France Provost : Une profession prestigieuse à l'interne
Les Canadiens ne possédant pas d'animal de compagnie seraient surpris d'apprendre à quel point les vétérinaires comme la Dre France Provost travaillent pour eux - chaque jour.
L'hygiène des viandes est le domaine d'expertise de la Dre France Provost. Bien que ce domaine laisse entendre une activité qui nécessite une brosse à récurage et de l'eau courante froide, la réalité est beaucoup plus intéressante.
La Dre Provost, en tant que spécialiste du réseau des programmes à Montréal est « la personne de référence » de la région pour quiconque a besoin d'aide pour interpréter les règlements qui régissent les abattoirs de viande rouge et les résidus de médicaments à usage vétérinaire dans la viande. Sa clientèle est variée, elle comprend autant les exploitants d'usines de transformation de la viande privées que les inspecteurs de l'ACIA.
Ce n'est pas un domaine auquel la plupart d'entre nous pensent, mais il est néanmoins important, déclare France.
« Je suis vétérinaire et je suis consciente que cette profession jouit d'un certain prestige. Alors, quand vous dites que vous êtes vétérinaire et que vous vous occupez de l'hygiène des viandes, les gens vous regardent drôlement », admet-elle.
« Mais c'est beaucoup plus intéressant qu'il n'y paraît vu de l'extérieur. Nous sommes chargés de la réglementation qui régit la qualité de nos aliments. C'est un service essentiel et un travail très gratifiant ».
France Provost est loin du travail qu'elle effectuait à ses débuts. Comme bon nombre de fillettes, France voulait devenir vétérinaire et travailler avec les animaux quand elle était petite. Après l'obtention de son diplôme de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal en 1981, elle part travailler en pratique privée où elle reste sept ans. Mais le travail est routinier et les heures sont imprévisibles, elle doit souvent travailler la nuit et les fins de semaine. Comme elle doit s'occuper de jeunes enfants, elle désire un travail plus stable. Elle décide donc de faire le saut à la fonction publique.
Elle décroche un emploi de vétérinaire à Agriculture et Agroalimentaire Canada, poste qui passera à l'ACIA au moment de sa création en 1997. Bien que les emplois dans les deux organismes publics comportent plusieurs similitudes, les rapports hiérarchiques sont très différents.
Au début, France relève d'un supérieur national. Les communications se font surtout à la verticale; elle n'est pas vraiment au courant de ce qui se passe dans les autres provinces et elle ne participe pas aux décisions stratégiques. Maintenant, déclare France, le travail se fait beaucoup plus en équipe, et la participation active à l'élaboration des politiques est l'un des aspects les plus agréables de son travail.
« Nous travaillons en réseau - une sorte d'organisation virtuelle - et nous collaborons à des projets avec des gens d'un bout à l'autre du Canada, en maintenant un contact étroit avec le personnel de l'ACIA qui travaille dans les établissements de transformation des viandes agréés. Nous accomplissons des choses ensemble, comme une vraie équipe ».
Les réseaux se trouvent à des endroits qui desservent bien la clientèle afin de rapprocher l'ACIA du consommateur tandis que la technologie favorise la collaboration au sein de l'Agence et ce, peu importe la distance physique entre les participants.
Grâce à ces réseaux, explique France, elle et ses collègues peuvent échanger plus facilement de l'information, des connaissances et de l'expertise. Cette structure leur permet en effet d'offrir de meilleurs services aux Canadiens.
« Une personne non initiée, qui ne possède pas d'animal de compagnie, ne se douterait jamais qu'il y a des vétérinaires qui travaillent pour elle. Mais les vétérinaires veillent constamment à la protection de l'approvisionnement alimentaire, et cela a une incidence réelle sur le quotidien des Canadiens ».
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