R: Le virus de la grippe pandémique H1N1 cause une maladie respiratoire chez l'humain semblable à celle provoquée par la grippe saisonnière. Cette souche du virus s'est également propagée à quelques occasions d'un humain infecté et à un porc.
Rien ne prouve que les porcs contribuent à la propagation du virus de la grippe pandémique H1N1 au sein de la population humaine.
Les virus de l'influenza chez les porcs, y compris la grippe pandémique H1N1, ne sont pas des maladies à déclaration obligatoire au Canada. Toutefois, les éleveurs devraient adopter en tout temps des mesures de biosécurité rigoureuses visant à réduire les risques d'introduction de la maladie dans leurs troupeaux, et signaler immédiatement à un vétérinaire tout cas suspect de maladie.
R: La maladie se transmet d'une personne à l'autre par la toux et les éternuements des personnes infectées. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la maladie chez l'humain sur le site Web de l' Agence de la santé publique du Canada (ASPC) à l'adresse suivante : http://www.phac-aspc.gc.ca
R: L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) poursuit sa collaboration avec les provinces, les territoires, l'industrie porcine et les vétérinaires du secteur privé depuis le 24 avril pour accroître la surveillance des troupeaux de porc à l'affût de signes de maladie et pour garder en place des mesures de biosécurité accrues dans les exploitations agricoles de partout au pays. La surveillance visant à détecter la présence du virus de la grippe pandémique H1N1 chez les porcs sera maintenue, afin de dépister tout changement des effets du virus sur les porcs et de repérer toute modification de la structure virale.
L'ACIA collabore aussi étroitement avec les autorités en matière de santé publique pour enquêter sur toute autre situation où des personnes infectées auraient été en contact avec des porcs.
R: L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), qui établit les lignes directrices sur la lutte contre la maladie pour la communauté internationale, ne recommande pas la mise en quarantaine ni la destruction des troupeaux de porcs dans lesquels des cas de grippe pandémique H1N1 sont détectés. En outre, les recherches et les observations faites depuis que le virus a été détecté pour la première fois chez le porc ont permis de dégager les conclusions suivantes :
À la lumière de ces renseignements et connaissances, l'ACIA convient de ne pas ordonner la mise en quarantaine ni la destruction des troupeaux contaminés. Les animaux atteints seront traités selon les mêmes pratiques vétérinaires et les mêmes méthodes de biosécurité que celles utilisées pour combattre les autres virus de l'influenza qui touchent le porc seront appliquées. Ces méthodes visent notamment à restreindre les occasions de propagation du virus à des animaux vulnérables.
Tous les troupeaux dans lesquels le virus est détecté feront l'objet d'une surveillance pour s'assurer que les animaux infectés se remettent de la maladie. De surcroît, la surveillance visant à détecter la présence du virus de la grippe pandémique H1N1 chez le porc sera maintenue, afin de dépister tout changement des effets du virus sur les porcs et de repérer toute modification de la structure virale. On incite les éleveurs à renforcer les mesures de biosécurité qu'ils appliquent à leur exploitation.
Les autorités provinciales et territoriales et l'Agence de la santé publique du Canada appuient ces mesures.
R: Non. Les virus de l'influenza ne posent pas de risques pour la salubrité des produits du porc bien cuit selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Comme toutes les viandes crues, la viande de porc doit être manipulée et cuite de manière à éliminer les risques d'origine alimentaire.
R: Non. La transmission du virus par l'entremise de produits alimentaires (en boîte, emballés ou fruits et légumes frais) manipulés et cuits adéquatement en provenance des régions touchées est très improbable parce que l'influenza n'est pas une maladie d'origine alimentaire. Afin de prévenir les maladies d'origine alimentaire, on recommande de manipuler et de préparer de façon adéquate tous les produits alimentaires.
R: La grippe pandémique H1N1 ne se comporte pas différemment des autres virus grippaux couramment décelés au sein des troupeaux de porcs. Nous savons toutefois que les virus d'influenza qui touchent généralement les porcs causent les symptômes suivants :
R: Lorsque les vétérinaires mènent une enquête sur des cas d'affections pseudogrippales dans des troupeaux de porcs, ils doivent prendre les précautions qui s'imposent sur le plan de la biosécurité.
communiquer avec l'éleveur à l'avance afin de préparer et de planifier la visite;
Pour obtenir des renseignements plus détaillés sur les mesures de biosécurité recommandées pour les visites à la ferme lors d'une enquête sur une maladie, veuillez communiquer avec votre bureau régional de l'ACIA.
R: Les éleveurs de porcs devraient toujours adopter des principes rigoureux de prévention de la maladie, notamment :
R: L'ACIA réglemente les produits biologiques vétérinaires au Canada, notamment les vaccins contre la grippe porcine et les tests diagnostiques. Il existe plusieurs vaccins commerciaux qui sont homologués pour utilisation chez les porcs au Canada. Pour qu'un vaccin soit conforme aux exigences en matière de réglementation, il faut qu'on ait démontré l'innocuité et l'efficacité du produit quand celui-ci est utilisé selon les recommandations du fabricant qui paraissent sur l'étiquette.
R: La décision de faire vacciner les troupeaux de porcs doit être prise au cas par cas par le producteur et le vétérinaire. Toutefois, d'autres recherches sont nécessaires pour déterminer si la vaccination serait efficace pour lutter contre la grippe pandémique H1N1.
R: La grippe pandémique H1N1 n'est pas une préoccupation en matière de salubrité des aliments. Nous demandons à la communauté internationale de fonder ses décisions sur les faits et non sur la peur.
Les missions du Canada à l'étranger fournissent des renseignements aux partenaires commerciaux et aux importateurs qui insistent sur la salubrité du porc canadien et de ses produits. Dans les pays où une interdiction d'exportation est envisagée ou a été imposée, nous discutons avec les agences et autorités concernées afin de les aider à prendre une décision éclairée et les rassurer quant à la salubrité des produits du porc canadiens.
R: Les animaux destinés à l'abattage doivent être accompagnés d'un certificat zoosanitaire qui confirme qu'ils sont exempts de toute maladie transmissible. Les animaux destinés à la reproduction doivent également être accompagnés d'un certificat zoosanitaire et peuvent être mis en quarantaine.
R: L'ACIA certifie la santé des animaux exportés en se fondant sur les ententes commerciales établies avec les pays importateurs. En règle générale, les animaux doivent être exempts de maladie pour une période d'au moins 30 jours avant leur exportation.