Le 2 juillet 2010 : L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) rappelle aux vétérinaires du Canada de prendre en considération des maladies animales graves comme la fièvre aphteuse dans leur liste de diagnostics différentiels.
La récente éclosion de fièvre aphteuse au Japon et dans d’autres pays d’Asie nous rappelle l’importance de la détection précoce de la maladie et de la mise en application de mesures de biosécurité rigoureuses lorsque l’on visite des exploitations agricoles.
« La détection précoce de maladies contagieuses comme la fièvre aphteuse contribue largement à limiter les effets d’une éclosion », affirme le Dr Brian Evans, vétérinaire en chef du Canada. « Comme vétérinaires, nous jouons un rôle fondamental au chapitre de la surveillance des animaux et de la sensibilisation des éleveurs aux dangers de cette maladie ».
La fièvre aphteuse ne présente pas de risque pour la santé humaine ou la salubrité des aliments. Toutefois, elle peut être dévastatrice chez les animaux, et ses répercussions économiques et sociales peuvent être très graves. La fièvre aphteuse a été détectée pour la dernière fois au Canada en 1952.
La fièvre aphteuse est une virose très contagieuse qui touche plusieurs espèces d’animaux, dont les bovins, les porcs, les ovins et les caprins. Les animaux infectés peuvent présenter les symptômes suivants : apathie, fièvre, cloques sur la langue et les lèvres, dans la bouche, sur les mamelles et dans les onglons, lésions aux pieds et perte d’appétit ou diminution de la production de lait.
Les vétérinaires font partie intégrante du processus de surveillance continue de la fièvre aphteuse. Au Japon, c’est un vétérinaire d’une localité qui a été le premier à déceler les symptômes de la maladie et qui a déclenché l’intervention pour lutter contre l’éclosion. Les vétérinaires qui soupçonnent la présence de fièvre aphteuse dans un troupeau devraient communiquer immédiatement avec le bureau de la santé animale de l’ACIA le plus près. Une liste complète de ces bureaux est affichée dans le site Web de l’ACIA à l’adresse suivante : www.inspection.gc.ca, ou dans les pages bleues de l’annuaire téléphonique.
La biosécurité à la ferme est essentielle à la prévention des éclosions de maladies contagieuses comme la fièvre aphteuse. La récente éclosion de fièvre aphteuse en Corée du Sud est attribuable à la visite d’une exploitation contaminée en Chine par un fermier qui a par la suite ramené la maladie à sa ferme. La fièvre aphteuse a alors été propagée à cinq autres exploitations agricoles par un vétérinaire local.
Lorsqu’ils se rendent dans des exploitations agricoles, les vétérinaires devraient connaître parfaitement et respecter les pratiques de biosécurité à la ferme. Ces pratiques comprennent le port de vêtements précis pour les exploitations agricoles, la désinfection des bottes, le lavage de mains et le nettoyage et la désinfection de l’équipement et des véhicules (intérieur et à extérieur) avant d’entrer dans une exploitation et au moment de la quitter.
Les vétérinaires sont les mieux placés pour offrir des conseils éclairés sur la façon d’améliorer la biosécurité à la ferme. Une surveillance régulière de la santé des animaux, l’établissement de lignes directrices destinées aux visiteurs à la ferme et la consignation de toutes les visites à la ferme dans un registre des visiteurs ne sont que quelques exemples de pratiques simples qui peuvent être mises en place.
Toute personne s’étant rendue dans un pays où la fièvre aphteuse a été détectée ne devrait pas être autorisée à entrer dans une exploitation agricole pendant 14 jours. Si elle doit absolument entrer dans l’exploitation, cette période peut être réduite à un minimum de cinq jours, à condition de faire l’objet d’une désinfection complète.
Pour de plus amples renseignements sur la fièvre aphteuse et la biosécurité animale, ou pour obtenir des brochures, une affiche et une vidéo sur la biosécurité, communiquez avec l’ACIA en composant sans frais le 1-800-442-2342) ou visitez les pages Web suivantes de l’ACIA :