Anémie infectieuse du saumon - Fiche de renseignements

L'anémie infectieuse du saumon (AIS) est une maladie des poissons causée par un virus de la famille des Orthomyxoviridae. L'AIS est une maladie à déclaration obligatoire au Canada. Ainsi, quiconque soupçonne la présence de l'AIS chez des poissons qu'il possède ou manipule dans le cadre de son travail est tenu par la loi d'en aviser l'agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

Quelles espèces de poissons peuvent être infectées par l'AIS?

Les espèces vulnérables à l'AIS comprennent les suivantes :

  • Oncorhynchus mykiss (truite arc-en-ciel)
  • Salmo salar (saumon de l'Atlantique)
  • Salmo trutta (truite brune)

Les espèces qui pourraient aussi être vulnérables à l'AIS sont, entre autres :

  • Salvelinus alpinus (omble chevalier)
  • Clupea harengus (hareng atlantique)

L'AIS pose-t-elle un risque pour la santé humaine?

Non. Aucune preuve ne permet de conclure que l'AIS peut être transmise aux humains.

L'AIS a-t-elle été observée au Canada?

Oui. L'AIS a d'abord été détectée dans la région de l'Atlantique en 1996. Elle a été signalée au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve.

L'AIS n'a pas été signalée dans le bassin hydrographique du Pacifique ou l'océan Pacifique au large de la Colombie-Britannique.

Pour de plus amples renseignements sur les cas confirmés d'anémie infectieuse du saumon au Canada, consultez la page des Maladies des animaux aquatiques à déclaration obligatoire au Canada.

Quels sont les signes de l'AIS?

Les éclosions d'AIS sont plus communes chez les poissons d'élevage élevés en eau salée. La maladie n'a pas été observée chez le poisson au stade embryonnaire, mais peut le toucher à tout stade après l'éclosion. Comme cette maladie se propage lentement, le taux de mortalité peut être faible d'abord, puis augmenter sur des semaines ou des mois. Selon la souche du virus, jusqu'à 90 pour cent des poissons de populations infectées peuvent succomber à la maladie lors d'éclosions d'AIS. Le taux de mortalité moyen dans une exploitation est de 30 pour cent.

Les poissons infectés peuvent présenter l'un ou l'autre des signes suivants :

  • perte d'appétit;
  • anomalies du comportement natatoire (nage lente, nage lente en surface);
  • prise d'air à la surface;
  • branchies grises;
  • gonflement de l'abdomen;
  • saignements sur le ventre et les côtés du poisson;
  • gonflement et brunissement des reins, du foie et de la rate;
  • pétéchies dans les tissus adipeux autour des organes;
  • saignements dans le cæcum pylorique, les intestins et le foie;
  • cœur de coloration pâle; et
  • liquide teinté de sang dans la cavité abdominale et autour du cœur.

Que faut-il pour confirmer un diagnostic d'AIS?

Si la présence de l'AIS est soupçonnée, l'ACIA lance une enquête afin de recueillir tous les renseignements pertinents, dont les signes de maladie chez les poissons et les éclosions antérieures de maladie dans la région. En outre, des échantillons sont prélevés et envoyés aux fins d'analyse en laboratoire selon les protocoles validés à l'un des trois laboratoires nationaux pour la santé des animaux aquatiques.

Comment traite-t-on l'AIS?

À l'heure actuelle, il n'existe pas de traitement pour l'AIS. Un vaccin est disponible au Canada afin de prévenir la maladie.

Comment l'AIS se propage-t-elle?

L'AIS peut se transmettre entre poissons par le contact avec :

  • des excrétions ou des sécrétions provenant de poisson infecté; ou
  • l'eau contaminée par le virus.

Les êtres humains peuvent propager l'AIS en déplaçant :

  • des poissons infectés, qu'ils soient vivants ou morts;
  • de l'équipement contaminé; ou
  • de l'eau contaminée.

Quelles mesures peut-on prendre pour prévenir la propagation de l'AIS?

Quiconque manipule fréquemment les poissons d'élevage ou sauvages devrait :

  • veiller à être informé des occurrences d'AIS dans la région locale;
  • connaître les signes de l'AIS;
  • ne pas utiliser de poissons achetés au supermarché comme appâts pour attraper du poisson ou d'autres animaux aquatiques; et
  • lors du nettoyage et de l'éviscération des poissons, jeter les déchets aux ordures pour la collecte municipale.

Les propriétaires d'installations d'aquaculture sont encouragés à mettre en œuvre des pratiques de biosécurité qui permettront d'éviter l'introduction et la propagation de l'AIS entre les installations de production. Les personnes qui manipulent les poissons doivent demander et respecter les permis ou licences fédéraux, provinciaux ou territoriaux qui peuvent être nécessaires aux fins de contrôle de la maladie avant d'importer ou de déplacer des poissons au Canada.

Comment l'ACIA intervient-elle si l'AIS est soupçonnée dans une installation d'aquaculture?

Si la présence de l'AIS est soupçonnée, l'ACIA impose le contrôle des déplacements à l'installation pour contrôler le déplacement des poissons, des embarcations, des véhicules et de l'équipement sur les lieux et hors des lieux. Dans ces circonstances, les poissons, les embarcations, les véhicules et l'équipement ne peuvent être déplacés à l'intérieur ou à l'extérieur de l'installation qu'avec l'approbation de l'ACIA.

Lorsque la présence de l'AIS est confirmée, l'ACIA en contrôle la propagation au moyen d'activités d'intervention en cas de maladie. Ces activités varient selon la situation et peuvent comprendre ce qui suit :

  • contrôler les déplacements des animaux infectés;
  • superviser la destruction sans cruauté des animaux infectés;
  • vérifier les activités de nettoyage et de désinfection; et
  • exiger que les installations restent vides pendant un certain temps (période d'attente) avant le repeuplement.

Renseignements additionnels

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