ARCHIVÉE - Enquête sur l'anémie infectieuse du saumon en Nouvelle-Écosse

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De prime abord, la priorité de l'Agence Canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est de protéger la santé et la sécurité des Canadiens.

Voilà pourquoi nous souhaitons clarifier certains renseignements qui ont circulé au sujet des interventions de l'ACIA contre l'anémie infectieuse du saumon.

Une récente couverture médiatique a laissé entendre que l'Agence a changé son approche de lutte contre cette maladie.

Ce n'est pas le cas.

L'approche de lutte de l'ACIA contre l'anémie infectieuse du saumon demeure axée sur la limitation de la propagation de la maladie. Ses mesures d'intervention sont orientées par des principes scientifiques et sont conformes aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé animale.

Si la présence de l'anémie infectieuse du saumon est soupçonnée, l'ACIA met en œuvre des activités de lutte contre la maladie. Les mesures d'intervention sont prises en fonction des facteurs de risque liés à la situation et tiennent compte des paramètres relatifs à la santé et au bien-être des animaux, à la santé publique et à la biosécurité.

Il est important de noter qu'on sait que l'anémie infectieuse du saumon est présente dans les eaux au large du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador. En fait, la présence de la maladie a été détectée pour la première dans les eaux de l'Atlantique dès 1996.

Les passages qui suivent passent l'enquête en revue, en particulier la décision de permettre la transformation de poissons provenant de cette exploitation.

Lorsque la présence de l'anémie infectieuse du saumon a été soupçonnée pour la première fois dans cette exploitation à la mi-juin, l'ACIA a immédiatement mis celle-ci en quarantaine. À ce moment-là, l'entreprise a également pris la décision opérationnelle responsable d'euthanasier de façon préventive les poissons de deux bassins dans lesquels la maladie avait été décelée. Cette mesure visait à minimiser la propagation possible de la maladie.

L'ACIA a examiné attentivement l'état de santé des poissons restants de l'exploitation. En général, elle a observé peu de signes cliniques de maladie chez ces poissons.

En se fondant sur ces observations et sur une évaluation d'autres facteurs de risque, notamment la proximité d'autres installations d'aquaculture et la présence connue du virus dans les eaux de la Nouvelle-Écosse, l'ACIA a décidé que la destruction des saumons qui restaient n'était pas nécessaire.

Pendant ce temps, la mise en quarantaine s'est poursuivie, et l'ACIA a procédé au suivi régulier de la santé des poissons dans l'exploitation. Encore une fois, peu de signes de maladie ont été observés pendant cette période.

L'anémie infectieuse du saumon ne pose aucun risque pour la santé humaine ou la salubrité des aliments.

Une étude menée par l'Union européenne en 2000 a permis de conclure qu'il n'y a aucune raison de considérer l'anémie infectieuse du saumon comme une zoonose et que rien ne prouve que la maladie pose un risque pour les humains.

L'OIE ne considère pas que cette maladie est une zoonose. Elle reconnaît que les filets ou les darnes de poisson (frais ou congelés) emballés pour le commerce de détail peuvent être échangés, quel que soit le statut du pays relativement à l'anémie infectieuse du saumon.

Étant donné que l'anémie infectieuse du saumon ne pose aucun risque pour la santé humaine, l'ACIA permet la transformation des poissons provenant d'un établissement touché sous condition que le transformateur détienne un permis délivré par l'ACIA.

Il ne s'agit pas d'une nouvelle politique.

Un tel permis est seulement délivré lorsque l'ACIA a reçu, examiné et approuvé toutes les procédures normalisées d'exploitation des établissements visés afin de s'assurer que l'on prend les mesures de bioconfinement et de gestion des déchets qui s'imposent.

Tous les poissons transformés dans des établissements agréés par le gouvernement fédéral aux fins de consommation humaine sont inspectés conformément au Règlement sur l'inspection du poisson. Les poissons qui sont impropres à la consommation humaine ne peuvent entrer dans la chaîne alimentaire.

Enfin, je tiens à préciser que nos homologues américains n'ont jamais indiqué que ce poisson ne pourrait pas être exporté. En effet, ce produit répond à toutes les exigences relatives à l'exportation vers les États-Unis.

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