Le poisson est une excellente source de protéines de haute qualité et il renferme peu de graisses saturées, ce qui en fait un aliment santé par excellence. Cependant, certains types de poisson devraient être consommés avec modération, car les quantités de mercure qu'ils renferment dépassent parfois les normes canadiennes. Veuillez visiter le site Web de Santé Canada pour plus de renseignements concernant la consommation de poisson.
Le mercure est un élément naturellement présent dans le sol et les roches, ainsi que dans les lacs, les cours d'eau et les océans. Au mercure provenant de ces sources naturelles s'ajoute le mercure rejeté dans l'environnement par les activités humaines, comme la transformation des pâtes et papiers, l'exploitation minière et la combustion des déchets et des combustibles fossiles.
Nous absorbons de petites quantités de mercure provenant de notre environnement immédiat par diverses voies, aussi bien naturelles qu'artificielles. Il y en a par exemple dans les amalgames dentaires, les polluants de l'air et de l'eau, et des traces dans les aliments. Parmi les divers aliments que nous consommons, c'est le poisson qui est habituellement la plus importante source de mercure.
On sait depuis longtemps que l'absorption de grandes quantités de mercure peut endommager le système nerveux de l'homme et des animaux. Sous la forme de traces, cependant, ses effets sont moins bien connus. Des études à long terme sont en cours pour déterminer les effets de faibles teneurs en mercure, surtout chez les jeunes enfants.
Le mercure existe sous deux formes différentes, la forme organique et la forme inorganique. Dans le milieu aquatique, le mercure se retrouve le plus souvent sous la forme de méthylmercure, soit la forme organique, qui se lie étroitement aux protéines des tissus du poisson. La plupart des poissons contiennent des traces de méthylmercure. La quantité de mercure que l'on retrouve chez un poisson varie en fonction de la teneur en mercure du milieu aquatique et de la place du poisson dans la chaîne alimentaire. Le mercure a tendance à s'accumuler dans la chaîne alimentaire, de sorte que les poissons prédateurs en renferment habituellement des quantités plus élevées que les espèces non prédatrices qui occupent les niveaux inférieurs de la chaîne.
L'ACIA effectue régulièrement des analyses des poissons, coquillages et crustacés vendus dans le commerce pour vérifier s'ils satisfont à la norme canadienne relative au mercure et pour établir des concentrations de base pour une espèce donnée dans un milieu aquatique donné. Le poisson et les produits du poisson vendus au Canada doivent satisfaire aux normes de Santé Canada relatives au mercure.
Les concentrations de mercure dans les poissons d'eau douce varient selon le lac ou le cours d'eau dans lequel ils sont pêchés et, comme dans le cas des espèces marines, les prédateurs ont tendance à présenter des valeurs plus élevées que les espèces non prédatrices. Toutes les zones de pêche commerciale en eau douce sont échantillonnées; lorsque les teneurs en mercure sont élevées, on les ferme à la pêche commerciale ou bien l on impose des restrictions quant à la capture et à la commercialisation de certaines espèces.
Pour ce qui est de la pêche sportive, il incombe normalement aux gouvernements provinciaux de surveiller les teneurs en mercure, ainsi que de fixer et de faire connaître les normes et directives visant la consommation. Pour avoir plus d'information sur la salubrité des espèces d'eau douce qui font l'objet d'une pêche sportive, il faut donc s'adresser aux instances provinciales.
P0083F-02
Mars 2007