numéro deux. Description ci-dessous.
Description de l'image – POT-1, (01/95) (ACIA)

On comptabilise l'hypertrophie des lenticelles dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut altère sensiblement l'aspect des tubercules.

B) Canada No 2

  1. le défaut altère gravement l'aspect des tubercules.

7.8 Altération de la couleur externe (É)

Noter : L'altération de la couleur externe, désignée précédemment comme « altération de la couleur autre que la chair cicatrisée ou l'échaudure », « chair cicatrisée » et « échaudure », regroupe maintenant ces trois défauts sous un seul défaut, appelé altération de la couleur.

L'altération de la couleur externe résulte généralement d'une déshydratation rapide et d'une oxydation des pommes de terre aux endroits où la chair est exposée à cause de la peau qui pèle. Bien qu'un certain brunissement puisse se produire sur tout tissu endommagé exposé à l'air, ce défaut est plus grave sur les pommes de terre pelées. En général, ce défaut ne touche que la peau et affecte rarement la chair de la pomme de terre.

Ignorez les zones qui sont de couleur havane clair ou de couleur plus claire qui se fondent avec le tubercule. Ces guides doivent être utilisés en même temps que les outils visuels officiels de l'USDA.

On comptabilise toute altération de la couleur externe dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. les parties atteintes présentent une couleur havane pâle ou brun pâle qui ne se fond pas avec le reste du tubercule et couvrent, au total, plus de 30 % de la surface du tubercule; ou
  2. les parties atteintes sont plus foncées que havane pâle ou brun pâle et couvrent, au total, plus de 15 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. les parties atteintes présentent une couleur havane pâle ou brun pâle qui ne se fond pas avec le reste du tubercule et couvrent, au total, plus de 60 % de la surface du tubercule; ou
  2. les parties atteintes sont plus foncées que havane pâle ou brun pâle et couvrent, au total, plus de 30 % de la surface du tubercule.

Outils visuels Se reporter aux photos 108 à 113 (USDA) et aux aides POT-7, (07/97) (ACIA) et POT-8, (07/97) (ACIA).

POT-7, (07/97) (ACIA)
Décoloration externe, la couleur du tan pâle ou brune pâle ne se mélange pas – pommes de terre Canada numéro un et Canada numéro deux
POT-8, (07/97) (ACIA)
Décoloration externe, une couleur plus foncée que la couleur de tan pâle ou brune pâle – pommes de terre Canada numéro un et Canada numéro deux

7.9 Dommages dus au gel et/ou au froid (P) et (É)

L'expression pomme de terre gelée signifie que la température de la pomme de terre est encore sous le point de congélation; le tubercule est ferme mais sans la présence de pourriture molle, de suintement, et de blettissement humide associés aux tubercules qui ont dégelés. Les tissus des pommes de terre gelées présentent des cristaux de glace.

Dommages dus au gel s'entend des pommes de terre qui ont gelé mais qui ne sont pas dans cet état au moment de l'inspection. Les tubercules touchés par ce type de dommage peuvent être fermes mais présentent une altération de la couleur interne et un éclatement des cellules. Lorsque des cristaux de glace se forment dans les cellules, puis qu'elles dégèlent, les tissus deviennent mous et humides. Il arrive souvent qu'une ligne foncée sépare le tissu lésé du tissu sain. Extérieurement, la pomme de terre semble flasque et foncée. Le tissu vasculaire est très sensible aux basses températures et peut noircir.

Lorsqu'un tubercule a été exposé au gel pendant une courte période, on peut observer des lésion superficielles qui se transforment en une masse sèche, coriace, amylacée et de couleur craie.

Les dommages causés par le froid peuvent être le résultat d'une exposition prolongée à des températures correspondant au point de congélation ou légèrement au-dessus du point de congélation. Les parties atteintes peuvent se présenter sous forme de noircissement ou de nécrose des faisceaux vasculaires, de brunissement, ou d'une coloration interne rose, grise ou pourpre. Voir la section 8.4 Altération de la couleur interne pour de plus amples renseignements sur le brunissement « Mahogany Browning ».

Pour les catégories Canada No 1 et Canada No 2, si le tubercule présente des dommages humides, une texture molle, détrempée ou même exsudative, il faut comptabiliser le défaut par rapport à la tolérance applicable à la pourriture.

On comptabilise tout dommage dû au gel et/ou au froid dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. les tubercules présentent une pourriture sèche externe attribuable au gel et/ou au froid touchant la chair de la pomme de terre et qui ne peut être enlevée sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule (comptabiliser comme pourriture sèche par rapport à la tolérance générale applicable aux défauts externes); ou
  2. les tubercules présentent une altération de la couleur des tissus qui ne peut être enlevée sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule; ou plus de l'équivalent de 3 taches dispersées ayant un diamètre de 3 mm (⅛ pouce) dans un tubercule affichant un diamètre de 63 mm (2 ½ pouces) ou pesant 170 g (6 oz).

De ce fait, des zones plus ou moins grandes sont permises dans des pommes de terre respectivement plus ou moins grosses.

B) Canada No 2

  1. les tubercules présentent une pourriture sèche externe attribuable au gel et/ou au froid touchant la chair de la pomme de terre et qui ne peut être enlevée sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule (comptabiliser comme pourriture sèche par rapport à la tolérance générale applicable aux défauts externes); ou
  2. les tubercules présentent une altération de la couleur des tissus qui ne peut être enlevée sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule; ou plus de l'équivalent de six (6) taches dispersées ayant un diamètre de 3 mm (⅛ pouce) dans un tubercule affichant un diamètre de 63 mm (2 ½ pouces) ou pesant 170 g (6 oz).

De ce fait, des zones plus ou moins grandes sont permises dans des pommes de terre respectivement plus ou moins grosses.

Noter : L'altération de la couleur de la chair du tubercule doit être comptabilisée par rapport à la perte de chair si le dommage se trouve entièrement à l'extérieur des faisceaux vasculaires, et doit être comptabilisée par rapport à l'équivalent de 3 ou de 6 taches dispersées ayant un diamètre de ⅛ pouce sur un tubercule lorsque le dommage se trouve entièrement dans l'anneau vasculaire.

Outils visuels Se reporter aux photos 29 à 31 (USDA).

Il est très important de localiser l'endroit où les dommages dus au gel ont été relevés, aussi bien dans l'emballage que dans le véhicule. La localisation des spécimens atteints est généralement une preuve concluante que le dommage s'est produit avant ou après le chargement.

Par exemple :

  1. si des dommages humides dus au gel sont présents un peu partout dans les sacs et dans la charge du véhicule, on dispose d'un indice que le gel est survenu avant le chargement (gel au champ).
  2. si les dommages humides dus au gel sont présents sur les tubercules et/ou les sacs en contact avec les planchers, murs et portes du véhicule ou près d'eux, on a une indication que le gel s'est produit au cours du transport ou après le chargement du véhicule.

On peut alors mentionner sur le certificat que, d'après l'endroit où on les a observés, les dommages dus au gel « sont » ou « ne sont pas » survenus dans le véhicule, selon le cas. Cette déclaration ne doit pas être faite sur les certificats pour des lots de produits qui ont été mis de côté dans un véhicule, puisque ces lots ne sont pas dans leur position originale.

On devrait s'efforcer d'inspecter le contenu au complet du véhicule. Lorsque les véhicules sont complètement chargés et que la charge est gelée, il est de mise de prendre note des températures, de la disposition du chargement et de l'emplacement des sacs mouillés (si possible) et de laisser le chargement dégeler. Les sacs secs aussi bien que les sacs mouillés doivent être examinés et les résultats ainsi que les quantités de chacun doivent apparaître sur le certificat.

7.10 Trous faits par les racines de graminées / faits par les vers fil de fer (P)

Trous faits par les racines de graminées

Les trous laissés par les racines de graminées sont le plus souvent imputables au chiendent, dont les stolons ont des extrémités pointues qui peuvent pénétrer dans les tubercules ou les traverser entièrement. Généralement, la mauvaise herbe est encore attachée à la pomme de terre.

Outils visuels Se reporter à la photo 54 (USDA).

Trous faits par les vers fil de fer

Au début de la saison, lorsque les tubercules sont petits, les vers fil-de-fer (larves de taupins) causent des dommages en forme d'entonnoirs, qui s'approfondissent à mesure que les pommes de terre mûrissent. Les dommages survenant à mi-saison provoquent des cavités de 6 à 13 mm (de ¼ à ½ pouce) de profondeur et de 1,6 à 3 mm (de 1/16 à ⅛ pouce) de diamètre, parfois recouvertes d'un tissu de cicatrisation à couleur altérée. Les blessures tardives prennent la forme de trous arrondis, bien découpés, à peu près dépourvus de tissu de cicatrisation.

On comptabilise les trous faits par les vers fil-de-fer ou les racines de graminées dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut atteint la chair du tubercule et ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. défaut atteint la chair du tubercule et ne peut être enlevée sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

7.11 Verdissement (É)

On trouve des pommes de terre atteintes de verdissement dans les entrepôts et les magasins, suite à leur exposition à un éclairage artificiel. Ce désordre peut avoir des conséquences graves à cause des risques d'intoxication par la solanine. La peau des tubercules aux endroits exposés devient verte ou verdâtre. Habituellement, la chair sous-jacente prend une coloration jaunâtre ou crème.

Toute partie du tubercule peut être atteinte. Habituellement, les pommes de terre atteintes de verdissement sont d'un vert plus pâle que les pommes de terre atteintes d'insolation. On ne doit pas confondre le verdissement avec les cas d'insolation. Pour la description des insolations, voir la section 7.25 du présent manuel.

On comptabilise le verdissement dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. lorsque son enlèvement entraîne une perte supérieure à 5 % du poids total de la pomme de terre; ou
  2. s'il affecte sensiblement l'apparence de la pomme de terre.

Si le verdissement touche plus de 25 % de la surface totale du tubercule, on considère qu'il altère sensiblement son apparence.

B) Canada No 2

  1. lorsque son enlèvement entraîne une perte supérieure à 10 % du poids total de la pomme de terre; ou
  2. s'il affecte gravement l'apparence de la pomme de terre.

Si le verdissement touche plus de 50 % de la surface totale du tubercule, on considère qu'il altère gravement son apparence.

Outils visuels Se reporter à la photo 55 (USDA).

7.12 Crevasses de croissance (P)

Ce genre de défaut peut être dû à un développement très rapide de la pomme de terre, notamment à la suite d'une période pluvieuse succédant à une sécheresse prolongée. Le plus souvent, les crevasses de croissance apparaissent sur la couronne et progressent longitudinalement. Leurs dimensions peuvent varier, mais habituellement les crevasses se cicatrisent sans que la pourriture y pénètre.

Les crevasses de croissance s'évaluent selon leur apparence et non selon la perte résultant de la coupe. On comptabilise ce défaut dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. les crevasses de croissance couvrent, au total, plus de la moitié (½) de la longueur du tubercule pour les variétés de type rond ou plus du tiers (1/3) de la longueur du tubercule pour les variétés de type long; ou
  2. les crevasses de croissance ont une profondeur supérieure à la profondeur permise dans le tableau 3 ci-dessous.

B) Canada No 2

  1. les crevasses de croissance couvrent, au total, plus des trois quarts (¾) de la longueur du tubercule; ou
  2. les crevasses de croissance ont une profondeur supérieure à la profondeur permise dans le tableau 3.

Tableau 3

Profondeur permise des crevasses de croissance
Diamètre du tubercule Poids Profondeur permise – Canada No 1 Profondeur permise – Canada No 2
<51 mm (2 pouces) <113 g (4 oz) <3 mm (⅛ pouce) <6 mm (¼ pouce)
51-64 mm (2 pouces-2 ½ pouces) 113-170 g (4-6 oz) mm (¼ pouce) 10 mm (⅜ pouce)
>64-76 mm (2 ½ pouces-3 pouces) >170-227 g (6-8 oz) 10 mm (⅜ pouce) 13 mm (½ pouce)
>76 mm (3 pouces) >227 g (8 oz) 13 mm (½ pouce) 16 mm (⅝ pouce)

7.13 Dommages causés par les insectes (P)

7.13.1 Dommages causés par les altise

Les larves d'altises peuvent causer des blessures superficielles ou des blessures internes, ou les deux. Les blessures superficielles consistent en des éruptions rugueuses ressemblant à des pustules ou en des tracés sinueux et rugueux d'environ 1,6 mm (1/16 pouce) de largeur, et de longueurs variables. Ces tracés sont causés par les larves qui s'alimentent directement sous l'épiderme des jeunes tubercules. Les blessures internes consistent en des lésions brunes, étroites, isolées ou groupées, ou en des tunnels d'alimentation s'enfonçant de 6 à 19 mm (de ¼ à ¾ pouce) dans le tubercule. Des crevasses se produisent au point de rencontre de ces tunnels.

Pour plus d'information, se reporter à l'aide visuelle : POT-6, (06/96) (ACIA) et à la photo 50 (USDA).

POT-6, (06/96) (ACIA)
Identification – altise. Description ci-dessous.
Description de l'image – POT-6, (06/96) (ACIA)

On comptabilise les dommages causés par les larves d'altises dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut pas être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre, au total, plus de 10 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut pas être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids de la pomme de terre.

7.13.2 Dommages causés par les vers blancs

Les vers blancs (larves de hannetons) causent des dommages qui consistent en des cavités d'alimentation pouvant mesurer de 6 à 25 mm (de ¼ à 1 pouce) et plus de diamètre. Ces cavités de forme irrégulière sont plus larges que profondes et sont caractérisées par des arêtes intérieures rugueuses. La moitié ou plus du tubercule peut parfois être ainsi consommé.

On comptabilise les dommages causés par les vers blancs dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre, au total, plus de 10 % de la surface du tubercule; ou
  2. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

7.14 Blessures mécaniques (P)

Les blessures mécaniques englobent tous les défauts, autres que des coupures ou des meurtrissures, qui sont d'origine mécanique et qui font suite à l'arrachage, à l'entreposage ou à l'emballage. L'inspecteur doit décrire le type de dommage sous la rubrique « Description du défaut ».

On comptabilise les blessures mécaniques dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. les blessures mal cicatrisées et rugueuses couvrent, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule; ou
  2. les blessures de tous genres ne peuvent être enlevés sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. les blessures mal cicatrisées et rugueuses couvrent, au total, plus de 10 % de la surface du tubercule; ou
  2. les blessures de tous genres ne peuvent être enlevés sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

7.15 Dommages causés par les nématodes (P)

Les pommes de terre soumises à des infestations graves par les nématodes sont habituellement rugueuses, de forme irrégulière, bosselées ou verruqueuses en raison de la présence de gales à leur surface. Quand on sectionne ces pommes de terre, on peut voir une abondance de nématodes qui pondent leurs oeufs dans les tissus périphériques, la plupart se situant à environ 3 à 6 mm (⅛ à ¼ pouce) sous la peau. À l'oeil nu, les zones infestées ont une couleur quelque peu altéré et paraissent plus ou moins gorgées d'eau. Comme l'éclosion des oeufs pondus dans la chair et l'alimentation des larves ne surviennent parfois qu'après l'arrachage des pommes de terre, il arrive que les infestations ne se traduisent par aucun symptôme externe.

On comptabilise les dommages causés par les nématodes dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. la partie atteinte ne peut être enlevée sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. la partie atteinte ne peut être enlevée sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

Outils visuels Se reporter aux photos 69, 69a et 69b (USDA).

7.16 Rhizoctonie (rhizoctone brun) (P)

La rhizoctonie (ou rhizoctone brun) est identifiable sur les pommes de terre par la présence à la surface des tubercules de corps durs, noirs ou brun foncé, appelés sclérotes. Les sclérotes font penser à de la saleté qui ne part pas au lavage. Leur grosseur varie; ils vont de simples points noirs à de larges masses pouvant avoir près de 25 mm (1 pouce) de diamètre. Souvent, le champignon forme des taches ou une réticulation allant de légère à importante. Il n'est pas rare, dans les cas extrêmes, que les lésions se concentrent dans une portion du tubercule.

On comptabilise la rhizoctonie (ou rhizoctone brun) dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre, au total, plus de 25 % de la surface du tubercule.

7.17 Dommages causés par les rongeurs et les oiseaux (P)

Il arrive fréquemment que des rongeurs, comme des souris des champs, des spermophiles et des lièvres rongent les pommes de terre et y creusent des cavités. Généralement, les cavités creusées par un rongeur portent les marques de ses dents sous la forme de cannelures ou d'arêtes. Les dommages attribuables aux oiseaux, comme ceux causés par des poulets ou d'autres oiseaux, sont facilement reconnaissables par la présence de marques en forme de piqûres à l'intérieur de la cavité.

On comptabilise les dommages causés par les rongeurs et les oiseaux dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. ils affectent plus de 5 % de la surface du tubercule; ou
  2. ils entraînent une perte supérieure à 5 %.

B) Canada No 2

  1. ils affectent plus de 10 % de la surface du tubercule; ou
  2. ils entraînent une perte supérieure à 5 %.

7.18 Rousselure (P)

On ne connaît pas la cause exacte de la rousselure chez les pommes de terre à peau lisse. Bien que ce défaut nuise à l'apparence extérieure et à la valeur marchande des pommes de terre atteintes, il n'entraîne pas la dégradation des pommes de terre en cours d'entreposage ou de transport.

Deux types de rousselure peuvent se produire : la rousselure lisse et la rousselure rugueuse. La rousselure lisse peut se présenter sous forme de stries, de plaques ou d'une texture lisse au toucher qui couvre toute la pomme de terre. La rousselure est dite rugueuse lorsque la pomme de terre présente une peau rugueuse légèrement fissurée en surface.

Pour en savoir plus long, se reporter à l'aide visuelle : POT-4, (06/96) (ACIA) (les deux photos du haut seulement).

POT-4, (06/96) (ACIA)
Rouissement – pommes de terre Canada numéro un. Description ci-dessous.
Description de l'image – POT-4, (06/96) (ACIA)

On comptabilise la rousselure lorsqu'elle n'est pas une caractéristique du cultivar dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 50 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut n'est pas comptabilisé.

7.19 Gale (P)

On regroupe ici les maladies causées par deux types d'organismes différents : un champignon et une bactérie. Les lésions se présentent sous forme de zones affaissées de couleur brune ou d'un brun violacé, de zones picotées, de pustules soulevées, de zones de tissus liégeux rugueux soulevés ou de lésions presque lisses se fondant à la peau du tubercule.

Aux fins de comptabilisation de la gale, cependant, indépendamment de l'agent responsable, le défaut est évalué en fonction des symptômes observés, qui seraient les suivants : a) gale picotée; b) gale rousse (gale en liège); ou c) gale superficielle. L'inspecteur peut comptabiliser toutes les formes de gale ensemble sous la rubrique « Défaut », mais, s'il procède ainsi, il doit indiquer le type de gale en termes généraux; p. ex. « en général gale picotée, quelques spécimens atteints de gale rousse ». S'il comptabilise les différentes formes de gale séparément, il n'a pas à utiliser de termes généraux.

7.19.1 Gale picotée

La gale picotée résulte en général d'une infection précoce par du tissu non lésé proliférant autour des zones atteintes. La dépression picotée résultante peut être relativement peu profonde ou peut pénétrer d'un ¼ pouce ou plus dans la chair du tubercule.

On comptabilise la gale picotée dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule; ou
  2. le défaut altère sensiblement l'aspect du tubercule (c'est-à-dire le défaut couvre, au total, une surface de plus de 12 mm (½ pouce) de diamètre dans le cas d'un tubercule ayant un diamètre de 63 mm (2 ½ pouces) ou un poids de 170 g (6 oz).

B) Canada No 2

  1. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule; ou
  2. le défaut altère gravement l'aspect du tubercule (c'est-à-dire le défaut couvre, au total, une surface de plus de 25 mm (1 pouce) de diamètre dans le cas d'un tubercule ayant un diamètre de 63 mm (2 ½ pouces) ou un poids de 170 g (6 oz).

Outil visuel : Se reporter aux photos 129 et 130 (USDA).

7.19.2 Gale rousse

La gale rousse rend la peau rugueuse, provoque sa desquamation ou son fendillement. Les tissus atteints vont du havane clair au brun. La gale rousse peut se manifester sur la peau des pommes de terre de façon isolée ou en grandes plaques. Elle peut prendre une forme lisse ou rugueuse ou présenter des fendillements.

La forme lisse montre des taches réticulées, des striures épaisses ou compactes, très visibles, mais lisses au toucher.

La forme rugueuse fait penser à de l'écorce ou présente une surface raboteuse. Les zones atteintes sont épaisses et contrastent avec le reste du tubercule. Elles font penser à du papier sablé à gros grains lorsqu'on les brosse légèrement.

On comptabilise la gale rousse dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. forme lisse : le défaut couvre plus de ⅓ de la surface du tubercule; ou
  2. forme rugueuse : le défaut couvre, au total, plus de 10 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. forme lisse : le défaut n'est pas comptabilisé; ou
  2. forme rugueuse : le défaut couvre, au total, plus de 25 % de la surface du tubercule.

Outils visuels : Pour de plus amples renseignements, se reporter à l'aide visuelle POT-4, (06/96) (ACIA) (la photo du bas seulement), ou aux photos 77a, 77b, 143 (USDA).

POT-4, (06/96) (ACIA)
Gale rousse (lisse) – maximum permis pour les pommes de terre Canada numéro un

7.19.3 Gale superficielle

Les lésions causées par la gale superficielle peuvent être légèrement soulevées ou enfoncées, rugueuses ou liégeuses selon les facteurs comme la sensibilité de la variété de pomme de terre; la durée de l'infection des tubercules; des conditions environnementales et de l'agressivité de la bactérie en cause. La taille et la forme des lésions peuvent varier de 6 mm (¼ pouce) à 18 mm (¾ pouce) de diamètre, elles peuvent être isolées ou en grand nombre sur tout le tubercule; elles peuvent être regroupées en un ou plusieurs endroits isolées du tubercule ou peuvent se présenter sous forme réticulée sur une grande surface du tubercule.

On comptabilise la gale superficielle dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre, au total, plus de 25 % de la surface du tubercule.

Outils visuels : Pour de plus amples renseignements, consulter l'aide visuelle POT-6, (06/96) (ACIA) ou les photos 78 et 78a (USDA).

POT-6, (06/96) (ACIA)
Gale superficielle des pommes de terre

7.20 Forme (P)

Se reporter à la section 5 pour la description des défauts touchant la forme.

7.21 Gale argentée (tache argentée) (É)

La gale argentée (tache argentée) est caractérisée par la couleur grisâtre de la peau et par son aspect lisse comme du cuir. Elle est plus apparente à cause de son éclat argenté lorsque les tubercules sont mouillés. Cet éclat argenté est causé par un champignon qui s'introduit dans les tubercules par les lenticelles et l'épiderme.

La présence de taches brunâtres superficielles au contour plus ou moins circulaire constitue les premiers symptômes. La maladie peut se répandre en entrepôt, surtout quand les températures et l'humidité sont élevées. À mesure que la maladie progresse, les zones atteintes deviennent brun argenté et peuvent se souder pour couvrir la majeure partie de la surface du tubercule. Dans les cas graves, la surface entière du tubercule peut être affectée et présenter peu ou pas de contraste avec la couleur normale de la peau. Dans les stades avancés, les zones atteintes par la maladie commencent à se rider ou à se ratatiner.

Il faut se rappeler que ces lignes directrices s'appliquent à toutes nuances ou couleurs du défaut.

Outils visuels : Se reporter aux photos 81 à 82g (USDA).

On comptabilise la gale argentée dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 50 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. la gravité du défaut entraîne un ratatinement de la peau sur plus de 50 % de la surface du tubercule.

7.22 Gerçures coup-d'ongle (É)

Ce désordre est causé par des manipulations trop brusques ou une atmosphère trop sèche ou est associé à des changements soudains de température. En réalité, les gerçures coup-d'ongle ressemblent aux marques que laisserait l'ongle d'un pouce enfoncé dans le tubercule. La surface se couvre de nombreuses fissures en forme de croissant que l'on peut parfois confondre avec les symptômes du flétrissement bactérien. Les tubercules se dessèchent rapidement et se ratatinent, à moins d'être entreposés en milieu humide.

Pour plus d'information, se reporter à l'aide visuelle : POT-5, (02/99) (ACIA), ou aux photos 134 et 135 (USDA).

POT-5, (02/99) (ACIA)
Gerçure de la pelure – maximum permis pour les pommes de terre Canada numéro un et Canada numéro deux. Description ci-dessous.
Description de l'image – POT-5, (02/99) (ACIA)

On comptabilise les gerçures coup-d'ongle dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut altère sensiblement l'apparence, la comestibilité ou la qualité d'expédition des tubercules.

B) Canada No 2

  1. le défaut altère gravement l'apparence, la comestibilité ou la qualité d'expédition des tubercules.

7.23 Moucheture du tubercule (P)

La moucheture de la pomme de terre entreposée est caractérisée par des zones de couleur noire violacé, légèrement soulevées, de diamètre allant jusqu'à 2 mm (environ 1/16 pouce), isolées ou par groupes, sur la surface du tubercule. Elles peuvent être réparties au hasard sur la surface ou concentrées autour des yeux. Quelquefois, de larges zones nécrosées se forment à la surface du tubercule. Ces zones nécrosées peuvent avoir été arrachées, laissant des cavités circulaires de tissu sain.

On comptabilise la moucheture du tubercule dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut couvre, au total, plus de 5 % de la surface du tubercule, lorsqu'il consiste en des zones légèrement soulevées et de couleur noire violacé ou lorsqu'il pénètre dans la chair indépendamment de la couleur des lésions; ou
  2. le défaut couvre, au total, plus de 25 % de la surface du tubercule, lorsqu'il consiste en des zones lisses, de couleur brune qui ont tendance à se confondre avec la surface du tubercule, particulièrement dans le cas des cultivars à peau rugueuse ou lorsque la gale argentée est présente.

B) Canada No 2

  1. le défaut couvre, au total, plus de 25 % de la surface du tubercule, lorsqu'il consiste en des zones légèrement soulevées et de couleur noire violacé qui ne pénètrent pas dans la chair; ou
  2. le défaut pénètre dans la chair et ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule; ou
  3. le défaut n'est pas comptabilisé dans le cas de cette catégorie, lorsqu'il s'agit de zones lisses de couleur brune ayant tendance à se confondre avec la surface du tubercule.

7.24 Nécrose annulaire (É)

Cette maladie des pommes de terre est appelée « sprain » en anglais. Les tubercules atteints présentent des cercles, des demi-cercles ou des taches à la surface avec des marques analogues dans les tissus internes. Souvent, la peau des tubercules recouvrant quelques-uns de ces anneaux bruns affaissés se fendille. Les tissus atteints sont modérément fermes et liégeux.

Les pommes de terre des deux catégories doivent être exemptes de cette maladie.

7.25 Insolation (P)

On trouve des pommes de terre atteintes d'insolation dans bien des champs. Ce défaut est sérieux pour les pommes de terre de table à cause des risques d'intoxication par la solanine. La peau des tubercules atteints devient aussi verte que celle des parties aériennes du plant. généralement, la couronne du tubercule est atteinte, mais le défaut peut n'affecter qu'une partie du tubercule. La chair peut devenir d'une couleur jaune ou crème.

L'insolation est causée par l'exposition aux rayons solaires, ce qui la distingue du verdissement qui est causé par l'exposition à la lumière artificielle en entrepôt. Pour la description du verdissement et les tolérances qui s'y appliquent, voir la section 7.11 de ce manuel.

Bien que l'on comptabilise le degré d'insolation en fonction de la perte, il est généralement possible pour des inspecteurs expérimentés d'établir, sans avoir à sectionner le tubercule, s'il y a lieu de comptabiliser le défaut par une simple évaluation de l'importance de la surface atteinte et de l'intensité de la coloration verte. Cependant, les inspecteurs non expérimentés doivent toujours sectionner les pommes de terre afin de déterminer l'importance de la perte. Toute coloration verdâtre de la chair doit être comptabilisée si elle dépasse la tolérance permise. Lorsque l'inspecteur ne sait trop si la chair est verte ou jaune, il doit sectionner une partie saine de la pomme de terre, idéalement du côté opposé à la surface atteinte. Si la chair de la surface atteinte est nettement plus verdâtre que la partie saine, il comptabilise cette partie en fonction de la perte.

Pour plus d'information, se reporter à l'aide visuelle : POT-6, (06/96) (ACIA) (les deux photos du bas seulement), ou aux photos 86 et 87 (USDA).

POT-6, (06/96) (ACIA)
Identification de l'insolation des pommes de terre. Description ci-dessous.
Description de l'image – POT-6, (06/96) (ACIA)

On comptabilise l'insolation dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule. *(EMM).

B) Canada No 2

  1. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule. *(EMM).

7.26 Parties affaissées noircies avec altération de la chair sous-jacente (É)

Ce défaut est plus visible chez les pommes de terre en entrepôt et semble être lié à des meurtrissures et à une manutention brusque au moment de la récolte ou durant l'entreposage. Dans certains cas, les parties affaissées uniquement ne sont pas suffisantes pour altérer de façon appréciable ou grave l'aspect du tubercule. L'inspecteur devra alors sectionner le tubercule pour déterminer s'il y a altération de la couleur de la chair sous-jacente.

On comptabilise les parties affaissées noircies avec altération de la couleur de la chair sous-jacente dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

Outils visuels : Se reporter à la photo 138 (USDA) aux fins d'identification seulement. Il faut sectionner le spécimen pour déterminer s'il y a altération de la couleur de la chair sous-jacente.

7.27 Crevasses superficielles (P)

Les crevasses superficielles affectent la peau de certaines variétés de pommes de terre. Il faut prendre garde de ne pas les confondre avec la rousselure. Les crevasses sont généralement plus larges et plus prononcées que la rousselure.

On comptabilise les crevasses superficielles dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut n'est pas comptabilisé lorsqu'il s'agit de fines crevasses réticulées; ou
  2. les crevasses sont lisses et peu profondes et couvrent plus du tiers (⅓) de la surface du tubercule; ou
  3. les crevasses sont rugueuses et profondes et couvrent plus de 5 % de la surface du tubercule.

B) Canada No 2

  1. le défaut n'est pas comptabilisé lorsqu'il s'agit de fines crevasses réticulées; ou
  2. le défaut n'est pas comptabilisé lorsqu'il s'agit de crevasses lisses et peu profondes; ou
  3. les crevasses sont rugueuses et profondes et couvrent plus de 10 % de la surface du tubercule.

7.28 Dommages par la teigne de la pomme de terre (É)

On comptabilise ce défaut dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. une larve vivante est présente; ou
  2. le défaut alt re sensiblement l'aspect du tubercule; ou
  3. le défaut ne peut tre enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule.

B) Canada No 2

  1. une larve vivante est présente; ou
  2. le défaut altère gravement l'aspect du tubercule; ou
  3. le défaut ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule.

Outils visuels : Se reporter aux photos 88 et 89 (USDA).

7.29 Autres défauts externes

On comptabilise les autres défauts externes non décrits dans les sections 7.1 à 7.28, qu'il s'agisse d'un défaut, d'une blessure ou d'une combinaison des deux, dans les cas suivants :

A) Canada No 1

  1. le défaut altère la chair et ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 5 % du poids du tubercule; ou
  2. le défaut altère sensiblement l'aspect, la comestibilité ou la qualité d'expédition des tubercules.

B) Canada No 2

  1. le défaut altère la chair et ne peut être enlevé sans que cela n'entraîne une perte de plus de 10 % du poids du tubercule; ou
  2. le défaut altère gravement l'apparence, la comestibilité ou la qualité d'expédition des tubercules.
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