L'Agence canadienne d'inspection des aliments, en partenariat avec la Fédération biologique du Canada, a mis sur pied le Comité d'interprétation des normes biologiques (CIN). L'objectif de ce comité est de conseiller le Bureau biologique du Canada sur l'interprétation de questions relatives à la Norme nationale sur l'agriculture biologique (CAN/CGSB 32.310 et CAN/CGSB 32.311).
Voici les réponses finales aux questions soulevées par les exploitants au sujet de la Norme nationale sur les Systèmes de production biologique. Toutes informations supplémentaire lié à ces questions et réponses peuvent être envoyées au Bureau biologique du Canada. Le numéro figurant entre parenthèses à la fin de chaque question est un numéro de référence destiné au personnel de l’ACIA à des fins de suivi. Veuillez mentionner le numéro de référence lorsque vous faites votre demande.
L'article 1.4.1 (a) interdit tous les matériaux obtenus par génie génétique. Lorsqu'il y a un risque de contamination, l'opérateur a la responsabilité de tenir les documents d'appui démontrant que des matériaux obtenus par génie génétique n'ont pas été utilisés (section 4.4). Le recours à des analyses n'est pas obligatoire bien que les organismes de certification puissent de manière discrétionnaire procéder à des analyses s'il y a menace de fraude ou de contamination.
La section 9 de la norme CAN/CGSB 32.310 (incluant la remarque) aborde la question des traitements d'urgence contre les organismes nuisibles et les maladies. L'évaluation de la conformité ou de la non conformité à la norme résultant de ce scénario dépend :
Un changement au niveau de la gestion d'une unité de production biologique ne nécessite pas l'imposition d'une période de transition de 12 mois. C'est l'établissement d'une nouvelle unité de production qui oblige une supervision minimale de 12 mois par un OC, et non l'arrivée d'un nouvel exploitant.
La norme exige une période de transition de 36 mois suite à l'application d'une substance interdite par l'exploitant (5.1.1 - 32.310). Les risques de contact sont couverts par l'al. 5.1.4. Dépendamment de la nature et de l'ampleur de la contamination, des bandes tampon autour de la zone contaminée et/ou une période de transition peuvent constituer des mesures raisonnables pour maintenir l'intégrité biologique. Une solution normative qui s'applique universellement à tous les cas de contamination potentielle n'est pas envisageable, mais quoiqu'il en soit, le niveau de risque doit être évalué et tout doit être tenté pour minimiser l'impact négatif sur le produit final (se référer à la section Pratiques de la production biologique III, 5e paragraphe).