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C'est une maladie causée par un virus présent naturellement chez les oiseaux
sauvages. La plupart des virus d'influenza aviaire ne causent pas de problèmes aux
oiseaux ; quelques uns sont hautement pathogènes, surtout pour les poulets ; parfois, le
virus se transmet aux humains s'ils sont en contact étroit avec les oiseaux.
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On peut soupçonner l'influenza aviaire chez des oiseaux infectés par des signes comme
l'apathie, la chute de production d'oeufs, le gonflement des yeux ou des crêtes, la toux,
ou la diarrhée. On pourrait aussi constater de la mortalité pendant quelques jours,
suivie d'une flambée soudaine de maladie qui causerait la mort d'une grosse proportion du
troupeau. Mais peu importe, il faut toujours faire confirmer la maladie en laboratoire.
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Les volailles domestiques attrapent la maladie par contact direct ou indirect avec les
oiseaux sauvages. Ensuite, elles la transmettent par contact direct avec d'autres
volailles, ou indirect par des produits avicoles infectés (des oeufs,
des plumes), ou avec du fumier et de la litière contenant le virus. La transmission
indirecte peut se faire par des vêtements ou chaussures contaminés, des véhicules ou de
l'équipement, ou encore par de l'eau ou des aliments contaminés.
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Quelques virus de l'influenza aviaire, comme le H5N1 hautement pathogène (qui circule
présentement en Asie et en Europe), peuvent causer des maladies chez les humains. Mais
c'est rare, et c'est dû au contact étroit avec des oiseaux infectés ou avec leur
environnement contaminé. Les personnes qui sont en contact avec des volailles infectées
devraient toujours porter des vêtements protecteurs, comme des masques, des lunettes, des
gants ou des bottes.
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Il faut rester prudent au Canada, mais le risque n'est pas le même qu'en Asie ou en
Afrique, où il y a des volailles presque partout (autant à la ville qu'à la campagne),
et souvent très près des humains (soit dans leur cour arrière ou dans les marchés
publics). Ici la biosécurité à la ferme beaucoup plus serrée, et les services
vétérinaires plus structurés ; mais il faut quand même garder l'oeil ouvert.
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En mars 2004, on a détecté l'influenza aviaire hautement pathogène H7N3 en
Colombie-Britannique. On a abattu alors 53 troupeaux contaminés et, par précaution, tous
ceux situés dans un rayon de 3 kilomètres ou moins. Et en novembre 2005, dans le même
secteur on a trouvé la souche faiblement pathogène H5N2 dans des canards sur deux
fermes. L'Agence a alors procédé à l'abattage des canards et testé pendant trois
semaines les élevages avicoles dans un rayon de 5 Km.
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Durant la migration d'automne 2005, le Centre canadien de la santé de la faune a fait
examiner plus de 4400 canards sauvages à la recherche des souches H5 ou H7 du virus. On a
détecté des souches H5 mais toutes étaient faiblement pathogènes.
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Les éleveurs doivent éviter tout contact entre les oiseaux et le virus, qui est
présent dans l'environnement. On leur suggère de grillager toutes les ouvertures de
leurs bâtiments, et de bloquer l'entrée du virus à la porte en désinfectant les bottes
et les équipements qui entrent ou qui sortent du poulailler. En fait, faut garder dans le
poulailler les vêtements réservés au travail dans le poulailler. Evidemment, faut
éviter la chasse aux canards et les étangs aménagés sur la ferme.
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L'Agence donne des conseils à l'industrie de l'élevage, mais son rôle premier c'est
de contrôler la maladie, dès qu'on la soupçonne dans un poulailler. On imposerait par
exemple une quarantaine autour de l'élevage, l'abattage des oiseaux infectés et la
désinfection des bâtiments. Y a aussi des contrôles à la frontière pour empêcher les
voyageurs ou les importateurs de ramener des oiseaux ou des produits contaminés.
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Quelques jours avant d'entrer au Canada, les voyageurs doivent éviter les élevages,
les marchés publics ou tout lieu de rassemblement d'oiseaux où ils pourraient s'infecter
ou contaminer leurs chaussures ou leurs vêtements. Les voyageurs doivent aussi déclarer
à leur arrivée tout oiseau, viande de volaille ou produit avicole, incluant plumes et
duvets. Surtout s'ils arrivent d'un pays où se trouve l'influenza aviaire.
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La grippe aviaire frappe normalement les espèces d'oiseaux destinés à la
consommation humaine (poulets, dindons, cailles, pintades, etc.), et aussi les oiseaux
sauvages ou les oiseaux de compagnie. Des études confirment que quelques espèces de
mammifères, comme les porcs, les chats et les furets, peuvent à l'occasion contracter le
virus de la grippe aviaire.
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