Guide général du producteur - Norme nationale de biosécurité pour les fermes avicoles
Section 3 - Gestion de l'exploitation

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3.1 Gestion des oiseaux morts et du fumier

3.1.1 Objectif - Application de procédures quotidiennes relatives aux volailles mortes, y compris celles concernant leur collecte et leur sortie de la zone de production.

Directives à l'intention des producteurs

La gestion des oiseaux morts comprend les activités ci-dessous, exécutées d'une manière biosécuritaire :

  • ramassage rapide des oiseaux morts;
  • retrait des oiseaux morts pour éviter tout contact avec l'élevage; et
  • élimination des oiseaux morts (exposition réduite de l'élevage).

Bien que les systèmes de production varient énormément, la gestion des oiseaux morts peut se faire dans le cadre d'un seul processus intégré ou d'une série de mesures, comme ce qui suit :

  • Retirer les oiseaux morts de la zone de production au moins une fois par jour - porter des gants en caoutchouc ou des gants jetables.
  • Réunir et déposer les oiseaux morts dans un façon séparé des activités de manipulation d'oiseaux ou de produits.
  • Exiger systématiquement le lavage des mains et l'utilisation d'un désinfectant après la manipulation d'oiseaux morts.
  • Fournir au personnel des instructions écrites expliquant le déroulement des mesures à prendre pour gérer les oiseaux morts.
  • Sortir les oiseaux morts de la ZAR et les placer dans des contenants couverts. Dans certains cas, les oiseaux morts peuvent être éliminés dans la ZAR par compostage ou incinération. (La section 3.1.3 fournit de plus amples renseignements à ce sujet.)
Quelques exemples de contenants acceptables :
  • seau muni d'un couvercle hermétique;
  • sac d'aliments de volaille vide;
  • sac en plastique;
  • panier muni d'un couvercle et étiqueté, placé à part et conçu spécialement pour le ramassage et le déplacement des oiseaux morts, etc.

3.1.2 Objectif - Utilisation d'un système d'entreposage des volailles mortes qui en protège l'accès à tout animal (vermines, insectes et autres) jusqu'à leur élimination finale.

Directives à l'intention des producteurs

  • Dans certains cas, les oiseaux morts sont entreposés temporairement avant leur élimination finale.
  • Entreposage des oiseaux morts :
    • Il est préférable de congeler les oiseaux morts. S'ils ne sont pas congelés, ils peuvent être entreposés mais seulement pendant une courte période.
    • La zone d'entreposage devrait être située en lieu sûr, loin de l'élevage, des aliments et des sources d'eau.
    • L'accès à la zone d'entreposage devrait être contrôlé (restreint).
    • L'entreposage se fait de manière à ce qu'aucune matière biologique ne puisse s'échapper et entrer en contact avec l'environnement, idéalement dans un contenant hermétique.
    • La zone d'entreposage devrait être exempte de parasites, rongeurs et autres vermines.
  • Les carcasses doivent être éliminées dès que possible.
  • Il faut prendre des précautions pour éviter le déversement accidentel de matières provenant des carcasses déposées dans le congélateur ou sorties du congélateur pour être envoyées au lieu d'élimination finale.
  • Les contenants utilisés pour ramasser les oiseaux morts doivent être faciles à nettoyer ou jetables.

3.1.3 Objectif - Élimination des carcasses, y compris à l'exploitation avicole (incinération, compostage et enfouissement), effectuée conformément aux lignes directrices provinciales ou municipales. Si l'on fait appel à un service d'équarrissage, le ramassage aura lieu de façon à limiter tout risque pour la biosécurité.

Directives à l'intention des producteurs

Il faut toujours respecter les règlements fédéraux, provinciaux et municipaux. Ils peuvent limiter les possibilités et l'emplacement.

  • Ne pas jeter les carcasses à proximité des aliments et sources d'eau, ni des poulaillers.
  • Respecter les mesures de biosécurité pour éliminer les carcasses.
  • Exiger que l'élimination des carcasses (peu importe la méthode) se fasse à l'extérieur de la ZAC, à l'exception du ramassage des carcasses aux fins d'équarrissage, de congélation ou de compostage dans la ZAR. (Voir les sections suivantes, « Équarrissage à l'extérieur de la ferme » et « Incinération à la ferme ».)
  • Confiner et délimiter les sites d'élimination, à l'exception de zones d'équarrissage à la ferme, par une signalisation et de la peinture.
  • Contrôler l'accès au site ou à la zone d'élimination des carcasses.

Équarrissage à l'extérieur de la ferme

  • Entreposer les carcasses destinées à l'équarrissage dans une installation protégée, puis déplacer les carcasses jusqu'au point d'accès ou à l'extérieur de la ZAC à l'arrivée du camion de ramassage. On peut également déposer les carcasses dans un contenant acceptable à l'extérieur de la ZAC pendant une courte durée en attendant le ramasseur.
  • Apporter les carcasses au camion dans des contenants scellés et étanches.
  • Nettoyer et désinfecter tous les contenants utilisés pour ramasser les oiseaux morts avant leur retour dans la ZAC et puis dans la ZAR.

Incinération à la ferme

  • Garder les incinérateurs propres et bien entretenus.
  • Veiller à ce que l'incinérateur effectue un cycle complet à chaque utilisation.
  • Ne pas dépasser la capacité maximale de l'incinérateur.
  • Ne pas installer de nouveaux incinérateurs du même côté que les entrées d'air du poulailler.

Enfouissement

  • Recouvrir les carcasses avec suffisamment de terre ou d'autres matières (selon les règlements locaux) pour empêcher les charognards d'y accéder.
  • S'assurer que l'emplacement du site d'enfouissement convient au type de sol et à la surface libre de la nappe d'eau.

Compostage

  • Les composteurs, y compris le compostage effectué dans les entrepôts de fumier, doivent être conçus et opérés de manière efficace. Le producteur doit connaître les variables qui affectent le processus de compostage et qui peuvent nécessiter des modifications, y compris la composition en éléments nutritifs, la température, le pH, le volume (charge), le placement des carcasses, les niveaux d'humidité et la nécessité de retourner les tas si on ne peut atteindre et conserver les températures voulues. (Voir Annexe J.)
  • Surveiller les températures pour vérifier l'efficacité du compostage.
  • Entretenir les composteurs de façon à éloigner les mouches, rongeurs et autres animaux.

Remarque : Dans certains cas (rares), si la taille de l'élevage, le type de production et la géographie limitent les possibilités d'élimination et que celle-ci a lieu à l'intérieur de la ZAR (par incinération ou compostage), le système d'élimination doit garantir que les oiseaux morts sont confinés et isolés de l'élevage, dans une zone contrôlée.

  1. Le système d'élimination devrait être physiquement à l'écart de l'élevage dans une pièce adjacente, ou près d'un mur ou d'une barrière. Ainsi, l'élevage n'est pas exposé aux agents pathogènes qu'on retrouve dans la poussière, les détritus, les matières biologiques, les sécrétions ou les excrétions etc., pouvant être rejetés durant le processus d'élimination.
  2. S'assurer que la taille du système d'élimination convient au type et au volume de production ainsi qu'aux taux de mortalité.
  3. Prévoir l'entreposage et/ou la disponibilité des substrats nécessaires pour le compostage.
  4. Fournir un espace suffisant pour le nettoyage et l'entreposage de l'équipement réservé à l'élimination.
  5. Prévoir des systèmes distincts pour l'élimination des oiseaux morts dans chaque ZAR.
  6. Accorder une attention particulière à la lutte antiparasitaire car les oiseaux morts attirent la vermine (mouches, rongeurs, oiseaux sauvages et charognards) qui peut transmettre des maladies au troupeau.
  7. Il faut être conscient que les systèmes d'élimination des oiseaux morts à l'intérieur de la ZAR augmentent le risque d'exposition de l'élevage aux agents pathogènes et qu'ils requièrent une gestion plus rigoureuse pour prévenir la transmission de maladies.

3.1.4 Objectif - Manipulation et entreposage du fumier de manière à éliminer le risque de transport d'agents pathogènes dans les élevages de volailles.

Directives à l'intention des producteurs

  • Toujours respecter les règlements fédéraux, provinciaux et municipaux.
  • Si le fumier est placé dans une fosse située sous la zone de production et que des oiseaux vivants sont élevés dans cette zone, la fosse fait partie de la ZAC. Il faut mettre en place des pratiques de biosécurité pour les déplacements dans la fosse (c.-à-d., changement de chaussures et de vêtements).
  • Ne jamais utiliser de fumier d'origine inconnue ou douteuse sur la ferme avicole. Éviter d'apporter du fumier sur la ferme, quelle que soit sa provenance.
Idéalement :
  • Le fumier est entreposé dans un endroit sec et sur une surface non poreuse.
  • Les zones d'entreposage du fumier sont contrôlées. On doit considérer qu'elles sont contaminées par des agents pathogènes. En limitant l'accès à ces zones, on réduit la transmission des maladies. Ces zones doivent être situées à distance des poulaillers pour empêcher que des organismes soient transmis de nouveau aux poulaillers par les personnes, l'équipement, les véhicules ou les éléments naturels.
  • Le fumier est composté avant d'être sorti de l'exploitation ou étendu dans les champs.
  • Le fumier brut ne peut être étendu directement dans les champs. Cela est particulièrement important si une flambée de maladie s'est déclarée récemment dans le poulailler.

3.2 Assainissement de l'exploitation, des bâtiments, de l'équipement et des véhicules

3.2.1 Objectif - Un programme de désinfection de l'exploitation, des bâtiments, de l'équipement et des véhicules est en place.

Directives à l'intention des producteurs

  • Les mesures de contrôle de la biosécurité de l'exploitation en ce qui a trait à l'assainissement des bâtiments, de l'équipement et des véhicules doivent être énoncées dans un ensemble de procédures écrites qui décrivent clairement ce qu'il faut faire pour s'assurer que les normes d'hygiène appropriées sont appliquées et que le risque de contamination est réduit au minimum.
  • Ces procédures doivent être appliquées en tout temps; des mesures additionnelles sont prévues en cas d'éclosion d'une maladie dans l'exploitation ou la région.
    • Il faut toujours nettoyer les surfaces avant la désinfection. La poussière, le fumier et d'autres détritus peuvent constituer une barrière entre les agents pathogènes et les désinfectants; il est donc essentiel de procéder d'abord à un nettoyage. Dans tous les cas, on augmente l'efficacité de l'opération en effectuant un lavage après un nettoyage par voie sèche.
    • N'utiliser que des désinfectants chimiques approuvés et non périmés, et respecter les mesures de dilution appropriées pour nettoyer et désinfecter les bâtiments ou poulaillers, l'équipement et les véhicules.
Idéalement :

Dans le cadre des mesures d'intervention en cas de maladie, il faut nettoyer et désinfecter tous les bâtiments, équipements et véhicules. Les processus de nettoyage s'appliquent également aux véhicules qui entrent sur les lieux.

Poulaillers

  • Les poulaillers qui ont été vidés de leur contenu doivent d'abord être nettoyés par voie sèche, puis lavés à la pression et désinfectés.
  • L'entrée des poulaillers, les antichambres, les salles d'entreposage des œufs et les autres aires de service doivent être propres et exemptes de détritus en tout temps.
  • L'extérieur des bâtiments, y compris les zones autour des ventilateurs et de leurs enclaves, doit être propre et exempt de détritus.
  • Dans les poulaillers où le plancher est en terre battue, on peut réduire le risque de transport de pathogènes à un autre élevage en empilant et en compostant la litière dans le poulailler, et en chauffant le bâtiment à 105 °F/40 °C) pendant deux jours. Il faut veiller à ce que le reste du poulailler ne soit pas souillé.
Idéalement :
  • Les surfaces intérieures du poulailler sont imperméables et peuvent être nettoyées, lavées à la pression ou à la vapeur et désinfectées. (La désinfection est essentielle dans les poulaillers qui sont nettoyés après l'éclosion d'une maladie.)
  • Il est pratiquement impossible de nettoyer ou de désinfecter des planchers en terre battue. Il faut donc éviter de prévoir ce type de plancher lors de la conception de nouveaux poulaillers.
  • Les procédures de nettoyage et de désinfection par mauvais temps sont décrites à l'Annexe D.

Équipement

  • Choisir de l'équipement qu'on pourra facilement nettoyer.
  • Tout l'équipement transporté de l'extérieur dans la ZAC doit être propre, exempt de détritus et, idéalement, désinfecté. La désinfection est essentielle si l'équipement a été en contact avec du fumier ou des oiseaux vivants, ou si des oiseaux vivants demeurent sur place.
  • L'équipement qui est transporté dans un poulailler propre et désinfecté doit être nettoyé et désinfecté au préalable.
  • L'équipement transporté d'un poulailler à l'autre à l'intérieur d'une même ZAC, ne doit présenter aucun signe de contamination visible avant d'être utilisé dans un autre poulailler.
Idéalement :
  • La majorité de l'équipement qui sert à la production n'est utilisé que dans un poulailler.
  • Les procédures de nettoyage de l'équipement et des bâtiments comprennent le nettoyage par voie sèche et le nettoyage par voie humide.
  • La désinfection est effectuée après le nettoyage par voie humide.
  • Les canalisations doivent être purgées à haute pression et désinfectées lorsque les poulaillers sont vides. On recommande de purger les canalisations sur une base régulière durant la production.
  • Les abreuvoirs ouverts installés dans les poulaillers et dans les zones de production en plein air doivent être nettoyés et désinfectés sur une base régulière, et il faut les laisser sécher avant de les réutiliser.

Véhicules

  • Il faut s'assurer que tous les véhicules qui pénètrent dans la ZAC sont visiblement propres.
  • Laver les véhicules qui ont été en contact avec de la volaille ou du fumier à l'extérieur du site avant qu'ils pénètrent dans la ZAC.
  • Désinfecter les surfaces des véhicules qui présentent des risques avant l'entrée dans une ZAC et lors de la sortie de cette zone. Les surfaces qui présentent des risques sont les roues, les cages de roues et les surfaces qui ont été en contact avec de la volaille ou du fumier.
  • Nettoyer le plancher de l'habitacle lorsque le conducteur ou les passagers se sont rendus dans d'autres sites où il y avait des volailles.
Idéalement, ou lorsqu'on a détecté la présence d'une maladie :

La procédure de nettoyage des véhicules devrait inclure ce qui suit :

  • l'enlèvement de détritus en utilisant un détergent ou un pulvérisateur d'eau à haute pression;
  • le nettoyage du plancher de l'habitacle et du volant;
  • la désinfection de toutes les surfaces extérieures des véhicules;
  • la désinfection des cages de roues et des pneus avant d'entrer dans la ZAC et avant d'en sortir;
  • un temps de contact approprié avec le désinfectant;
  • l'enlèvement des détritus dans l'aire de lavage des véhicules (plate-forme cimentée ou autre surface dure) et la désinfection de cette aire entre chaque lavage de véhicule; et
  • la collecte et le confinement de l'eau de lavage et des détritus, conformément aux règlements locaux ou provinciaux.

3.3 Entretien des installations

3.3.1 Objectif - Un programme d'entretien des installations est en place.

Directives à l'intention des producteurs

Il faut veiller à l'entretien des zones de production de volaille et au bon fonctionnement de l'équipement pour favoriser le maintien de la santé des volailles et faciliter le nettoyage.

  • S'assurer que la ventilation, les systèmes de distribution d'aliments pour volaille et de distribution d'eau fonctionnent adéquatement.
  • Couvrir les contenants d'aliments pour volaille et les maintenir en bon état.
  • Garder les zones d'entreposage en bon état.
  • S'assurer que les murs, le toit et les portes des poulaillers sont en bon état.
  • Aménager, entretenir et gérer les lieux de manière à éviter que des parasites s'y nourrissent, s'y abritent ou y aient accès.
  • Empêcher que des oiseaux ou animaux sauvages pénètrent dans le poulailler et les tenir à l'écart des aires de production en plein air. Accorder une attention particulière aux fenêtres, portes, tuyaux, murs, greniers, tuyaux de ventilation, orifices d'entrée, ventilateurs, etc.

3.4 Gestion de l'eau, des aliments pour volaille et de la litière

3.4.1 Objectif - Application d'un programme de gestion de l'eau pour faire en sorte que l'eau soit potable et conforme aux lignes directrices locales sur la consommation par la volaille.

Directives à l'intention des producteurs

Source d'approvisionnement en eau
  • L'eau fournie à la volaille doit respecter les lignes directrices locales sur la consommation par la volaille.
    • Il faut que l'on estime que les réseaux municipaux d'approvisionnement respectent cette exigence.
    • L'eau provenant d'autres sources doit être analysée sur une base annuelle pour déterminer la présence de bactéries et d'autres contaminants.
    • Il pourrait être nécessaire d'effectuer des analyses plus fréquentes s'il a été établi, lors d'une analyse précédente, que l'eau n'était pas conforme aux lignes directrices, ou encore si un vétérinaire ou la municipalité le recommande.
Stockage de l'eau

Si l'eau est stockée avant d'être consommée par la volaille ou entre les entrées des volailles :

  • couvrir le contenant pour éviter la contamination;
  • s'assurer que l'eau a été traitée de manière adéquate; et
  • démontrer que l'eau est conforme aux lignes directrices minimales relatives à la consommation par la volaille, selon les recommandations des autorités locales, en procédant à des analyses en laboratoire tous les ans.
Distribution de l'eau
  • Veiller à ce que les systèmes de distribution de l'eau soient propres en procédant à une purge, au détartrage et à la désinfection des conduites et des abreuvoirs sur une base régulière.
  • Installer et entretenir les abreuvoirs de manière à prévenir la contamination de l'eau au point d'accès (c.-à-d. éviter la contamination par la litière ou les aliments de volaille).
Traitement de l'eau
  • En cas de doute sur la qualité de la source d'approvisionnement ou par mesure de prévention, on peut installer des systèmes de traitement de l'eau.
  • Les sources d'eau de surface posent un risque sensiblement plus élevé d'introduction d'organismes et de substances infectieuses; c'est pourquoi il n'est pas recommandé de les utiliser, à moins de disposer d'un système de traitement.
  • Lorsqu'on utilise un système de traitement, il faut veiller à ce qu'il soit bien entretenu et à ce que les produits chimiques soient utilisés selon les directives. L'utilisation de produits chimiques doit être surveillée et consignée dans un registre.

3.4.2 Objectif - Obtention et entreposage des aliments de manière à limiter le risque de contamination par les agents pathogènes.

Directives à l'intention des producteurs

Obtention des aliments
  • Acheter des aliments finis auprès d'une source qui peut attester de leur salubrité, par exemple, un fournisseur qui utilise un système d'analyse des dangers et maîtrise des points critiques (HACCP) ou applique le programme ProQualitéMC.
  • Communiquer aux fournisseurs les procédures de biosécurité des installations et s'assurer qu'ils s'y conformeront.
  • Dans la mesure du possible, contrôler la qualité des aliments et vérifier la présence d'organismes nuisibles lors de la livraison. Il est également indiqué de conserver des échantillons d'aliments; ainsi, en cas de problème sanitaire, ils pourront être analysés.
  • Faire la rotation des stocks d'aliments de manière à écouler d'abord les stocks les plus anciens.
  • Éviter de transporter les aliments d'une ferme à l'autre.
  • Prendre les mesures de biosécurité nécessaires lors du transport des aliments d'un lieu à un autre. Seuls les aliments se trouvant dans le silo d'aliments doivent être stockés ou transportés à l'extérieur de la ferme. (Jeter tout aliment pour volaille qui se trouve dans la zone d'accès restreint [c.-à-d., les mangeoires]). Les mesures de biosécurité suivantes peuvent également être prises : examen des aliments pour volaille pour déterminer la présence de contaminants (moisissure, organismes nuisibles, fumier, matières fécales), etc.), examen des véhicules de transport, et lavage et désinfection des personnes.
Stockage des aliments pour volaille
  • Stocker les aliments pour volaille dans un endroit sec, propre et sécuritaire, à l'abri des oiseaux et animaux sauvages.
  • Couvrir les contenants d'aliments pour volaille.
  • Fermer les systèmes de distribution.
  • Vider les systèmes de distribution, les mangeoires, les pièces de raccordement et les trémies lors du vide sanitaire.
  • Inspecter régulièrement la nourriture pour déterminer la présence de moisissures ou d'organismes nuisibles ou vérifier s'il y a débordement.
  • En cas de débordement, nettoyer rapidement et jeter les aliments pour volaille.

3.4.3 Objectif - La litière est reçue et entreposée de manière à réduire le plus possible les risques de contamination par des agents pathogènes.

Directives à l'intention des producteurs

  • Communiquer aux fournisseurs de litière les procédures de biosécurité des installations et s'assurer qu'ils s'y conformeront.
  • Dans la mesure du possible, inspecter la litière au moment de la livraison pour s'assurer qu'elle n'est pas infestée et qu'elle est intacte; garder au sec avant l'utilisation.
Idéalement :

La litière doit être entreposée dans un endroit à l'épreuve de l'eau et des organismes nuisibles.

3.5 Programme de lutte antiparasitaire

3.5.1 Objectif - Application d'un programme de lutte intégrée.

Directives à l'intention des producteurs

La mise en œuvre d'un programme de lutte intégrée efficace permettra de réduire au minimum la présence d'organismes nuisibles comme les insectes, les rongeurs et les oiseaux sauvages.

Mesures générales de lutte contre les organismes nuisibles :
  • éviter de les attirer;
  • empêcher l'accès (sceller les points d'entrée);
  • les exterminer (au moyen d'appâts ou de pièges); et
  • contrôler l'efficacité et apporter les correctifs nécessaires.

Ces mesures devraient s'accompagner d'activités appropriées de réduction et de suivi continu de la présence d'organismes nuisibles, d'un plan d'intervention en cas de détection d'un plus grand nombre d'organismes nuisibles, et de la consignation des mesures de lutte qui ont été prises contre ceux-ci, c'est-à-dire :

  • S'assurer que la ZAC est exempte de détritus qui pourraient servir d'abri aux organismes nuisibles.
  • Réduire ou éliminer tout élément qui peut servir d'abri, d'aire de reproduction ou de repos, de site de nidification ou de source d'alimentation aux rongeurs et aux oiseaux sauvages, par exemple :
    • eaux stagnantes à proximité;
    • nourriture renversée;
    • site de stockage du fumier à proximité;
    • système d'entreposage des volailles mortes non scellé;
    • compost non confiné; et
    • toute accumulation de détritus ou de haute végétation.
  • Exclure les prédateurs et les animaux de compagnie de la ZAR.
Mesures visant spécifiquement les rongeurs
  • Délimiter une zone de 1 m de largeur (3 pieds) - une bande de schiste argileux, de gravier, de terre ou de végétation de très petite taille - autour de chaque poulailler afin de le rendre inaccessible aux rongeurs. Garder la zone exempte de détritus.
  • Dans la mesure du possible, délimiter une zone additionnelle de 3,5 m (12 pieds) à l'extérieur de la bande tampon, exempte de détritus et de végétation haute.
  • Placer les appâts et les pièges le long des murs près des points d'entrée dans le périmètre du poulailler et à l'intérieur de la zone de service.
  • Remplacer régulièrement les appâts, selon les directives du fabricant.
  • Les rodenticides doivent être approuvés, utilisés selon les directives et gardés hors d'atteinte des volailles.
Mesures visant spécifiquement les insectes
  • Placer les pièges à insectes ou les électrocuteurs aux points d'entrée des insectes et dans toute autre zone où ils sont nécessaires.
  • Remplacer régulièrement les produits et appareils de lutte contre les insectes, selon les directives du fabricant.
  • S'assurer que les insecticides peuvent être utilisés sans danger à proximité de la volaille.
Mesures s'appliquant spécifiquement à la production en plein air
  • Garder la zone exempte de détritus qui pourraient abriter les ravageurs.
  • Dans la mesure du possible, utiliser des mangeoires et des abreuvoirs fermés. Déplacer régulièrement les mangeoires et les abreuvoirs.
  • Prévoir un espace couvert suffisamment grand pour loger toute la volaille au besoin (« mesures de biosécurité améliorée »).
Idéalement :

L'endroit est suffisamment grand pour abriter les volailles, aménagé de manière à éviter la chute d'excréments et inaccessible aux petits oiseaux et aux rongeurs. Il peut s'agir d'un bâtiment avec toit et murs solides, mais des structures faites de grillage métallique, de filet coupe-vent et de bâche peuvent aussi être efficaces.

  • Pour éloigner les prédateurs, on peut installer des clôtures ou utiliser des dispositifs de dissuasion ou des pièges (conformément aux lignes directrices provinciales).
Idéalement :
  • Installer les clôtures de manière que les prédateurs ne puissent creuser sous la structure ou passer par-dessus.
  • S'assurer que le maillage de la clôture empêche les prédateurs de passer à travers.
  • Certains prédateurs peuvent être plus nuisibles dans certaines régions ou certains types d'élevage, en fonction de la géographie, du climat et de la structure des bâtiments.
  • D'autres organismes nuisibles qui ne sont pas mentionnés ici pourraient nécessiter des mesures visant à assurer une biosécurité adéquate.

3.5.2 Objectif - Élimination efficace et sécuritaire des ordures.

Directives à l'intention des producteurs

  • Utiliser des contenants à ordures munis de couvercles hermétiques et placer un sac de plastique à l'intérieur pour minimiser les odeurs (qui attirent les ravageurs et les prédateurs) et pour aider à garder les contenants propres.
  • Aux points d'accès à la ZAR, prévoir des contenants à ordures pour les vêtements et les couvre-chaussures jetables.
  • Garder le local d'entreposage des ordures propre et bien rangé pour éviter d'attirer les insectes, les rongeurs et les charognards.
  • Les sites d'entreposage à long terme des ordures devraient se trouver à l'extérieur de la ZAC.
  • Éliminer régulièrement les déchets et les ordures ménagères, conformément aux règlements provinciaux et municipaux.

3.6 Programme de biosécurité et formation

3.6.1 Objectif - Toutes les personnes travaillant sur les lieux sont informées de la raison d'être et de l'importance de la biosécurité et des protocoles s'y rapportant.

Directives à l'intention des producteurs

  • Les propriétaires ou les éleveurs de volailles doivent s'assurer que tous les membres de leur famille et tous les autres travailleurs ont reçu une formation adéquate et comprennent le processus de biosécurité globale, et non seulement les mesures qui s'appliquent à leurs tâches.
  • Une personne adéquatement formée intégrera naturellement les mesures de biosécurité à ses activités et pourra proposer des améliorations aux procédures. Il est également important de s'assurer que les entrepreneurs et les visiteurs se conforment aux mesures de contrôle.
  • La Norme et le présent Guide peuvent être utilisés comme documents de référence dans le cadre de la formation. Des cours de vulgarisation peuvent être offerts par les provinces et des ateliers et séminaires peuvent être organisés par l'industrie avicole.
  • Il faut tenir un dossier de formation pour chaque employé.
Voici des exemples de formation :
  • participation à des séminaires ou à des ateliers;
  • travail supervisé;
  • examen des instructions écrites ou des procédures opérationnelles normalisées (PON) - voir l'Objectif 3.6.2;
  • formation basée sur la Norme et le présent Guide; et
  • qualification officielle.
Voici quelques exemples de dossiers :
  • titre et/ou certificat de participation aux séminaires, ateliers ou cours;
  • dossiers de formation, incluant les détails de la formation et les dates; et
  • attestation signée par chaque membre du personnel indiquant qu'il a lu et compris les PON.

3.6.2 Objectif - Toutes les personnes qui travaillent sur les lieux ont examiné les instructions sur la biosécurité, selon les tâches qui leur sont attribuées.

Directives à l'intention des producteurs

Élaboration de procédures opérationnelles normalisées

Des instructions écrites ou des PON aident les gens à comprendre les tâches qui leur sont confiées. Ces documents expliquent chaque étape des tâches à accomplir.

  • Les PON relatives à la gestion de la santé des oiseaux devraient être élaborés avec l'aide d'un vétérinaire.
Par exemple :

Les PON relatives à la manipulation et à l'élimination des oiseaux morts devraient préciser :

  • les heures de collecte des oiseaux morts chaque jour;
  • les procédures de manipulation des oiseaux morts, y compris la désinfection des mains;
  • les procédures de transfert des oiseaux morts de la ZAR vers le site d'entreposage ou d'élimination;
  • les procédures d'enlèvement des oiseaux en vue de leur élimination à l'extérieur du site; et
  • les procédures de compostage, y compris la lutte contre les ravageurs, la durée de l'entreposage au site de compostage et la température du site (si le compostage est la méthode d'élimination utilisée).
Examen des PON avec le personnel
  • Passer en revue les instructions écrites tous les ans pour mettre à jour les connaissances du personnel et rappeler l'importance du contrôle de la qualité et de l'amélioration continue.
  • Fournir une copie des PON à tous les employés ou leur donner accès au document.
  • Passer en revue les PON avant l'entrée en fonction de nouveaux employés.
  • Lors de l'entrée en fonction, revoir les PON et répondre aux questions de l'employé.
  • Afficher les PON et les explications connexes à l'entrée de la ZAR ou dans les salles de pause du personnel.
  • Informer le personnel des modifications apportées aux PON.
Idéalement :
  • On revoit les PON tous les ans pour s'assurer qu'elles sont toujours pertinentes et claires.
  • Il existe des PON sur les sujets suivants, entre autres :
    • accès à la ZAC et à la ZAR;
    • déplacements entre les poulaillers;
    • nettoyage et désinfection;
    • nettoyage et désinfection des véhicules et de l'équipement;
    • programme de lutte antiparasitaire;
    • surveillance de la santé des oiseaux et mesures d'intervention;
    • gestion des oiseaux morts;
    • élimination des oiseaux morts;
    • gestion du fumier; et
    • mise en quarantaine volontaire (Annexe C).
Date de modification :