Fiche de renseignements - Modification du programme de lutte contre l'anaplasmose

Quelles sont les modifications apportées?

À compter du 1er avril 2014, l'anaplasmose sera retirée de la liste des maladies à déclaration obligatoire et sera placée sur la liste des maladies à notification immédiate. Cette modification signifie que :

  • seuls les laboratoires seront tenus de signaler à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) les cas soupçonnés ou confirmés;
  • l'ACIA n'interviendra plus dans les cas d'anaplasmose;
  • l'ACIA n'exercera de surveillance de l'anaplasmose pour vérifier le statut du Canada relativement à cette maladie.

Pourquoi ces modifications sont-elles apportées?

L'ACIA examine régulièrement ses politiques et ses procédures afin de déterminer ce qui donne les résultats voulus et ce qu'il faut améliorer. Les modifications apportées permettront à l'ACIA d'accorder davantage de ressources aux maladies émergentes et aux pandémies.

Pourquoi l'ACIA a-t-elle pris cette décision?

La décision de retirer l'anaplasmose de la liste des maladies à déclaration obligatoire au Canada repose sur une évaluation scientifique et reflète le fait que l'anaplasmose est établie aux États-Unis. Il y a une forte probabilité que l'anaplasmose se propage au Canada depuis les États-Unis, et, le cas échéant, la poursuite des mesures d'éradication de cette maladie du Canada pourrait ne pas être possible.

Cette décision peut-elle avoir une incidence sur la santé humaine?

Non. La maladie n'entraîne aucun risque pour la santé humaine.

Une maladie humaine, l'ehrlichiose granulocytaire humaine, a été renommée anaplasmose humaine en 2003, mais cette maladie est causée par un microorganisme différent.

Cette décision aura-t-elle une incidence commerciale?

Non. L'on ne s'attend pas à ce que cette décision ait une incidence sur le commerce des animaux d'élevage canadiens et des produits qui en sont dérivés.

Comment l'anaplasmose sera-t-elle gérée dans le futur?

Les laboratoires devront communiquer avec l'ACIA s'ils soupçonnent ou diagnostiquent la maladie. Ainsi, l'ACIA pourra continuer de répondre aux obligations de déclaration annuelle de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

L'ACIA continuera-t-elle d'intervenir dans les cas d'anaplasmose avant l'entrée en vigueur des modifications?

Oui. L'ACIA continuera d'intervenir dans les cas d'anaplasmose jusqu'au 31 mars 2014. Cependant, une approche de transition prévoyant des activités d'intervention réduites a été mise en place en prévision de la fin du programme.

Dans le cadre de cette approche de transition, l'ACIA continuera d'intervenir dans les cas d'anaplasmose en testant les troupeaux infectés et en menant un traçage en aval au cours d'enquêtes en cas de maladies. L'ACIA continuera d'informer les producteurs dont les animaux pourraient s'être trouvés à proximité immédiate d'un troupeau infecté. Toutefois, à partir de maintenant, l'ACIA :

  • ne testera plus les animaux sensibles se trouvant dans les environs d'un troupeau infecté;
  • ne testera plus les animaux sensibles pouvant avoir été en contact avec le troupeau infecté.

Les producteurs devraient discuter d'un dépistage avec leur vétérinaire si leurs animaux se sont trouvés ou se trouvent à proximité immédiate d'un animal ou d'un troupeau infecté.

L'ACIA travaille actuellement avec les laboratoires provinciaux à améliorer leur capacité de dépistage de l'anaplasmose, de sorte que les vétérinaires de pratique privée puissent envoyer à ces laboratoires des échantillons pour analyse. Une liste des laboratoires actuellement accrédités par l'ACIA pour le dépistage de l'anaplasmose est fournie sur demande.

Les producteurs devraient être à l'affût des signes de l'anaplasmose chez leurs animaux et communiquer avec leur vétérinaire s'ils soupçonnent l'infection dans leur troupeau.

Que peuvent faire les producteurs pour réduire le risque d'anaplasmose?

Les producteurs continueront de jouer un rôle important en gardant leurs animaux en bonne santé. Nous les encourageons à discuter avec leur vétérinaire de la prévention des maladies à la ferme.

Les pratiques de gestion collectivement appelées « pratiques de biosécurité à la ferme » peuvent aussi offrir une protection contre la maladie.

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