L'Agence canadienne d'inspection des aliments, en partenariat avec la Fédération biologique du Canada, a mis sur pied le Comité d'interprétation des normes biologiques (CIN). L'objectif de ce comité est de conseiller le Bureau biologique du Canada sur l'interprétation de questions relatives à la Norme nationale sur l'agriculture biologique (CAN/CGSB 32.310 et CAN/CGSB 32.311).
Voici les réponses finales aux questions soulevées par les exploitants au sujet de la Norme nationale sur les Systèmes de production biologique. Toutes informations supplémentaire lié à ces questions et réponses peuvent être envoyées au Bureau biologique du Canada. Le numéro figurant entre parenthèses à la fin de chaque question est un numéro de référence destiné au personnel de l’ACIA à des fins de suivi. Veuillez mentionner le numéro de référence lorsque vous faites votre demande.
Les exploitants doivent demander à leur organisme de certification de vérifier la conformité à la norme des nettoyants qu'ils utilisent. L'approbation des substances particulières fait partie du mandat du Comité sur l'agriculture biologique de l'ONGC, par le biais des groupes de travail sur les Listes des substances permises (Référence : LSP)
L'eau chlorée, dont la teneur maximale en chlore égale la concentration en chlore de l'eau du réseau d'aqueduc municipal le plus près, est acceptable pour laver les légumes biologiques et le rinçage n'est pas requis.
La norme permet l'utilisation d'ail non certifié biologique contre les vers dans la Table 5.3 des LSP, sous Composés botaniques.
L'utilisation de sulfate de cuivre est permise en tant que fongicide (agent de préservation) pour le bois (p. ex. poteaux de clôture) dans les unités de production biologique (Table 4.3, Produits du cuivre).
Les restrictions sur les nettoyants, les désinfectants et les assainissants indiquées sur les Listes des substances permises ne s'appliquent pas aux composantes d'une installation où il ne survient aucun contact direct ou indirect ni avec les aliments, ni avec les surfaces en contact avec les aliments (réf. : LSP 7.3 et 7.4).
La norme actuelle doit être interprétée comme permettant l'utilisation de lécithine biologique sous les formes blanchie et non blanchie, les deux formes pouvant être non biologiques lorsque la forme biologique n'est pas disponible sur le marché. La lécithine non biologique doit être conforme à l'article 1.4.1 (référence : LSP 6.3).
Les restrictions sur les nettoyants, les désinfectants et les assainissants indiquées sur les Listes des substances permises ne s'appliquent pas aux composantes d'une installation où il ne survient aucun contact direct ou indirect ni avec les aliments, ni avec les surfaces en contact avec les aliments (réf. : LSP 7.3 et 7.4) Les Tables 7.3 et 7.4 s'appliquent aux surfaces en contact avec les aliments, aux aliments et à l'équipement en contact avec les aliments à moins qu'une annotation en convienne différemment. Bien que les agents nettoyants listés dans ces tables puissent être utilisés pour d'autres applications, le nettoyage des surfaces qui n'entrent pas en contact avec les aliments ne se limite pas à l'utilisation de ces nettoyants. Pour les substances qui n'apparaissent pas dans les Tables 7.3 et 7.4, l'exploitant a la responsabilité de s'assurer qu'aucune contamination résiduelle ne s'ensuivra dans les champs ou les cultures.
Non. La Table 5.2 des LSP permet l'utilisation d'oligo-éléments de toutes sources pour l'alimentation. Le tableau 5.3 permet également l'utilisation de toutes sources d'oligo-éléments pour usage médical.
La Table 5.2 des LSP permet les aliments protéiques pour animaux qui proviennent de sources biologiques. Les produits du poisson ne sont donc pas permis comme suppléments alimentaires pour animaux à moins qu'ils soient de sources biologiques.
L'eau (et les agents mouillants) peuvent être utilisés comme auxiliaires de production (Table 4.3 des LSP). L'eau de mer, sous toutes ses formes et à toutes concentrations, est acceptable.
Suivant la Table 4.3 des LSP, les extraits de végétaux, huiles et préparations végétales peuvent être utilisés comme auxiliaires de production. L'huile de clou de girofle pourrait donc être utilisée sur les pommes de terre de semence.
Les produits obtenus par digestion anaérobique ne peuvent être considérés comme étant du compost car la définition du compost dans la norme biologique spécifie qu'il soit produit par décomposition aérobique. Le produit peut être utilisé comme matière première pour le compostage (à la Table 4.2, 32.311 : Matières destinées au compostage). Si seul le fumier est traité dans l'organisme de digestion, le produit final pourra être appliqué dans les champs en respect des conditions qui régissent les déjections non compostées. Si d'autres matériaux tels des déchets d'abattoir étaient utilisés comme matière première dans l'organisme de digestion anaérobique, le produit final ne pourrait pas être appliqué sur un sol biologique à moins d'être composté.
Les gaz d'échappement d'un tracteur pourrait être injectés dans le sol seulement si tous les composants de ces gaz étaient conformes à la norme et aux LSP.
Non. L'utilisation de l'éthylène comme inhibiteur de germination est interdite dans la Table 4.3.
Lorsqu'un pesticide qui ne figure pas sur les LSP (32.311) est utilisé sous forme d'appât fixe, l'opérateur doit prévenir tout contact direct du pesticide et des organismes nuisibles contaminés avec le produit biologique. Aucun produit biologique ni aucun matériel d'emballage ne doivent être présents lorsque le pesticide est utilisé à l'intérieur.
L'annotation relative aux paillis dans la Table 4.3 des LSP vise clairement à interdire l'incorporation dans le sol de matières autres que les films entièrement biodégradables conformes à l'article 1.4.1 (32.310). S'il y a un risque de contamination, le paillis plastique doit être retiré du sol. La distinction entre récoltes annuelles et vivaces repose sur la prémisse que la récolte annuelle sera suivie d'un labour pour préparer la prochaine saison, mais cette distinction n'est pas essentielle à la compréhension de la norme, qui vise essentiellement à prévenir la contamination du sol. Dans les cas où il ne serait pas intégré au sol, le paillis pourrait y être laissé.
L'utilisation plus générale est acceptable car la substance est listée sous « Acides » sans être complétée par une annotation. Aucune des inscriptions de l'acide lactique à la Table 6.3 n'en détermine l'utilisation; l'annotation qui accompagne l'acide lactique a pour but de fournir un exemple et non d'exclure d'autres utilisations alimentaires.
Oui, les produits de formulation inclus sur les listes 4A et 4B de la Liste des produits de formulation de l'ARLA peuvent être utilisés. Les produits de ces deux listes sont conformes aux principes de base en production biologique et seraient donc acceptables puisqu'il n'existe aucune liste de produits de formulation dans les LSP. Se référer à la Table 4.3.
Les agents de formulation non synthétiques peuvent être utilisés dans la formulation des engrais en autant qu'ils soient conformes à l'article 1.4.1.
Oui. La lanoline est incluse dans la liste des produits de soin de santé et auxiliaires de la production animale en voie d'être publiée sur le site Web de l'ACIA-BBC.
Non. Les paillis faits avec des produits du pétrole ne sont pas considérés comme « entièrement biodégradables », doivent être retirés du champ et ne pas être incorporés au sol.
Non. La Table 5.2 des LSP permet l'utilisation de DL-méthionine synthétique comme exception particulière devant faire l'objet d'une révision par le Comité sur l'agriculture biologique de l'ONGC. La section 1.4.1 interdit les produits obtenus par génie génétique.
Oui, l'encre qui ne contient pas de substances interdites peut être utilisée sur la surface des oeufs biologiques.
Oui, l'annotation pour les acides aminés de la Table 4.2 des LSP (amendements du sol) doit aussi s'appliquer à la Table 5.2 (aliments pour animaux, additifs et suppléments alimentaires).
Non. On ne peut justifier l'application de l'annotation spécifique à la production des acides aminés à la production de tous les produits microbiens.
Seul le sucre biologique peut être utilisé pour amender le sol. Il n'est pas nécessaire qu'une substance biologique soit inscrite à la Table 4.2 pour qu'elle puisse être utilisée pour amender le sol.
Non. L'acide citrique et le citrate de sodium sont des substances différentes.
Oui. Les extraits d'agrumes, incluant tous les composés botaniques de la Table 5.3 (32.311) pourraient être utilisés comme agents nettoyants dans les bâtiments en production animale.
Le mise en liste des prémélanges dans la Table 5.2 (LSP), des vitamines et oligo-éléments dans la Table 5.3 (LSP) et des annotations connexes rendent possible l'utilisation de prémélanges qui ne sont pas intégralement conformes à la norme si aucun produit conforme n'est disponible sur le marché. Se référer à la définition de « disponible sur le marché » à la section 3.
Les substances inclues dans les Tables 7.3 et 7.4 peuvent être utilisées dans les bâtiments abritant les animaux d'élevage mais le nettoyage et la désinfection de ces bâtiments ne sont pas limités à l'utilisation de ces substances. Se référer aussi à la Table 5.3 des LSP et à l'al. 6.8.4 - 32-310.