L'influenza aviaire (IA), communément appelée « grippe aviaire », est causée par le virus de l'influenza de type « A ». Il peut toucher :
Les virus de l'IA sont classés en deux grandes catégories selon la gravité de la maladie qu'ils causent chez les poulets :
La plupart des virus de l'IA sont faiblement pathogènes. Les oiseaux infectés ne présentent habituellement que peu ou pas de signes cliniques. Les virus hautement pathogènes peuvent entraîner une maladie grave, voire la mort chez les oiseaux.
Les virus de l’IA sont ensuite classés par sous-types, selon deux protéines contenues dans le virus : l’hémagglutinine ou la protéine « H » et la neuraminidase ou la protéine « N ». Il existe seize types « H » et neuf types « N » qui peuvent former différentes combinaisons. Cependant, seuls les sous-types H5 et H7 ont déjà démontré le potentiel de devenir hautement pathogène chez la volaille.
Des études révèlent qu'un petit nombre de mammifères sont vulnérables à l'infection naturelle par les virus de l'IA, notamment :
Quelques virus de l'IA, comme le virus H5N1 hautement pathogène observé en Asie, peuvent, en de rares occasions, causer des maladies chez les humains.
La transmission des oiseaux aux humains s'est produite à la suite du contact étroit avec des oiseaux infectés ou des environnements fortement contaminés. En raison de la possibilité d'infection humaine par des virus de l'influenza aviaire, il est recommandé aux personnes qui travaillent ou qui sont en contact avec des volailles soupçonnées d'être infectées de porter des vêtements protecteurs, y compris un masque facial, des lunettes protectrices, des gants et des bottes.
Certains ou la totalité des signes cliniques suivants sont facilement observables chez les oiseaux infectés :
La période d’incubation de l’IA varie de 2 à 14 jours.
Les symptômes de l’IA sont très semblables à ceux de la forme virulente de la maladie de Newcastle et d’autres maladies aviaires.
Les virus de l’IA sont répandus partout dans le monde.
Pour obtenir des renseignements détaillés sur la distribution du sous-type H5N1 et de l’IA hautement pathogène, vous pouvez consulter les pages suivantes :
Les oiseaux sauvages, en particulier la sauvagine, sont des hôtes naturels des virus de l'influenza. Bien qu'ils ne présentent généralement pas de signes cliniques de la maladie, ils peuvent tout de même transmettre le virus aux oiseaux domestiques.
Le virus peut également être transmis aux oiseaux par l’entremise du contact avec des volailles ou des produits avicoles infectés. Il peut aussi se propager par l’entremise de fumier, de litière, de vêtements ou chaussures, de véhicules, d'équipement, d’aliments pour animaux et d'eau contaminés.
Il est essentiel que les producteurs de volaille commerciale adoptent des mesures rigoureuses de biosécurité, afin de prévenir l’introduction du virus au sein de leur troupeau. On recommande aux éleveurs de prendre les mesures suivantes :
On peut soupçonner l’infection par l’IA selon les signes cliniques.
Il faut néanmoins procéder à des analyses en laboratoire pour confirmer la présence du virus. Pour obtenir de l’aide, veuillez communiquer avec le vétérinaire de votre localité ou un laboratoire vétérinaire provincial.
Il n’existe aucun traitement contre la maladie.
La vaccination peut contribuer à réduire la propagation de la maladie, mais elle n’élimine pas le virus chez les oiseaux infectés.
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) impose des règles rigoureuses sur l'importation d'animaux et de produits animaux provenant de pays où l'IA est présente. Ces règles sont appliquées lors des inspections au point d’entrée qui sont effectuées par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ou par l’ACIA.
L’ACIA a resserré ses mesures de surveillance de l’IA dans les troupeaux de volaille commerciale au Canada en mettant sur pied le Système canadien de surveillance de l'influenza aviaire à déclaration obligatoire (SCSIADO). Ce programme de surveillance a été mis sur pied en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les éleveurs de volaille et d’autres représentants de l’industrie.
Le gouvernement du Canada, les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que les experts en santé animale exécutent un programme annuel de surveillance de l’IA chez les oiseaux sauvages. Dans le cadre de ce programme, on prélève des échantillons sur des oiseaux vivants et morts, puis on les analyse afin de détecter la présence des virus de l’IA.
L'IA est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux. Par conséquent, tous les cas présumés doivent être déclarés à l’ACIA pour que des inspecteurs puissent mener une enquête immédiatement.
La stratégie d’intervention du Canada en cas d’éclosion d’IA aurait pour but :
Dans le but d’éradiquer la maladie, l'ACIA aurait recours à sa politique d’abattage sanitaire qui comprend ce qui suit :
Les propriétaires dont les animaux ont dû être détruits peuvent être admissibles à une indemnisation.
Lorsque vous êtes à l'extérieur du Canada, évitez les endroits où vous pourriez entrer en contact avec des oiseaux vivants, par exemple :
Ces précautions sont particulièrement importantes pour tous les voyageurs provenant des pays aux prises avec une éclosion d’IA hautement pathogène. Vous trouverez une liste à jour des pays touchés par l'influenza aviaire sur le site Web de l'Organisation mondiale de la santé animale à l'adresse suivante : http://www.oie.int/fr/fr_index.htm.
Si vous entrez en contact avec des oiseaux vivants infectés par l’IA, le virus peut survivre sur vos vêtements, vos chaussures et dans vos cheveux. Veuillez prendre les mesures d’hygiène personnelle qui s’imposent, notamment :
Lorsque vous rentrez au pays, vous devez :
Communiquer avec le bureau de votre centre opérationnel de l’ACIA
Centre opérationnel de l'Atlantique : 506-851-7651
Centre opérationnel du Québec : 514-283-8888
Centre opérationnel de l'Ontario : 519-837-9400
Centre opérationnel de l'Ouest : 403-292-4301
Vous trouverez les coordonnées des bureaux de district locaux sur le site Web de l’ACIA et dans les pages bleues de l'annuaire téléphonique local.