Se préparer à l'avenir
Nos dirigeants doivent être avant-gardistes pour prendre des décisions éclairées et planifier l'avenir.
Les administrations publiques, l'industrie et les décideurs partout dans le monde travaillent de plus en plus en collaboration afin de prévoir les défis qui pourraient menacer l'approvisionnement alimentaire et les ressources animales et végétales à l'échelle du globe dans l'avenir. L'ACIA est un chef de file et participe activement à une gamme d'initiatives prévisionnelles. Les activités énumérées ci-dessous permettent à l'ACIA et aux intervenants d'être proactifs dans la gestion des dossiers qui menacent la salubrité des aliments, la santé des animaux et la protection des végétaux à long terme.
Salubrité des aliments
Les mollusques, qui sont des organismes filtreurs, peuvent accumuler des agents pathogènes introduits dans l'eau par des eaux-vannes ou des effluents contenant des déchets d'origine animale. En effet, des particules de la taille des virus peuvent s'accumuler dans le tube digestif des bivalves lorsqu'ils s'alimentent par filtration. Comme il est admis que seules quelques particules infectieuses sont nécessaires pour infecter un individu, l'accumulation de virus intestinaux par des mollusques bivalves peut présenter un risque pour les consommateurs lorsque ces organismes sont mangés crus ou après une très courte cuisson.
L'ACIA supervise, avec Santé Canada, une série de projets qui ont pour but d'examiner, de valider et de mettre à l'épreuve des stratégies pour le dépistage et la caractérisation du virus de l'hépatite A, des norovirus et des indicateurs bactériens et viraux chez les mollusques bivalves, ainsi que pour la lutte contre ces agents pathogènes.
À ce jour, les chercheurs ont compilé des données de référence sur la présence d'Escherichia coli et de bactériophages spécifiques au mâle, ainsi que sur leur lien avec certains virus entériques dans des échantillons d'huîtres et d'eau prélevés dans les régions canadiennes du Pacifique et de l'Atlantique. L'objectif principal consiste à élaborer une démarche qui permettra de prévoir avec certitude la contamination virale et qui se greffera à la recherche de virus précis afin de mieux retracer la source de la contamination virale.
Santé des animaux
L'initiative Prévisions en santé des animaux au Canada (Pré-CAN) regroupe, sous la direction de l'ACIA, de multiples partenaires qui sont parrainés par l'Initiative de recherche et de technologie chimique, biologique, radionucléaire et explosive (IRTC) de Recherche et développement pour la défense Canada. Cette initiative s'appuie sur la collaboration entre les intervenants des diverses disciplines et compétences du milieu de la gestion des urgences zoosanitaires en vue de se renseigner sur les méthodes prévisionnelles et de les appliquer pour élaborer un système efficace, solide et préventif de gestion des urgences zoosanitaires. Parmi les partenaires de l'ACIA, il y a Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO), le ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'Alberta, les facultés vétérinaires du Canada et les Producteurs laitiers du Canada. À ce jour, les résultats de Pré-CAN comprennent notamment l'élaboration de priorités émergentes en ce qui concerne les mesures axées sur la surveillance et les renseignements, les communications et la collaboration, l'information et la formation, les outils et systèmes de réglementation, ainsi que les percées scientifiques et technologiques.
L'ACIA a également sollicité la contribution d'intervenants fédéraux clés, dont Recherche et développement pour la défense Canada, afin d'établir, avec le gouvernement américain, une collaboration stratégique bien coordonnée en science et en technologie dans le domaine de la santé des animaux. Les participants à l'atelier conjoint États-Unis-Canada sur la collaboration scientifique et technologique visant à parer aux menaces contre la santé des animaux ont constitué des groupes de travail sur l'évaluation du risque, la surveillance scientifique, les diagnostics, les produits biologiques, la recherche et la planification stratégique.

Laboratoire de l'ACIA à
St-Hyacinthe
Les analyses réalisées au laboratoire de l'ACIA à St-Hyacinthe permettent d'évaluer les risques en matière de salubrité des aliments que comportent certains organismes comme Escherichia coli, Listeria et Salmonella. Ce laboratoire joue également un rôle prépondérant en ce qui concerne la virologie alimentaire et est reconnu comme étant le laboratoire de référence de l'ACIA en matière de virologie alimentaire à l'échelle nationale. En santé des animaux, le laboratoire offre des services de diagnostic et mène des recherches sur les maladies animales qui peuvent avoir une incidence sur la santé publique et le commerce international. On y offre également de la formation et procède à la certification de laboratoires qui ne font pas partie du réseau de l'ACIA, s'il y a lieu.
Protection des végétaux
L'ACIA a été l'hôte du premier atelier sur le recours aux prévisions en matière de protection des végétaux en 2009 en vue de se positionner pour relever les défis futurs relativement à la protection des végétaux. Des experts en la matière, en provenance de l'Australie, du Canada, de l'Allemagne, d'Israël, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis, se sont penchés sur les défis et les pratiques exemplaires en ce qui concerne les conditions climatiques, le commerce international, les produits novateurs et les exigences réglementaires applicables aux cultures génétiquement modifiées.
Le symposium offrait au milieu scientifique, aux spécialistes des politiques, aux représentants de l'industrie et aux responsables de la réglementation l'occasion d'échanger sur les perspectives, les percées scientifiques, les défis à relever et les techniques et concepts prévisionnels. L'ACIA misera sur les connaissances acquises lors du symposium pour définir la voie de l'avenir et tenir compte des prévisions et des évaluations afin de bien positionner l'ACIA pour qu'elle puisse relever les défis futurs en matière de protection des végétaux.
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