Biosécurité pour les fermes laitières canadiennes - Guide de planification pour les producteurs
Index 1. Domaine de contrôle 1 : Gestion de la santé des animaux

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Stratégie 1 : Maintenir une relation client-médecin vétérinaire

La section 3.4 du Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers des Producteurs laitiers du Canada nécessite que les producteurs établissent une relation de travail avec un médecin vétérinaire praticien. Dans le but de respecter ce code, la Norme nationale et le Guide de planification pour les producteurs recommandent d'établir une relation élargie avec votre médecin vétérinaire qui correspondra aux besoins précis de votre troupeau.

Bonne pratique 1 : Établir une relation avec un médecin vétérinaire

  • Établissez une relation de travail avec votre médecin vétérinaire de troupeau par des consultations régulières à la ferme et à l'extérieur.
  • Discutez régulièrement des questions qui ont trait à la gestion du troupeau, y compris l'évaluation et la surveillance de la santé du troupeau et la planification de la biosécurité.
  • Sollicitez l'expertise du médecin vétérinaire pour le diagnostic de maladies, les plans de traitement et tout autre service vétérinaire d'urgence.
  • Signalez tout signe de maladie soupçonnée à votre médecin vétérinaire ainsi qu'à l'Agence canadienne d'inspection des aliments, s'il est possible qu'il s'agisse d'une maladie à déclaration obligatoire ou d'une maladie animale exotique.

Bonne pratique 2 : Mettre en place un plan de gestion de la santé des animaux en consultation avec votre médecin vétérinaire de troupeau

  • Élaborez un plan de gestion de la santé des animaux avec votre médecin vétérinaire.

Ci-dessous présente des questions importantes à examiner dans le cadre de la préparation de ce plan. Les détails précis liés à chaque question auront particulièrement trait à votre ferme dans le but de répondre à vos besoins.

Un plan de gestion de la santé des animaux devrait tenir compte des éléments suivants :

  • Évaluation régulière de la santé des bovins
  • Registres de santé et de production de chaque animal
  • Introductions et réintroductions d'animaux
  • Modèles de déplacements des animaux à la ferme
  • Aménagement des bâtiments d'élevage
  • Nutrition des animaux
  • Gestion du vêlage
  • Gestion du colostrum
  • Gestion des vaches fraîches
  • Stratégie de prévention et de traitement de la mammite
  • Stratégie de vaccination pour les différents groupes d'âge à la ferme
  • Entreposage adéquat des vaccins et des médicaments
  • Nécessité d'accorder une attention particulière à l'état organique
  • Maladies communes et fréquence des maladies à la ferme
  • Tolérance au risque de l'exploitation par rapport à l'éclosion de maladies
  • Stratégies de surveillance et de dépistage des maladies
  • Évaluation des registres sur les maladies afin de surveiller l'introduction de nouvelles maladies dans la ferme
  • Isolement des animaux malades
  • Protocoles de traitement pour les maladies communes à la ferme
  • Évaluation de l'efficacité des protocoles de traitement
  • Temps de retrait pour la viande et le lait
  • Stratégie visant à composer avec l'éclosion d'une maladie grave à la ferme
  • Stratégie de réforme
  • Protocole d'euthanasie et lignes directrices pour la prise de décisions
  • Evaluation continue et régulière (annuel) du plan
  • Formation du personnel

Examinez ce plan au moins une fois par année avec votre médecin vétérinaire et apportez les modifications requises en fonction des besoins de votre ferme.

Stratégie 2 : Observer, tenir des registres et évaluer

Les producteurs laitiers tiennent des registres de chacun des bovins, particulièrement en ce qui concerne la production. Cette stratégie nécessite de recueillir des renseignements sur la santé et les maladies pour chaque animal et de faire en sorte que tous ces registres soient accessibles de façon intégrée. En plus de constituer une source centrale de renseignements pour une surveillance régulière, ces registres facilitent l'analyse des maladies, la traçabilité et les changements en matière de gestion de la ferme.

Bonne pratique 1 : Surveiller quotidiennement la santé des animaux et tenir des registres de santé et de production de chaque animal

  • Observez tous les animaux au moins une fois par jour. Pour les vaches en lactation, vous pouvez le faire pendant la traite. Vous devriez prêter attention à ce qui suit :
    • l'attitude et le comportement;
    • le remplissage du rumen;
    • la démarche;
    • l'état de chair;
    • la température;
    • l'interaction avec les autres bovins.
  • Assurez-vous que tous les membres du personnel qui participent à la surveillance quotidienne connaissent bien quoi évaluer sur chaque animal, connaissent les étapes à suivre lorsqu'ils soupçonnent qu'un animal a des signes de maladie, et sont conscients de l'importance de la détection précoce des maladies infectieuses.
  • Procédez à la collecte des renseignements liés à la production de chaque animal, comme sa production de lait, son historique de reproduction (nombre de gestations et de réussites, vêlage) et sa consommation d'aliments.
  • Procédez à la collecte des renseignements suivants sur chaque animal :
    • les observations notables dans le cadre de la surveillance régulière;
    • les préoccupations en matière de santé;
    • la vaccination, la vermifugation et d'autres mesures de prévention des maladies;
    • les tests et le diagnostic de maladies;
    • les traitement appliqués et leurs réponses.
  • Intégrez les données de production dans les renseignements sur la santé du registre de chaque animal.
  • Compilez tous les registres pour le troupeau en une source centrale à laquelle votre personnel, les fournisseurs de services et vous avez facilement accès (p. ex. médecin vétérinaire du troupeau, nutritionniste).

Bonne pratique 2 : Tenir à jour des registres détaillés de tous les animaux malades

  • Documentez les renseignements suivants pour chaque sujet malade :
    • les signes cliniques;
    • les observations pendant la surveillance quotidienne;
    • les tests effectués, y compris les rapports et les analyses de laboratoire;
    • les diagnostics;
    • la méthode de traitement;
    • les résultats de l'intervention (p. ex. succès, échec, répétition des traitements).
  • Incorporez ces renseignements dans le registre de santé de chaque animal.

Bonne pratique 3 : Examiner ces registres régulièrement avec le médecin vétérinaire du troupeau afin d'évaluer les tendances de maladie et l'efficacité des traitements

  • Examinez les registres régulièrement afin d'obtenir une image globale du rendement de votre troupeau.
  • Consultez votre médecin vétérinaire de troupeau si vous avez des questions ou des observations ou enregistrez les résultats d'analyse afin de déterminer l'orientation à suivre pour régler un problème précis de santé ou de production (p. ex. traitement, vaccination, réforme).
  • Utilisez ces registres lorsqu'il s'agit d'examiner et de réévaluer les stratégies de gestion, y compris votre plan de gestion de la santé des animaux et votre plan de biosécurité.

Stratégie 3 : Reconnaître la susceptibilité et maintenir la séparation

Vos bovins sont plus susceptibles à la maladie à certaines étapes de leur vie et dans certaines conditions de production. De plus, les exigences en matière d'alimentation et les pratiques d'élevage et de vaccination sont différentes d'une étape à une autre. La séparation des bovins à différentes étapes réduit la possibilité de transmission de maladies d'un groupe moins susceptible à un groupe plus susceptible et permet de cibler les efforts de gestion en fonction des besoins de chaque groupe.

Bonne pratique 1 : Séparer les bovins en fonction de l'âge et de l'étape de la production

  • Établissez des groupes de bovins à la ferme en fonction de l'âge et de la production. Les groupes suggérés sont les vaches laitières, les génisses, ainsi que les veaux avant et après le sevrage.
  • À l'aide du schéma de la ferme qui figure à la section 2, déterminez l'emplacement de chaque groupe.
  • Limitez tout contact entre chaque groupe en vous assurant qu'il y a suffisamment d'espace entre les groupes et que les voies de circulation utilisés dans les bâtiments d'élevage ne permettent aucun contact direct ou indirect.
  • Dans la mesure du possible, élevez les génisses loin du reste du troupeau et traitez ces animaux comme de nouveaux bovins lors de leur réintroduction dans le troupeau.
  • Utilisez des véhicules différents pour les bovins matures et les plus jeunes afin d'éviter de mélanger des groupes dont le degré de susceptibilité est différent.

Bonne pratique 2 : Séparer la zone de maternité et l'infirmerie

  • Aménagez des secteurs séparés pour les animaux :
    • les bovins en traitement;
    • les bovins potentiellement atteints d'une maladie (p. ex. ceux qui montrent des signes cliniques);
    • les enclos de maternité;
    • l'infirmerie des veaux .
  • Une fois de plus, à l'aide du schéma de la ferme qui figure à la section 2, identifiez l'emplacement de chaque bâtiment d'élevage.
  • Limitez tout contact direct et indirect entre ces groupes d'animaux et avec le reste du troupeau.
  • Ayez en place l'équipement requis pour les aliments, l'eau et la litière dans ce secteur.

Bonne pratique 3 : Mettre à part les veaux pré-sevrés et posséder l'équipement requis pour l'alimentation, le traitement et le nettoyage

  • Aménagez un secteur séparé pour les veaux pré-sevrés afin d'éviter les contacts avec d'autres groupes d'animaux de la ferme.
  • Ayez en place l'équipement requis pour les aliments, l'eau et la litière pour ce secteur.

Stratégie 4 : Surveiller régulièrement et enquêter sur les animaux malades ou morts

La détection précoce des maladies est très importante, puisqu'elle permet de prendre rapidement les mesures d'intervention qui conviennent. L'isolement des cas soupçonnés, les tests de diagnostic appropriés et les mesures de traitement ciblées devraient s'en suivre et la réussite est plus probable si ces étapes sont suivies de façon organisée.

Bonne pratique 1 : Isoler les bovins malades du reste du troupeau dans une infirmerie et demander conseil au médecin vétérinaire

  • Vérifiez régulièrement les bovins, à la recherche de signes de maladie afin de détecter rapidement les maladies.
  • Prenez rapidement des mesures pour l'animal malade et placez-le dans la zone d'isolement loin du reste du troupeau afin d'éviter la propagation de la maladie.
  • Aménagez une zone d'isolement, en plus de l'infirmerie, pour les bovins qui montrent des signes de maladie ou dont l'exposition à une maladie est connue.
  • Accordez l'accès au personnel assigné seulement et à leur équipement essentiel dans les zones d'isolement. Il s'agit de l'une des zones où le potentiel d'infection est le plus élevé.
  • Affichez les signes en expliquant le but de la zone d'isolement et l'interdiction d'entrée, sauf par le personnel assigné. Renforcez la signalisation en communiquant à l'ensemble du personnel.
  • Construisez la zone d'isolement avec des matériaux faciles à nettoyer et à désinfecter. Un matériau lisse et imperméable dont les joints et autres ouvertures sont réduits est moins susceptible de loger des agents pathogènes et peut être nettoyé de façon efficace.
  • Installez des mangeoires, des abreuvoirs et de l'équipement de toilettage dans la zone d'isolement qui ne sont pas utilisés pour les autres bovins.
  • Établissez des degrés d'isolement qui traitent du mode de transmission de la maladie concernée. Par exemple :
    • pour les maladies respiratoires, les bovins isolés ne devraient pas pouvoir respirer le même air circulant pour le reste du troupeau;
    • particulièrement dans les cas de DVB, les bovins isolés ne devraient pas être en mesure de toucher les bovins résidents.
  • Communiquez avec le médecin vétérinaire du troupeau en ce qui concerne les animaux malades, y compris les cas de maladie inhabituelle.
  • Observez fréquemment les bovins en isolement (au moins deux fois par jour).
  • Donnez les tâches liées aux soins et à l'alimentation des animaux isolés.
  • Éliminez régulièrement toute trace de fumier, de paille et d'autres matières qui peuvent avoir été contaminés par un animal infecté. Nettoyez les lieux en profondeur, y compris les abreuvoirs et les auges après chaque utilisation.

Bonne pratique 2 : Procéder à des tests diagnostiques (échantillon de lait, sérologie) sur les animaux malades, au besoin

  • Collaborez avec votre médecin vétérinaire de troupeau pour déterminer les tests de diagnostic qui conviennent.
  • Fournissez des échantillons à un laboratoire vétérinaire agréé, pour fins d'analyse.

Bonne pratique 3 : Élaborer un protocole afin de dépister des maladies préoccupantes (DVB, maladie de Johne)

  • En fonction des maladies préoccupantes, établissez un protocole de tests de routine pour votre troupeau.
  • Discutez des tests avec votre médecin vétérinaire de troupeau afin de déterminer ceux qui conviennent en fonction des données démographiques sur votre troupeau.
  • Établissez un plan d'intervention pour les résultats de tests anormaux. Ce plan peut comprendre ce qui suit :
    • l'isolement des animaux touchés;
    • des tests de suivi;
    • un traitement prophylactique pour les animaux non touchés (p. ex. vaccination, vermifugation).
  • Assurez-vous que tous les tests sont effectués dans un laboratoire vétérinaire agréé.

Bonne pratique 4 : Tenir à jour des protocoles de traitement en fonction des exigences du programme Lait canadien de qualité (LCQ)

  • Utilisez les modèles du programme LCQ pour l'établissement des registres de traitement.
  • Collaborez avec votre médecin vétérinaire de troupeau afin de rédiger les procédures normales d'exploitation (PNE) pour chaque état à traiter.
  • Établissez des critères qui déterminent le moment de communiquer avec votre médecin vétérinaire de troupeau pour d'autres diagnostics ou des changements liés aux PNE en matière de traitement.
  • Utilisez les « leçons apprises » lors de sujet malade afin de maximiser les chances de succès en apportant des changements qui conviennent aux régimes de traitement actuels.

Bonne pratique 5 : Élaborer une stratégie d'intervention en cas d'éclosion de maladies graves

  • Déterminez les situations de maladie qui pourraient nécessiter d'autres interventions. Par exemple :
    • toute maladie à déclaration obligatoire au niveau fédéral ou toute maladie animale exotique (MAE);
    • l'éclosion de toute maladie endémique hautement infectieuse;
    • un taux de morbidité ou de mortalité soudainement élevé dont la cause n'a pas été déterminé.
  • Établissez des données aux fins de surveillance. Lorsque ces données sont recueillies, elles peuvent permettre la tenue d'autres activités d'intervention en vue d'atténuer le risque potentiel de transmission de maladies. Par exemple :
    • une diminution importante de la production de lait;
    • une diminution de la consommation d'aliments;
    • l'observation de signes cliniques précis (p. ex. des cloques autour de la gueule).
  • Rédigez un plan d'intervention d'urgence en précisant l'ordre des mesures d'intervention qui devraient être entreprises. Ce plan devrait comprendre des mesures de biosécurité accrues.
  • Signaler tout signe de maladie soupçonnée à votre médecin vétérinaire et à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), s'il est possible qu'il s'agisse d'une maladie à déclaration obligatoire au niveau fédéral ou d'une maladie animale exotique.

Stratégie 5 : Gérer les aliments, l'eau et la litière

Les intrants à la ferme, comme les aliments, l'eau et la litière, peuvent introduire et propager des agents pathogènes. Des activités clés permettent de surveiller ces intrants à la ferme afin de s'assurer qu'ils ne contiennent aucun agent pathogène ou ne deviennent pas contaminés par des agents pathogènes, des produits chimiques ou des matières animales. L'endroit où les intrants sont achetés et la façon dont ils sont manipulés, gérés et entreposés peuvent avoir des incidences sur la santé des animaux et des humains.

Bonne pratique 1 : Assurer la traçabilité de tous les aliments du bétail qui entrent dans la ferme

  • Achetez les aliments chez les fournisseurs de bonne réputation qui maintiennent un programme d'analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) qui comprend une composante axée sur la biosécurité.
  • Tenez un journal de tous les aliments et ingrédients d'aliments reçus à la ferme.
  • Si les aliments sont produits à la ferme, soyez en mesure de répertorier tous les traitements utilisés pour vos récoltes (p. ex. pesticides, fongicides).

Bonne pratique 2 : Contrôler les conditions d'entreposage et la gestion des aliments

  • Réduisez la contamination des aliments à la ferme en les entreposant dans un endroit adéquat auquel les oiseaux, les chiens et chats, les bovins et les animaux sauvages n'ont pas accès.
  • Étiquetez tous les produits chimiques, pesticides et médicaments de façon adéquate et entreposez-les dans un secteur éloigné des aliments.
  • Aménagez des secteurs d'entreposage des aliments pour différentes classes de bovins laitiers afin d'éviter toute erreur dans les pratiques d'alimentation. Entreposez les aliments médicamenteux séparément des aliments non médicamenteux.
  • Nettoyez tous les secteurs d'entreposage (silos, bacs et hangars de marchandises) entre les lots d'aliments.
  • De façon quotidienne, nettoyez les compartiments à aliments et les mangeoires d'aliments non consommés ainsi que les autres sources de contamination et ramasser tout aliment déversé.
  • Nettoyez et désinfectez l'équipement utilisé pour la manipulation des aliments avant de l'utiliser à d'autres fins, p. ex. la manipulation du fumier.
  • S'assurer que tout l'équipement de mélange et de livraison d'aliments est nettoyé entre les livraisons et les fermes.

Bonne pratique 3 : Assurer et maintenir la qualité et la salubrité des aliments

  • Établissez un plan d'alimentation pour chaque classe de production (veaux, génisses, vaches taries, vaches en gestation et vaches laitières).
  • Analysez de façon régulière tous les aliments sur le plan du contenu nutritif recommandé afin de fournir une alimentation constante et adéquate aux bovins. Modifiez les portions, au besoin.
  • Tenez un registre des résultats d'analyses des aliments.
  • Assurez-vous que les aliments pour bovins laitiers sont conformes aux règlements fédéraux en matière de prévention de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) qui interdisent l'utilisation de matières animales dans l'alimentation des ruminants.
  • Faites la rotation des aliments afin de limiter l'altération de ceux-ci dans l'entreposage.
  • Évitez d'entreposer les refus d'aliments pendant plus de 24 heures avant de les donner afin d'éviter toute altération.
  • Donnez les refus d'aliments aux bovins dont la susceptibilité aux maladies est faible.
  • Dans la mesure du possible ou lorsque des types d'aliments à risque élevé sont utilisés, conservez un échantillon congelé de chaque lot d'aliments pendant six à neuf mois, au cas où il serait nécessaire d'analyser le lot en raison d'une contamination possible liée à un problème soupçonné dans le troupeau.
  • Examinez minutieusement les aliments du bétail sur le plan de la contamination et de l'altération avant de le donner aux animaux. Rejetez les aliments qui présentent des signes visibles de moisissure, de contamination ou d'altération, une décoloration inexpliquée ou une odeur inhabituelle.

Bonne pratique 4 : S'assurer qu'un approvisionnement suffisant en eau propre et potable est fourni, maintenu et vérifié régulièrement

  • Il est préférable d'utiliser un approvisionnement en eau provenant de la municipalité ou d'un puits de forage ou puits profond.
  • Si vous utilisez une eau de surface (étangs, ruisseaux), assurez-vous que l'eau est traitée de façon efficace en vue de détruire tout agent pathogène.
  • Faites l'entretien des unités de traitement et procédez à une vérification régulière des lieux pour en assurer l'efficacité.
  • Protégez les zones d'approvisionnement en eau (puits, étangs et ruisseaux) contre la contamination fécale et chimique.
  • Empêchez les bovins laitiers de boire dans les étangs, les marais et les ruisseaux qui peuvent facilement être contaminés par le fumier ou d'autres contaminants entraînés par le ruissellement.
  • Faites analysez l'eau tous les ans ou plus fréquemment, en cas de problème, par un laboratoire provincial ou privé de bonne réputation.
  • Tenez un registre des résultats d'analyse de l'eau ou de tout problème lié à la qualité de l'eau.
  • Assurez­-vous d'aménager un accès suffisant à la source d'eau afin que tous les bovins aient continuellement de l'eau propre, fraîche et non contaminée.
  • Installez les abreuvoirs pour que les bovins y aient accès facilement et de façon sécuritaire.
  • Assurez-vous que la conception et l'installation des abreuvoirs réduisent le risque de contamination et permettent un nettoyage facile.
  • Établissez des procédures de nettoyage régulier (chaque jour ou chaque semaine) des abreuvoirs (réservoirs, abreuvoirs, cuvettes et seaux).
  • Désinfectez les abreuvoirs au moins deux fois par année à l'aide d'un produit approuvé.
  • Aménagez un système d'écoulement adéquat dans les installations d'élevage de bovins afin de réduire l'accumulation d'eau, de fumier et d'urine.

Bonne pratique 5 : Choisir la litière qui convient pour votre entreprise afin de contrôler les mammites et de favoriser le confort des vaches

  • Utilisez la litière adéquate pour garder tous les bovins propres, à l'aise et au sec. Remplacez-la régulièrement.
  • Achetez la litière chez un fournisseur de bonne réputation qui offre un produit constamment propre, sec et sans contaminants.
  • Examinez la litière à la source ou avant pour vous assurer qu'elle ne contient aucune moisissure ni d'autres contaminants ou matières étrangères.
  • Entreposez la litière dans un endroit sec et auquel les chiens et chats, la vermine, les animaux sauvages et les ravageurs n'ont pas accès.
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