Rutabagas

Cette page fait partie du répertoire des documents d'orientation (RDO).

Vous cherchez des documents connexes?
Recherche de documents connexes dans le répertoire des documents d'orientation.

Il n'y a que la catégorie Canada No. 1 pour les Rutabagas. Quelques unes des exigences pour cette catégorie sont énumérées ci-dessous.

Caractéristiques variétales analogues

La majorité des rutabagas cultivés pour le commerce sont de la variété Laurentien, dont le collet est violet. On cultive aussi d'autres types et variétés. Les navets d'été à chair blanche ne sont pas inclus dans nos normes de catégorie.

La catégorie exige que les rutabagas à « collet violet » ne soient pas, dans un emballage, être mélangés aux rutabagas à « collet bronzé », ni ceux de type long mélangés à ceux de forme ronde.

Les rutabagas doivent être fermes, ce qui signifie qu'ils ne cèdent pas à une pression légère, ni être mous ou ridés.

Forme

Les rutabagas doivent avoir un contour passablement régulier. Les spécimens sillonnés d'arêtes, rugueux ou autrement malformés ne répondent pas à cette exigence.

La longueur du rutabaga paré ne doit pas dépasser une fois et demi son diamètre. Il ne doit avoir qu'un collet et qu'une racine principale.

Apprêt (Préparation)

Le travail de préparation doit être fait de façon à garder au produit fini sa forme caractéristique. Le collet doit être coupé droit à pas de 3/4 de pouce de long et laisser la couronne intacte. Un collet de 1/4 de pouce de longueur serait idéal. Toute partie verte du feuillage doit être enlevée, puisqu'elle est sujette à pourrir si la température est chaude et humide. Si tous les anneaux du collet ont été enlevés jusque dans la chair, le spécimen est trop paré.

Les racines secondaires (racines sur le côté) ainsi que les radicelles doivent être enlevées. Aucun parage de la moitié supérieure n'est permis, tandis que la moitié inférieure peut l'être légèrement mais non profondément pour enlever des parties décolorées. Un parage en profondeur qui altère la forme générale n'est pas toléré.

On doit encourager les emballeurs à faire le minimum de parage parce que les surfaces écorchées et les coupures sont susceptibles de se décolorer plus facilement que les endroits non touchés, et particulièrement sur le produit « non paraffiné », la chair exposée accélère le processus de déshydratation.

Calibre

La grosseur maximale et minimale doivent être inscrites sur les emballages de rutabagas. Lorsqu'ils sont logés dans un emballage, le diamètre ne doit pas varier de plus de 2 pouces. Les rutabagas emballés d'après les dimensions suivantes pourront être marqués comme suit :

  • 2 pouces à 4 pouces (50 mm à 100 mm) peuvent être marqués « petits »
  • 3 1/2 pouces à 5 1/2 pouces (89 mm à 140 mm) peuvent être marqués « moyennement petits »
  • 4 pouces à 6 pouces (102 mm à 152 mm) peuvent être marqués « moyens »
  • 5 pouces à 7 pouces (127 mm à 178 mm) peuvent être marqués « gros »

Avant le 1er septembre de chaque année, les « Moyennement petits » peuvent avoir un diamètre minimum de 3 pouces (76.2 mm) et un maximum de 5 1/2 pouces (140 mm). Aucune tolérance n'est allouée pour les rutabagas dont la mesure dépasse par plus de 1/2 pouce, les grosseurs minimales et maximales indiquées.

Couleur

Ici, on ne considère que la décoloration produite par le paraffinage, la saleté ou les taches qui altèrent sensiblement l'apparence. L'apparence est sensiblement altérée lorsque le rutabaga n'est pas pratiquement exempt de galette de terre, de moisissure ou de matière pourrie, ou dont plus de 15 % de la surface globale est tachée ou terreuse. « A peu près exempt » signifie 5 % de la surface globale. Le rutabaga paraffiné doit être propre. Sur le certificat, la couleur de la variété aussi bien que la propreté seront rapportées sous l'entête « couleur ».

Exemple : « Collet violet, paraffinage propre et brillant » ou « Collet bronzé, la plupart propres, quelques-uns matériellement couverts de galettes de terre. Le pourcentage des rutabagas matériellement couverts de galettes de terre apparaîtra sous défauts de catégorie si le lot est rejeté et qu'un certificat est émis.

Maturité

Il n'y a pas d'exigence pour la maturité des rutabagas, cependant, ils doivent être « fermes ». Ceci doit être mentionné sous l'entête « Maturité » sur le certificat.

Les rutabagas doivent « être exempts de » :

Pourriture

  • Toute condition molle et baveuse.
  • Spécimens humides endommagés par le gel.
  • Insectes ou Larves d'insectes à la surface ou dans le rutabaga.

Nervation noire

C'est une maladie très contagieuse. Elle provient de semence infectée et non traitée ou de résidus de récolte infestés et laissés sur le champ. Dans la racine malade, les vaisseaux vasculaires sont noircis et très apparents et forment un anneau juste sous la pelure et va de haut en bas de la racine. A mesure que la maladie progresse, les bactéries s'échappent du système vasculaire et forment des superficies noires et dures dans les tissus de la racine. Toute quantité est à compter dans la tolérance générale si elle est ferme ou dans la tolérance pour la pourriture si elle devient molle et baveuse par une infection secondaire.

Exempt « d'avarie »

Décoloration après le paraffinage

La décoloration, ordinairement sur la moitié inférieure du rutabaga, apparaît parfois quelques jours après le paraffinage. Il est inutile de dire que ceci nuit à la mise en marché du produit au niveau du grossiste et du détaillant.

Au point d'expédition l'apparence et l'aptitude au transport sont considérées comme défectueuses lorsque :

  • La décoloration est de couleur gris foncé, brun foncé ou noire et pénètre dans la pelure et altère plus que 5 % de la superficie de la moitié inférieure du rutabaga. 
  • La décoloration est de couleur brun pâle ou tan et pénètre dans la pelure et altère plus que 15 % de la superficie de la moitié inférieure du rutabaga.

Comme le type de décoloration décrit ci-dessus affecte généralement le produit « paraffiné », la décoloration du produit « non paraffiné » sera considérée de la même façon. La tache d'entrepôt qui ne pénètre pas dans la pelure, mais qui est comparable à la décoloration décrite plus haut sera traitée de la même façon. Cependant, si la décoloration causée en entrepôt est légère, on doit l'ignorer.

A destination

Toutes les taches décolorées rapportables ne doivent pas couvrir globalement plus que 25 % de la surface de la moitié inférieure du rutabaga.

Produit paraffiné

On peut désigner comme produit « paraffiné », les racines propres et sèches qui ont plongées dans une solution de paraffine. La température recommandée pour une application de cire chaude est 260 °F. (Les limites de sécurité sont de 250 °F à 270 °F.) L'immersion ne doit pas durer plus d'une seconde. Si la température est trop basse, la couche de cire sera trop épaisse et le rutabaga aura une apparence terne, rugueuse et sera de pauvre apparence. Si la température de la cire est trop élevée ou le temps d'exposition à la chaleur est trop long, la racine peut être brûlée. La couleur tourne alors au vert ou la racine est désagréable à voir et elle pourrira rapidement. Des taches ternes ou opaques indiquent que la racine est trop mouillée au moment de l'immersion. L'emprisonnement de l'humidité sous la paraffine est une des causes les plus communes de la pourriture et des pertes subséquentes.

Blessures externes sur la moitié inférieure (blanche)

On tolère sur la moitié inférieure du rutabaga (blanche) la blessure qui ne pénètre pas dans la chair, telle :

  • la blessure superficielle cicatrisée du ver, la blessure de l'altise ou autre blessure superficielle, et
  • qui n'altère pas plus que 25 % de la superficie de la moitié inférieure.

Dommage par le gel

Tout dommage par le gel qui est humide est compté dans la tolérance pour la pourriture. On doit laisser dégeler le rutabaga avant de procéder à l'inspection. Il arrive parfois que le rutabaga dégèlera (gel dans le champ) sans causer de décoloration mais laissera la chair dans un état moelleux. Pour évaluer le dommage par le gel, on doit casser le rutabaga au lieu de le couper. Pour le casser, il suffit de frapper la racine contre un objet solide, comme une boite palette, une colonne, etc. La partie affectée par la gelée cassera « caillouteuse » tandis que la partie saine cassera lisse et propre. On évaluera alors le dommage sur la base de 5 % de perte en poids (en coupant) pourvu cependant que la racine soit encore ferme.

Le dommage par le gel peut encore causer un bris de la pelure au cours de manipulations, laissant des surfaces de chair à jour. On compte toute surface où la pelure manque et expose la chair sur une superficie de plus de 5 % de la surface de la moitié supérieure de la racine.

Il arrive quelquefois que le gel dans le champ fasse éclater le collet à différentes profondeurs. Ces éclatements sont surtout désagréables dans le produit paraffiné, parce qu'ils permettent à l'eau de pénétrer la partie moelleuse et lorsque la paraffine vient la sceller, elle est très susceptible de développer de la pourriture. Les crevasses que l'on considère comme avarie au rutabaga sont comme suit :

  • Toutes crevasses décolorées.
  • Toutes crevasses qui pénètrent plus de 1 pouce dans la chair.

Crevasses de croissance

On apprécie les crevasses de croissance d'après l'apparence. On considère que les crevasses suivants « altèrent » l'apparence du rutabaga :

  • Toute crevasse de croissance qui n'est pas bien cicatrisée (la chair est exposée).
  • Toute crevasse de croissance décolorée (qui contraste visiblement avec la couleur de base).
  • Toute crevasse de croissance profonde : (plus de 1/4 de pouce).
  • Toute crevasse de croissance :
    • Individuelle dont la longueur dépasse la moitié de la longueur du rutabaga c-à-d, du collet dans la partie blanche (la moitié inférieure).
    • Plus d'une crevasse de croissance qui totalise plus qu'une fois et demie la crevasse de croissance permise. Ne pas tenir compte de la rugosité normale autour du collet.

Blessure sur la moitié supérieure (violet)

Bien qu'il ne soit pas permis de parer la partie supérieure (violet) du rutabaga ;

  • On permet cependant les marques par frottement ou les blessures mécaniques légères, pourvu qu'elles soient bien cicatrisées, raisonnablement lisses, qu'elles ne soient pas gravement décolorées et dont la superficie globale ne dépasse pas 5 % de la superficie de la moitié supérieure du rutabaga.
  • Les blessures par l'altise qui ne pénètrent pas dans la chair sont appréciées de la même façon.

Cœur Aqueux

Le cœur aqueux, aussi appelé quelquefois cœur brun, est ordinairement causé par les conditions de végétation et/ou par un manque de bore dans le sol. La racine absorbe un surplus d'eau, ordinairement après une période prolongée de sécheresse, qui brise les cellules donnant à la chair une apparence ferme et aqueuse lorsqu'on la coupe. Les rutabagas affectés gravement peuvent être déformés, avoir la pelure rugueuse, liégeuse et même avoir une apparence de cuir (apparence d'écailles de poisson) et peuvent devenir bruns et pourris à l'intérieur. Les spécimens affectés moins sévèrement peuvent ou non montrer aucun de ces symptômes extérieurs. L'inspecteur devrait couper des spécimens montrant des symptômes ainsi que d'autres spécimens défectueux. Si le cœur aqueux semble être un problème, il doit utiliser une des méthodes de coupages décrits dans le Manuel. On considérera généralement le cœur aqueux comme un défaut de catégorie. Les cas suivants sont acceptables :

  • Une étendue de cœur aqueux (non décolorée) dont la superficie ne dépasse pas 3/4 de pouce de diamètre. 
  • Une étendue tachée de rousseur pâle dont le diamètre total ne dépasse pas 1 1/2 pouce.

Nota : Les cas ci-dessus sont permis pour le rutabaga de 4 1/2 pouces de diamètre. Pour des rutabagas plus gros, ou plus petits, le dommage devra être ajusté en conséquence.

Blessure par les vers

La blessure par les vers est généralement causée par la mouche du chou, qui est la larve d'une mouche un peu plus petite que la mouche de maison. L'adulte pond ses oeufs dans le sol à proximité du rutabaga et lorsque l'oeuf éclôt, la larve se nourrit de la racine sous la surface du sol. Le rutabaga est considéré comme défectueux, si :

  • La larve est présente.
  • Les galeries ou décolorations pénètrent dans la racine plus que 1 pouce au total.
  • Si la blessure n'est que superficielle (voir blessure superficielle à la moitié inférieure).

Marques sur les emballages

  • Le nom et l'adresse.
  • La catégorie et le calibre.
  • Le calibre doit être placé tout près du nom de la catégorie.

Exemple : Canada No. 1 Petits, ou, Canada No. 1, 4 à 6 pouces.

  • Le poids net - si les rutabagas sont dans un contenant autre qu'une mesure de capacité (boisseau, demi-boisseau, etc.)
  • Peut être marqué « paraffiné » si les rutabagas propres et secs ont été plongés dans une solution de paraffine.

Tolérances

Les tolérances sont appliquées au compte.

Au point d'expédition

  • Calibre inférieur au diamètre minimum désigné 10 %
  • Calibre supérieur au diamètre maximum désigné 10 %
  • Défauts de catégorie et défauts d'état 10 % (incluant mais ne dépassant pas 5 % pour la pourriture).

À destination

Le rutabaga est l'un des 8 produits désignés pour lesquels une tolérance additionnelle de 5 % pour les défauts d'état est ajoutée, mais pas plus de 2 % additionnel dans le cas de la pourriture.

  • Calibre inférieur au diamètre minimum désigné 10 %
  • Calibre supérieur au diamètre maximum désigné 10 %

Défauts de catégorie (pas plus que 10 %) + Défauts d'état (pas plus que 7 % de pourriture) } 15 % total

  • Il n'y a aucune tolérance pour les rutabagas qui dépassent par plus de 1/2 pouce la grosseur indiquée.
Date de modification :