Questions et réponses : L'Initiative de réduction des agents pathogènes dans la viande et la volaille

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L'Initiative de réduction des agents pathogènes vise à réduire les risques pour la santé et les répercussions économiques causés par les agents pathogènes d'origine alimentaire contenus dans la viande et la volaille canadiennes.

Bien qu'il soit difficile d'éliminer complètement certains agents pathogènes des produits alimentaires, notamment les bactéries Listeria et Salmonella, les programmes de réduction des agents pathogènes contenus dans la viande et la volaille viendront compléter les progrès déjà accomplis par le Canada quant à l'amélioration de la salubrité de notre système alimentaire.

Les principales activités prévues dans le cadre de cette initiative consistent à :

  • évaluer les niveaux actuels d'agents pathogènes contenus dans la viande et la volaille canadiennes
  • établir des objectifs de réduction des agents pathogènes
  • élaborer et mettre en œuvre des stratégies de surveillance et de réduction des niveaux d'agents pathogènes

L'IRAP est un projet conjoint mis sur pied par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada.

Au sujet de l'initiative

Quel est l'objectif de cette initiative?

L'objectif principal consiste à améliorer la salubrité des aliments. Bien qu'il soit difficile d'éliminer complètement les agents pathogènes des produits alimentaires, les programmes de réduction des agents pathogènes contenus dans la viande et la volaille visent à bâtir sur les progrès accomplis par le Canada à ce jour quant à l'amélioration de la salubrité de notre système alimentaire.

Quelles sont les principales conséquences des maladies d'origine alimentaire au Canada?

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) estime que, chaque année, environ un Canadien sur huit (soit quatre millions de personnes) tombe malade en raison d'aliments contaminés.

On estime que les coûts engendrés sur le plan économique, notamment en ce qui a trait aux soins de santé et à la perte de productivité, s'élèvent à 3,7 milliards de dollars par année.

Pourquoi est-il important de poursuivre ces efforts maintenant?

Le but premier de cette initiative est de mettre à la disposition des Canadiens un système alimentaire plus sécuritaire. Les maladies humaines associées à la viande et à la volaille contaminées sont un fardeau important pour le système de soins de santé du Canada. Cette initiative nous aide à définir les niveaux d'agents pathogènes problématiques contenus dans ces aliments, puis à élaborer et à mettre en place des stratégies visant à réduire le risque de maladie.

Le Canada déploie des efforts afin d'établir des mesures plus strictes de salubrité des aliments pour tenir compte des nouvelles connaissances et des technologies émergentes, à l'instar de nos partenaires commerciaux qui continuent d'en faire autant. Les données préliminaires sont essentielles pour déterminer et évaluer le rendement d'un programme national de réduction des agents pathogènes. En réalisant cette recherche maintenant, le Canada sera en mesure de :

  • conserver sa position de chef de file international en matière de salubrité des aliments, et
  • démontrer que nous respectons ou surpassons les normes de salubrité des aliments de nos principaux partenaires commerciaux.

De quelle façon a-t-on sélectionné les quatre agents pathogènes initiaux choisis dans le cadre de cette étude?

Puisqu'ils ont une incidence importante sur la santé publique, ces agents pathogènes ont été choisis en fonction de données scientifiques recueillies auprès de sources fiables et soumises à processus d'examen par les pairs.

  • La volaille crue est citée comme l'une des principales sources de Salmonella et de Campylobacter.
  • L'E. coli vérotoxigénique (O157:H7) est associé au bœuf, plus particulièrement au bœuf haché.
  • La Listeria monocytogenes est associée aux produits de viande prêts-à-manger.

Études préliminaires à l'échelle nationale

Quel est l'objectif des études préliminaires à l'échelle nationale?

Il est nécessaire de mener des études préliminaires afin d'établir une base de connaissances scientifiques sur les niveaux d'agents pathogènes contenus dans la viande et la volaille lors de la production et de la vente.

Les résultats qui découleront de cette étude aideront à établir des objectifs de rendement en vue de réduire la présence d'agents pathogènes à l'avenir.

Cette initiative englobe-t-elle les associations de l'industrie?

Dans un premier temps, la collaboration de l'industrie est essentielle à l'élaboration et à la mise en œuvre de mesures de réduction des agents pathogènes appropriées et, dans un second temps, au succès de l'initiative.

Cette initiative a été présentée aux associations de l'industrie lors d'une première séance d'information en février 2011. Les associations de l'industrie avicole ont été consultées par la suite au sujet de la conception et de la mise en œuvre de l'EMR sur le poulet à griller qui a été lancée en décembre 2012.

L'industrie pourra-t-elle participer aux discussions concernant les nouvelles mesures d'atténuation ou stratégies de réduction des agents pathogènes?

Tout au long du déroulement de cette initiative, on discutera des mesures d'atténuation nouvelles ou améliorées avec l'industrie et les autres principaux intervenants. On a tenu des discussions initiales sur les interventions actuelles dans l'industrie avicole et sur les approches en matière d'établissement de mesures du rendement en septembre 2014 avec l'industrie, le milieu universitaire et les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) à la suite de l'achèvement de l'EMR sur le poulet à griller. De plus, l'industrie participe aux activités du groupe de travail FPT conjoint gouvernement-industrie sur la lutte contre Salmonella et Campylobacter dans la volaille. Ce groupe de travail assure un leadership en vue d'établir un lien entre la mise en œuvre des recommandations de la « Stratégie nationale pour le contrôle de la maladie chez l'humain causée par Salmonella Enteritidis provenant de la volaille au Canada » et les résultats des données de l'Étude microbiologique de référence pour ainsi cerner les stratégies de gestion des risques et les mesures de lutte contre Salmonella et Campylobacter dans les produits alimentaires à base de volaille.

Les établissements provinciaux sont-ils visés par l'Les établissements provinciaux à l'échelle nationale?

Dans le cadre de cette initiative, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) réalise des études préliminaires nationales au sein d'établissements agréés au fédéral.

Certaines provinces mènent des études visant des usines inspectées à l'échelle provinciale. L'Ontario et l'Alberta ont réalisé des études de référence similaires sur le poulet à griller avant la réalisation de l'étude nationale. Toutes ces études contribueront à alimenter la base de données nationale sur les niveaux d'agents pathogènes.

Première étude de référence à l'échelle nationale

En quoi consistait la première étude de référence à l'échelle nationale?

La première étude de référence menée à l'échelle nationale portait sur la salmonelle et de la campylobactérie dans les troupeaux de poulets à griller (à l'abattoir), les carcasses de volaille et les produits de volaille vendus au détail.

Constatation de la présence d'agents pathogènes dans la viande et le poulet lors des études préliminaires

Que fait l'ACIA quand elle retrouve des agents pathogènes lors d'une étude de référence?

Si l'on constate la présence d'agents pathogènes dans le cadre d'une études préliminaires, l'ACIA prend des mesures comme elle le ferait pour toute découverte effectuée par l'entremise de programmes de surveillance réguliers de l'ACIA. Parmi ces mesures, mentionnons notamment effectuer une enquête afin de déterminer l'étendue de la contamination, et collaborer avec d'autres partenaires du gouvernement fédéral comme il convient pour réduire les risques potentiels pour la santé.

Résultats des études préliminaires à l'échelle nationale

À quoi servent les résultats obtenus lors des études préliminaires nationales?

Les résultats des études servent à l'élaboration de programmes de réduction des agents pathogènes, ce qui comprend la définition des objectifs de rendement.

Ils serviront également de référence et permettront à l'industrie de comparer l'efficacité de leurs programmes d'analyse des risques et de maîtrise des points critiques (HACCP), et de leurs mesures d'intervention.

On utilisera aussi les résultats pour soutenir d'éventuelles études d'évaluation des risques.

Une fois qu'une étude de référence à l'échelle nationale est effectuée, le gouvernement prévoit-il définir des objectifs de réduction des agents pathogènes?

Oui. Il s'agit de l'un des objectifs de l'Initiative de réduction des agents pathogènes.

Les résultats des études préliminaires sont-ils communiqués au public?

Oui. Une fois les études préliminaires effectuées, un rapport est publié sur le site Web de l'ACIA.

Les programmes de HACCP mis en place dans les établissements seront-ils évalués en fonction de ces résultats?

Les résultats de l'étude de référence ne servent pas à l'évaluation du rendement des programmes de HACCP des différents établissements. On utilisera ces résultats pour évaluer le rendement général de l'industrie en matière de contrôle d'agents pathogènes depuis la mise en œuvre obligatoire des programmes de HACCP.

Les données recueillies lors des études préliminaires nationales permettront à l'industrie de mesurer l'efficacité de leurs programmes de HACCP (ce qui comprend les mesures d'intervention) au fil du temps en comparant les résultats des programmes de tests avec les données des études préliminaires.

Si, au cours de l'étude de référence, un problème important est observé et qu'un rappel s'impose, l'ACIA tâche de retirer les produits visés du marché.

Pourquoi ne pas simplement concentrer les efforts sur l'éducation des consommateurs quant à la manière adéquate de préparer et de cuire les aliments?

L'éducation des consommateurs seule ne permet pas d'éliminer les maladies d'origine alimentaire. En plus de fournir de l'information sur la manipulation sécuritaire des aliments à la population, nombre de pays ont adopté des stratégies de lutte pour éliminer ou réduire les niveaux d'agents pathogènes, notamment en définissant des mesures du rendement et en mettant en œuvre des interventions sur les fermes et lors de la transformation des aliments.

Envisager des moyens de réduire les niveaux d'agents pathogènes sur les fermes, ainsi que lors de la transformation et de la production, pourrait contribuer à une manipulation des aliments plus sécuritaire chez les consommateurs.

Quelles mesures seront prises pour réduire les concentrations d'agents pathogènes?

Les études préliminaires constituent la première étape. Les données recueillies au moyen des études soutiennent l'élaboration de mesures d'intervention appropriées touchant toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la ferme en passant par la transformation et jusqu'à la vente au détail.

Un groupe de travail FPT conjoint gouvernement-industrie sur la lutte contre Salmonella et Campylobacter dans la volaille cernera les stratégies de gestion des risques pour la lutte contre Salmonella et Campylobacter dans les produits de volaille en établissant un lien entre les recommandations de la Stratégie nationale pour le contrôle de la maladie chez l'humain causée par Salmonella Enteritidis provenant de la volaille au Canada et les résultats de l'Étude microbiologique de référence.

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