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7. Programme volontaire de certification des troupeaux à l'égard de la tremblante

7.1 La tremblante du mouton

Remarque : L'utilisation du terme « tremblante » renvoie à la tremblante classique; la certification ne vise pas la tremblante « atypique », laquelle n'est pas liée à la tremblante classique des points de vue clinique, pathologique, biochimique et épidémiologique.

Étiologie

1. La cause exacte de cette maladie continue de mobiliser les chercheurs, mais on sait qu'une protéine prion anormale y est associée.

Espèces sensibles

2. La tremblante est une maladie naturelle des ovins et des caprins domestiques et sauvages (mouflons).

Distribution

3. La tremblante a été observée pour la première fois chez des moutons il y a plus de 250 ans, et c'est en 1938 qu'elle a été signalée au Canada. La maladie sévit actuellement dans de nombreux pays où se pratique l'élevage du mouton. La Nouvelle-Zélande et l'Australie sont des pays reconnus exempts de la maladie.

Épidémiologie

4. Il semble que la gestation déclenche la migration de prions anormaux jusqu'au système reproducteur. L'agent de la tremblante abonde dans les liquides et les tissus foetaux (p. ex. placenta) des femelles infectées. Les animaux sains s'infectent en ingérant ou en léchant des matières contaminées dans l'aire d'agnelage ou de mise bas. Les nouveau-nés gardés ensemble dans le même espace contaminé (enclos de mise bas) sont extrêmement sensibles à l'infection. Les femelles matures partageant le même environnement sont aussi à risque. Bien que la tremblante soit une maladie infectieuse, elle n'est pas très contagieuse. Contrairement à certaines maladies comme la fièvre aphteuse, la tremblante n'est pas transmise par simple contact avec des animaux, des objets (comme les pneus des véhicules) ou des personnes infectés, ni par le vent.

Les prions anormaux sont extrêmement rebelles à la désinfection par les méthodes habituelles, car ils résistent très bien aux agents d'inactivation chimiques et physiques et demeurent stables dans des plages de pH et de températures étendues. Même si le titre infectieux baisse beaucoup avec le temps, on a montré que ces prions peuvent persister plusieurs années dans l'environnement. D'après des travaux réalisés en Islande, la tremblante aurait été réintroduite par contamination environnementale ou par des acariens du foin qui auraient joué le rôle de vecteur mécanique. Ce phénomène n'a pas été observé par les épidémiologistes en Amérique du Nord.

Diverses études portant sur la transmission de la tremblante par les embryons ont abouti à des résultats contradictoires. Actuellement, sauf en ce qui touche les aspects génétiques, l'information est insuffisante pour pouvoir affirmer que les transferts d'embryons sont sans risque ou pour conseiller des mesures susceptibles de réduire le risque de transmission par un embryon de génotype inconnu. Par ailleurs, rien de ce qu'on a observé jusqu'ici n'indique que le sperme joue un rôle dans la transmission de la tremblante du mouton.

Effets génétiques

On a constaté que les caractéristiques génétiques influent beaucoup sur la sensibilité des moutons à la tremblante. Dans le cas des chèvres, aucune corrélation n'a encore été mise en évidence entre des caractères génétiques donnés et la sensibilité à la tremblante. Dans l'état actuel de la recherche, il y aurait diverses formes de protéines prions chez le mouton : certaines sont très sensibles à la transformation structurale qui aboutit à la forme anormale qu'on trouve chez les sujets atteints de la tremblante, tandis que les autres sont résistantes à ce type de changement. Comme tous les mammifères, le mouton est diploïde, ce qui signifie que toutes ses cellules renferment deux copies de chaque chromosome, et donc également deux copies du gène qui code le prion. Les gènes se composent de codons. Un codon est une portion d'ADN qui détermine la nature de l'acide aminé qui se trouvera à un emplacement donné dans une protéine (dans ce cas-ci, un prion). Le prion est constitué de 256 acides aminés; par conséquent, il y a 256 codons qui déterminent la nature et l'emplacement de ces acides aminés dans la protéine. Dans les publications traitant de la sensibilité à diverses souches de la tremblante du mouton, il est essentiellement question des codons 171, 154 et 136. En Amérique du Nord, on s'intéresse surtout aux codons 171 et 136. La présence d'une arginine (R) au codon 171 confère à la protéine prion la résistance aux changements structuraux associés à la tremblante du mouton observée en Amérique du Nord. La présence de glutamine (Q) ou d'histidine (H, considérée comme un Q) au codon 171 rend la protéine prion sensible aux changements structuraux associés à la tremblante nord-américaine. La présence d'alanine (A) au codon 136 confère à la protéine prion la résistance aux changements structuraux associés à la tremblante nord-américaine. La présence de valine (V) au codon 136 peut rendre la protéine prion sensible aux changements structuraux associés à la tremblante nord-américaine. La présence d'un V au site 136 est liée à celle d'un Q au site 171, de sorte que le R ne peut se trouver au site 171 lorsqu'un V se trouve au site 136.

La sensibilité à la tremblante peut être illustrée comme suit :

Sensibilité maximale QQ en 171 > AV en 136, QR en 171 > AA en 136, QR en 171 > RR en 171 résistance maximale

On ne sait toujours pas si les animaux qui possèdent les derniers de ces génotypes ne sont pas infectés lorsque l'agent de la tremblante est présent ou si l'infection ne donne simplement lieu à aucun symptôme clinique.

Les acides aminés et les sites qui semblent en jeu dans la sensibilité et la résistance à la tremblante du mouton diffèrent selon la souche de l'agent de la tremblante et selon la race des moutons. D'après ce que la recherche a révélé, les moutons QQ seraient les plus sensibles. Les moutons QR sont beaucoup moins sensibles, et les moutons RR semblent résistants. En Amérique du Nord, on ne connaît pas le profil génétique de toutes les races ovines, mais la très grande majorité des moutons atteints de tremblante dont on a déterminé le génotype étaient homozygotes (QQ) pour la glutamine au codon 171. Dans le monde, un petit nombre de moutons QR se sont avérés positifs à l'égard de la tremblante du mouton; dans de tels cas, on examine les acides aminés d'un deuxième codon (136), et il semble que, dans les populations de moutons QR en 171, les sujets hétérozygotes portant un allèle d'alanine et un de valine au codon 136 soient plus sensibles. Récemment, on a fait état de quelques cas de tremblante chez des moutons RR en 171, mais aucun détail n'a encore été fourni.

Les derniers développements de la recherche indiquent que le génotype du foetus peut influer sur la migration et l'accumulation du prion anormal dans le placenta d'une brebis infectée. Chez une brebis QQ (en 171) infectée portant un foetus QQ en 171, de grandes quantités du prion anormal s'accumuleraient et seraient excrétées durant la mise bas ou l'avortement. Le prion anormal ne s'accumule pas en quantités importantes dans le placenta d'un foetus de génotype QR en 171 ou RR en 171. Il s'ensuit que l'utilisation d'un bélier RR en 171 peut prévenir l'excrétion du prion anormal à l'agnelage, et ce, même chez les brebis infectées.

Il est important que les producteurs comprennent que le génotypage de la sensibilité à la tremblante n'est pas un dépistage de la maladie. Un mouton QQ en 171 n'a pas nécessairement la tremblante, tout comme il n'est pas absolument garanti qu'un mouton RR en 171 ne sera jamais atteint de tremblante. L'ACIA n'a nullement l'intention de demander que les producteurs entreprennent une sélection pour améliorer la résistance à la tremblante du cheptel ovin du Canada. Le génotypage de la sensibilité à la tremblante est un outil qui peut servir dans le cadre d'un plan de gestion globale du risque de tremblante dans une exploitation. Pour décider s'il est opportun de faire génotyper son troupeau, le producteur doit prendre en compte divers facteurs comme la race, la prévalence d'animaux RR en 171 dans le troupeau, la gestion du troupeau de brebis et divers autres indices de reproduction.

Signes cliniques

5. Les signes cliniques de la tremblante apparaissent rarement avant l'âge de 18 mois et varient beaucoup. Dans la majorité des cas, la maladie est diagnostiquée chez des animaux de deux à cinq ans. Comme aucun signe clinique perceptible ne se manifeste avant un stade avancé de la maladie chez bien des animaux, une transmission significative de l'agent peut survenir avant que la maladie ne se révèle de façon visible. Les signes cliniques varient beaucoup. Cependant, l'amaigrissement et la faiblesse, avec ou sans tremblements et troubles de coordination, sont les signes le plus souvent observés pendant toute la durée de la maladie dans les cas cliniques au Canada.

Lorsque la tremblante donne lieu à des manifestations neurologiques, il s'agit la plupart du temps des signes suivants :

  • tremblements et incoordination;
  • changement de l'état mental (appréhension, grincement des dents et agressivité); et
  • perturbations sensorielles (prurit ou démangeaisons, chute de la laine, excoriations et inflammation cutanée, réflexe de mordillage et léchage excessif).

Diagnostic différentiel

Pour le diagnostic différentiel, dans les premiers stades cliniques de la maladie, il faut envisager :

  • les ectoparasites (poux, acariens)
  • l'hypomagnésémie
  • la toxémie de gestation (cétose)
  • la rage
  • la listériose
  • la maedi-visna
  • le pseudorage (la maladie d'Aujeszky)
  • la sarcocystose

Diagnostic en laboratoire

6. La tremblante se diagnostique par la détection du prion anormal dans le cerveau ou les tissus lymphoïdes. Pour le diagnostic en laboratoire, on soumettra les tissus suivants : l'obex ou les ganglions lymphatiques rétro pharyngiens (chez les animaux morts); la membrane nictitante ou du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale (chez l'animal vivant). Avant d'être expédiés, les tissus sont fixés dans le formaldéhyde et/ou fraîchement congelés selon l'analyse à effectuer pour les cas de surveillance et selon la préférence du laboratoire. Diverses méthodes de dépistage peuvent être utilisées, mais la méthode immunohistochimique est actuellement l'épreuve étalon pour les cas suspects. Le prion anormal peut parfois être détecté chez les très jeunes animaux (huit mois), mais la détection est généralement plus fiable chez les animaux de plus d'un an.

La détection du prion anormal dans la membrane nictitante ou le tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale présente une spécificité élevée. Il y a toutefois des faux négatifs (résultat négatif pour la membrane nictitante ou le tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale, résultat positif pour le cerveau). Pour obtenir une sensibilité maximale, l'analyse de la membrane nictitante devrait être utilisée pour les brebis de génotype QQ en 171 âgées de plus de 14 mois. De même, l'analyse du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale devrait être utilisée pour les brebis de génotype QQ en 171 âgées de plus de 12 mois et pour les chèvres de plus de 12 mois. L'analyse du tissu lymphoïde est utile pour déceler l'infection dans un troupeau, mais elle n'est pas fiable pour certifier qu'un animal est indemne de la maladie.

Le génotypage nous renseigne sur la sensibilité relative de l'animal à la tremblante. Lorsqu'on cherche à déterminer si un élevage est infecté, c'est au sein de la classe des animaux les plus sensibles qu'on a les meilleures chances de découvrir la maladie.

Immunité

7. Aucune réaction immunitaire au prion de la tremblante n'a été mise en évidence.

Santé publique

8. Rien n'indique que la tremblante présente un danger pour l'humain.


7.2 Politique et principes de lutte

Politique

1. Le Programme volontaire de certification des troupeaux à l'égard de la tremblante (PVCTT) est un programme canadien auquel les producteurs sont libres de s'inscrire ou non. Par contre, une fois inscrit, l'éleveur doit se plier aux exigences du programme.

L'objectif du PVCTT est d'offrir aux propriétaires la possibilité de faire reconnaître leur élevage comme présentant un risque négligeable de tremblante. L'adhésion au programme et l'atteinte du statut certifié donne l'assurance à un éventuel acheteur, que l'animal qu'il va acheter provient d'un troupeau à risque négligeable de tremblante. Pour les animaux destinés à des pays dont les exigences zoosanitaires sont plus strictes en ce qui touche la tremblante, la certification aux fins d'exportation peut être fondée sur l'inscription au PVCTT et les activités qui y sont associées. Le programme sert également à la surveillance de la tremblante au Canada. Tous les propriétaires de troupeaux de moutons ou de chèvres qui acceptent de se conformer aux conditions du PVCTT peuvent s'inscrire.

Fondement législatif

2. En vertu de l'article 2 de la Loi sur la santé des animaux, le Règlement sur les maladies déclarables désigne la tremblante comme une maladie déclarable. Par conséquent, quiconque soupçonne qu'un animal présente des signes apparentés à cette maladie doit signaler l'animal à un vétérinaire relevant d'un bureau de district de l'ACIA.

3. Le rôle principal du gouvernement fédéral à l'égard du PVCTT est d'en développer les normes nationales (décrites au module 7.9 annexe 3) et d'en assurer l'application.

Principes de lutte et d'éradication

4. Si aucune épreuve ne permet de garantir formellement qu'un animal vivant n'est pas atteint de la tremblante, un certain nombre de moyens permettent néanmoins d'évaluer le risque de tremblante dans un élevage de moutons. L'applicabilité de certains de ces outils n'ayant pas encore été vérifiée pour les caprins, la surveillance continue demeure la seule manière de déterminer si les troupeaux de chèvres sont atteints de la tremblante du mouton. Cette surveillance peut se faire à l'aide d'épreuves de détection post-mortem, d'analyses du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale, de la vérification de l'absence de signes cliniques de la tremblante et de la prévention de l'exposition à la maladie pendant une période déterminée.

Le prion responsable de la tremblante peut survivre plusieurs années dans l'environnement et être transmis à des animaux vivants qui se trouvent dans un lieu contaminé. Par conséquent, dans les rares cas où un propriétaire forme un nouveau troupeau par l'acquisition d'animaux provenant d'un troupeau déjà inscrit au PVCTT, et qu'il prévoit conserver le statut de ce troupeau, le propriétaire doit attester si au cours des 10 dernières années, il y a eu ou non (ou information inconnue) présence de petits ruminants dans le lieu d'accueil. Cette étape se fait durant le processus de demande initiale de manière à ce que des mesures appropriées puissent être prises avant que des animaux soient admis dans le lieu.

Dans le cas des troupeaux de moutons, la certification peut être obtenue par trois voies. La première est la même que pour les caprins, soit la surveillance des animaux matures qui meurent, la vérification de l'absence de signes cliniques de la tremblante et la prévention de l'exposition à la maladie pendant une période déterminée. La deuxième est le dépistage de la tremblante dans le troupeau par l'analyse des follicules lymphoïdes prélevés dans la membrane nictitante ou la muqueuse recto-anale des brebis au profil génétique le plus sensible, avec surveillance des animaux matures qui meurent et prévention de l'exposition à la maladie. Enfin, la troisième consiste à obtenir par sélection génétique un élevage résistant à la tremblante, puis à pratiquer une surveillance continue portant sur les animaux matures qui meurent.

Un animal suspect est un animal chez lequel la tremblante est une alternative possible du diagnostic différentiel.

Un animal positif à l'égard de la tremblante est un animal chez lequel l'ACIA a confirmé le diagnostic par l'analyse de tissus lymphoïdes ou cérébraux avec l'épreuve étalon. À l'heure actuelle, cette épreuve étalon est l'épreuve immunohistochimique.


7.3 Responsabilités du vétérinaire accrédité

Activités préliminaires

1. Se procurer et lire les conditions à remplir pour inscrire un élevage au PVCTT. (Voir module 7.9 annexe 3.)

2. Suivre une formation et signer une entente d'accréditation avec le vétérinaire de district de l'ACIA de votre région.

3. Le producteur doit être informé qu'il doit s'adresser à l'administrateur régional du PVCTT, la Fédération Canadienne de Moutons (FCM) pour se procurer un formulaire de demande et pour connaître les conditions à remplir pour l'inscription de son élevage, sa progression aux divers niveaux de l'une des trois voies de certification et le maintien de la certification une fois celle-ci obtenue.

4. Le vétérinaire accrédité et le propriétaire doivent déterminer s'ils prévoient inscrire un nouveau troupeau ou un troupeau établi. S'il s'agit d'un nouveau troupeau, il faudra examiner la provenance des animaux avant de faire une demande. Si les animaux proviennent d'un troupeau inscrit au PVCTT et que le propriétaire prévoit conserver le statut de ce troupeau, il doit joindre, au dossier de demande, une lettre attestant qu'au cours des 10 dernières années, il n'y a pas eu de petits ruminants (ou il y en a eu ou on ignore s'il y en a eu) dans le lieu d'accueil. Les mesures appropriées doivent alors être prises avant que des petits ruminants soient admis ou commandés.

5. Le vétérinaire accrédité et le propriétaire doivent déterminer laquelle des trois voies de certification ils entendent suivre. Pour ce faire, le vétérinaire accrédité doit évaluer les installations, la gestion du troupeau et la tenue de registres d'élevage afin de voir quelle voie semble le mieux convenir et de déterminer si des changements doivent être apportés à la tenue de registres ou à la gestion du troupeau pour assurer le respect des exigences du PVCTT.

Vue d'ensemble des responsabilités

6. Dans le cadre du PVCTT, le vétérinaire accrédité assume les responsabilités suivantes:

  • prendre connaissance des exigences du programme et répondre aux questions d'un propriétaire demandant l'inscription d'un nouveau lieu ou aux questions d'un propriétaire déjà inscrit;
  • apprendre au propriétaire comment reconnaître les signes cliniques de la tremblante, lui fournir de l'information sur l'épidémiologie de cette maladie et sur la gestion du troupeau;
  • évaluer les installations, la gestion du troupeau et la tenue de registres d'élevages sur les lieux proposés pour l'inscription au programme;
  • évaluer la situation sanitaire de l'élevage pour déterminer si des animaux (moutons ou chèvres) présentent des signes de tremblante;
  • déclarer tous les cas suspects de tremblante au vétérinaire de district de l'ACIA;
  • superviser l'inventaire de l'élevage;
  • vérifier la concordance des registres pour déterminer si l'élevage satisfait aux exigences du programme (en particulier dans le cas d'animaux achetés);
  • signer et soumettre des rapports, dont l'inventaire annuel, à l'évaluateur de statut;
  • prélever et expédier des échantillons de sang (pour le génotypage), des échantillons de follicules lymphoïdes de membrane nictitante ou de la muqueuse recto-anale et des échantillons de tissus cérébraux si le propriétaire demande son aide (ou enseigner au propriétaire à prélever des tissus cérébraux et des ganglions lymphatiques mandibulaires);
  • déclarer à l'évaluateur du statut (FCM), tout écart entre les exigences à remplir selon la voie de certification choisie et ce qui est fait dans l'élevage sous sa supervision;
  • identifier les bâtiments d'un lieu qui auraient pu être utilisés pour l'alimentation, l'abreuvement, le confinement ou la naissance des petits ruminants;
  • se familiariser avec les agents prionicides et la concentration à laquelle ils doivent être préparés; et
  • superviser et approuver le nettoyage et la désinfection d'un lieu.

Responsabilités de l'éleveur

7. Il incombe au propriétaire de respecter les exigences de la voie de certification choisie du PVCTT. (Voir module 7.9 Annexe 3.)


7.4 Procédures communes pour la certification

Activités préliminaires

1. Obtenir et lire les normes nationales du PVCTT.

2. Prendre rendez-vous avec le vétérinaire de district local de l'ACIA pour examiner les modalités de certification des troupeaux et discuter des obligations du vétérinaire accrédité ainsi que des procédures à suivre selon la voie de certification retenue. Il est suggéré de profiter de l'occasion pour apprendre ou passer en revue la technique de prélèvement de tissus cérébraux à utiliser pour la détection des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) chez les petits ruminants.

3. Conclure une entente (contrat) d'accréditation valide concernant la prestation du PVCTT avec le bureau de district de l'ACIA.

4. Discuter avec les propriétaires pour déterminer s'ils prévoient inscrire un nouveau troupeau ou un troupeau déjà établi. S'il s'agit d'un nouveau troupeau, discuter de la provenance des animaux avant de faire une demande. Si les animaux proviennent d'un troupeau inscrit au PVCTT et que le propriétaire prévoit conserver le statut de ce troupeau, joindre avec la demande une lettre attestant si des petits ruminants ont été gardés dans le lieu d'accueil au cours des 10 dernières années (si information inconnue, le préciser). Prendre les mesures appropriées avant que des petits ruminants soient admis ou commandés. (Le diagramme ci-bas illustre les diverses options d'inscription de nouveaux troupeaux.)

5. Discuter avec le propriétaire quelle voie de certification il a l'intention de suivre. Examiner les installations, la gestion de l'élevage et la tenue de registres afin d'évaluer la probabilité que cet éleveur réussisse, selon l'opinion du vétérinaire accrédité, à accéder à la certification, et déterminer si des modifications à la tenue de registres ou à la gestion de l'élevage permettraient de rencontrer plus facilement les exigences du PVCTT.

6. Aviser le propriétaire de communiquer avec l'administrateur régional de la FCM pour demander un formulaire d'inscription et connaître les exigences permettant de participer, d'avancer et de conserver la certification propre à chaque procédure de certification.

Inscription

7. Le propriétaire de l'élevage communique avec l'administrateur régional de la FCM pour demander un formulaire d'inscription.

8. Le formulaire, une fois rempli, est envoyé à l'organisation chargée d'évaluer le statut de l'élevage. Le demandeur doit indiquer la voie de certification choisie. Le formulaire de demande doit être accompagné des documents suivants :

  • un plan de tous les bâtiments et des pâturages auxquels les animaux ont accès;
  • un inventaire initial de l'élevage dressé par le vétérinaire accrédité au cours des trois mois précédant immédiatement le dépôt de la demande;
  • un plan de tenue de registres (objectif : examen complet et adéquat de toute l'information à chaque inspection annuelle); et
  • si l'éleveur forme un nouveau troupeau de petits ruminants provenant d'un troupeau inscrit au PVCTT de niveau D (ou supérieur) et prévoit conserver ce statut, il doit joindre une lettre indiquant le statut du lieu d'accueil relativement à la présence de petits ruminants au cours des 10 dernières années.

9. Le formulaire d'inscription et l'inventaire doivent être signés par le vétérinaire accrédité et le producteur.

10. Dans le cas des voies deux et trois, la soumission de la demande d'admission au PVCTT, présentée à l'administrateur régional de la FCM, sera retardée jusqu'à ce que certaines conditions soient remplies.

Trimestre anniversaire

11. La catégorie dans laquelle l'élevage s'est classé est valide à compter de la date où il a été accepté au programme, et le trimestre où cette date revient les années suivantes est le trimestre anniversaire (1er janvier-31 mars; 1er avril-30 juin; 1er juillet-30 septembre; 1er octobre-31 décembre).

Inventaires

12. Superviser l'inventaire initial des animaux. Tous les moutons et toutes les chèvres de 12 mois ou plus se trouvant dans l'exploitation doivent porter deux dispositifs d'identification. Tous les animaux de moins de 12 mois doivent être officiellement identifiés s'il y a changement de propriétaire ou s'ils sont envoyés hors des lieux où ils sont gardés habituellement (p. ex. exposition, centre d'insémination, marché ou encan d'animaux).

13. Examiner les animaux afin de détecter tout signe clinique de la tremblante.

14. Charger le propriétaire de prendre note de tous les ajouts à son troupeau, qu'il s'agisse de moutons ou de chèvres qui naissent dans l'exploitation ou qui y arrivent.

15. Informer le propriétaire que toute acquisition de moutons ou de chèvres vivants ou encore d'embryons doit être accompagnée de la documentation exigée en vertu de la voie choisie.

16. Charger le propriétaire de maintenir une documentation appropriée pour chaque mouton ou chèvre qui quitte l'élevage (p. ex. reçus de vente, notes sur les mortalités).

17. Informer le propriétaire que les documents doivent être conservés pendant cinq ans.

Inspection physique annuelle

18. Le vétérinaire accrédité doit visiter l'élevage inscrit au moins une fois par année, et superviser la conduite de l'inventaire physique annuel de l'élevage. On peut recourir aux services d'une tierce partie possédant la formation nécessaire, soit des techniciens en santé animale ou des étudiants en médecine vétérinaire. Tous les moutons et chèvres de l'élevage doivent être inventoriés. Au cours de l'inspection d'inventaire, chacun des animaux de plus de 12 mois doit être identifié individuellement (le dispositif d'identification de chacun doit être lu) et examiné quant à la présence de signes cliniques de tremblante.

Inventaire annuel

19. Le vétérinaire accrédité est responsable du rapport annuel d'inventaire. La partie principale du rapport annuel d'inventaire est la conciliation de l'inventaire annuel de l'année courante avec celui de l'année précédente. Ce rapport doit répertorier les éléments suivants :

  • les paramètres d'identification de chaque mouton et chèvre se trouvant dans l'exploitation au moment de l'inventaire;
  • les paramètres de tous les dispositifs d'identification posés aux moutons et aux chèvres, y compris aux agneaux (ou chevreaux) de l'année, et ceux qui remplacent les dispositifs perdus;
  • tous les moutons et chèvres arrivés dans l'élevage ou qui en sont partis depuis le dernier inventaire;
  • le statut de l'élevage d'origine des moutons et des chèvres arrivés vivants dans l'exploitation ou à l'état d'embryons;
  • toutes les mortalités;
  • la destination de chaque mouton et chèvre envoyé hors de l'élevage, tel qu'attestée par l'acte de vente ou, si les animaux n'ont pas été vendus, par un document signé sur lequel figure leur destination; et
  • les résultats des analyses de laboratoire pertinentes (épreuve de détection de la tremblante).

Signer le rapport lorsque vous considérez qu'il consigne adéquatement la réconciliation de l'inventaire.

20. Faire parvenir le document à l'évaluateur de statut au cours du trimestre anniversaire de l'inscription de l'élevage au programme.

21. Charger l'éleveur de soumettre à l'administrateur régional une demande d'admission au niveau de certification suivant ou de renouvellement de la certification si son élevage est déjà certifié.

Surveillance des animaux morts

22. Chaque mouton ou chèvre de plus de 12 mois qui meurt dans l'exploitation doit faire l'objet d'une épreuve de détection de la tremblante dans un laboratoire approuvé par l'ACIA. Il s'agit de l'élément le plus important du programme, et, si on omet, sans donner de raison valable, de faire analyser ne serait-ce qu'un seul animal, le statut de l'élevage dans le programme de certification s'en trouvera compromis. Le producteur et le vétérinaire accrédité doivent déterminer le laboratoire approuvé pour la surveillance de la tremblante le plus près. Le producteur peut envoyer la tête des animaux ou un échantillon de tissus cérébraux directement au laboratoire. Le vétérinaire accrédité doit expliquer au producteur comment couper la tête des animaux morts et préciser que les échantillons doivent être conservés au congélateur. Les têtes et les échantillons peuvent être accumulés et envoyés ou apportés par lots au laboratoire. Si le propriétaire abat un mouton mature pour des raisons humanitaires, l'épreuve de détection est tout de même exigée. Lorsque le cerveau est trop endommagé, il faut envoyer un ganglion lymphatique de la tête pour le diagnostic (c.-à-d. ganglion rétropharyngien ou mandibulaire ou échantillon de membrane nictitante).

23. Lorsque l'élevage franchit les niveaux E à A de la certification, la totalité des animaux de plus de 12 mois qui meurent dans l'exploitation doivent faire l'objet d'une épreuve de détection de la tremblante. Lorsque son élevage est certifié, le propriétaire peut continuer de faire faire le dépistage de la tremblante chez tous les animaux de plus de 12 mois qui meurent dans l'exploitation ou, autrement, chez seulement 80 % des animaux de plus de 12 mois qui sont morts et chez 20 % des animaux de plus de 12 mois qui sont abattus.

24. Les animaux de plus de 12 mois soumis à un examen post-mortem de routine peuvent être comptés avec les animaux morts s'ils font l'objet d'une épreuve de détection de la tremblante.

25. Un maximum de cinq animaux adultes doit être soumis à l'épreuve de détection au sein d'un groupe d'animaux décédés d'une même cause (p. ex. toxicité), tel qu'estimé par un vétérinaire ou un pathologiste, au cours d'un même épisode épidémiologique (ne dépassant pas quatre semaines).

Exemptions

Raisons valables de ne pas faire analyser la tête d'un animal mort

L'évaluateur de statut devrait considérer les situations décrites ci-après comme justifiant automatiquement l'exemption, à moins qu'il ne soupçonne que certaines des conditions énoncées ne sont pas remplies ou qu'il estime qu'il y a un abus nuisant au programme de certification du troupeau.

A. Destruction de mouton par le feu

Une attestation ou une lettre provenant d'un représentant compétent du service d'incendie doit être jointe au rapport annuel.

B. Destruction d'un mouton par un prédateur qui a emporté la tête

Une attestation ou une lettre d'un agent de protection de la faune compétent ou de tout autre représentant du gouvernement chargé d'enquêter dans ce genre de circonstances doit être jointe au rapport annuel.

C. Vol

Un rapport du policier chargé d'enquêter sur le vol doit être joint au rapport annuel.

D. Perte ou destruction de l'échantillon lorsque celui-ci n'est plus en la possession du propriétaire (p. ex. après qu'il a été remis au vétérinaire accrédité ou au laboratoire approuvé par l'ACIA).

À l'arrivée des spécimens au laboratoire, si l'obex manque, il faut le noter et expliquer pourquoi.

Une lettre exposant les circonstances dans lesquelles l'échantillon a été perdu par la personne qui en avait la charge doit être jointe au rapport annuel.
E. Toute autre circonstance pouvant raisonnablement être considérée comme hors du contrôle du propriétaire et entraînant la destruction ou la disparition du corps de l'animal (p. ex. une inondation).

Une lettre ou une attestation rédigée par une tierce partie acceptable, exposant en détail pourquoi l'échantillon n'a pas été envoyé, doit être jointe au rapport annuel.

26. Si les spécimens de tissus cérébraux parvenant au laboratoire ne conviennent pas, le laboratoire avisera l'évaluateur de statut et le vétérinaire accrédité responsable de l'élevage. Ces derniers assureront le suivi détaillé de la situation particulière. Si l'on conclut à la négligence du producteur ou si la même situation s'était déjà produite, on considérera que les exigences du programme ne sont pas respectées et le statut de l'élevage concerné sera suspendu.

Animaux malades

27. Charger le propriétaire de l'exploitation de déclarer les moutons et les chèvres de plus de 12 mois qui sont malades (à l'exception des blessures) pendant plus de deux semaines. Le vétérinaire accrédité est responsable de surveiller l'évolution de l'état de l'animal et déclarer le cas à l'ACIA si un diagnostic différentiel de tremblante est établi. Il faut enseigner au propriétaire comment reconnaître les signes cliniques de la tremblante et lui fournir de l'information sur l'épidémiologie de cette maladie.

Nettoyage et désinfection (s'il y a lieu)

28. Le nettoyage et la désinfection s'appliquent aux structures où des petits ruminants ont été gardés (à l'intérieur ou à l'extérieur) ou sont nés. Enterrer ou composter la litière, le fumier et les déchets de ces zones d'agnelage, de mise bas et d'habitat pendant six mois, puis en disposer sur des terres auxquelles les moutons et les chèvres n'ont pas accès.

Retirer le sol de surface (d'un à deux pouces plus profond que l'endroit où la surface se brise) des zones extérieures déterminées d'agnelage, de mise bas ou d'habitat, puis en disposer sur des terres auxquelles les moutons et les chèvres n'ont pas accès.

Retirer les débris organiques, puis désinfecter superficiellement les structures de béton, de métal et de bois qui ont été en contact avec les petits ruminants, y compris les bacs d'eau et les abreuvoirs, à l'aide d'une solution d'hypochlorite de sodium (à une concentration de 2 % de chlore actif) ou d'hydroxyde de sodium (NaOH à une concentration de deux molaires). (Voir module 7.9 annexe 2.)

29. On suggère que le vétérinaire accrédité du troupeau approuve le nettoyage avant de procéder à la désinfection. Ceci permet de répéter le nettoyage, s'il ne s'est pas avéré adéquat, sans avoir à répéter l'étape plus difficile et dangereuse de la désinfection.

30. Les propriétaires qui ne procèdent pas au nettoyage et à la désinfection (lesquels doivent être approuvés par la suite) ne pourront pas obtenir un statut d'élevage plus élevé.

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Diagramme : Inscription de nouveaux troupeaux au PVCTT (Programme volontaire de certification des troupeaux à l’égard de la tremblante)
Diagramme : Inscription de nouveaux troupeaux au PVCTT (Programme volontaire de certification des troupeaux à l’égard de la tremblante)


7.5 Première voie : acquisitions limitées et surveillance

Information générale

1. Cette voie s'applique aux chèvres et aux moutons.

2. Il faut aviser le producteur qu'à l'heure actuelle, la première voie est la seule du PVCTT canadien qui est reconnue par le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), même si cette situation pourrait changer dans un proche avenir. Pour que cette reconnaissance soit maintenue, les troupeaux engagés dans cette voie ne peuvent accueillir des animaux suivant les voies de certification deux et trois.

3. Toutes les conditions prescrites au module 7.4 Procédures communes pour la certification s'appliquent aux troupeaux suivant dans cette voie.

Acquisitions

4. Informer le propriétaire qu'il doit obtenir la documentation relative au niveau de certification et à la date d'inscription au programme du troupeau d'origine des animaux lorsqu'il fait l'acquisition de femelles (chèvres ou brebis) et d'embryons. Expliquer au propriétaire que l'acquisition de femelles ou d'embryons issus d'un troupeau de niveau de certification inférieur aura pour effet d'abaisser le niveau de certification de son troupeau ou de retarder le trimestre anniversaire. En cas de doute sur le niveau de certification d'un troupeau canadien ou sur l'équivalence du programme de certification d'un autre pays, le vétérinaire accrédité ou le producteur peut se renseigner auprès de l'administrateur régional de la FCM, ou de l'ACIA.

Avancement

5. Le programme comporte six niveaux, du niveau d'entrée (niveau E) jusqu'au niveau le plus élevé (certifié). Il faut au moins cinq ans (un an pour chacun des niveaux E, D, C, B et A) pour qu'un troupeau inscrit atteigne le niveau certifié. Une fois obtenue, la certification demeure en vigueur tant que les règles applicables sont respectées.


7.6 Deuxième voie :
2A – Dépistage par analyse de la membrane nictitante et surveillance
2B – Dépistage par biopsie du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale et surveillance

Voie 2A – Membrane nictitante

Information générale

1. Cette voie ne peut s'appliquer qu'aux moutons; elle ne s'applique pas aux chèvres.

2. Il faut aviser le producteur qu'à l'heure actuelle, cette voie de certification n'est pas reconnue par l'USDA, même si cette situation pourrait changer dans un proche avenir.

3. Toutes les conditions prescrites au module 7.4 Procédures communes à toutes les voies s'appliquent aux troupeaux inscrits dans cette voie.

Prérequis

4. Le vétérinaire accrédité doit superviser le prélèvement des échantillons appropriés pour le génotypage (module 7.9 Annexe 1B) de toutes les brebis de plus de 14 mois. Il faut veiller à ce que ces échantillons ne soient pas contaminés par l'ADN d'autres animaux. Les échantillons doivent être envoyés à un laboratoire reconnu par l'ACIA pour le génotypage se rapportant à la sensibilité à la tremblante.

5. Lorsque les résultats du dépistage génétique sont connus, le vétérinaire accrédité doit prélever un échantillon du tissu lymphoïde de la membrane nictitante chez toutes les brebis qui sont réputées avoir le génotype QQ en 171 (module 7.9 Annexe 1C). Il faut soumettre à l'analyse un minimum de 50 brebis pour que le propriétaire puisse continuer dans cette voie. Les instruments entrant en contact avec des tissus lymphoïdes doivent être manipulés de façon à prévenir la contamination par les prions et leur transmission (modules 7.9 Annexe 1C et 7.9 Annexe 2).

6. En cas de résultats positifs au dépistage de la tremblante, le vétérinaire accrédité doit communiquer avec le vétérinaire de district de l'ACIA. Une ordonnance de destruction sera émise pour tout animal présentant un résultat positif et des épreuves de confirmation seront réalisées sur des échantillons de tissus cérébraux.

Demande

7. Si toutes les analyses donnent un résultat négatif au dépistage de la tremblante, une demande d'inscription au niveau B du PVCTT est envoyée avec tous les documents décrits au module 7.4 Procédures communes pour la certification.

8. À partir du moment où son troupeau est inscrit au programme, le producteur doit respecter toutes les exigences décrites au module 7.4 Procédures communes pour la certification.

Acquisitions

9. Lors de l'acquisition de moutons vivants ou d'embryons de mouton, il faut obtenir la documentation relative au niveau de certification et à la date d'inscription au programme de certification du troupeau d'origine. Expliquer au propriétaire que l'acquisition d'animaux ou d'embryons issus d'un troupeau de niveau de certification inférieur aura pour effet d'abaisser le niveau de certification de son troupeau ou de retarder le trimestre anniversaire. En cas de doute sur le niveau de certification d'un troupeau canadien ou sur l'équivalence du programme de certification d'un autre pays, le vétérinaire accrédité ou le producteur peut se renseigner auprès de l'administrateur régional de la FCM, ou de l'ACIA.

Avancement

10. Pour demander l'avancement au niveau A, toutes les femelles reproductrices qui ont été achetées dans d'autres élevages avant l'inscription du troupeau au PVCTT et qui n'avaient pas encore 14 mois au moment du premier dépistage (qui n'ont donc pas été soumises au dépistage par analyse de la membrane nictitante) doivent maintenant faire l'objet d'un génotypage et d'une analyse de la membrane nictitante comme il est indiqué aux points 4 et 5 ci-dessus. Les résultats de ces analyses doivent être présentés avec le rapport annuel et la demande d'admission au niveau A.

11. Après un minimum de 12 mois au niveau A, le producteur peut demander que son troupeau soit certifié. Une fois obtenue, la certification demeure en vigueur tant que les règles applicables sont respectées.

Voie 2B – Biopsie du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale

Information générale

12. Cette voie s'applique aux moutons et aux chèvres, mais le point 15 ci-dessous ne s'applique pas aux chèvres.

13. Il faut aviser le producteur qu'à l'heure actuelle, cette voie de certification n'est pas reconnue par l'USDA, même si cette situation pourrait changer dans un proche avenir.

14. Toutes les conditions prescrites au module 7.4 Procédures communes pour la certification s'appliquent aux troupeaux inscrits dans cette voie.

Prérequis

15. Le vétérinaire accrédité doit superviser le prélèvement des échantillons appropriés pour le génotypage (module 7.9 annexe 1B) de toutes les brebis de plus de 12 mois. Il faut veiller à ce que ces échantillons ne soient pas contaminés par l'ADN d'autres animaux. Les échantillons doivent être envoyés à un laboratoire reconnu par l'ACIA pour le génotypage se rapportant à la sensibilité à la tremblante.

16. Lorsque les résultats du dépistage génétique sont connus, le vétérinaire accrédité doit effectuer une biopsie du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale chez toutes les brebis qui sont réputées avoir le génotype QQ en 171 (module 7.9 annexe 1D). Le génotypage ne s'applique pas aux troupeaux de chèvres, mais toutes les chèvres de 12 mois et plus doivent subir une biopsie du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale. Il faut soumettre à l'analyse un minimum de 50 brebis ou chèvres pour que le propriétaire puisse continuer dans cette voie. Les instruments entrant en contact avec des tissus lymphoïdes doivent être manipulés de façon à prévenir la contamination par les prions et leur transmission (modules 7.9 annexe 1D et 7.9 annexe 2).

17. En cas de résultats positifs au dépistage de la tremblante, le vétérinaire accrédité doit communiquer avec le vétérinaire de district de l'ACIA. Une ordonnance de destruction sera émise pour tout animal présentant un résultat positif et des épreuves de confirmation seront réalisées sur des échantillons de tissus cérébraux.

Demande

18. Si toutes les analyses donnent un résultat négatif au dépistage de la tremblante, une demande d'inscription au niveau B du PVCTT est envoyée avec tous les documents décrits au module 7.4 Procédures communes pour la certification.

19. À partir du moment où son troupeau est inscrit au programme, l'éleveur doit respecter toutes les exigences décrites au module 7.4 Procédures communes pour la certification.

Acquisitions

20. Lors de l'acquisition de moutons ou chèvres vivants ou d'embryons, il faut obtenir la documentation relative au niveau de certification et à la date d'inscription au programme de certification du troupeau d'origine. Expliquer au propriétaire que l'acquisition d'animaux ou d'embryons issus d'un troupeau de niveau de certification inférieur aura pour effet d'abaisser le niveau de certification de son troupeau ou de retarder le trimestre anniversaire. En cas de doute sur le niveau de certification d'un troupeau canadien ou sur l'équivalence du programme de certification d'un autre pays, le vétérinaire accrédité ou le producteur peut se renseigner auprès de l'administrateur régional de la FCM, ou de l'ACIA.

Avancement

21. Pour demander l'avancement au niveau A, toutes les femelles reproductrices qui ont été achetées dans d'autres exploitations avant l'inscription du troupeau au PVCTT et qui n'avaient pas encore 12 mois au moment du premier dépistage (qui n'ont donc pas été soumises au dépistage par biopsie du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale doivent maintenant faire l'objet d'un génotypage (s'il s'agit de brebis) et d'une analyse du tissu lymphoïde associé à la muqueuse recto-anale comme il est indiqué aux points 15 et 16 ci‑dessus. Les résultats de ces analyses doivent être présentés avec le rapport annuel et la demande d'admission au niveau A.

22. Après un minimum de 12 mois au niveau A, l'éleveur peut demander que son troupeau soit certifié. Une fois obtenue, la certification demeure en vigueur tant que les règles applicables sont respectées.


7.7 Troisième voie : Sélection génétique

Information générale

1. Cette voie ne peut s'appliquer qu'aux moutons; elle ne s'applique pas aux chèvres.

Informer le producteur qu'à l'heure actuelle, cette voie de certification n'est pas reconnue par l'USDA, même si la situation pourrait changer dans un proche avenir.

3. Toutes les conditions prescrites au module 7.4 Procédures communes pour la certification s'appliquent dans le cas des troupeaux suivant cette voie.

Choix de la voie de certification

4. Le vétérinaire accrédité doit aider le producteur à décider s'il entreprendra un programme de sélection génétique pour améliorer la résistance de son troupeau à la tremblante et, le cas échéant, s'il fera génotyper seulement les béliers de son troupeau en vue d'utiliser uniquement des béliers de génotype RR en 171; ou s'il fera génotyper tous les animaux géniteurs, béliers et brebis, pour identifier tous les animaux de génotype RR en 171. Il peut s'agir d'une démarche consistant en plusieurs étapes d'analyses et de décisions. Le producteur peut commencer par faire génotyper seulement les béliers géniteurs afin de déterminer s'il y a une base génétique de résistance à la tremblante qui soit suffisante pour la réalisation d'un programme de sélection avec des béliers de génotype RR en 171 sans qu'il y ait une perte importante des autres caractères de reproduction. Si la base génétique de résistance n'est pas suffisante chez les béliers, le producteur peut décider de faire génotyper le reste des géniteurs de son troupeau, ce qui lui permettra de déterminer s'il y a une base génétique suffisante chez les brebis et les béliers pour envisager un programme d'amélioration de la résistance de son troupeau à la tremblante par sélection génétique sans perte importante de caractères de reproduction.

Génotypage en laboratoire

5. Un vétérinaire accrédité pour le PVCTT doit superviser le prélèvement des échantillons appropriés pour le génotypage (module 7.9 Annexe 1B). L'analyse des échantillons doit être faite dans un laboratoire dont la compétence en génotypage est reconnue par l'ACIA (module 7.9 Annexe 1E). Le génotype des béliers RR en 171 doit être confirmé par un deuxième laboratoire. (Il suffit que l'un des deux laboratoires soit reconnu par l'ACIA pour ce genre de génotypage.) Pour réduire le coût de cette vérification, on peut demander au premier laboratoire d'envoyer au second laboratoire seulement l'ADN extrait.

Génotypage de tout le troupeau — Demande

6. Lorsque le producteur peut produire des documents attestant que tous ses animaux reproducteurs sont de génotype RR en 171 ou QR en 171, il doit présenter une demande d'admission au niveau A du PVCTT, accompagnée de toute la documentation décrite au module 7.4.

7. À partir du moment où son troupeau est inscrit au PVCTT, le producteur doit respecter toutes les conditions prescrites au module 7.4.

Génotypage de tout le troupeau — Acquisitions

8. Accroissement naturel (animaux de remplacement produits dans l'élevage) : les agneaux dont au moins un des parents est de génotype RR en 171 peuvent être gardés et utilisés comme géniteurs sans que leur génotypage ne soit requis.

9. Accroissement naturel (animaux de remplacement produits dans l'élevage) : les agneaux dont aucun parent n'est de génotype RR en 171 doivent être génotypés si on veut les utiliser à des fins de reproduction, et seuls les animaux de génotype RR en 171 ou QR en 171 peuvent être retenus comme géniteurs. Les animaux dont aucun parent n'est de génotype RR en 171 et qui ne sont pas génotypés doivent être retirés du troupeau avant l'âge de 12 mois. Si l'un de ces animaux est accidentellement utilisé pour la reproduction avec un agneau du troupeau, le statut du troupeau sera suspendu en attendant les résultats d'une enquête.

10. Géniteurs de remplacement acquis (par achat ou emprunt) : le génotype des géniteurs acquis depuis peu doit être établi comme étant RR en 171 ou QR en 171 par un laboratoire reconnu par l'ACIA pour ce genre d'analyse (module 7.9 annexe 1E). Tout sperme utilisé doit provenir d'un bélier dont le génotype a été établi comme étant RR en 171 ou QR en 171 par génotypage dans un laboratoire reconnu par l'ACIA pour ce genre d'analyse (module 7.9 annexe 1E).

Génotypage de tout le troupeau — Avancement

11. Après 12 mois au niveau A, le producteur peut demander que son troupeau soit certifié. Une fois obtenue, la certification demeure en vigueur tant que les règles applicables sont respectées.

Génotypage des béliers seulement Demande

12. Si le producteur a opté pour le génotypage des béliers seulement pour améliorer par sélection génétique la résistance de son troupeau à la tremblante, il faudra probablement un certain nombre d'années pour réaliser les analyses, la sélection, la reproduction et l'élimination nécessaires à la constitution d'un troupeau entièrement composé de descendants de béliers résistants à la tremblante. Pendant cette période, le rôle du vétérinaire accrédité se limite au prélèvement des échantillons en vue du génotypage.

13. Lorsque le producteur peut produire des registres de reproduction montrant que tous les animaux qui restent dans son troupeau descendent de béliers de génotype 171 RR, il doit présenter une demande d'admission au niveau A du PVCTT, accompagnée de toute la documentation décrite au module 7.4.

14. À partir du moment où son troupeau est inscrit au programme, le producteur doit respecter toutes les exigences décrites au module 7.4.

Génotypage des béliers seulement Acquisitions

15. Géniteurs de remplacement acquis (par achat ou emprunt) : le génotype des béliers acquis depuis peu doit être établi comme étant RR en 171 par un laboratoire reconnu par l'ACIA pour ce genre d'analyse (module 7.9 annexe 1E). Tout sperme utilisé doit provenir d'un bélier dont le génotype a été établi comme étant RR en 171 par génotypage dans un laboratoire reconnu par l'ACIA pour ce genre d'analyse (module 7.9 annexe 1E). Le génotype des brebis de reproduction ou des embryons acquis doit être établi comme étant RR en 171 ou QR en 171 par génotypage dans un laboratoire reconnu par l'ACIA pour ce genre d'analyse (module 7.9 annexe 1E).

Génotypage des béliers seulement — Avancement

16. Après 12 mois au niveau A, le producteur peut demander que son troupeau soit certifié. Une fois obtenue, la certification demeure en vigueur tant que les règles applicables sont respectées.


7.8 Certification aux fins d'exportation

1. Tout animal provenant d'un troupeau inscrit au PVCTT peut être certifié et endossé par l'ACIA comme faisant partie d'un programme satisfaisant aux normes nationales minimales. L'ACIA s'emploiera à obtenir la reconnaissance internationale de ces normes. Les certificats attestant l'inscription du troupeau au programme et le niveau sont délivrés par l'administrateur régional du programme de la FCM.

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