Chaptire 12 - Maladies animales exotiques
12.1 Importance de ces maladies et rôle du vétérinaire praticien

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Ce module décrit l'importance des maladies animales exotiques (MAE) et le rôle du vétérinaire praticien face à une éventuelle introduction d'une telle maladie. Avec l'augmentation des déplacements internationaux de la population, des animaux et des sous-produits animaux le statut sanitaire du cheptel canadien est plus exposé au risque d'introduction d'une MAE. Pour plus d'information sur les Maladies animales exotiques, voir aussi le site Internet de l'ACIA.

Importance des maladies animales exotiques

1. Le Canada est l'un des quelques pays encore indemnes d'un certain nombre d'épizooties graves. Pour l'ACIA, il est de toute première importance que les maladies animales exotiques, et surtout celles qui, comme la fièvre aphteuse, se propagent rapidement, soient reconnues et éradiquées dans les plus brefs délais si elles sont introduites au Canada. Les conséquences que peut avoir une maladie animale exotique dépendent de l'étendue et de la nature du foyer et peuvent être considérablement limitées si l'on prend promptement les mesures nécessaires pour identifier la maladie et restreindre sa propagation et pour l'éliminer.

Rôle du vétérinaire praticien

2. Si une maladie animale exotique vient à être introduite au Canada, les vétérinaires praticiens seront probablement les premiers à l'observer et à la reconnaître. En reconnaissant rapidement une nouvelle maladie, il se pourrait que les vétérinaires l'empêchent de se propager à grande échelle et évitent ainsi à la population canadienne des coûts considérables.

3. Pour l'ACIA, les maladies animales exotiques à surveiller sont celles qui auraient de lourdes conséquences économiques au Canada, principalement des pertes qu'elles entraîneraient sur les marchés d'exportation.

4. Il se peut que les désinfectants qu'utilise habituellement le vétérinaire praticien soient sans efficacité contre l'agent de la maladie qu'on soupçonne. Il convient de consulter le vétérinaire de district pour savoir quels produits sont acceptables pour la désinfection des personnes, du matériel et des véhicules.

5. En ce qui touche les maladies animales exotiques, le rôle du vétérinaire praticien peut se résumer comme suit :

a) Prévention :

  1. Rester à jour sur les maladies animales exotiques qui risquent le plus d'être introduites au Canada, soit, l'influenza aviaire hautement pathogène, la maladie de Newcastle vélogénique, la stomatite vésiculeuse, la fièvre aphteuse, la maladie vésiculeuse du porc, la peste porcine classique, la peste porcine africaine et l'anaplasmose, la fièvre catarrhale du mouton et la maladie d'Aujeszky . Le vétérinaire de district possède de l'information sur ce genre de maladies.
  2. Connaître les signes cliniques et les observations post-mortem qui doivent alerter les soupçons. Toujours inclure les maladies animales exotiques dans les diagnostics différentiels.

b) Déclaration :

  1. Dès qu'il y a des raisons de soupçonner une maladie exotique, il faut le signaler au vétérinaire de district le plus près.

c) Lutte :

  1. Si le vétérinaire se trouve dans une exploitation touchée, il doit y demeurer jusqu'à l'arrivée du vétérinaire de district ou jusqu'à ce que celui-ci l'autorise à quitter les lieux et il doit encourager les autres personnes présentes à rester elles aussi sur les lieux.
  2. Continuer de signaler les cas suspects durant toute la flambée.
  3. Communiquer avec le propriétaire des animaux :
    • Informer le propriétaire des animaux de la possibilité d'une maladie exotique sans préciser de quelle maladie il peut s'agir.
    • Les propriétaires accepteront plus facilement de se conformer à la réglementation s'ils sont tenus informés.
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