La peste équine est une maladie transmise par les insectes. Elle s'attaque aux chevaux et aux espèces apparentées, comme les mules, les ânes et les zèbres, mais elle touche plus durement les chevaux.
La peste équine est causée par un virus qui se présente sous forme de neuf souches différentes qui sont toutes pathogènes.
La maladie se caractérise par de la fièvre et des troubles du système respiratoire et/ou circulatoire. Elle peut s'avérer plus ou moins grave, se manifestant par une faible fièvre ou provoquant la mort subite de l'animal. Elle peut survenir soudainement et s'avérer fatale.
Non. Rien ne démontre que cette maladie pose un risque pour les humains.
Les signes cliniques apparaissent habituellement cinq à sept jours après l'infection, les premiers symptômes étant une fièvre suivie d'une rougeur à la face interne des paupières.
La maladie peut ensuite progresser vers l'une des formes suivantes :
Forme pulmonaire : apparition soudaine de fièvre suivie d'une détresse respiratoire aiguë, de toux, de sudation et de formation d'écume dans les naseaux. L'animal meurt rapidement.
Forme cardiaque : La fièvre dure de trois à six jours. On observe une enflure de la tête et du cou due à un œdème sous-cutané. L'animal s'agite et souffre de douleurs abdominales et d'apathie. Il peut mourir d'une insuffisance cardiaque. Si la maladie n'entraîne pas la mort, l'enflure diminuera progressivement en trois à huit jours.
Forme mixte : Il s'agit d'un mélange des formes pulmonaire et cardiaque. Elle n'est habituellement diagnostiquée qu'après la mort de l'animal.
Forme bénigne (fièvre de la peste équine) : Cette forme, la plus bénigne, passe souvent inaperçue. L'animal est pris d'une fièvre dont l'intensité varie, sans manifestation d'autres signes cliniques. L'animal récupère souvent au bout d'un ou deux jours.
La peste équine est aussi appelée peste équine africaine et comme ce nom l'indique, elle est endémique dans les régions tropicales centrales de l'Afrique. Elle s'étend parfois jusqu'en Égypte, au Moyen-Orient et dans le sud de la péninsule d'Arabie.
La peste équine n'a jamais été détectée au Canada.
Cette maladie ne se transmet pas directement d'un cheval à un autre. Elle est propagée principalement par les insectes, incluant de petits insectes comme les moucherons ou les brûlots. Les insectes deviennent porteurs du virus après avoir piqué un cheval infecté.
La peste équine est fréquente en Afrique à la fin de l'été et au début de l'automne, quand les conditions météorologiques favorisent la reproduction des insectes.
Le virus ne peut survivre sans cycles de transmission continue entre ses hôtes (les chevaux et les insectes). Il ne survit pas à l'extérieur de l'hôte.
Les chiens peuvent aussi être infectés après avoir mangé de la viande de cheval infectée. Toutefois, ils ne semblent pas pouvoir transmettre la maladie.
Le diagnostic repose sur les signes cliniques et sur les lésions. L'un des symptômes typiques est l'enflure au niveau du creux au dessus des yeux de l'animal.
Il faut tenir compte des antécédents de l'animal, notamment de son exposition à des chevaux récemment importés et aux populations d'insectes. Toutefois, seules les analyses de laboratoire permettent de confirmer le diagnostic.
Il n'existe pas de traitement précis contre cette maladie. On a régulièrement recours à des vaccins pour la combattre dans les pays où le virus est indigène.
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) réglemente rigoureusement l'importation des animaux et des produits animaux provenant de pays où sévit cette maladie. Ses inspecteurs et ceux de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) appliquent ces exigences réglementaires aux points d'entrée au pays.
La peste équine est une maladie à déclaration obligatoire en vertu du Loi sur la santé des animaux, et tous les cas doivent être déclarés à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).
La stratégie d'intervention d'urgence du Canada face à une éclosion de la peste équine consisterait à :
Pour enrayer la peste équine, l'Agence appliquerait sa politique « d'abattage sanitaire » incluant :
Dans certains cas, la maladie n'est détectée que lorsque le virus s'est propagé dans les populations des insectes vecteurs. Dans ce cas, la stratégie zoosanitaire peut être modifiée pour inclure la vaccination des animaux le plus à risque.
Les propriétaires dont les animaux ont été détruits peuvent être indemnisés.