Table des matières
Partie I Introduction
Partie II Bonnes pratiques agricoles
Partie III Programmes
préalables
- Établissement de
transformation
- 1.1 Emplacement
- 1.2 Locaux
- 1.3 Installations sanitaires
- 1.4 Eau et glace - Qualité et approvisionnement
- Transport et entreposage
- 2.1 Contrôle de la température
- 2.2 Véhicules de transport et conteneurs
- 2.3 Matières premières et produits finis
- 2.4 Produits chimiques non alimentaires
- Équipement
- 3.1 Conception et installation
- 3.2 Étalonnage et entretien de l'équipement
- Personnel
- 4.1 Formation
- 4.2 Exigences en matière d'hygiène et de santé
- Assainissement et lutte contre la
vermine
- 5.1 Programme d'assainissement
- 5.2 Programme de lutte contre la vermine
- Retraçage et rappel
- 6.1 Systèmes de retraçage et de rappel
- 6.2 Capacité de rappel
- Documentation et registres
Partie IV Contrôle de la
fabrication
- Conception du procédé
- 1.1 Validation de la durée de conservation
- Formulation du produit
- 2.1 Spécifications
- 2.2 Formules des produits
- Contrôle des matières
premières reçues
- 3.1 Matières premières reçues
- 3.2 Registres de contrôle des matières premières
reçues
- Pré-transformation et
transformation
- 4.1 Inspection, tri, parage et premier lavage
- 4.2 Coupage, tranchage, déchiquetage et hachage
- 4.3 Lavage
- 4.4 Traitement antimicrobien
- 4.5 Respect de la formulation du produit
- 4.6 Température du produit pendant la transformation
- 4.7 Registres sur la transformation des aliments
- Emballage
- 5.1 Emballage et contenants
- 5.2 Facteurs critiques relatifs à l'emballage
- 5.3 Registres sur l'emballage
- Codage et étiquetage des
contenants
- 6.1 Identification du produit
- 6.2 Exactitude des étiquettes
- 6.3 Codage de la date « meilleur avant »
- 6.4 Étiquetage de la température d'entreposage
- Écarts et actions
correctives
- 7.1 Maîtrise des écarts
- 7.2 Action corrective
- 7.3 Registres sur les écarts et les actions correctives
- Vérification de la
salubrité du produit
- 8.1 Méthodes de vérification
- 8.2 Registres de vérification
- Gestion des plaintes
- 9.1 Plaintes relatives aux produits
- 9.2 Registres sur les plaintes
Glossaire
Toile de fond
Les avantages pour la santé associés à la consommation de
fruits et légumes frais, conjugués à la tendance des
consommateurs à manger à l'extérieur et à se procurer
des aliments prêts à manger, ont contribué à augmenter de
façon considérable la popularité des légumes prêts
à manger minimalement transformés. La laitue et les autres
légumes à salade minimalement transformés (lavés,
parés et ensachés) par les fabricants sont une source de produits
alimentaires pratiques pour les consommateurs.
Le secteur des légumes prêts à manger minimalement
transformés visait au départ à approvisionner les restaurants,
les hôtels et les institutions. Depuis quelques années, il dessert
également le marché de l'alimentation au détail. Même
si l'on ne dispose pas de données statistiques détaillées
sur le volume de la production nationale ni sur celui des importations, il
semble bien que ces produits occupent une part de marché de plus en plus
grande.
Même si la plupart des salades et des légumes sont encore
préparés à la maison, l'apparition sur le marché de
légumes prêts à manger minimalement transformés fait en
sorte que la préparation de ces produits ne se fait plus exclusivement
à la maison. Or, le temps et la distance accrus entre la transformation et
la consommation peuvent contribuer à augmenter les risques de
toxi-infections alimentaires. Même si les dangers chimiques et physiques
sont à craindre, comme la présence de produits chimiques agricoles et
d'additifs alimentaires au-delà des limites maximales de résidus,
ou la présence de métaux ou d'autres particules nocives, les
dangers que présentent les légumes prêts à manger
minimalement transformés sont liés essentiellement à la
contamination microbienne.
Certains des pathogènes microbiens associés aux légumes frais
comprennent Listeria
monocytogenes, Salmonella spp., Shigella spp., des souches entéropathogènes de
Escherichia coli, le virus de
l'hépatite A, etc. Figurent parmi les
sources possibles de contamination de ces produits, les arrivages de
légumes crus, les travailleurs de l'établissement et le milieu
où se fait la transformation. Lorsque les légumes sont hachés ou
coupés fin, la libération de fluides des cellules végétales
procure un substrat nutritif, propice à la prolifération des
microorganismes. La forte teneur en humidité des légumes frais,
l'absence d'un procédé d'élimination des
pathogènes microbiens et la possibilité d'exposition à des
températures dangereuses pendant la préparation, la distribution et
la manutention augmentent encore davantage les risques de toxi-infections
alimentaires.
Face à l'augmentation de la consommation de légumes prêts
à manger minimalement transformés et à l'augmentation des
risques de toxi-infections alimentaires qui lui sont associés, les
gouvernements et l'industrie ont entrepris l'élaboration d'un
code d'usages relatif à la fabrication de légumes prêts
à manger minimalement transformés.
Portée
Le présent code d'usages vise les légumes prêts à
manger minimalement transformés qui se limitent à des légumes
crus qui ont été pelés, tranchés, hachés,
râpés ou coupés fin avant d'être emballés en vue
de leur vente au Canada. Les produits visés comprennent la laitue et le
chou râpés, les salades de légumes mélangés, le
brocoli haché et les carottes miniatures pelées. Les emballages
comprennent les contenants d'une portion (p.ex. les sacs scellés ou les contenants en
plastique), les formats à la consommation plus gros ou les formats
institutionnels et les contenants en vrac. Sauf pour ce qui est de l'ajout
éventuel de croûtons ou de vinaigrette par l'utilisateur final,
ces produits n'ont besoin d'aucune préparation avant
d'être consommés.
Voici un aperçu des produits qui ne sont pas visés par le
présent code : légumes frais qui n'ont été que
parés et pommes de terre ou autres légumes tranchés qui sont
destinés à la cuisson (frites, p.ex). Les fabricants de produits qui sont
préparés et consommés sur place le jour même (restaurateurs
et charcutiers, p.ex.) ne sont pas assujettis
à cette norme.
Même si la Loi sur les produits agricoles au Canada ne
renferme aucune disposition qui vise expressément les légumes
prêts à manger minimalement transformés, ces produits doivent
respecter les articles 4 et 7 de la Loi sur les aliments et drogues.
Aux termes de l'article 4, il est interdit de vendre un aliment qui, selon
le cas contient une substance toxique ou délétère, ou en est
recouvert; est impropre à la consommation humaine; est composé, en
tout ou en partie, d'une substance malpropre, putride,
dégoûtante, pourrie, décomposée ou provenant d'animaux
malades ou de végétaux malsains; est falsifié; a été
fabriqué, préparé, conservé, emballé ou
emmagasiné dans des conditions non hygiéniques. Et aux termes de
l'article 7, il est interdit de fabriquer, de préparer, de conserver,
d'emballer ou d'emmagasiner pour la vente des aliments dans des
conditions non hygiéniques.
Utilisation du Code d'usages
Le présent Code d'usages se veut un guide de fabrication
destiné à promouvoir la salubrité des légumes prêts
à manger minimalement transformés. Comme l'industrie a recours
à différents procédés pour préparer ces produits, le
Code a une portée générale. Il ne se veut pas un exposé
exhaustif de tous les moyens possibles de mettre en oeuvre des mesures préventives. D'autres
méthodes peuvent s'appliquer si elles permettent de réduire au
minimum les dangers pour la santé. Les fabricants sont encouragés
à suivre les recommandations générales contenues dans ce code
pour adapter des pratiques sanitaires à leurs activités
particulières.
La partie II: du Code traite des bonnes pratiques
agricoles applicables à la production primaire et à la récolte
des légumes frais. Même si les fabricants n'ont peut-être
aucun rôle à jouer au niveau de la production primaire des
légumes, cette section a été incluse dans le Code pour les
sensibiliser à l'influence que la production primaire peut avoir sur
la salubrité des légumes prêts à manger minimalement
transformés. Un code d'usages relatif à la production primaire et
à la récolte des fruits et légumes frais est actuellement en
cours de rédaction. Il servira de guide aux agriculteurs dans la
production hygiénique de fruits et légumes frais.
Les parties III: et IV: du
Code présentent des objectifs de salubrité généraux, suivis
de recommandations précises sur la façon de les atteindre. Il est
important d'évaluer les recommandations une à une et, au besoin,
d'envisager des méthodes de rechange peut-être mieux
adaptées à certaines activités, pour atteindre les objectifs de
salubrité généraux.
Des contaminations microbienne et chimique peuvent survenir pendant la
production primaire et la récolte des fruits et légumes frais. La
salubrité des légumes prêts à manger minimalement
transformés est grandement influencée par l'efficacité des
mesures mises de l'avant à la ferme pour prévenir toute
contamination. Les producteurs doivent connaître les bonnes pratiques
agricoles qui réduisent les risques de contaminations microbienne,
chimique et physique pendant la production primaire et la récolte de
fruits et légumes frais. Les fabricants devraient demander aux producteurs
d'adopter de bonnes pratiques agricoles et de leur fournir la preuve que le
produit a été cultivé selon les indications du fabricant.
Voici un aperçu des bonnes pratiques agricoles qui permettent de
promouvoir la salubrité des fruits et légumes frais :
Utilisation des terres
Évaluer les utilisations passées et actuelles des terres de
culture et des sites avoisinants (espèces cultivées, terres de
pâturage, décharges de déchets toxiques, etc.) afin d'identifier d'éventuelles
sources de contamination des fruits et légumes, comme les produits
chimiques agricoles, les déjections animales ou d'autres composés
toxiques. Prendre les mesures nécessaires pour empêcher les animaux
domestiques et sauvages d'accéder aux sites de culture afin
d'éviter que leurs déjections ne contaminent le sol et les
cultures.
Fertilisants naturels
Gérer l'utilisation des fertilisants naturels (fumier, matière
organique, déchets d'abattage, boues d'épuration, p.ex.) dans la production des fruits et légumes
frais afin de limiter l'exposition de ces produits à des risques de
contaminations microbienne et chimique. S'assurer que les fertilisants
naturels ont été convenablement traités (par compostage,
pasteurisation, séchage à la chaleur, irradiation aux rayons UV, digestion alcaline ou une combinaison de ces
méthodes) afin de minimiser les risques de contamination par des
pathogènes microbiens.
Eau à usage agricole
Évaluer la source d'eau utilisée sur la ferme (puits, canal
à ciel ouvert, réservoir, eau d'irrigation recyclée,
aqueduc, rivière, lac, etc.). L'eau
utilisée pour l'irrigation et la fumigation est en effet une source de
contamination potentielle, en raison des pathogènes microbiens, des
métaux lourds et des produits chimiques qu'elle peut contenir. Il faut
donc vérifier l'innocuité de cette eau et être à
l'affût des sources de contamination potentielles.
Produits chimiques agricoles
N'utiliser que des produits chimiques homologués pour la culture
envisagée et respecter scrupuleusement le mode d'emploi. Tenir des
registres sur les épandages de produits chimiques agricoles (produit
utilisé, dose, date du traitement, etc.)
Hygiène des travailleurs
Formuler des exigences en matière d'hygiène et de santé
afin que le personnel qui entre en contact direct ou indirect avec les fruits
et légumes frais ne puisse contaminer les produits. Interdire aux
personnes que l'on sait porteuses de maladies transmissibles par les
aliments ou que l'on soupçonne d'être porteuses de telles
maladies, l'accès aux champs ou aux locaux où elles risqueraient
de contaminer les fruits et légumes. Mettre à la disposition des
travailleurs des toilettes et des installations pour le lavage des mains
facilement accessibles afin de favoriser une bonne hygiène
personnelle.
Récolte
Détruire les légumes atteints de maladies, endommagés ou trop
mûrs, vulnérables à la contamination microbienne. Ne
récolter et n'expédier que les légumes frais qui sont sains.
Débarrasser la récolte des contaminants physiques comme les cailloux,
les morceaux de bois, les pièces de métal ou de verre et les corps
étrangers tels les insectes ou les morceaux d'insecte.
Transport et entreposage
Utiliser pour le transport et l'entreposage des véhicules et des
installations qui conviennent aux fruits et légumes frais et qui sont
dotés d'un bon système de réfrigération. Nettoyer et
désinfecter périodiquement les conteneurs, les véhicules de
transport et les installations d'entreposage et empêcher rongeurs et
insectes d'y pénétrer, afin de minimiser les risques de
contamination.
1.1 Emplacement
Les établissements ne doivent pas être situés dans des
endroits où la présence de substances potentiellement dangereuses
pourrait compromettre la salubrité des produits finis.
Étudier les sources possibles de contamination au moment de
décider de l'emplacement d'un établissement de
transformation. Évaluer aussi l'efficacité de toute mesure
raisonnable qui pourrait être prise pour protéger les aliments. Un
établissement de transformation doit toujours être éloigné
ou protégé
- des environnements pollués et des activités industrielles
susceptibles d'entraîner la contamination des produits;
- des zones soumises à des inondations, à moins que des protections
suffisantes ne soient en place;
- des zones sujettes à des infestations par de la vermine ou des zones
où l'enlèvement des déchets ne peut se faire
facilement.
1.2 Locaux
1.2.1 Conception et aménagement
L'intérieur des bâtiments et les structures doivent permettre
le maintien de bonnes pratiques d'hygiène, y compris la protection
contre la contamination croisée entre les opérations et durant
celles-ci.
1.2.2 Raccordements et structures internes
Les structures à l'intérieur des établissements de
transformation doivent être de construction solide, être faites de
matériaux durables et être faciles à entretenir, à nettoyer
et, le cas échéant, à désinfecter.
Voici, entre autres, les conditions spécifiques à respecter,
s'il y a lieu, pour garantir la salubrité et l'intégrité
des aliments :
- Les surfaces des murs, des cloisons et des planchers doivent être
faits de matériaux étanches et dépourvus d'effet toxique
compte tenu de l'usage envisagé.
- Les murs et les cloisons doivent être faits de matériaux lisses
jusqu'à une hauteur adaptée à l'activité.
- Les planchers doivent être construits de façon à assurer un
drainage et un nettoyage adéquats.
- Les plafonds et les structures aériennes doivent être construits
et finis de manière à minimiser l'accumulation de poussières
et de condensation, ainsi que l'effritement.
- Les fenêtres doivent être faciles à nettoyer, construites de
manière à minimiser l'accumulation de poussières et, au
besoin, dotées de moustiquaires bien ajustés, amovibles et faciles
à nettoyer. Au besoin, les fenêtres doivent être
scellées.
- Les portes doivent être à surfaces lisses et non absorbantes
ainsi que faciles à nettoyer et, au besoin, à désinfecter.
1.2.3 Surfaces en contact avec les aliments
Les surfaces en contact avec les aliments doivent être faites de
matériaux convenables et être entretenues de manière à
prévenir toute contamination des aliments.
- L'équipement et les contenants qui entrent en contact avec les
aliments doivent être faits de matériaux n'ayant aucun effet
toxique et, s'il y a lieu, doivent être conçus et construits de
manière à pouvoir être nettoyés, désinfectés et
entretenus convenablement.
- Les revêtements, peintures et matériaux utilisés pour les
surfaces en contact avec les aliments doivent figurer dans la Liste de
référence pour les pièces de matériaux de construction, les
matériaux d'emballage et les produits chimiques non alimentaires
acceptés, publiée par l'Agence canadienne d'inspection
des aliments ( ACIA),
à moins que le fabricant ne détienne une lettre de
non-objection expédiée par Santé Canada.
1.2.4 Éclairage
Un éclairage naturel ou artificiel convenable doit être fourni
afin que les activités puissent se dérouler de manière
hygiénique.
- L'intensité de la lumière doit être adaptée à
la nature de l'activité et ne doit pas modifier la couleur des
aliments.
- Au besoin, on doit protéger les appareils d'éclairage afin
d'éviter toute contamination des aliments advenant un bris.
1.2.5 Qualité de l'air et ventilation
La ventilation doit permettre d'évacuer l'air contaminé et
tout excédent de chaleur, de condensation et de poussières.
- La ventilation doit assurer un échange d'air suffisant pour
éviter l'accumulation excessive de condensation ou de
poussières.
- Les bouches de ventilation doivent être dotées de grilles ou de
filtres bien ajustés pour empêcher l'admission d'air
contaminé. Les filtres doivent être nettoyés ou remplacés
au besoin.
1.2.6 Drainage et élimination des déchets
L'établissement doit être pourvu d'installations pour
l'élimination des déchets et de réseaux de drainage
convenables.
Les réseaux de drainage et d'élimination des déchets
doivent être conçus et construits de manière qu'ils ne
risquent de contaminer ni le produit, ni la source d'eau potable. On doit
prévoir des moyens convenables d'entreposer et d'éliminer les
déchets.
- Il ne faut pas laisser les déchets s'accumuler dans les zones de
manutention et d'entreposage des produits ou dans des aires attenantes pour
éviter d'attirer la vermine et de créer un milieu propice à
la contamination microbienne.
- Les zones d'entreposage des déchets doivent être gardées
propres.
1.3 Installations sanitaires
1.3.1 Installations pour les employés
Des toilettes et des installations sanitaires doivent être à la
disposition du personnel afin de maintenir un degré d'hygiène
convenable et d'éviter toute contamination des produits.
- Le fabricant doit prévoir des toilettes et des vestiaires convenables
situés à des endroits pratiques à proximité des zones de
transformation.
- On doit trouver, à proximité des toilettes, des installations
convenables pour le lavage et le séchage des mains, notamment des cuves,
du savon, des serviettes jetables et de l'eau courante froide et chaude (ou
réglée à une température convenable).
- Les installations sanitaires doivent être conçues pour permettre
l'enlèvement hygiénique des déchets et être
situées de manière à éviter la contamination des produits
ou des locaux.
- Les installations sanitaires doivent être gardées en permanence
propres et en bon état.
- Des avis indiquant de se laver les mains doivent être affichés
aux endroits appropriés.
1.3.2 Installations de nettoyage et de désinfection de
l'équipement
L'équipement et les installations de nettoyage et de
désinfection doivent être conçus, construits et entretenus
convenablement de manière à prévenir toute contamination.
- Les installations doivent être faites de matériaux résistant
à la corrosion et faciles à nettoyer, et doivent être
alimentées en eau potable à des températures convenant aux
produits chimiques de nettoyage utilisés.
- L'équipement et les installations de nettoyage et de
désinfection doivent être conçus en fonction de l'usage
prévu et doivent être bien entretenus. Ils doivent être
adéquatement séparés des zones d'entreposage, de
transformation et d'emballage des aliments afin de prévenir toute
contamination.
1.4 Eau et glace - qualité et approvisionnement
On doit prévoir une source convenable d'eau potable et, au besoin,
des installations appropriées pour son entreposage, sa distribution et le
réglage de sa température.
- L'eau doit être conforme aux « Recommandations pour la
qualité de l'eau potable au Canada » de Santé Canada.
S'il y a lieu, le fabricant doit traiter l'eau provenant de sources
autres que le réseau municipal. Le fabricant ou la municipalité doit
analyser l'eau à une fréquence suffisante pour confirmer sa
potabilité.
- Il ne doit y avoir aucun raccordement entre les réseaux d'eau
potable et non potable. Tous les boyaux, robinets ou autres sources similaires
de contamination doivent être conçus pour prévenir tout
refoulement ou siphonnement.
- Lorsque l'entreposage de l'eau est nécessaire, les
installations d'entreposage doivent être adéquatement
conçues, construites et entretenues de manière à prévenir
toute contamination.
- Le volume, la température et la pression de l'eau potable doivent
convenir à toutes les demandes d'exploitation et de nettoyage.
- Les produits chimiques utilisés pour l'épuration de
l'eau, le cas échéant, doivent figurer dans la « Liste de
référence pour les pièces de matériaux de construction, les
matériaux d'emballage et les produits chimiques non alimentaires
acceptés », publiée par l' ACIA,
à moins que le fabricant ne détienne une « lettre de
non-objection » expédiée par Santé Canada. Le traitement de
l'eau doit être surveillé et contrôlé de manière
à fournir la concentration de produits chimiques voulue et à
prévenir toute contamination.
- L'eau réutilisée doit être traitée, examinée
et conservée dans un état approprié pour l'usage prévu.
L'eau réutilisée doit circuler dans un réseau de
distribution distinct, clairement identifié.
- La glace utilisée en tant qu'ingrédient ou entrant en contact
direct avec des aliments doit être faite d'eau potable et être
protégée de toute contamination.
2.1 Contrôle de la température
Les matières premières et les produits finis doivent être
réfrigérés durant le transport et l'entreposage afin de
minimiser la prolifération des microorganismes pathogènes.
Après avoir contrôlé la température des matières
premières pendant la transformation, on doit s'assurer que les
produits finis sont réfrigérés pendant toute la durée de
conservation prévue afin de minimiser la prolifération des
microorganismes pathogènes.
- Le fabricant doit contrôler la température pendant le transport
et l'entreposage afin de maintenir des conditions d'entreposage
optimales pour les légumes frais.
- Les autres ingrédients qui doivent être réfrigérés
doivent être maintenus à des températures de 4°C ou moins.
- Les produits finis doivent être maintenus à 4 °C pendant le transport et l'entreposage.
- Les installations de réfrigération (véhicules de transport,
entrepôts) doivent être munies d'appareils de mesure des
températures, idéalement de thermomètres enregistreurs, ou des
thermomètres maxima-minima.
2.2 Véhicules de transport et conteneurs
Les véhicules de transport et les conteneurs utilisés par le
fabricant doivent être conçus, construits, entretenus, nettoyés
et utilisés de manière à prévenir toute contamination des
aliments.
- Le transport et l'entreposage des produits alimentaires doivent
préférablement se faire dans des véhicules de transport et des
conteneurs destinés à recevoir des aliments. Lorsque les mêmes
véhicules de transport et conteneurs sont utilisés pour le transport
de produits non alimentaires, on doit employer des mesures qui en limitent
l'utilisation au transport de produits non alimentaires qui ne poseront pas
de risque pour les aliments faisant partie du même chargement ou d'un
chargement ultérieur, après un nettoyage acceptable.
- Les véhicules de transport et les conteneurs doivent être
construits, entretenus et nettoyés de manière à prévenir
toute contamination des aliments.
- Le fabricant doit inspecter les véhicules de transport et les
conteneurs avant leur chargement pour s'assurer qu'ils sont exempts de
tout contaminant et qu'ils conviennent au transport d'aliments.
- Les véhicules de transport doivent être chargés,
aménagés et déchargés d'une manière qui évite
tout endommagement et toute contamination des aliments.
2.3 Matières premières et produits finis
Les matières premières, les matériaux d'emballage et les
produits finis doivent être entreposés et manutentionnés de
manière à minimiser leur altération et leur
détérioration, et de manière à prévenir tout
endommagement et toute contamination.
- On doit contrôler la température dans les aires d'entreposage
afin de maintenir des conditions d'entreposage optimales (voir la rubrique
2.1, Contrôle de la température).
- Pratiquer la rotation des stocks suivant la méthode du premier
entré, premier sorti.
- Les ingrédients, les matériaux d'emballage et les produits
finis doivent être entreposés et manutentionnés d'une
manière qui évite leur endommagement et leur contamination
(contrôle de la hauteur des piles et des dommages que peuvent causer les
chariots élévateurs, p. ex.).
2.4 Produits chimiques non alimentaires
Les produits chimiques non alimentaires doivent être reçus et
entreposés de manière à éviter la contamination des
aliments, des matériaux d'emballage et des surfaces en contact avec
les aliments.
- Les produits chimiques doivent être reçus, entreposés et
manutentionnés dans une zone sèche et bien aérée.
- Les produits chimiques doivent être entreposés dans des zones
désignées où il n'y a pas de possibilité de
contamination des aliments ou des surfaces qui entrent en contact avec les
aliments.
- Les produits chimiques doivent être entreposés et
mélangés dans des contenants propres et correctement
étiquetés.
- Les produits chimiques utilisés couramment dans des zones où sont
manipulés des aliments (lubrifiants pour convoyeurs, p. ex.) doivent être fonctionnellement
séparés des aliments et placés de manière à
éviter toute contamination des aliments, des surfaces entrant en contact
avec les aliments ou des matériaux d'emballage.
3.1 Conception et installation
Toutes les pièces d'équipement et tous les ustensiles doivent
être conçus et construits de manière à permettre un
nettoyage et un assainissement efficaces et de manière à
prévenir toute contamination.
- L'équipement doit être conçu, construit et installé
de façon à satisfaire aux exigences du procédé
(équipement de réfrigération, p.
ex.).
- L'équipement doit être installé de façon à
faciliter les activités d'entretien, de nettoyage, de
désinfection et d'inspection, afin de prévenir toute
contamination des produits durant les activités de production.
- L'équipement doit être conçu, construit et installé
de manière à permettre un drainage approprié et, au besoin, doit
être relié directement au réseau d'évacuation.
Équipement de réfrigération
- L'équipement utilisé pour refroidir les produits doit
être conçu pour atteindre et maintenir les températures requises
aussi vite qu'il le faut. Cet équipement doit être conçu
pour contrôler et vérifier les températures.
Appareils de mesure des températures
- Les appareils de mesure ou d'enregistrement des températures
doivent être installés, étalonnés et entretenus comme il se
doit afin qu'ils restent précis.
Aimants
- Les aimants doivent être installés de manière à enlever
efficacement le métal avant ou après certaines opérations (mise
en dés, tranchage, remplissage, p.
ex.).
- La force des aimants doit être appropriée au besoin et doit
être vérifiée aussi souvent qu'il le faut.
Détecteurs de métaux
- Le matériel de détection des métaux doit être
installé, étalonné, entretenu et opéré
conformément au manuel du fabricant, de façon à assurer le
retrait efficace des métaux. Ces activités peuvent comprendre le
réglage adapté à la nature du produit, le choix des métaux
ciblés et leur taille, et le moment du déclenchement du
mécanisme de rejet.
Débitmètres
- Au moment de l'installation et annuellement par la suite, il faut
vérifier les indicateurs de débit (indicateurs de débit
d'alimentation en chlore, manomètres de pression du gaz, p. ex.) pour en assurer la précision.
Autres instruments
- Les autres instruments spécialisés nécessaires à la
maîtrise des facteurs critiques (injecteurs de chlore, dispositifs de
mesure des concentrations de chlore, pH-mètres, p. ex.) doivent être en place et, au besoin,
être étalonnés.
3.2 Étalonnage et entretien de l'équipement
Des programmes d'entretien et d'étalonnage doivent être en
place afin que l'on puisse s'assurer que l'équipement
fonctionne toujours de la manière prévue et empêche toute
contamination du produit.
- Le fabricant doit avoir mis en place un programme écrit
d'entretien préventif qui garantit que l'équipement
susceptible d'avoir une incidence sur la salubrité des aliments
fonctionne de la manière prévue. Ce programme inclut notamment : une
liste des pièces d'équipement nécessitant un entretien
périodique; les procédures et les fréquences
d'entretien.
- Les procédures et les fréquences d'entretien doivent
être basées sur le manuel du fabricant de l'équipement ou
son équivalent ou, encore, sur les conditions d'exploitation
susceptibles d'affecter l'état de l'équipement.
- Le fabricant doit avoir établi par écrit un programme
d'étalonnage (incluant les méthodes et les fréquences
d'étalonnage).
- L'entretien et l'étalonnage de l'équipement doivent
être effectués par des personnes ayant reçu la formation
appropriée.
4.1 Formation
Les manipulateurs d'aliments doivent avoir reçu une formation sur
l'hygiène personnelle et la manipulation hygiénique des aliments
leur permettant de comprendre les précautions à prendre pour
prévenir toute contamination des aliments.
- Le fabricant doit disposer d'un programme de formation écrit.
- Toutes les personnes qui manipulent des aliments doivent recevoir, au
moment de leur embauche, une formation appropriée dans le domaine de
l'hygiène personnelle et de la manipulation hygiénique des
aliments.
- La formation initiale en hygiène alimentaire doit être
renforcée et mise à jour à intervalles appropriés.
4.1.1 Formation technique
Le personnel doit avoir reçu la formation sur les connaissances
techniques nécessaires et la compréhension des activités ou
procédés dont il est responsable.
La formation doit être fonction de la complexité du
procédé de fabrication et des tâches assignées.
- Le personnel doit avoir reçu la formation lui permettant de comprendre
l'importance des points critiques à maîtriser dont il a la
responsabilité, les limites critiques, les procédures de
surveillance, les mesures à prendre si les limites ne sont pas
respectées et les registres à tenir à jour.
- Le personnel responsable de l'entretien de l'équipement
susceptible d'avoir une incidence sur la salubrité des aliments doit
avoir reçu une formation appropriée lui permettant de détecter
toutes défaillances qui pourraient compromettre la salubrité du
produit et de mettre en place les actions correctives appropriées
(réparations sur place, réparations à contrat, p. ex.). Les personnes effectuant l'entretien
d'un équipement donné doivent avoir reçu la formation
appropriée.
- Le personnel et les superviseurs responsables du programme
d'assainissement doivent avoir reçu la formation appropriée leur
permettant de comprendre les principes et les méthodes nécessaires
pour assurer l'efficacité du nettoyage et de
l'assainissement.
- L'établissement dispense au besoin une formation
complémentaire pour mettre à jour les connaissances techniques du
personnel en matière d'équipement et de procédés.
4.2 Exigences en matière d'hygiène et de santé
Les exigences en matière d'hygiène et de santé ont pour
but de veiller à ce que le personnel qui entre directement ou
indirectement en contact avec les aliments ne risque pas de contaminer le
produit. Le cas échéant, les visiteurs doivent porter des
vêtements de protection et se plier aux exigences en matière
d'hygiène personnelle décrites dans cette section.
4.2.1 Propreté et comportement
Quiconque entre dans une zone de manipulation des aliments doit maintenir un
degré de propreté adéquat et prendre les précautions
appropriées pour ne pas contaminer les aliments.
- Chaque personne doit se laver les mains à l'entrée d'une
zone de manipulation des aliments, avant de commencer à travailler,
après avoir manipulé des matières contaminées, après
les pauses-café et après avoir utilisé les toilettes. S'il y
a lieu, les employés doivent utiliser des solutions désinfectantes
pour réduire au minimum la contamination microbienne.
- Les employés doivent porter des vêtements de protection, un
couvre-chef, des chaussures de protection et des gants appropriés à
leurs tâches et doivent les garder en bon état de propreté.
- Tous les comportements susceptibles d'entraîner une contamination
(manger, fumer ou mâcher de la gomme) ou toutes les pratiques non
hygiéniques (cracher, p. ex.) doivent
être proscrits dans les zones de manipulation des aliments.
- Toutes les personnes qui pénètrent dans une zone de manipulation
des aliments doivent retirer leurs bijoux ou tout autre objet susceptible de
tomber dans les aliments ou de les contaminer d'une manière
quelconque. Les bijoux qu'il est impossible de retirer (alliances,
bracelets d'alerte médicale, p. ex.)
doivent être couverts.
- Les effets personnels et les vêtements de ville ne doivent pas
être gardés dans les zones de manipulation des aliments.
- Les circuits qu'empruntent les employés doivent prévenir
toute contamination croisée des produits. L'accès du personnel et
des visiteurs doit être contrôlé afin de prévenir toute
contamination.
4.2.2 Blessures et maladies transmissibles
Le fabricant doit avoir mis en place des mesures préventives visant
à minimiser les risques de contamination directe ou indirecte des aliments
par des personnes ayant des blessures ou des maladies transmissibles.
Toute personne que l'on sait atteinte d'une maladie transmissible
par les aliments ou qui présente une blessure ou une plaie ouverte doit
être exclue des zones de manipulation des aliments où elle risquerait
de contaminer directement ou indirectement les aliments.
- Le fabricant doit mettre en place et faire respecter une politique visant
à empêcher toute personne que l'on sait porteuse d'une
maladie transmissible par les aliments de travailler dans les zones de
manipulation des aliments.
- Le fabricant doit exiger que les employés avertissent la direction
lorsqu'ils sont atteints d'une maladie transmissible susceptible de se
propager par les aliments.
- Les employés présentant une blessure ou une plaie ouverte ne
peuvent manipuler des aliments ou des pièces d'équipement entrant
en contact avec les aliments, à moins que la blessure en question ne soit
complètement recouverte par une protection adéquate étanche
à l'eau (gants de caoutchouc, p.
ex.).
5.1 Programme d'assainissement
Le fabricant doit avoir mis en place un programme d'assainissement
efficace de l'équipement et des locaux, afin de prévenir toute
contamination des aliments.
Les programmes de nettoyage et d'assainissement doivent veiller à
ce que l'équipement et toutes les parties de l'établissement
soient nettoyés convenablement. Les programmes de nettoyage et
d'assainissement doivent être revus et modifiés, au besoin.
- Le fabricant doit, pour toutes les pièces d'équipement et
tous les locaux (zones de production et d'entreposage), disposer de
programmes de nettoyage et d'assainissement qui incluent : le nom de la
personne responsable, la fréquence de l'activité, les
procédures de nettoyage et de désinfection, les produits chimiques et
la concentration utilisés, les exigences en matière de
température, et le type ainsi que la fréquence des inspections visant
à vérifier l'efficacité des programmes.
- Les procédures de nettoyage et de désinfection doivent être
comme suit : identifier les conduites, l'équipement et les ustensiles;
suivre les instructions de démontage et de remontage selon les besoins du
nettoyage et de l'inspection; identifier les parties de
l'équipement requérant une attention spéciale; et suivre les
méthodes de nettoyage, de désinfection et de rinçage.
- Les produits chimiques doivent être utilisés conformément
aux directives du fabricant et doivent figurer dans la Liste de
référence pour les pièces de matériaux de construction, les
matériaux d'emballage et les produits chimiques non alimentaires
acceptés, publiée par l'ACIA,
à moins que le fabricant ne détienne une lettre de
non-objection expédiée par Santé Canada.
- Le programme d'assainissement doit être exécuté de
manière à ne pas provoquer la contamination des aliments ou des
matériaux d'emballage pendant ou après le nettoyage et la
désinfection (aérosols, résidus de produits chimiques, p. ex.).
- L'efficacité du programme d'assainissement doit faire
l'objet d'une surveillance et de vérifications au moyen d'un
audit ou d'inspections des installations et de l'équipement ou,
s'il y a lieu, au moyen d'une analyse microbiologique. Au besoin, les
modifications nécessaires doivent être apportées au programme
d'assainissement.
- Les activités doivent commencer uniquement une fois que les exigences
en matière d'assainissement sont satisfaites.
5.2 Programme de lutte contre la vermine
Des programmes de lutte contre la vermine doivent être mis en place
pour exclure, détecter et exterminer la vermine et prévenir toute
contamination des aliments.
- Le fabricant doit se doter d'un programme écrit de lutte contre la
vermine pour les locaux et l'équipement, qui inclut : le nom de la
personne responsable; s'il y a lieu, le nom de l'entreprise de lutte
contre la vermine ou de la personne chargée à contrat du programme;
la liste des produits chimiques utilisés, leur concentration, les endroits
où ils sont appliqués, la méthode et la fréquence
d'application; un plan indiquant l'emplacement de pièges; le type
et la fréquence des inspections visant à vérifier
l'efficacité du programme.
- Les pesticides doivent être utilisés conformément à
leur mode d'emploi, homologués en vertu de la Loi et du
Règlement sur les produits antiparasitaires de l'Agence de
réglementation de la lutte antiparasitaire et énumérés dans
la Liste de référence pour les pièces de matériaux de
construction, les matériaux d'emballage et les produits chimiques non
alimentaires acceptés, publiée par l'ACIA.
- Le traitement de l'équipement, des locaux ou des ingrédients
visant à éliminer la vermine doit respecter les limites maximales de
résidus prescrites par la Loi et le Règlement sur les
aliments et drogues (limiter le nombre de fumigations, p. ex.).
- Les animaux et les oiseaux doivent être exclus de
l'établissement.
6.1 Systèmes de retraçage et de rappel
Les fabricants doivent veiller à ce que des méthodes de
retraçage et de rappel efficaces soient en place afin de réagir aux
dangers liés à la salubrité des aliments.
Une procédure écrite doit permette le rappel de tout lot de
produit et fournir de l'information détaillée destinée
à faciliter les enquêtes sur des cas identifiés de contamination
des produits.
- La procédure écrite doit comprendre les renseignements suivants :
le nom des personnes responsables (coordonnateurs du rappel, p. ex.); les rôles et responsabilités en
matière de coordination d'un rappel; les méthodes utilisées
pour identifier, localiser et contrôler un produit rappelé; la
nécessité d'examiner d'autres produits qui pourraient
être atteints et qui pourraient également par la suite être
rappelés; et la méthode employée pour surveiller
l'efficacité du rappel (rubrique 6.2).
- L'organisme de réglementation compétent dans la région
où se trouve le fabricant doit être immédiatement avisé (le
chef, Inspection des aliments, ACIA,
p. ex.). L'avis doit comprendre les
renseignements suivants : la raison du rappel; la quantité du produit
touché qui a été fabriquée, qui est en stock et qui a
été distribuée; le nom, le format, le code ou le numéro de
lot des aliments touchés; le territoire de distribution du produit (local,
national, international, p. ex.).
6.2 Capacité de rappel
Les méthodes de rappel doivent être mises à l'essai
périodiquement afin de vérifier la capacité de l'entreprise
à procéder rapidement à l'identification et au retrait du
marché des produits touchés.
Le fabricant doit pouvoir produire des renseignements précis, au moment
opportun, pour vérifier que tous les produits touchés peuvent
être rapidement répertoriés et retirés du marché.
- Le fabricant doit procéder à des essais périodiques du
programme de rappel et tenir des registres permettant de démontrer sa
capacité à faire concorder les quantités de produits
fabriqués, en stock et distribués. Toute lacune dans les
procédures de rappel doit être relevée et corrigée.
Le fabricant doit tenir des registres écrits qui reflètent
fidèlement l'information sur le produit ainsi que la maîtrise des
programmes et des activités, afin de démontrer que les activités
de fabrication se déroulent convenablement.
Registres sur les sources d'eau et leur
qualité
- Le fabricant doit tenir des registres, disponibles sur demande, qui
attestent que l'eau ne présente pas de risques microbiens ou chimiques
et qui fournissent des détails, notamment, sur la source d'eau
potable, le mode de traitement, les points d'échantillonnage, les
résultats d'analyse, l'analyste et la date.
Registres sur le contrôle de la température
- Le fabricant doit tenir des registres quotidiens sur les températures
dans toutes les installations de réfrigération. Ces registres peuvent
consister en des tableaux d'enregistrement ou en un relevé quotidien
des températures maxima et minima. Ils comprennent la date et le point
d'enregistrement de la température.
Registres sur l'entretien de l'équipement
- Les renseignements types qui doivent figurer dans les registres sur
l'entretien des pièces d'équipement importantes comprennent
l'identification de l'équipement, l'activité
d'entretien, la date, le nom de la personne responsable et la raison de
l'activité.
Registres sur l'étalonnage
- Les renseignements qui doivent figurer dans les registres sur
l'étalonnage comprennent : l'identification de
l'équipement, la date, le nom de la personne responsable, les
résultats de l'étalonnage et les actions correctives.
Registres sur l'assainissement
- Les registres sur les activités d'assainissement doivent indiquer,
le cas échéant, la date, le nom de la personne responsable, les
constatations, les actions correctives mises en place et les résultats des
analyses microbiologiques.
Registres sur la lutte contre la vermine
- Les registres sur la lutte contre la vermine doivent comprendre : les
résultats des programmes d'inspection et les actions correctives mises
en place (captures dans les pièges, emplacement des infestations par des
insectes, p. ex.); liste des activités de
lutte contre la vermine (pesticide utilisé, méthode et lieu de
traitement); dates de fumigation; date et nom de la personne responsable.
Registres sur la distribution
- Les registres sur la distribution doivent contenir suffisamment
d'information pour permettre de retracer un produit à partir d'un
code ou d'un numéro de lot. Les renseignements minimum sont :
identification et format du produit; code ou numéro de lot; quantité;
nom, adresse et numéro de téléphone des clients au premier
niveau de distribution du produit.
1.1 Validation de la durée de conservation
La durée de conservation prévue des produits finis ne doit pas
dépasser 10 jours à une température de réfrigération,
à moins qu'une étude appropriée de la durée de
conservation ne démontre la salubrité du produit pendant la
durée de conservation indiquée.
Les légumes peuvent être contaminés par un large
éventail de microorganismes, dont certains sont pathogènes, comme
Listeria monocytogenes, Clostridium botulinum, Shigella spp., Salmonella spp. et les souches entéropathogènes de
Escherichia coli. Aucune
étape de la transformation des légumes prêts à manger
minimalement transformés n'assure l'élimination totale des
microorganismes.
La transformation minimale des légumes peut créer des conditions
propices à la prolifération microbienne. Certaines techniques
d'emballage et d'entreposage (emballage sous atmosphère
contrôlée ou modifiée, entreposage réfrigéré,
p. ex.) peuvent retarder la vitesse de
détérioration physique sans empêcher les pathogènes
microbiens de se développer et d'atteindre des niveaux qui pourraient
rendre le produit dangereux quoique en apparence comestible.
- Le fabricant doit disposer d'une étude validant la durée de
conservation de chaque produit. Cette étude doit comprendre toute
l'information nécessaire pour démontrer la salubrité du
produit pendant la durée de conservation indiquée.
- En l'absence d'une étude validant la durée de
conservation, la durée de conservation ne doit pas dépasser 10 jours
à une température de réfrigération compatible avec la
maîtrise de Listeria
monocytogenes.
Voici les exigences propres à la validation de la durée de
conservation :
- La personne chargée de déterminer la durée de conservation
de chaque produit doit posséder les connaissances, la formation et
l'expérience suffisantes pour mener de telles études.
- Tous les facteurs critiques doivent être identifiés et
évalués, notamment : pouvoir désinfectant et temps de contact
avec le produit; utilisation d'additifs comme antimicrobiens;
matériaux d'emballage; mélange gazeux; température
d'entreposage; critères d'hygiène; etc.
- L'étude destinée à valider la durée de conservation
doit tenir compte des conditions les plus extrêmes (température
élevée pendant la distribution, l'entreposage ou la
présentation pour la vente, p. ex.).
- Le fabricant doit procéder à des tests de provocation à
l'aide de microorganismes préoccupants ou d'organismes non
pathogènes équivalents.
- Un nombre suffisant d'essais doivent être effectués pour
confirmer que les limites critiques établies pour chaque facteur sont
adéquates.
- L'étude sur la durée de conservation doit être
consignée par écrit et doit pouvoir être consultée.
- Toute autre méthode utilisée pour déterminer la durée
de conservation doit être soumise à l'évaluation de la
Direction des aliments, Direction générale de la protection de la
santé, Santé Canada,
2.1 Spécifications
Le fabricant doit disposer de spécifications écrites relatives
à tous les constituants, y compris les légumes crus, les
matériaux d'emballage et les gaz, qui entrent dans la fabrication du
produit fini.
Les spécifications fournissent des normes qui permettent au fabricant
d'évaluer l'acceptabilité des constituants nécessaires
à la fabrication du produit fini.
Les fabricants doivent exiger des producteurs qu'ils adoptent de bonnes
pratiques agricoles et qu'ils leur fournissent la preuve que le produit a
été cultivé conformément aux spécifications (voir la
partie II:, Bonnes pratiques agricoles).
Le fabricant doit disposer de spécifications écrites relatives aux
ingrédients et aux constituants, qui identifient les critères
essentiels au procédé de fabrication et à la salubrité du
produit (perméabilité des matériaux d'emballage,
catégorie de gaz compatible avec les aliments, p. ex.).
Les spécifications d'achat doivent prévoir le respect de la
Loi et du Règlement sur les aliments et drogues et
exiger notamment que tout additif alimentaire présent respecte les
exigences réglementaires et que les matériaux d'emballage soient
conçus pour entrer en contact direct avec des aliments.
2.2 Formules des produits
Les formules courantes doivent être établies par écrit et
être disponibles sur demande pour chaque produit transformé à
constituants multiples.
Les formules fournissent aux employés l'information leur permettant
d'obtenir un produit de qualité constante et d'éviter les
dangers potentiels (ajout d'ingrédients non énumérés
qui pourraient provoquer des réactions allergiques, p. ex.).
- Le personnel de production doit avoir à sa disposition des formules
écrites pour les produits à constituants multiples.
- Les formules doivent renfermer tous les détails de la formulation
comme l'identification et la quantité des ingrédients, y compris
les additifs alimentaires présents.
- Si des additifs alimentaires sont utilisés, leur concentration doit
être conforme aux dispositions de la Loi et du Règlement
sur les aliments et drogues.
3.1 Matières premières reçues
Le fabricant doit contrôler les produits frais, les ingrédients,
les matériaux d'emballage et les gaz reçus afin de minimiser les
dangers microbiens, physiques et chimiques et de prévenir les erreurs
d'étiquetage.
Le fabricant doit se doter d'un programme de contrôle des
matières premières reçues (voir la rubrique 2.1 pour les
spécifications relatives aux matières premières reçues).
Dans le cas des ingrédients reçus qui sont susceptibles
d'influencer la salubrité du produit fini, le fabricant doit mettre en
oeuvre l'un ou l'autre des programmes suivants
:
Évaluation périodique des matières premières
reçues :
- Le fabricant doit obtenir un certificat d'analyse de chaque lot
reçu.
- Il doit prélever des échantillons représentatifs pour
vérifier l'exactitude des certificats d'analyse, à des
intervalles appropriés préétablis en fonction du risque
(mensuellement, p. ex.).
- Il doit tenir des registres sur le respect des spécifications pour
chaque ingrédient et chaque fournisseur (résultats d'analyse,
p. ex.).
Inspection intégrale d'un lot :
- Le fabricant doit procéder à l'échantillonnage de chaque
lot reçu conformément à un plan d'échantillonnage
préétabli, et évaluer le respect des spécifications.
Certification du fournisseur
- Le fabricant doit disposer de la documentation nécessaire pour
démontrer qu'il connaît suffisamment le procédé du
fournisseur (bonnes pratiques agricoles à la ferme, ordinogramme du
procédé, p. ex.).
- Le fabricant doit disposer de données lui permettant de démontrer
la capacité du procédé du fournisseur à fournir de
manière constante dans le respect des spécifications. Il doit
être en mesure d'obtenir sur demande les diagrammes de contrôle
statistique des procédés élaborés par chaque fournisseur
pour chaque point critique à maîtriser.
- Le fabricant doit effectuer une surveillance périodique pour
s'assurer du respect des spécifications (annuellement, p. ex.).
- Le fabricant doit effectuer des audits auprès des fournisseurs afin de
valider le statut du programme de certification des fournisseurs.
3.2 Registres de contrôle des matières premières
reçues
Le fabricant doit tenir des registres, disponibles sur demande, qui
démontrent l'efficacité des contrôles des matières
premières reçues.
Des registres convenables permettent la vérification de la
maîtrise qu'exerce le fabricant sur les dangers microbiens, physiques
et chimiques associés aux matières premières reçues.
- Le fabricant doit tenir des registres appropriés selon le programme de
contrôle des ingrédients reçus qui est en place (résultats
d'analyse, antécédents de respect des spécifications,
rapports d'audits, p. ex.).
Le fabricant doit maîtriser tous les facteurs de transformation
critiques afin de minimiser les risques associés au produit. Les
légumes non transformés doivent être inspectés, triés,
parés, lavés et désinfectés, s'il y a lieu, pour
prévenir toute contamination du produit fini.
Pendant la préparation des légumes destinés à la
transformation, il est possible de révéler et d'enlever les
contaminants présents dans le champ qui n'ont pas été
identifiés pendant l'inspection des matières premières
reçues. Le fabricant doit prévenir et éliminer les dangers
microbiens, chimiques et physiques par :
- L'inspection visuelle et l'enlèvement des produits
décomposés, des corps étrangers, des produits contaminés
par des carburants (diesel, essence, p. ex.)
et les graisses et lubrifiants de machinerie;
- L'enlèvement de la saleté et la réduction des
contaminants microbiens par le lavage;
- La détection des métaux à l'aide d'aimants ou de
détecteurs de métal;
- Le tri ou le nettoyage par gravité, air ou eau.
4.2 Coupage, tranchage, déchiquetage et hachage
Des procédures doivent être en place pour réduire la
contamination par des contaminants physiques (métaux) et microbiens
pendant les opérations de coupage, de tranchage, de déchiquetage ou
de hachage.
4.3 Lavage
Le lavage à l'eau potable des légumes frais qui ont
été coupés réduit la contamination microbienne. De plus, il
débarrasse le produit de certains fluides cellulaires libérés
pendant le coupage, ce qui réduit le niveau d'éléments
nutritifs propices à la prolifération microbienne.
- Le fabricant doit laver les légumes coupés avec de l'eau
potable conforme aux Recommandations pour la qualité de l'eau potable
au Canada.
- L'eau doit être remplacée à intervalles suffisants pour
empêcher l'accumulation de matériel organique et empêcher
les contaminants microbiens de se propager.
4.4 Traitement antimicrobien
On doit recourir aux traitements antimicrobiens pour minimiser ou
réduire la contamination des produits finis et, le cas échéant,
pour respecter les critères contenus dans l'étude sur la
durée de conservation.
4.4.1 Eau de lavage chlorée
On peut ajouter du chlore à l'eau de lavage pour réduire la
contamination microbienne du produit. Après le traitement de chloration,
il faut retirer l'excédent de chlore du produit.
- Le fabricant est tenu de surveiller et de maîtriser les concentrations
de chlore, le pH, la
température de l'eau de lavage et la durée du contact avec les
aliments.
- Les concentrations suggérées de chlore dans l'eau de lavage
sont de 100-150 ppm de chlore total ou
de 2-7 ppm de chlore résiduel
libre après le contact. Le pH de l'eau doit se situer
entre 6,0 et 7.0. La durée du contact dépend du produit et de la
concentration de chlore, mais idéalement ne devrait pas dépasser 5
minutes.
- Lorsque le fabricant a réalisé une étude validant la
durée de conservation, et que la chloration fait partie du
procédé, la concentration de chlore et la durée de contact
prescrites dans l'étude doivent être respectées de
façon constante.
- Il faut que l'excédent d'eau de lavage chlorée soit
retiré du produit (par rinçage à l'eau potable, et par
l'utilisation d'un séchoir centrifuge,
lorsqu'approprié).
4.4.2 Autres traitements antimicrobiens
D'autres traitements antimicrobiens, comme l'acidification ou
l'utilisation d'additifs alimentaires, peuvent servir à inhiber la
prolifération microbienne ou à réduire la contamination. Les
traitements antimicrobiens autres que la chloration doivent faire l'objet
d'une évaluation par la Direction des aliments, Direction
générale de la protection de la santé, Santé Canada.
- Les traitements antimicrobiens doivent être conformes aux dispositions
de la Loi et du Règlement sur les aliments et
drogues.
- Le fabricant doit surveiller et maîtriser l'utilisation des
traitements antimicrobiens.
- Lorsque le fabricant a réalisé une étude validant la
durée de conservation, et que l'utilisation de traitements
antimicrobiens fait partie du procédé, il doit utiliser de façon
constante les traitements antimicrobiens prescrits dans l'étude.
4.5 Respect de la formulation du produit
Le procédé de fabrication doit faire l'objet de contrôle
visant à s'assurer que chaque produit à constituants multiples
est fabriqué dans le respect de la formule prévue.
Le respect des formules permet de s'assurer que les produits sont de
qualité constante, empêche l'ajout d'ingrédients non
indiqués sur l'étiquette qui pourraient déclencher une
réaction alimentaire indésirable chez des personnes sensibles et
garantit que les ingrédients essentiels à la salubrité du
produit sont ajoutés.
- Le fabricant doit avoir mis en place des contrôles permettant de
garantir que chaque produit renferme uniquement les ingrédients
énumérés dans la formule et sur l'étiquette du
produit.
- Le fabricant doit avoir mis en place des contrôles visant à
garantir que les additifs alimentaires, s'il y en a, respectent les niveaux
admis, sont mesurés de façon précise et sont bien
mélangés de façon à assurer
l'homogénéité du produit.
- Le fabricant doit avoir mis en place des contrôles permettant
d'empêcher la présence d'ingrédients non
déclarés qui pourraient déclencher une réaction alimentaire
indésirable chez des personnes sensibles. Les points qui peuvent
réclamer des contrôles plus rigoureux comprennent :
- les ingrédients mal dirigés;
- le recours au remaniement du produit;
- les ingrédients d'un produit précédent restés sur
l'équipement;
- le remplacement des ingrédients.
4.6 Température du produit pendant la transformation
La température du produit doit être contrôlée pendant la
transformation afin de minimiser la prolifération des microorganismes
pathogènes.
De nombreux facteurs peuvent influencer la température du produit
pendant la transformation, notamment : les variations de la température
des matières premières; les fluctuations de la température
ambiante; et les changements dans la température de l'eau de lavage.
Si le produit est emballé à une température élevée, un
laps de temps inacceptable risque de s'écouler avant que le produit
n'atteigne une température de réfrigération. Cette situation
peut entraîner la prolifération de pathogènes microbiens à
des niveaux inacceptables. La transformation doit être contrôlée
afin de veiller à ce qu'elle soit abaissée à une
température de réfrigération (4 °C ou moins) dans un délai acceptable.
Le fabricant doit démontrer qu'il maîtrise la température
du produit au moyen d'un des programmes suivants ou d'un
équivalent :
Notion de chaîne du froid
- La température du produit doit être maintenue ou abaissée
à 4 °C ou moins avant le début de
la transformation.
- La température de l'air dans la pièce où sont
transformés des produits frais ne doit pas dépasser 4 °C. Les solutions de lavage doivent être maintenues
à 4 °C ou moins. Aucun autre traitement
faisant partie du procédé ne doit entraîner une
élévation de la température supérieure à 4 °C.
- La température du produit fini doit être maintenue en tout temps
à 4 °C ou moins.
Procédé validé de contrôle de la
température
- Le fabricant doit avoir mené une étude validée qui
démontre qu'aucune variation dans la température du produit en
cours de transformation, autre qu'une variation énumérée
dans le tableau qui suit (tableau 1), n'a de répercussions sur la
salubrité du produit (voir la rubrique 1.1, Validation de la durée de
conservation).
- Le fabricant doit faire la preuve que le procédé réel ne
dépasse pas les paramètres maximaux de température et de temps
énoncés dans l'étude sur la durée de conservation.
- La température du produit fini doit rester en tout temps à 4
°C ou moins.
Paramètres temps-température
- Le fabricant doit se conformer aux directives de refroidissement
décrites dans le tableau qui suit (tableau 1).
Le tableau se lit comme suit : La température du produit ne doit pas
dépasser la température indiquée dans la colonne de gauche
pendant plus que la durée totale correspondante dans la colonne de droite.
Ainsi, la température du produit ne doit pas être supérieure ou
égale à 15 °C pendant plus de 4
heures à partir du début de la transformation et ne doit pas
être supérieure ou égale à 25 °C pendant plus de 0,5 heure à l'intérieur
de la période de 4 heures.
Tableau 1
Directives de refroidissement des légumes minimalement
transformés.
| Température du produit |
Durée totale à partir du début de la
transformation |
25 °C
20 °C
15 °C
10 °C
<5°C |
0,5 h
1,5 h
4,0 h
10 h
30 h |
Nota : Les directives de refroidissement ont été
élaborées par le Bureau des dangers microbiens, Direction des
aliments, Santé Canada.
4.7 Registres sur la transformation des aliments
Des registres écrits qui reflètent fidèlement la
maîtrise des facteurs de transformation critiques doivent être
disponibles sur demande.
Des registres appropriés permettent la vérification du
procédé et de la composition du produit. Le fabricant doit tenir des
registres accessibles qui font état :
- de la maîtrise des procédés critiques et de la composition,
notamment : la concentration de chlore, le pH, la durée de contact (au
besoin), et le recours aux traitements antimicrobiens;
- de la maîtrise de la température du produit en cours de
transformation;
- des écarts relevés par l'opérateur pendant la
transformation.
5.1 Emballage et contenants
La qualité de l'emballage et de la manutention doit faire
l'objet de contrôles visant à prévenir toute contamination
du produit.
Le fabricant doit avoir mis en place un système efficace pour
prévenir l'utilisation de contenants défectueux, endommagés
ou contaminés et empêcher la contamination du produit. Les
contrôles en place doivent être vérifiés au moyen
d'audits périodiques.
- Les contenants ne doivent servir que pour l'usage prévu.
- Les emballages doivent être manutentionnés et
transférés de manière à minimiser les dommages et la
contamination. Des contrôles doivent être établis à
l'arrivée, en cours d'entreposage et au moment du transport.
- Avant d'être utilisé, l'emballage doit être
examiné pour déceler tout dommage et toute contamination.
- Si les contenants sont réutilisés, le fabricant doit recourir
à un système de nettoyage efficace immédiatement avant
l'utilisation des contenants.
5.2 Facteurs critiques relatifs à l'emballage
Les opérations de remplissage et de scellage des contenants doivent
faire l'objet de contrôles destinés à vérifier le
respect des critères décrits dans la conception du procédé
et/ou l'étude sur la durée de conservation.
Tout écart par rapport aux critères de l'emballage pourrait
entraîner une contamination ou la prolifération de pathogènes
microbiens au delà des niveaux acceptables avant la fin de la durée
de conservation.
- Le fabricant doit identifier et maîtriser tous les facteurs critiques
relatifs à l'emballage, au moment opportun, notamment : composition du
sachet ou du contenant; mélange de gaz, durée d'exposition; et
scellage du contenant.
- Le fabricant doit avoir mis en place un programme permettant
d'identifier et de corriger les situations pouvant entraîner
l'endommagement des contenants.
5.3 Registres sur l'emballage
Des registres sur l'emballage doivent être disponibles sur demande
pour démontrer que le fabricant maîtrise convenablement les facteurs
critiques relatifs à l'emballage.
- Le fabricant doit tenir des registres qui démontrent qu'il
maîtrise bien tous les facteurs critiques relatifs à l'emballage,
identifiés dans la conception du procédé et/ou l'étude
sur la durée de conservation.
6.1 Identification du produit
Chaque produit alimentaire emballé doit être marqué afin de
permettre l'identification du produit en cas de rappel.
- L'étiquette, l'emballage ou le contenant de chaque produit
alimentaire préemballé doit, selon le Règlement sur les
aliments et drogues, indiquer de manière permanente et lisible la
marque, le type de produit, l'établissement responsable de la
production ou de la commercialisation du produit et un code permettant de
déterminer la date de production. Une date "meilleur avant" peut
faire partie de ce code.
- Les indications codées et leur signification exacte doivent être
disponibles sur demande auprès du fabricant.
- Le cas échéant, les codes figurant sur les caisses doivent
être lisibles et doivent correspondre aux indications figurant sur les
produits qui se trouvent à l'intérieur des caisses.
6.2 Exactitude des étiquettes
Le fabricant doit veiller à ce que l'information portée par
l'étiquette soit complète et corresponde véritablement au
produit. L'étiquette doit satisfaire aux exigences de la Loi
et du Règlement sur les aliments et drogues ainsi que de la
Loi et du Règlement sur l'emballage et
l'étiquetage des produits de consommation.
Le fabricant doit avoir mis en place des contrôles pour empêcher
les erreurs d'étiquetage. Des étiquettes exactes informent et
protègent les personnes souffrant d'allergies ou de sensibilité
à certains aliments ou ayant des diètes particulières à
suivre.
- Des méthodes doivent être en place pour veiller à ce que les
étiquettes reflètent fidèlement la formulation et la composition
des produits. Ces méthodes comprennent :
- la séparation efficace des différents types de produit lors des
changements de production;
- la séparation des étiquettes de produit ou des emballages
pré-étiquetés pendant les activités de transformation et
l'entreposage;
- des vérifications sur la chaîne pour s'assurer de
l'étiquetage adéquat.
6.3 Codage de la date « meilleur avant »
Tous les produits finis doivent porter un code indiquant la date
"meilleur avant".
La date "meilleur avant" correspond à la date ultime à
laquelle le produit peut être consommé. Après cette date, le
risque de danger microbiologique (niveau élevé de Listeria monocytogenes, p. ex) pourrait être inacceptable, surtout si
le produit n'a pas été manutentionné convenablement
(réfrigération inadéquate, p.
ex).
- Tous les produits doivent comporter une date "meilleur avant". La
date "meilleur avant" doit être indiquée de façon
permanente, visible et lisible et de manière à être facilement
comprise par le consommateur.
- La date "meilleur avant" doit correspondre à la fin de la
durée de conservation déterminée dans l'étude sur la
durée de conservation ou, en l'absence d'une telle étude,
à la fin d'une période maximale de 10 jours.
6.4 Étiquetage de la température d'entreposage
L'étiquette de tous les produits finis doit comporter
l'énoncé : "Garder réfrigéré".
Les produits doivent être conservés à une température de
réfrigération pendant l'entreposage, le transport et la
présentation pour la vente afin de réduire au minimum les risques de
prolifération des pathogènes microbiens. Un étiquetage
adéquat est obligatoire pour s'assurer que toutes les personnes
manipulant le produit soient conscientes des exigences relatives à la
température d'entreposage. Aux termes du Règlement sur les
aliments et drogues, "Garder réfrigéré" signifie
garder à 4 °C.
7.1 Maîtrise des écarts
Des méthodes doivent être en place pour identifier, isoler et
évaluer les produits lorsque des limites critiques sont
dépassées ou que surviennent d'autres défauts pouvant
compromettre la salubrité du produit.
Identification des écarts :
- Le fabricant doit avoir un système en place pour identifier les
écarts lorsqu'ils se présentent.
Isolement du produit touché :
- Le fabricant doit avoir des méthodes efficaces en place pour isoler,
marquer clairement et contrôler tous les produits fabriqués pendant
la période où des écarts sont observés.
- Tous les produits non satisfaisants doivent être isolés à
partir du point où le procédé a fait l'objet du dernier
contrôle et doivent être clairement marqués (au moyen
d'étiquettes fermement attachées portant entre autres la raison
de la retenue, le numéro de retenue, la quantité du produit, le nom
de la personne responsable, la date, p.
ex).
- Le fabricant doit continuer à contrôler le produit
jusqu'à son élimination ou jusqu'à ce que d'autres
actions soient mises en place à la suite de l'évaluation du
produit.
Évaluation du produit touché :
- L'évaluation du produit doit être effectuée par une
personne compétente et permettre de mesurer les dangers potentiels pour la
santé au moyen, par exemple, d'essais appropriés ou d'un
échantillonnage convenable visant à cerner l'ampleur du
problème.
- Le produit ne saurait être libéré à moins que
l'évaluation n'établisse qu'il ne pose aucun danger pour
la santé.
- Les actions mises en place relativement au produit touché (tri,
re-transformation, élimination, p. ex)
doivent l'être d'une manière convenable par du personnel
ayant reçu une formation suffisante.
7.2 Action corrective
Des actions correctives efficaces doivent être mises en place pour
empêcher que des écarts ne se produisent à nouveau.
Des actions correctives doivent être mises en place suivant des
méthodes permettant de cerner la cause du problème, de faire le
nécessaire pour empêcher le problème de se produire de nouveau
et de vérifier l'efficacité de l'action corrective, par la
surveillance et la réévaluation. Les procédures relatives aux
actions correctives doivent comprendre :
- une enquête pour déterminer la cause de l'écart;
- l'établissement de mesures efficaces pour empêcher le
problème de se produire de nouveau; et
- la vérification de l'efficacité des actions correctives mises
en place.
7.3 Registres sur les écarts et les actions correctives
Il faut disposer de registres qui témoignent de la maîtrise des
écarts et de l'efficacité des actions correctives.
Des registres complets permettent de vérifier le degré de
maîtrise des écarts par le fabricant et l'efficacité des
actions correctives mises en place.
Écart/retenue
- Les registres sur les écarts doivent renseigner notamment sur : le
produit et son code; la date où le produit a été fabriqué,
retenu, libéré ou détruit; la description de l'écart et
les raisons de la retenue; la quantité du produit retenu; les
résultats de l'évaluation ou du tri (quantité analysée,
nombre et nature des défauts, p. ex);
l'élimination du produit retenu (quantité triée,
détruite, vendue aux employés, saisie, récupérée,
reconditionnée, vendue au détail, p.
ex); la signature de la personne responsable de la retenue et de
l'évaluation; et l'autorisation signée d'éliminer le
produit.
Action corrective
- Les registres relatifs aux actions correctives doivent renseigner notamment
sur : la cause de l'écart identifié; l'action corrective mise
en place pour corriger l'écart; le suivi ou l'évaluation de
l'efficacité de l'action corrective; la date où l'action
corrective a été mise en place et vérifiée; et la signature
de la personne responsable.
8.1 Méthodes de vérification
Le fabricant doit recourir à des méthodes d'évaluation
supplémentaires pour vérifier l'efficacité des
contrôles de la salubrité des aliments.
L'objet de la vérification est de déterminer dans quelle
mesure les contrôles de la fabrication réussissent à
prévenir les dangers pour la santé et à indiquer les zones
où il y a lieu d'apporter des améliorations.
- Les personnes ou les organismes responsables de la vérification
doivent être identifiés et avoir la compétence voulue pour
assumer cette tâche.
- La vérification doit se faire suivant une fréquence et des
méthodes appropriées aux dangers associés au produit et au
procédé.
- Les méthodes de vérification comprennent :
l'échantillonnage et l'analyse du produit en cours de
transformation et du produit fini pour s'assurer de l'absence de
dangers chimiques ou microbiens (Listeria
monocytogenes, Salmonella spp., p. ex); la
vérification de la concentration des antimicrobiens, du pH et/ou de la température
de l'eau de lavage; des tests de provocation; des audits internes ou
effectués par une entreprise indépendante; l'analyse des points
communs qui se dégagent des plaintes formulées par les consommateurs;
et des audits aux points de vente au détail (pour déterminer si les
températures d'entreposage et les limites de la durée de
conservation sont respectées, p.
ex).
8.2 Registres de vérification
Des registres doivent être disponibles sur demande pour témoigner
de la validité des méthodes de vérification.
- Les registres de vérification doivent indiquer les méthodes, la
date, les personnes ou organismes responsables, les résultats/observations
et les actions mises en place.
9.1 Plaintes relatives aux produits
L'établissement doit disposer d'un système efficace de
gestion et de suivi des plaintes.
Les plaintes portant sur les produits sont très révélatrices
d'éventuelles lacunes au niveau des contrôles de la fabrication
et des méthodes de distribution. Le fabricant doit :
- identifier la personne chargée de recevoir, d'évaluer, de
classer et de faire le suivi des plaintes;
- classer chaque plainte de façon précise en fonction des risques
en jeu;
- soumettre sans tarder au personnel responsable les plaintes portant sur un
problème qui pourrait s'avérer grave afin que des actions
correctives soient mises en place;
- demander à du personnel compétent d'enquêter sur les
plaintes touchant à la salubrité;
- quand une plainte porte sur la salubrité, faire examiner le
spécimen expédié par le plaignant, le produit vendu au
détail ou un autre produit ayant le même code;
- adapter la portée de l'enquête en fonction de la nature du
risque et des points communs qui se dégagent des plaintes
reçues;
- mettre en place les actions correctives appropriées compte tenu des
écarts révélés par l'enquête.
9.2 Registres sur les plaintes
Des registres sur les plaintes relatives aux produits, sur les
résultats des enquêtes et les actions correctives mises en place
doivent pouvoir être consultés sur demande.
Information sur les consommateurs
- Les registres sur les consommateurs doivent indiquer, notamment : leur nom,
leur adresse et leur numéro de téléphone, et la date de
réception de la plainte; les détails de la plainte et/ou de la
maladie; le nom, le code et le format du produit; et le nom de
l'établissement de vente au détail.
Enquêtes
- Les registres sur les enquêtes doivent indiquer notamment : le nom de
la personne chargée de l'enquête; la mesure prise au terme de
l'enquête relativement aux produits; et les actions correctives mises
en place.
Action corrective - Toute action visant à
rétablir la maîtrise d'un procédé et à gérer
tout produit touché lorsque des limites critiques ou d'autres
critères ne sont pas respectés. Cette action doit être prise
promptement et être adaptée à la gravité de
l'écart.
Altération - Détérioration de la
qualité et/ou de la salubrité d'un aliment au point de le rendre
inacceptable par suite d'une réaction microbiologique ou chimique.
Certification - Dans le présent document, désigne
une démarche visant à garantir et à vérifier la
fiabilité d'un fournisseur et sa capacité à respecter les
spécifications du fabricant. Cette démarche peut comprendre une
surveillance périodique du respect des spécifications, et des audits
destinés à valider le statut du programme de certification du
fournisseur.
Contrôle - Mesure visant à vérifier
qu'une opération respecte de façon constante les limites
préétablies en fonction de la capacité du procédé,
répond aux exigences du procédé et assure de façon
constante la salubrité du produit.
Danger - Risque de nuire à la santé. Plus
précisément, propriété microbienne, chimique ou physique
pouvant constituer un risque inacceptable au niveau de la salubrité des
aliments.
Détérioration - Quand ils s'appliquent à
des fruits et légumes frais, les termes détérioration
et altération sont interchangeables. Quand il s'agit de
produits non alimentaires, comme les matériaux d'emballage, on entend
par détérioration un changement physique ou chimique au
niveau des matériaux qui peut se répercuter sur la salubrité de
l'aliment.
Écart - Non-respect d'une limite critique ou de
toute autre exigence liée à un facteur critique.
Essai périodique du programme de rappel - Activités
internes menées périodiquement dans le but de vérifier la
capacité du fabricant à identifier et à contrôler
rapidement un lot donné de produits. Ces essais n'obligent pas
nécessairement le fabricant à communiquer avec les clients.
Facteur critique - Toute propriété, toute
caractéristique, tout état ou tout autre paramètre variable de
nature à influencer le procédé validé et à
compromettre la salubrité du produit.
Limite critique - Valeur à partir de laquelle la
salubrité d'un produit peut être compromise et qui détermine
donc l'acceptabilité ou la non-acceptabilité du produit. Les
limites critiques diffèrent des limites de maîtrise ou des limites
précisées dans les normes. Les limites de maîtrise renvoient aux
valeurs que le procédé peut obtenir; elles sont plus rigoureuses que
les limites précisées dans les normes. Ces dernières sont à
leur tour plus rigoureuses que les limites critiques.
Légumes prêts à manger minimalement transformés
- Légumes crus qui ont été pelés, tranchés,
hachés ou coupés fin avant d'être emballés pour la
vente. La consommation du produit ne nécessite aucune préparation, si
ce n'est, peut-être, de l'ajout de vinaigrette ou de croûtons
par l'utilisateur final.
Lot - Quantité d'un produit correspondant à un format
de contenant, à un style et à un code particuliers que produit un
établissement de transformation pendant un laps de temps donné.
Point critique à maîtriser - Point, étape ou
procédé pouvant faire l'objet d'un contrôle permettant
de prévenir, d'éliminer ou de réduire à un niveau
acceptable un danger pour la santé.
Réaction alimentaire indésirable - Terme
général désignant une réaction cliniquement anormale
découlant de l'exposition à un aliment ou à un constituant
alimentaire.
Registres - Observations et mesures consignées par écrit
dans le but de déterminer le respect de limites critiques ou
d'exigences particulières liées à des facteurs
critiques.
Risque - Estimation de la probabilité qu'un danger se
présente.
Surveillance - Séquence planifiée d'observations ou
de mesures permettant de déterminer si un point critique à
maîtriser (ou toute autre activité) se trouve maîtrisé.
Test de provocation - Essai scientifique qui consiste à
ajouter sciemment des microorganismes à un produit pour confirmer la
validité d'un procédé théorique.
Vérification - Confirmation, par des essais, des enquêtes
ou la comparaison à des normes, de la précision, de l'exactitude
ou de l'efficacité de la régulation des procédés.