La tuberculose est une maladie contagieuse causée par une infection des ganglions lymphatiques qui se propage à d'autres organes comme les poumons. Cette maladie frappe pratiquement tous les mammifères et, avant l'adoption de mesures de lutte, il s'agissait de l'une des maladies graves de l'homme et des animaux domestiques. La tuberculose bovine est l'une des formes de tuberculose les plus infectieuses.
Une autre forme de tuberculose, dénommée tuberculose aviaire, a également été signalée chez des bovins, des porcs et quelques autres animaux, mais habituellement, elle frappe uniquement les oiseaux.
Les animaux malades peuvent montrer des symptômes de nature générale comme des faiblesses, une perte d'appétit et de poids et une fièvre irrégulière.
Des lésions suspectes peuvent être révélées lors du dépeçage d'une proie sur le terrain. Les organes ou la cavité corporelle des animaux malades peuvent présenter des lésions tuberculeuses. Les lésions sont difficiles à détecter aux premières étapes de la maladie. Toutefois, lorsque la maladie est plus avancée, des nodules ou des tumeurs peuvent être détectées dans les poumons et les ganglions lymphatiques associés, ainsi que les ganglions lymphatiques de la tête et du tractus intestinal.
La tuberculose bovine peut être transmise à des bovins par d'autres animaux d'élevage, des bisons et toutes les espèces de cerfs dans certaines conditions. Toutefois, les bovins sont l'hôte habituel de la bactérie.
Le moyen le plus courant est la transmission par l'air. Les animaux infectés exhalent les bactéries en respirant, en toussant ou en éternuant. Les animaux risquent davantage de s'infecter mutuellement lorsqu'ils partagent la même aire d'abreuvement et d'alimentation.
La tuberculose bovine n'est pas une maladie d'origine naturelle chez les animaux sauvages. On pense qu'elle a été introduite chez les populations de faune sauvage par contact avec des animaux domestiques. Même si on sait que les troupeaux sauvages peuvent être infectés par la tuberculose, les résultats d'enquêtes auprès des chasseurs du Manitoba et de l'Alberta, ainsi que la capture d'animaux sauvages en vue d'usages domestiques et zoologiques et leur épreuve, laissent voir que la maladie reste peu fréquente chez les animaux sauvages du Canada.
La responsabilité de la lutte contre la maladie incombe l'organisation à laquelle la loi conféré à la responsabilité des espèces de faune sauvage. Par conséquent, c'est Parcs Canada que revient la responsabilité des animaux des parcs nationaux. Par ailleurs, les animaux qui errent librement ou sont sur des terres provinciales publiques sont sous la responsabilité des provinces. L'ACIA n'exécute pas de programme spécial pour lutter contre les maladies chez les populations de faune sauvage, mais elle peut fournir aux organisations responsables des populations sauvages des renseignements, des conseils et un appui scientifique, ainsi que mener des analyses de laboratoire.
Il faut se rendre compte que les mesures que l'on peut prendre comportent certaines restrictions. Dans certains parcs nationaux, on a érigé des clôtures pour atténuer le risque que des animaux sauvages ne quittent le parc. Les éleveurs ou exploitants de ranchs peuvent également ériger des clôtures autour de leurs bottes et meules de foin pour empêcher la faune d'y avoir accès et prévenir les contacts avec le bétail domestique. On peut également envisager un dépeuplement étroitement ciblé.
On a également tenté d'établir des zones tampons pour lutter contre des foyers de maladie, mais cette méthode s'est révélée être peu efficace.
Il est peu probable que quiconque puisse être infecté en dépeçant une proie sur le terrain ou en consommant de la viande d'un animal atteint de tuberculose bovine. Toutefois, les chasseurs devraient appliquer des précautions sanitaires, et notamment se laver après avoir dépecé un animal sur le terrain. Les chasseurs qui soupçonnent que leur proie est infectée devraient communiquer avec l'organisme provincial ou fédéral responsable.
Comme mesure de précaution, les bovins, les bisons les wapitis et les cerfs subissent des épreuves de dépistage de la tuberculose. Si le bétail montre une réaction positive à l'épreuve, il est condamné à être détruit et des tissus sont prélevés pour examen en laboratoire.
Le Canada applique un programme rigoureux d'épreuves et d'éradication chez les animaux domestiques. Comme la tuberculose peut avoir une longue période d'incubation et que les épreuves ne révèlent pas toujours sa présence, la réglementation exige que tous les animaux infectés ainsi que tous les animaux sensibles qui sont exposés à la maladie soient détruits.
Il se peut qu'une indemnité soit versée pour les animaux d'élevage condamnés à être détruits en vertu des dispositions de la Loi sur la santé des animaux. Une indemnité est également accordée pour les frais de disposition, de transport et d'abattage demandés par l'abattoir.