La pullorose est une maladie infectieuse de la volaille causée par la bactérie Salmonella pullorum. La maladie touche principalement les poussins et la jeune volaille, mais peut également toucher les poulets plus âgés, le gibier à plumes, les pintades, les autruches, les perroquets, les paons, les tourterelles, les moineaux et les dindes.
La typhose aviaire est une maladie infectieuse de la volaille causée par la bactérie Salmonella gallinarum. La maladie touche principalement les poulets matures ou en croissance, mais peut aussi toucher tous les poulets, les canards, les tétras, les pintades, les paons, les faisans, les cailles et les dindes.
Les deux maladies s’attaquent surtout aux oiseaux et posent peu de risques pour la santé humaine.
Cependant, Santé Canada recommande de manipuler les œufs et la volaille avec précaution et de bien les faire cuire afin de prévenir tout risque potentiel d’infection associé aux contaminants viraux ou bactériens.
Les symptômes de la pullorose et de la typhose aviaire se ressemblent beaucoup. La pullorose frappe généralement les poussins et la jeune volaille alors que la typhose aviaire touche plus fréquemment les oiseaux en croissance et adultes.
Voici les signes qu’on peut observer chez les jeunes oiseaux :
Voici les signes qu’on peut observer chez les oiseaux en croissance ou matures :
Le Canada est déclaré exempt de pullorose et de typhose aviaire depuis 1982. Des cas isolés ont été signalés dans de petits élevages à Vancouver, en Colombie-Britannique.
Les modes de transmission les plus fréquents sont le contact avec des oiseaux infectés et la transmission de la poule aux poussins par l’entremise des œufs. Le gibier à plumes et les oiseaux de basse-cour peuvent être des réservoirs de l’infection.
Ces maladies peuvent également être transmises par les aliments pour animaux, l’eau et la litière contaminés, ainsi que par des objets contaminés comme les vêtements, les chaussures, les véhicules et l’équipement.
On peut soupçonner la présence de la pullorose et la typhose aviaire selon les symptômes décrits précédemment. Il faut cependant soumettre des échantillons de sang et de tissus de l’animal infecté à des analyses en laboratoire pour confirmer le diagnostic.
Il n’existe aucun traitement pour l’une ou l’autre des maladies, mais les meilleurs moyens de protéger les troupeaux sont les suivants :
Pour obtenir des renseignements sur la biosécurité aviaire, visitez le site Web de l’ACIA à l’adresse suivante : www.inspection.gc.ca/francais/anima/biosec/aviafsf.shtml.
La pullorose et la typhose aviaire sont des maladies à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux. Cela signifie que tous les cas suspects doivent être signalés à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour que ses inspecteurs puissent lancer une enquête immédiate.
La stratégie d’intervention du Canada en cas d’éclosion de pullorose ou de typhose aviaire aurait pour but :
Pour tenter d’éradiquer la pullorose ou la typhose aviaire, l’ACIA aurait recours à sa politique d’abattage sanitaire qui comprend ce qui suit :
Les propriétaires dont on a ordonné la destruction des animaux peuvent être admissibles à une indemnisation.
Communiquez avec le bureau de l’ACIA de votre centre opérationnel.
Centre opérationnel de l’Atlantique : 506-851-7651
Centre opérationnel du Québec : 514-283-8888
Centre opérationnel de l’Ontario : 519-837-9400
Centre opérationnel de l’Ouest : 403-292-4301
Vous trouverez les coordonnées de votre bureau de district local de l'ACIA sur le site Web de l'Agence ou en consultant les pages bleues de l'annuaire téléphonique de votre localité.