Génétique caprine et tremblante

Le génotypage de la sensibilité à la tremblante, qui vise à dépister une sensibilité à l'infection par la tremblante est un outil reconnu internationalement dans les programmes de lutte contre la maladie de nombreux pays, dont le Programme national d'éradication de la tremblante du Canada. Actuellement, les études sur la génétique de la chèvre et sa sensibilité à la tremblante sont limitées et elles manquent de clarté. Il en résulte que le génotypage des chèvres pour déterminer leur sensibilité à l'infection par la tremblante n'est pas utilisé comme mesure de lutte contre la maladie sur la scène internationale; ce génotypage n'est pas non plus utilisé comme outil dans le Programme national d'éradication de la tremblante du Canada.

Qu'est-ce que le génotypage?

Le génotype est l'ensemble des gènes d'un individu. Comme tous les mammifères, la chèvre reçoit un allèle de chacun des gènes de sa mère (femelle) et de son père (mâle). Les allèles sont les différentes versions d'un gène. Le génotypage de la sensibilité à la tremblante est régulièrement utilisé chez le mouton et il fait référence à des analyses qui révèlent les allèles spécifiques hérités du gène du prion des animaux qui rendent un individu plus ou moins sensible à la tremblante.

Que savons-nous du génotypage de la sensibilité à la tremblante chez la chèvre?

La recherche internationale se penche actuellement sur les génotypes de la chèvre et sa sensibilité à la tremblante. Il n'y a pour l'instant pas de consensus international sur ce qui constitue un génotype résistant chez la chèvre. Dans la littérature, de multiples variations du gène du prion de la chèvre ont été associées à divers degrés de résistance à la tremblante selon l'espèce de chèvre, sa région d'origine et l'étude de l'individu. On a rapporté des effets protecteurs contre la tremblante variables pour les allèles S127, M142, S146, D146, H154, Q211 et K222 chez la chèvre. Une recherche a également été faite sur une petite population de chèvres au Canada pour déterminer si certains génotypes étaient associés aux chèvres infectées par la tremblante ou indemnes de la maladie. Il est encore trop tôt pour appliquer les résultats de cette recherche à tous les troupeaux et à toutes les espèces au Canada, surtout si l'on tient compte des différents résultats des diverses études publiées sur la génétique de la chèvre dans le monde. Des recherches plus approfondies sur les génotypes potentiellement résistants et sur la composition génétique de la population canadienne de chèvres seront nécessaires.

Le génotypage de la sensibilité à la tremblante est-il utilisé dans le Programme national d'éradication de la tremblante?

Il est important de comprendre que le génotypage de la sensibilité à la tremblante n'est pas un test de dépistage de la maladie. Chez le mouton, c'est un outil utilisé par l'ACIA lorsque des mesures de lutte contre la maladie sont prises dans un troupeau infecté afin de minimiser le nombre de moutons qui feront l'objet d'une ordonnance de destruction. Actuellement, les recherches sur la génétique de la chèvre canadienne et sa résistance potentielle à la tremblante n'ont pas livré suffisamment de résultats pour que le génotypage de la chèvre puisse servir d'outil lorsque des mesures de lutte contre la maladie sont prises par l'ACIA. Pour l'instant, cette dernière continue à contribuer à la recherche et à évaluer les nouvelles données s'appliquant à la tremblante chez la chèvre et, lorsque c'est possible, à transférer les nouvelles connaissances au Programme national d'éradication de la tremblante.

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