Évaluation préliminaire du risque que pose le nouveau virus de la grippe H7N9 décelé en Chine pour les animaux canadiens
Avril 2013
Sommaire
On a réalisé une évaluation préliminaire afin de déterminer le risque d’introduction au Canada de la nouvelle souche H7N9 du virus de la grippe aviaire ainsi que le risque d’exposition des animaux canadiens à ce virus. L’évaluation, qui a été réalisée conformément à l’approche recommandée par l’Organisation mondiale de la santé animale, est fondée sur les données disponibles actuellement et tient compte des facteurs d’incertitude. L’évaluation des risques sera mise à jour, au besoin, à mesure qu’on en apprend davantage au sujet de ce virus H7N9. Les risques pour la santé humaine et la santé publique n’ont pas été pris en compte dans le cadre de l’évaluation.
Pour le moment, les cas d’infection à ce nouveau virus n’ont été détectés qu’en Chine. Il s’agit d’une nouvelle souche du virus de la grippe. Par conséquent, les connaissances relatives à l’épidémiologie du virus chez les populations humaines et animales sont limitées. Jusqu’à maintenant, les éléments de preuve indiquent fortement que le comportement et les conséquences du nouveau virus H7N9 chez la volaille ne diffèrent pas de ceux que l’on observe pour d’autres virus de la grippe A communs chez la population animale à l’échelle mondiale. Selon les résultats de séquençage, ce nouveau virus H7N9 est d’origine aviaire. Toutefois, la volaille ne semble pas présenter de signes cliniques graves.
Dans le cadre de l’évaluation préliminaire, on a pris en compte les éléments suivants : les mesures de contrôle à l’importation en place, la faible ampleur du mélange entre les oiseaux migrateurs sauvages de la Chine et du Canada, la séparation distincte des lignées de virus entre les continents, l’absence de preuves de la transmission efficace par les humains ainsi que la nature indirecte de la transmission mécanique. L’évaluation de l’exposition portait sur le système nord‑américain de production de la volaille, la volaille en liberté, les fermes familiales ou les élevages non commerciaux situés près d’oiseaux sauvages ou dans des marchés d’animaux vivants ainsi que d’autres mammifères sensibles.
On effectue l’estimation des risques en intégrant les résultats de l’évaluation des points d’entrée, de l’exposition et des conséquences. En se fondant sur les renseignements connus et disponibles à l’heure actuelle, on estime de façon préliminaire que les risques posés par le nouveau virus de la grippe H7N9 décelé en Chine pour les animaux canadiens sont négligeables à très faibles.
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