S'adapter à l'évolution de la demande grâce à l'intégration des sciences
L'ACIA offre un soutien scientifique efficace en temps opportun qui se fonde sur une vaste gamme de travaux allant des activités scientifiques des laboratoires (p. ex., analyse, surveillance et recherche) aux évaluations du risque, aux études des politiques et à la surveillance des maladies.
- Innovations scientifiques et technologiques en salubrité des aliments
- Innovations scientifiques et technologiques en santé des animaux
- Innovations scientifiques et technologiques pour la protection des végétaux
Innovations scientifiques et technologiques en salubrité des aliments
La salubrité des aliments constitue la priorité absolue de l'ACIA. Ses activités scientifiques en matière de salubrité des aliments comprennent notamment la mise au point de nouvelles méthodes d'analyse et l'amélioration de méthodes existantes, la vérification des pratiques et protocoles de l'industrie et le contrôle de conformité de l'industrie aux politiques et aux normes de salubrité des aliments. Pour ce faire, l'ACIA a recours à des analyses de dépistage des allergènes, à la surveillance et à la détection des agents pathogènes, aux analyses en laboratoire à l'appui des enquêtes et rappels d'aliments, ainsi qu'à la recherche, à la mise au point, à la validation et à l'application de méthodes d'analyse rapides.
Améliorer l'efficacité des analyses des résidus chimiques
L'ACIA a pour responsabilité de surveiller la présence de résidus de produits chimiques dans les aliments et d'établir la conformité aux seuils admissibles afin de garantir la salubrité des aliments. Les scientifiques de l'ACIA chargés de la salubrité des aliments sont constamment en quête de nouvelles façons d'améliorer l'efficacité et la précision des méthodes d'analyse. Par exemple, ils ont mené une étude sur les méthodes qui servent à détecter les dithiocarbamates, une classe de fongicides utilisés pour la culture de nombreux fruits et légumes au Canada et aux États-Unis. Les chercheurs ont déterminé que la chromatographie en phase gazeuse avec la technique de l'espace de tête est plus rentable et sensible et fournit davantage de données pour la détection des dithiocarbamates.

Technicienne au laboratoire de l’ACIA à
Longueil réalise des analyses
Le laboratoire de l'ACIA à Longueuil réalise des analyses diagnostiques qui permettent de vérifier l'exactitude de l'étiquetage nutritionnel et des normes de composition nutritive des aliments. Ce laboratoire offre également des services de diagnostic en ce qui concerne les allergènes et colorants alimentaires ainsi que d'analyse des toxines marines.
La spectrométrie élargit la capacité du programme de détection des résidus de pesticides
La capacité de l'ACIA pour ce qui est du programme de détection des résidus de pesticides a augmenté énormément avec l'ajout de la méthode de chromatographie en phase liquide à haute performance/spectrométrie de masse/spectrométrie de masse (CPLHP/SM/SM) pour la détection de multiples résidus. Cette méthode permet d'analyser 140 pesticides de plus que les quelque 300 résidus déjà visés par la méthode initiale de l'ACIA pour l'analyse de résidus multiples. Grâce à cette capacité accrue, le programme de surveillance des pesticides de l'ACIA offre maintenant une portée réglementaire parmi les plus vastes au monde.
La méthode CPLHP/SM/SM a été validée avec un éventail de fruits et de légumes frais et transformés et sera transmise aux laboratoires agréés du secteur privé qui l'utiliseront dans le cadre du Programme national de surveillance des résidus chimiques de l'ACIA. Celle-ci prévoit élargir davantage la portée de la méthode pour l'appliquer aux cultures de grains et de légumineuses à grains (graines de légumineuses comme les pois et les lentilles) et, ultimement, au programme des aliments du bétail.
Nouvelles méthodes de dépistage de Listeria
L'ACIA s'efforce constamment d'améliorer ses techniques d'assurance de la salubrité des aliments et d'employer le plus rapidement possible les meilleurs outils de dépistage des agents pathogènes d'origine alimentaire. Par exemple, les laboratoires de microbiologie alimentaire de l'ACIA à l'échelle du Canada collaborent à la modification d'une méthode de dépistage de Listeria monocytogenes dans les aliments. Cette nouvelle méthode de dépistage a été validée pour les produits de viande transformés au début de 2009. Depuis, on a montré qu'elle était plus efficace pour le dépistage de L. monocytogenes dans des échantillons de fruits et de légumes et des prélèvements par écouvillonnage que la méthode habituelle de culture de l'organisme en laboratoire.
L'ACIA réalise des recherches reconnues mondialement sur de nouvelles méthodes d'analyse des allergènes alimentaires, de dépistage d'agents pathogènes nouveaux et émergents (comme des parasites, des virus et des bactéries pathogènes émergentes), de résidus d'additifs et de contaminants (médicaments vétérinaires, produits chimiques agricoles, polluants industriels et environnementaux et toxines naturelles) et d'autres agents pathogènes.
Capacité accrue d'analyse des colorants alimentaires
Le laboratoire de Longueuil de l'ACIA a récemment terminé la rationalisation et l'élargissement de la portée de ses méthodes d'analyse des colorants alimentaires. L'ACIA possède maintenant la capacité d'identifier plus de 200 colorants hydrosolubles et liposolubles différents, notamment les colorants approuvés et illégaux.
Nouvelles méthodes d'identification des espèces de poisson
Le remplacement des espèces de poisson commercial de faible valeur par des espèces de plus grande valeur est un problème mondial qui est réglementé au Canada aux termes de la Loi sur l'inspection du poisson. Dans le but d'améliorer de façon continue ses capacités d'analyse, le laboratoire de Dartmouth de l'ACIA met actuellement en œuvre des technologies avancées d'analyse de l'ADN permettant d'identifier des espèces de poisson commercial.
À cette fin, le laboratoire :
- collabore avec des chercheurs de la Food and Drug Administration des États-Unis à l'élaboration d'une nouvelle base de données réglementaire sur l'ADN qui permettra la vérification d'espèces de poisson;
- mise sur la contribution du Canadian Centre for DNA Barcoding (Université de Guelph) pour mettre au point un protocole permettant l'identification des espèces de poisson en conserve au moyen de codes à barres d'ADN de courtes séquences.
Nouvelle technologie : chef de file mondial de l'analyse des toxines paralysantes
L'ACIA s'emploie à élaborer une méthode substitut d'analyse chimique pour remplacer la méthode classique d'épreuve biologique chez la souris pour la détection des toxines paralysantes. Cette étude, qui est dirigée par le laboratoire de l'ACIA à Dartmouth, pourrait mener à l'adoption d'une méthode substitut sans recours à des animaux, ce qui révolutionnerait les analyses des toxines paralysantes au Canada et à l'étranger.
L'initiative a suscité l'intérêt de plus d'une douzaine de pays qui ont indiqué vouloir participer au projet pilote. Cette réaction confirme la position du Canada à titre de chef de file mondial en ce qui concerne l'application de méthodes d'analyse sans recours à des animaux pour la surveillance des biotoxines marines chez les mollusques.
Nouveaux points de repère pour la surveillance des résidus de ractopamine dans la viande
Les scientifiques de nos laboratoires cherchent constamment des façons d'améliorer les techniques pour mettre en œuvre le meilleur programme de surveillance afin de garantir la salubrité des aliments. La ractopamine est un additif approuvé pour l'alimentation animale qui sert à favoriser la croissance des porcs. Son utilisation dans les troupeaux de bovins de boucherie a été récemment approuvée. L'épreuve dont se sert l'ACIA pour la surveillance de la ractopamine chez le porc présentait toutefois des défis de taille dans les troupeaux de bovins. L'ACIA a réalisé une évaluation comparative de la méthodologie et adopté un régime d'analyses qui satisfait aux prescriptions réglementaires régissant la présence de résidus de ractopamine chez les bovins. L'ACIA prend part également, de concert avec AOAC INTERNATIONAL (Association of Analytical Communities), à la sélection et à la validation à l'échelle internationale d'une nouvelle norme mondiale pour le dépistage de la ractopamine.

Centre national des maladies animales exotiques (Winnipeg)
L'ACIA et l'Agence de la santé publique du Canada utilisent les mêmes installations de pointe à Winnipeg où l'on trouve le Centre national des maladies animales exotiques. Il s'agit également d'une plaque tournante pour le Réseau canadien de surveillance zoosanitaire et le Réseau des laboratoires de santé publique du Canada.
Innovations scientifiques et technologiques en santé des animaux
Les maladies animales peuvent menacer la santé des Canadiens et causer des pertes de plusieurs millions de dollars à l'industrie de l'élevage du bétail. L'ACIA vise à empêcher l'introduction et la propagation de maladies animales au Canada ainsi qu'à surveiller, à contrôler et à éradiquer ces maladies.
Parmi les nombreuses activités scientifiques qui renforcent la protection des ressources animales au Canada, on compte les réalisations de l'ACIA suivantes :
- travaux de recherche pour mieux comprendre les maladies préoccupantes au Canada;
- enquêtes de dépistage des maladies connues et nouvelles;
- travaux de recherche et conseils en ce qui a trait à l'utilisation de technologie de pointe par les laboratoires canadiens;
- évaluation des risques associés à des maladies animales particulièrement préoccupantes en ce qui concerne la lutte contre les maladies ainsi que les importations et exportations;
- épreuves diagnostiques en vue de dépister les maladies.
Le Réseau canadien de surveillance zoosanitaire (RCSZ)
Le Réseau canadien de surveillance zoosanitaire (RCSZ) est un réseau de laboratoires fédéraux, provinciaux et universitaires de diagnostic des maladies animales qui a permis d'améliorer sensiblement la capacité nationale de détection des menaces que présentent les maladies animales, en temps réel. Le RCSZ met en particulier l'accent sur les maladies animales qui pourraient avoir un potentiel zoonotique (maladies qui peuvent être transmises par des animaux à des humains) et permet une intervention rapide afin de réduire autant que possible les risques pour la santé humaine et l'économie au Canada.
Le Réseau s'articule autour du Centre national des maladies animales exotiques (CNMAE) à Winnipeg, au Manitoba. Il est associé au Réseau des laboratoires de santé publique du Canada, lequel permet au RCSZ de regrouper les données de surveillance obtenues de nombreuses sources et d'alerter simultanément les autorités de santé publique et animale lorsqu'un risque zoosanitaire est cerné.
Organisation mondiale de la santé animale (OIE)
L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a désigné un certain nombre de laboratoires de santé des animaux de l'ACIA comme laboratoires internationaux de référence :
- le laboratoire de Lethbridge pour l'encéphalopathie spongiforme bovine, la maladie du charbon et la diarrhée virale des bovins;
- le laboratoire d'Ottawa-Fallowfield pour la rage, la brucellose, la tremblante du mouton et la maladie débilitante chronique des cervidés;
- le CNMAE à Winnipeg pour l'influenza aviaire et la peste porcine;
- le laboratoire de Saskatoon pour la trichinellose (il s'agit également d'un centre collaborateur pour les parasites zoonotiques d'origine alimentaire de l'OIE).
Un laboratoire que l'OIE a désigné comme laboratoire de référence joue le rôle de centre d'expertise et de normalisation en ce qui concerne une maladie ou un sujet particulier. Le laboratoire ainsi désigné remplit un éventail de fonctions associées à la maladie ou au sujet, dont les suivantes :
- mise au point de nouvelles méthodes de diagnostic et de lutte contre la maladie;
- formation scientifique et technique du personnel scientifique d'autres États membres de l'OIE;
- coordination de la recherche scientifique et technique de concert avec d'autres laboratoires;
- prestation de services à d'autres pays sous forme d'analyses diagnostiques et de capacité de pointe.
Cette reconnaissance par cet organisme prééminent en santé animale sur la scène mondiale met en évidence le rôle du Canada à titre de collaborateur scientifique de premier ordre en matière de gestion et d'éradication des maladies animales à l'échelle internationale. C'est un hommage aux compétences et à l'engagement envers l'excellence des personnes travaillant dans ces laboratoires qui s'efforcent de protéger la santé animale et de maintenir la salubrité des aliments le long de la filière alimentaire au Canada.
H1N1 : l'excellence scientifique en situation de gestion de crise
Lorsqu'une maladie pseudogrippale a été signalée dans un troupeau de porcs de l'Alberta en avril 2009, aucune analyse n'existait à l'échelle mondiale pour confirmer que les porcs étaient atteints du nouveau virus H1N1 de la grippe pandémique. Une méthode d'analyse a donc été mise au point en moins de 48 heures. Dans les jours qui ont suivi la réception des échantillons, les scientifiques de l'ACIA au CNMAE ont confirmé la présence du virus H1N1 de la grippe pandémique chez les porcs.
En quelques semaines, les nouvelles techniques ont été transmises au RCSZ afin d'accroître sa capacité de dépistage du virus H1N1 à l'échelle du pays. En collaboration étroite avec leurs collègues de l'Agence de la santé publique du Canada, les scientifiques de l'ACIA ont décodé la composition génétique du virus et communiqué les données recueillies à la collectivité scientifique internationale pour faciliter et améliorer les travaux diagnostiques et la recherche.
Tout au long de la pandémie de H1N1, l'ACIA a continué de jouer un rôle important dans l'élaboration de politiques et procédures pour contrer le virus chez les porcs à l'échelle internationale. Pendant ce temps, l'ACIA a collaboré avec les réseaux scientifiques nationaux et internationaux et communiqué des résultats de recherche et des méthodes d'analyse en temps voulu.
Innovations scientifiques et technologiques pour la protection des végétaux
Les ressources végétales du Canada comprennent les produits forestiers, les fruits et les légumes, les céréales et les oléagineux, ainsi que les plantes ornementales. L'évolution constante des échanges commerciaux fait naître de nouveaux défis parce qu'elle crée de nouvelles voies facilitant l'introduction potentielle au pays d'un nombre sans précédent de ravageurs. Les programmes et politiques de réglementation doivent être souples, fondés sur des connaissances scientifiques et adaptés à cette situation complexe.
L'ACIA réalise une vaste gamme d'activités scientifiques qui contribuent à la prise de décisions et de mesures pertinentes, entre autres :
- évaluations du risque afin de déterminer quels ravageurs, produits, mauvaises herbes et nouvelles cultures génétiquement modifiées pourraient présenter des risques pour le Canada;
- exécution de programmes de surveillance des végétaux, des ravageurs et des maladies exotiques potentiellement dommageables pour l'agriculture et la foresterie au Canada;
- réalisation d'analyses diagnostiques pour soutenir les programmes d'inspection des produits destinés à l'importation et à l'exportation et les programmes nationaux de lutte contre la maladie;
- élaboration de nouveaux outils pour la détection des végétaux et des ravageurs qui menacent l'agriculture et la foresterie au Canada.
Protection contre les coléoptères phytophages
Des entomologistes du laboratoire d'Ottawa-Fallowfield de l'ACIA mènent des recherches taxonomiques sur les coléoptères de la Chine, de l'Est de la Russie et de certains pays voisins. Ces coléoptères pourraient présenter un risque pour les ressources végétales canadiennes s'ils pénètrent au Canada. Le projet comporte des travaux sur le terrain dont la collecte d'échantillons d'insectes qui sont identifiés à Ottawa et préservés en vue d'études de leur morphologie et de leur ADN comme spécimens témoins.
Stratégie nationale de lutte contre les espèces exotiques envahissantes
L'ACIA protège le Canada contre les végétaux et les phytoravageurs qui pourraient être nuisibles en mettant l'accent sur la prévention grâce à la réglementation, à la surveillance, à l'éradication des ravageurs, à la gestion du risque et à la sensibilisation de la population, lesquelles se fondent sur une assise scientifique. L'ACIA joue un rôle de chef de file dans l'application de la Stratégie nationale de lutte contre les espèces exotiques envahissantes qui porte sur des phytoravageurs comme les coléoptères phytophages (qui mangent des végétaux) de la région de l'Asie-Pacifique. Par exemple, parmi les espèces exotiques envahissantes déjà présentes en Amérique du Nord, il y en a onze qui appartiennent au genre Agrilus, dont l'agrile du frêne. Cette espèce envahissante récente, qui est sans conteste la plus dévastatrice, a causé des pertes sans précédent dans des populations de frênes.
L'ACIA participe à un programme qui vise à renforcer ses capacités pour faire face à la menace que présentent ces coléoptères pour les ressources végétales du Canada. Pour ce faire, elle cherche à mieux connaître ces organismes avant leur arrivée au Canada et prélève des échantillons de ces insectes dans leur habitat d'origine.
Chaque année, les biologistes de l'ACIA chargés de la surveillance donnent de la formation aux inspecteurs de l'Agence ainsi qu'à des partenaires dans tout le pays afin de les aider à dépister tôt les espèces exotiques envahissantes qui intéressent l'ACIA. La formation comporte des séances en salle de classe et sur le terrain sur la biologie des ravageurs et les techniques de surveillance des espèces envahissantes qui pourraient être introduites dans chaque région.
Des chercheurs sur la scène internationale collaborent à l'élaboration de normes d'analyse du risque phytosanitaire
En 2010, l'ACIA a été l'hôte d'un atelier qui visait à explorer le concept d'un projet d'amélioration des outils et des méthodes d'analyse du risque phytosanitaire en Amérique du Nord. La collaboration entre les chercheurs canadiens et américains s'appuiera sur un projet européen similaire qui s'intitule Amélioration des techniques d'analyse du risque phytosanitaire (PRATIQUE). Grâce à la mise en commun des renseignements et des idées, les chercheurs sont en mesure d'améliorer la qualité et l'efficacité d'un élément scientifique important du processus de prise de décisions de l'ACIA.
Analyses diagnostiques utilisées pour la prévention de la maladie de l'encre des chênes rouges
Phytophthora ramorum (P. ramorum) est un organisme phytopathogène semblable à un champignon qui s'attaque à un éventail de plantes de pépinière comme le rhododendron et le camélia. L'encre des chênes rouges est l'une des maladies causées par cet agent pathogène qui a désormais été signalé aussi au nord que la zone méridionale de l'Oregon.
L'ACIA mène des enquêtes annuelles pour le dépistage de P. ramorum et a, par le passé, détecté sa présence sur des végétaux gardés dans un certain nombre de pépinières de la région côtière du Sud de la Colombie-Britannique. Le dépistage est toutefois difficile, car l'organisme est microscopique et les symptômes d'une infection par P. ramorum ressemblent à ceux d'autres agents phytopathogènes. Comme des chercheurs de l'ACIA l'ont récemment déterminé, l'espèce comporte trois lignées d'origines et de niveaux de pathogénicité différents. L'étude menée en collaboration avec des chercheurs de la Washington State University, du Service canadien des forêts et du United States Agricultural Research Service a permis de mettre au point des analyses moléculaires pour différencier les trois lignées.
L'ACIA a préparé une évaluation globale des risques phytosanitaires que présente P. ramorum au Canada. Cette évaluation du risque phytosanitaire a nécessité le dépouillement de centaines d'articles et affiches scientifiques, ainsi que la consultation d'experts et de résultats non publiés de plus d'une douzaine de chercheurs de l'Amérique du Nord et de l'Europe. On a mis la dernière main au document après son évaluation par un groupe d'experts nationaux et internationaux, et l'ACIA l'utilise depuis comme fondement pour la réglementation pertinente de ce ravageur.

Une feuille de rhododendron
Phytophthora ramorum est une maladie capable d'infecter une grande variété de végétaux, notamment le rhododendron, qui constitue une importante espèce hôte favorisant la dissémination de la maladie au-delà des frontières.
Détermination de la distribution mondiale du génotype des spongieuses
En 2009, l'Entomological Society of America (ESA) a présenté son prix d'excellence du rédacteur en chef qui reconnaît les meilleurs articles publiés en 2008 dans chacune des revues de la Société et dans l'American Entomologist. Marie-José Côté, chercheure à l'ACIA, s'est vu décerner ce prix en raison de sa contribution à un projet mené par Melody A. Keena, du Service des forêts du département de l'Agriculture des États-Unis. Le groupe, qui comprenait aussi Phyllis S. Grinberg et William E. Wallner, a obtenu le prix du meilleur article pour son texte intitulé « World Distribution of Female Flight and Genetic Variation in Lymantria dispar (Lepidoptera: Lymantriidae) ». La spongieuse est considérée comme un ravageur forestier dangereux en Amérique du Nord. Dans le cadre de ce projet, le groupe a étudié différentes souches de spongieuses originaires de l'Asie, de l'Europe et de l'Amérique du Nord afin de déterminer la facilité de vol de chaque souche ainsi que leur génotype.
L'ACIA agit rapidement pour déterminer la distribution du nématode à kyste de la pomme de terre

Nématodes à kyste de la
pomme de terre
Le nématode à kyste de la pomme de terre (NKPT) est un ravageur qui préoccupe tous les pays, car il peut demeurer inactif dans le sol pendant des décennies. Lorsqu'aucune mesure n'est prise pour éliminer l'infestation, le ravageur peut réduire de 80 p. 100 le rendement des pommes de terre et d'autres cultures hôtes, comme les tomates et les aubergines. Le ravageur ne pose aucun risque pour la santé humaine.
La femelle du nématode à kyste de la pomme de terre se transforme en kyste sphérique au cours des dernières étapes de son cycle de vie. La femelle meurt ensuite et son cuticule forme un kyste protecteur résistant qui contient de 200 à 500 œufs. Les œufs contenus dans ce kyste peuvent demeurer inactifs dans le sol pendant des années. À gauche, on peut apercevoir un kyste rompu de nématode à kyste de la pomme de terre contenant des œufs et des nématodes juvéniles.
Lorsque le Canada a confirmé la présence du NKPT au Québec en 2006, l'ACIA a immédiatement pris des mesures pour prévenir la propagation de l'infestation et a intensifié considérablement les activités d'échantillonnage et d'analyse du sol. De vastes enquêtes de dépistage du NKPT dans le sol ont été menées chaque année depuis 2006. Plus récemment, l'ACIA a procédé en 2010 à une vaste enquête de dépistage du NKPT dans le sol de champs servant à la production de pommes de terre de semence. La présente du NKPT n'a été détectée dans aucun des échantillons de sol. Ces enquêtes de dépistage du NKPT ont permis de délimiter rapidement toute infestation, de reconfirmer à l'échelle nationale et internationale que le NKPT ne s'était pas propagé ailleurs au Canada et de maintenir et de rétablir l'accès aux marchés pour les pommes de terre et autres produits horticoles canadiens.
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