Les aliments nouveaux du bétail sont des aliments constitués ou dérivés de microorganismes, de végétaux ou d'animaux qui :
Avant de pouvoir être utilisés pour l'alimentation du bétail au Canada, tous les aliments nouveaux doivent être évalués par la Division des aliments pour animaux de l'ACIA. Cette évaluation porte sur l'innocuité de l'aliment pour le bétail, pour les humains, c'est-à-dire pour les travailleurs ou les tiers qui y sont exposés, ainsi que pour les consommateurs de produits d'origine animale, et enfin sur son innocuité pour l'environnement.
L'ACIA évalue l'innocuité d'un aliment nouveau du bétail en se fondant sur des données et des preuves scientifiques. Les principes d'évaluation de l'innocuité de l'ACIA ont été développés à partir des consultations techniques internationales, des consultations des intervenants du milieu, ainsi qu'à partir des consultations d'experts de chacun des organismes suivants : l' Organisation mondiale de la santé (OMS) (page Web en anglais seulement), l' Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et l' Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
Plusieurs dispositions législatives du gouvernement du Canada définissent la biotechnologie comme « l'application des sciences et de l'ingénierie à l'utilisation directe ou indirecte des organismes vivants ou de leurs parties ou produits, sous leurs formes naturelles ou modifiées ». Cette large définition englobe les organismes mis au point au moyen de méthodes classiques d'amélioration génétique ainsi que de nouvelles technologies, comme le génie génétique.
Ainsi, le terme « animal issu de la biotechnologie » découle de la définition de la biotechnologie. Cette expression englobe, sans s'y limiter, les catégories d'animaux suivantes :
Au Canada, de nombreux produits et sous-produits d'origine animale sont approuvés pour usage dans les aliments du bétail. Les ingrédients approuvés pour usage dans les aliments du bétail comprennent les protéines animales (lait, farine de sang et farine d'os et de viande), les huiles et les graisses animales (suif), ainsi que les protéines marines (farine de poisson). Ces produits, qui sont utilisés comme sources de protéines ou d'énergie dans les aliments destinés au bétail, sont énumérés dans l'annexe IV du Règlement sur les aliments du bétail.
Les aliments nouveaux du bétail d'origine microbienne sont des aliments constitués ou dérivés de microorganismes :
Les aliments nouveaux du bétail d'origine végétale comprennent les végétaux et les produits/sous-produits végétaux :
Un caractère nouveau peut être défini comme une modification
génétique intentionnelle donnant lieu à un aliment qui, en
termes d'utilisation ou d'innocuité, n'est essentiellement
équivalent à aucun aliment similaire mentionné à
l'annexe IV ou V
du Règlement sur les aliments du bétail.
Pour les aliments nouveaux du bétail dotés d'un caractère
nouveau, c'est la présence du nouveau caractère qui entraîne
une surveillance réglementaire en vertu du Règlement sur les
aliments du bétail, et non la méthode utilisée pour
introduire le caractère. Par conséquent, c'est le
végétal plutôt que le procédé qui est assujetti à
une surveillance réglementaire. À ce titre, des aliments nouveaux
peuvent être produits au moyen de méthodes d'amélioration
génétique classiques, de techniques de mutagenèse et de fusion
cellulaire ou de technologies fondées sur l'ADN recombinant. Des
modifications substantielles de la composition ou d'une ou de plusieurs
caractéristiques agronomiques et nutritionnelles d'un
végétal qui s'écartent de l'intervalle accepté de
variation de l'espèce, dans le contexte canadien, donneraient lieu
à un aliment qui serait assujetti au règlement à titre
d'aliment nouveau. En général, l'utilisation de méthodes
d'amélioration génétique traditionnelles et de matériel
génétique approuvé et cultivé au Canada ne résulte pas
en la production d'un aliment nouveau.
Même si l'ACIA vérifie l'innocuité des aliments nouveaux du bétail avant qu'ils ne soient offerts sur le marché, les gens peuvent malgré tout s'interroger sur le sort de l'ADN ou du matériel génétique une fois qu'ils ont été ingérés par un animal.
Il est pratiquement impossible qu'une protéine végétale intacte reste inchangée après la transformation de l'aliment (et notamment le broyage et la cuisson) ou son passage dans l'appareil digestif d'un animal. La transformation détruit dans une certaine mesure la structure complexe des protéines avant même que l'animal ne consomme l'aliment qui les contient. L'appareil digestif de l'animal dénature encore davantage les protéines afin que l'animal qui les consomme puisse les utiliser.
La recherche scientifique a montré à ce jour que les mécanismes normaux de digestion chez les ruminants (animaux possédant un estomac à plusieurs compartiments) et les non ruminants semblent plus qu'adéquats pour empêcher que des protéines intactes ne soient absorbées au niveau de la paroi intestinale. À ce jour, aucune protéine transgénique n'a été détectée ni dans le lait, ni dans la viande ni dans les oeufs des animaux ayant consommé des aliments nouveaux. Le document intitulé Considerations for the Safety Assessment of Animal Feedstuffs Derived from Genetically Modified Plants, publié en anglais seulement par l'Organisation de la coopération et du développement économiques (OCDE), traite des résultats de cette recherche.
Des fragments d'ADN de végétaux créés par des techniques classiques d'amélioration végétale (c'est-à-dire non génétiquement modifiés) ont été détectés dans des tissus animaux et il est probable que des fragments d'ADN transgénique puissent être détectés dans des tissus d'animaux nourris avec des végétaux GM. Rien ne montre toutefois que l'ADN végétal - provenant de végétaux génétiquement modifiés ou créés par des techniques classiques - ne devienne partie intégrante du matériel génétique de l'animal.
Non, puisqu'un minéral n'est pas synthétisé par un organisme. Cependant, il est considéré comme un nouvel ingrédient non-approuvé, et ne peut être vendu, mis en marché ou utilisé dans les aliments du bétail avant d'être évalué pour son innocuité pour les animaux et les humains.
Oui, s'ils sont issus d'un organisme nouveau, p. ex., la vitamine D3 synthétisée par un microorganisme génétiquement modifié.
Oui, si ces ingrédients microbiens sont composés ou dérivés de microorganismes non-approuvés ou non-enregistrés.
Avant l'importation d'un aliment nouveau du bétail, vous devez entreprendre une demande d'autorisation auprès de la Division des aliments pour animaux.
Les chercheurs des établissements publics, privés et universitaires voulant procéder à des recherches avec des aliments nouveaux du bétail pourraient requérir une autorisation de la Division des aliments pour animaux.