TABLE DES MATIÈRES
Préface
- Contrôle du produit
importé
- Équipement
- 2.1 Équipement général
- 2.1.1 Entretien de l'équipement
- 2.1.2 Programme d'entretien et d'étalonnage de
l'instrumentation
- Locaux
- Nettoyage et
assainissement et lutte antiparasitaire
- 4.1.1 Programme de nettoyage et assainissement
- Personnel
- Transport et
entreposage
- 6.1 Transport
- 6.1.1 Transporteurs d'aliments
- 6.1.2 Contrôle de la température
- 6.2 Entreposage
- 6.2.1 Entreposage de produits alimentaires
- 6.2.2 Réception et entreposage de produits chimiques non
alimentaires
- Dossiers
- Traitement des plaintes et
rappels
Glossaire
Les contrôles d'hygiène efficaces sont essentiels pour
prévenir les toxi-infections alimentaires, les blessures d'origine
alimentaire et l'altération des aliments. Les Bonnes pratiques
d'importation (BPI) pour les aliments constituent un code de
pratique volontaire que les importateurs canadiens doivent utiliser comme ligne
directrice. Elles sont conçues pour encourager les importateurs à
instaurer leurs propres contrôles d'hygiène, afin
d'améliorer la salubrité des aliments et de satisfaire aux
exigences réglementaires.
Les BPI sont
de portée et de nature générales. Elles ne concernent pas
seulement les principaux contrôles nécessaires pour limiter les
risques d'insalubrité, mais donnent une orientation aux mesures de
contrôle relatives à la fraude et à la prévention des
non-conformités aux normes, à la catégorie et à la
composition des aliments importés.
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), en
consultation avec les intervenants de l'industrie de l'alimentation, a
actualisé la version des BPI de juin 1998. Bien que
certaines sections des BPI ne s'appliquent
pas à chaque importateur, les BPI peuvent être
utilisées de façon générale dans tous les secteurs de
l'industrie. Si des conseils additionnels sont requis, l'ACIA pourra
élaborer des codes de pratique propres à diverses situations.
On s'attend à ce que les importateurs canadiens connaissent les
risques encourus dans les activités d'importation des aliments et les
contrôles nécessaires pour démontrer la salubrité des
aliments importés et leur conformité aux lois canadiennes
applicables. On demande également aux importateurs d'avoir accès
aux dossiers qui démontreront que les fabricants étrangers de ces
produits importés ont mis en oeuvre les
contrôles nécessaires. Les BPI servent d'assise
solide pour le développement d'un système assurant la
salubrité des aliments selon les principes HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). Bien que les
BPI ne soient pas
conçues pour servir de plan HACCP
complet, il s'agit tout de même d'une référence utile.
Le site Web de l'ACIA
(http://www.inspection.gc.ca) contient de la documentation de
référence additionnelle.
Les BPI : un outil
d'évaluation
L'ACIA se
servira des BPI
pour faciliter l'évaluation des importateurs, c.-à-d. leur capacité de veiller
à ce que les aliments importés soient conformes à la
législation canadienne. Les BPI peuvent
s'appliquer aux activités d'importation, d'entreposage, de
transport et de réétiquetage. Tout importateur qui remballe ou
transforme des produits importés doit consulter le code d'usages
Principes généraux d'hygiène alimentaire, de composition
et d'étiquetage de l'ACIA
pour avoir des conseils additionnels sur les contrôles de
transformation.
Les BPI sont
fondées sur le Code d'usage international recommandé - Principes
généraux d'hygiène alimentaire adopté par la Commission
du Codex Alimentarius. Ces pratiques sont conformes à l'Accord sur
la prise des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord sur les
MSP) de
l'Organisation mondiale du commerce, selon lequel les membres doivent
fonder leurs mesures sanitaires et phytosanitaires sur les normes, les lignes
directrices et les recommandations internationales. Les BPI sont également
conformes à la Politique de l'ACIA sur le
contrôle des importations, laquelle indique les critères de gestion
des risques qui visent à satisfaire aux exigences propres à la
salubrité des aliments et à la protection des consommateurs.
Utilisation des BPI
Chaque chapitre des BPI décrit des
procédures et des critères précis. Chaque sous-section comprend
un énoncé de principe et une justification, s'il y a lieu, suivis
par les critères d'évaluation de l'ACIA.
Énoncé de principe
Les énoncés de principe sont des énoncés
génériques axés sur les résultats des objectifs semblables
à ceux indiqués dans le Code du Codex. Ils visent à saisir
l'objectif de la ligne directrice tout en procurant la souplesse
nécessaire à certains produits ou procédés.
Justification
Les justifications sont indiquées seulement lorsque
l'énoncé de principe exige une explication. Elles sont
intégrées dans plusieurs chapitres (Contrôle du produit
importé, Équipement et dossiers) pour expliquer la nature de la
préoccupation ou des risques possibles et le besoin de contrôle.
Critères d'évaluation
Les critères d'évaluation retenus dans les BPI donnent de
l'information sur les facteurs dont nous pourrions tenir compte pour
évaluer les objectifs exprimés dans les énoncés de principe
des BPI.
L'ACIA tient
compte de ces facteurs dans le cadre de ses activités d'enquête
ou d'inspection axées sur l'évaluation des risques.
Les critères d'évaluation visent à guider
l'importateur. L'ACIA
reconnaît qu'il peut exister d'« autres moyens » de
respecter l'intention de l'énoncé de principe que ceux
précisés dans les critères d'évaluation. Dans ces
« autres moyens », on peut trouver une étape de
procédé précise qui sera utilisée pour contrôler un
risque de salubrité des aliments connexe ou pour satisfaire à une
exigence réglementaire. Par conséquent, l'ACIA a
minutieusement rédigé le document pour tenir compte des «
options ou des équivalents ».
1.1.1 Information sur l'envoi
L'importateur a mis en place des contrôles pour
s'assurer d'avoir une description écrite actuelle de chaque
produit importé et de chaque expédition importée.
Justification
L'importateur possède, par écrit, les renseignements de base
pour déterminer l'identité de chaque produit importé afin de
s'assurer que le produit fini satisfait aux exigences de la
législation canadienne.
Critères d'évaluation
Exigences réglementaires propres aux
produits
- Les importateurs obtiennent et maintiennent valides les licences, les
permis et les autres documents précisés comme preuve de
conformité aux exigences réglementaires propres aux produits.
- S'il y a lieu, l'importateur donne aux fournisseurs/transporteurs
des spécifications écrites des exigences réglementaires produits
aux produits auxquelles ils devraient se conformer.
NOTA : Certains produits agricoles sont sujets à
d'autres exigences réglementaires, comme celles relatives à la
documentation sur l'importation, les permis, etc. Comme exemples de règlements pertinents,
notons les suivants : Règlement sur les produits transformés,
Règlement sur les fruits et les légumes frais, Règlement sur la
délivrance de permis et l'arbitrage, etc.
Information sur le produit
- Une description écrite actuelle du produit est disponible pour chaque
produit. Cette description peut comprendre les renseignements suivants :
- nom commun du produit
- nom commercial
- déclaration de la quantité nette
- variété du produit
- catégorie
- spécifications et caractéristiques du produit
- dimension du contenant
- copie de l'étiquette canadienne
- liste des ingrédients
- matériau d'emballage
- utilisation finale du produit
- origine du produit
- instructions d'étiquetage lorsqu'un étiquetage
ultérieur est requis
- instructions de manutention et d'entreposage lorsqu'il y a des
exigences spéciales (p. ex. ne pas
entreposer avec des articles non alimentaires, conserver
réfrigéré, conserver congelé, entreposer à la
température ambiante, etc.)
NOTA : Lorsqu'un produit importé
réglementé par la Loi sur les aliments et drogues et son
règlement ne satisfait pas aux exigences canadiennes, les importateurs
peuvent se prévaloir de la section A.01.044 du Règlement, qui permet
l'importation d'un produit qui viole la Loi ou le Règlement,
pourvu que les produit devienne conforme après son réétiquetage
ou sa modification. Deux conditions s'appliquent : l'importateur doit
informer un inspecteur de l'ACIA avant
l'importation et le produit doit être conforme avant d'être
vendu.
Traçage des produits et des envois
- Chaque produit comporte un code de produit ou un code de lot. (Pour les
produits comme les aliments en conserve hypoacides, il s'agit d'une
exigence réglementaire.)
- La quantité nette totale d'un envoi est indiquée (nombre
d'unités multiplié par le poids de chaque unité).
- Chaque produit comporte des documents d'acheminement écrits. Cela
est nécessaire pour retracer les produits et les envois et pour indiquer
et localiser les endroits nécessitant des mesures de contrôle et des
procédures de surveillance. L'importateur doit connaître les
éléments suivants :
- Les contrôles auxquels le produit importé a été
soumis.
- Le schéma d'importation des produits (c.-à-d. le port d'entrée, le
transporteur et, s'il y a lieu, le courtier en importation).
- La liste des fournisseurs et les renseignements pertinents sur ces
derniers.
- Les dossiers d'achat (quantité, code de produit, date,
acheteur).
- L'ensemble des conditions de transport et d'entreposage auxquelles
le produit a été exposé.
- L'importateur peut obtenir les renseignements susmentionnés sur
demande.
REMARQUES :
i. Toutes les exigences
susmentionnées ne s'appliquent pas à tous les produits
alimentaires. Toutefois, la législation canadienne sur les aliments peut
préciser des exigences additionnelles à l'égard de certains
produits. Lorsque différents lots de produits en vrac ont été
mélangés et qu'il est impossible de retracer des lots
particuliers, tous les produits concernés sont traités comme un seul
produit.
ii. Pour avoir des renseignements
sur la traçabilité en aval (retracer le dossier de vente et de
distribution d'un produit), consulter la section 7.6.2,
Dossiers de distribution, dans le présent document. La
traçabilité en aval est nécessaire dans les cas de rappel
d'un produit.
1.1.2 Évaluation des fabricants/fournisseurs
étrangers
Avant l'importation, l'importateur vérifie
que les fabricants et les fournisseurs peuvent fournir des produits
alimentaires conformes à la législation canadienne.
Justification
La salubrité des produits alimentaires et leur conformité aux
exigences réglementaires canadiennes dépendent des procédures de
transformation et des contrôles mis en place aux installations de
fabrication. Les installations de fabrication devraient se conformer aux Bonnes
pratiques de fabrication (BPF) équivalentes aux principes
généraux d'hygiène alimentaire du Codex Alimentarius et,
s'il y a lieu, le fabricant devrait utiliser un système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Points). Ces
contrôles sont nécessaires pour éviter des problèmes comme
la contamination microbiologique, physique et chimique (y compris la
contamination par des allergènes non déclarés) et pour
prévenir la fausse représentation et la fraude.
Critères d'évaluation
- L'importateur peut obtenir sur demande des renseignements afin de
démontrer que les étapes critiques du procédé de
fabrication font l'objet d'un contrôle adéquat qui assure la
salubrité et la qualité et prévient les fausses
déclarations et la fraude.
- Un personnel technique compétent évalue les fabricants et les
fournisseurs étrangers.
- En l'absence de ces contrôles, l'importateur procède
à un contrôle accru du produit (p.
ex. échantillonnage, évaluation du produit et du laboratoire,
examen par un tiers) afin de s'assurer du contrôle des risques.
1.1.3 Étiquetage et composition des produits
L'importateur possède des contrôles pour
assurer la conformité aux dispositions sur la composition,
l'étiquetage, l'étiquetage nutritionnel et les
allégations de la Loi sur les aliments et drogues et de son
règlement, de la Loi sur l'emballage et l'étiquetage
des produits de consommation et son règlement et d'autres lois
visant particulièrement les produits, comme la Loi sur les produits
agricoles au Canada et son règlement.
Justification
La conformité aux normes canadiennes de salubrité des aliments et
aux exigences compositionnelles favorise un approvisionnement alimentaire
sécuritaire et permet de s'assurer que les attentes des consommateurs
sont comblées à ce qui concerne la composition et la qualité des
aliments. La composition déclarée, les normes compositionnelles,
l'information nutritionnelle et les allégations doivent être bien
contrôlées pour prévenir la fausse représentation et la
fraude et pour éviter les risques pour la santé, comme la
présence d'allergènes alimentaires non déclarés.
Les renseignements obligatoires sur les étiquettes permettent aux
consommateurs de faire des choix éclairés, car ils
Critères d'évaluation
Composition
Les facteurs de contrôle qui sont essentiels à la salubrité
et à l'intégrité du produit sont indiqués. (Cela
comprend les aspects microbiologiques, chimiques et physiques, ainsi que les
aspects liés aux allergènes, aux matières étrangères,
etc.) Leurs spécifications et leurs limites
sont indiquées (p. ex. procédé
thermique, pH et activité de l'eau des viandes fermentées
prêtes à consommer, teneur en sel des champignons saumurés,
teneur en soufre sur les fruits séchés, produit exempt de
Salmonella, etc.).
- Des procédures sont appliquées pour s'assurer que les
produits importés vendus au Canada sont conformes aux exigences
canadiennes d'étiquetage nutritionnel et de composition des
nutriments. Cela peut concerner les éléments suivants :
- les nutriments ajoutés (c.-à-d. vitamines et minéraux)
permis dans des aliments particuliers sont ajoutés selon des
concentrations adéquates, indiquées dans le Règlement sur
les aliments et drogues
- les aliments qui sont assujettis à des exigences de composition
nutritive (p. ex. substituts de repas,
suppléments alimentaires, farine, etc.)
sont conformes à ces exigences
- la valeur nutritive du produit se reflète bien sur
l'étiquette et est conforme au Règlement sur les aliments et
drogues (c.-à-d. la liste
des ingrédients et le tableau canadien sur la valeur nutritive)
- les produits qui comportent des allégations sur la valeur nutritive ou
diététique satisfont aux exigences canadiennes sur la composition et
l'étiquetage applicables en vertu du Règlement sur les aliments
et drogues (voir la section
7, Allégations relatives à la teneur nutritive, et la section 8, Allégations
relatives à la santé, dans le Guide d'étiquetage et
de publicité sur les aliments.)
- Des procédures s'appliquent pour permettre la vérification de
la formulation d'un produit, de la liste de ses ingrédients, de son
contenu en éléments nutritifs et de sa valeur nutritive, selon les
indications de l'étiquette. Ces procédures peuvent comprendre les
suivantes, sans s'y limiter :
- un système de communication documenté partagé avec les
fournisseurs qui permet l'accès à des renseignements propres au
produit (p. ex. noms et quantité des
ingrédients, composants, additifs et, s'il y a lieu,
éléments nutritifs ajoutés)
- un aperçu des méthodes utilisées pour déterminer la
valeur nutritive (p. ex. analyse de
laboratoire, utilisation d'une base de données sur les aliments finis,
utilisation d'une base de données sur les ingrédients/les
recettes, valeur publiée, recours à un expert-conseil ou à un
autre spécialiste technique, etc.)
- le nom et l'adresse de la personne responsable de la valeur
- la possession de feuilles de spécifications complètes et
actuelles détaillant l'information nutritionnelle et sur les
ingrédients, ou la possibilité d'obtenir ces feuilles
- tests pour les produits ou liens vers l'information sur les
fournisseurs qui sont les seules sources des éléments nutritifs
(comme le lait maternisé pour bébés) et des aliments à
usage diététique spécial (comme les substituts de repas et les
suppléments alimentaires)
- Les produits sont périodiquement examinés dans le cadre du Test
de conformité de l'étiquetage nutritionnel, qui évalue
l'exactitude de la valeur nutritive. On peut accéder au Test de conformité
dans le site Web de l'ACIA,
à l'adresse suivante : www.inspection.gc.ca.
Normes alimentaires
- Il existe des contrôles pour assurer que les produits normalisés
satisfont aux exigences d'étiquetage ou de composition
législatives (p. ex. Degré Brix pour
les confitures). Ces contrôles peuvent comprendre les suivants, sans
s'y limiter :
- certification du fournisseur
- tests sur les produits (y compris les tests sur certains produits pour
évaluer leur conformité aux normes canadiennes ou
internationales)
- En ce qui concerne les produits susceptibles de faire l'objet d'une
falsification intentionnelle, comme l'huile d'olive, l'importateur
dispose de contrôles de vérification plus sévères, qui
devraient comprendre les tests d'authenticité dans un laboratoire
canadien certifié par l'Office des normes générales du
Canada ou une autre organisation scientifique, telle que l'AOAC, etc.,
pour effectuer des tests sur certains aliments.
Étiquetage
- L'importateur applique des procédures pour s'assurer que tous
les renseignements obligatoires sont bien indiqués sur les étiquettes
d'aliment, conformément aux exigences canadiennes sur
l'étiquetage des aliments, et que toutes les allégations sur les
étiquettes sont exactes et ne sont pas trompeuses. Voici des exemples de
ces procédures.
- On examine les étiquettes pour en vérifier la conformité aux
lois canadiennes (p. ex. étiquetage
obligatoire) et l'exactitude des renseignements. Cette évaluation
comprend les éléments suivants, sans s'y limiter :
- l'information obligatoire, les allégations relatives à la
qualité (p. ex. biologique, naturel,
frais, Cacher, etc.), les allégations
relatives à la composition (p. ex. sans
agents de conservation, etc.), les
allégations sur la teneur nutritive et les normes d'identité
- Tout changement aux étiquettes (p.
ex. changements à l'illustration, au texte et à la
présentation) et à l'emballage (p.
ex. changements à la taille de la surface d'affichage
principale, à la surface d'affichage disponible ou à
l'emplacement du panneau d'affichage principal) est examiné, avec
l'aide des fournisseurs, pour vérifier la conformité à la
législation canadienne.
- Tout changement de formulation est évalué, avec l'aide des
fournisseurs, pour déterminer son effet sur l'étiquetage du
produit. Cela comprend tout changement de fournisseur ou de marque
d'ingrédients, qui peut avoir un effet sur l'étiquetage, la
composition ou les allégations (pour tous les formats du produit
particulier).
- Dans le cas des étiquettes correctives apposées au Canada, les
étiquettes en provenance des entreprises d'étiquetage ou
d'impression sont examinées en fonction des épreuves
approuvées.
- Toutes les brochures et les affiches et tous les guides et autres documents
de publicité canadiens préparés ou distribués par
l'importateur sont examinés et on en vérifie l'exactitude et
la conformité à la législation canadienne. (Voir la section 3 du Guide
d'étiquetage et de publicité sur les aliments.)
- Les importateurs ont obtenu des renseignements sur les allergies
auprès de leurs fournisseurs et fabricants. On peut utiliser ces
renseignements pour effectuer des analyses de risque et évaluer le besoin
d'apporter des changements aux étiquettes, y compris le besoin
d'intégrer des énoncés de précaution sur les
étiquettes (p. ex. « peut contenir
des arachides »).
NOTA :
i. Les exigences sur
l'étiquetage sont décrites dans le Guide
d'étiquetage et de publicité sur les aliments. Les
paragraphes qui précèdent ne constituent pas une liste complète
des exigences sur l'étiquetage.
ii. Les documents
d'information suivants donne une orientation supplémentaire pour les
questions de composition et d'étiquetage et sont accessibles dans le
site Web de l'ACIA, à
l'adresse suivante : www.inspection.gc.ca.
- Pour consulter une liste des allergènes
à évaluer, voir la lettre datée du 23 mars 2007
adressée aux fabricants, aux importateurs et aux distributeurs de produits
alimentaires ainsi qu'à leurs associations, laquelle traite de
l'étiquetage des aliments qui causent des allergies et des
hypersensibilités alimentaires
- Pour connaître les exigences d'étiquetage nutritionnel,
consulter le document de l'ACIA
intitulé Normes
d'évaluation pour l'étiquetage nutritionnel.
1.1.4 Additifs alimentaires
En ce qui concerne l'utilisation d'additifs
alimentaires, l'importateur s'assure que tous les aliments
importés répondent aux exigences du Règlement sur les
aliments et drogues et à toutes les autres exigences
réglementaires applicables.
Justification
Le contrôle inadéquat des additifs alimentaires pourrait se
traduire par des risques chimiques/biologiques et des infractions à la
réglementation canadienne.
Critères d'évaluation
L'importateur s'assure que tous les additifs alimentaires contenus
dans un produit alimentaire importé sont permis pour cet aliment
particulier et que ceux-ci sont conformes aux exigences du Règlement
sur les aliments et drogues (Division 16) et des autres règlements
applicables.
- L'importateur obtient les spécifications de tous les additifs
alimentaires.
- Lorsqu'il n'y a aucune spécification dans le
Règlement sur les aliments et drogues, l'importateur exige
que tous les additifs alimentaires soient conformes aux normes de la
publication de la National Academy of
Science intitulé Food Chemical
Codex ou soient d'une qualité équivalente. Par exemple, le
fournisseur peut utiliser des fiches techniques ou des garanties globales.
- L'importateur peut prouver que tout additif alimentaire utilisé
correspond à la concentration maximale précisée dans le
Règlement sur les aliments et drogues.
1.1.5 Quantité nette
L'importateur s'assure que les déclarations
de la quantité nette sont exactes et conformes à la Loi sur
l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation et
à son règlement ainsi qu'aux autres lois propres aux produits,
comme la Loi sur les produits agricoles au Canada et son
règlement.
Justification
La déclaration de la quantité nette donne des renseignements
importants que les consommateurs utilisent pour prendre leurs décisions
d'achat. Comme la déclaration aide les consommateurs à savoir la
quantité d'aliments se trouvant dans un contenant, elle leur permet de
comparer les prix. Les consommateurs font confiance aux déclarations de la
quantité nette et se fient aux importateurs pour indiquer la quantité
déclarée sur l'étiquette d'un produit. Les entreprises
qui ne déclarent pas des quantités nettes exactes pour leurs produits
bénéficient d'un avantage concurrentiel injuste dans leur secteur
du marché et ne contribuent pas au fonctionnement équitable et
efficace du marché.
Le Canada, à titre de membre de l'Organisation internationale de
métrologie légale (OIML), utilise une norme de mesure internationale
pour déterminer l'exactitude des déclarations de la quantité
nette. Le Système de détermination de la quantité nette
fondée sur la moyenne est décrit à l'article 39 du
Règlement sur l'emballage et l'étiquetage des produits de
consommation.
Critères d'évaluation
- L'importateur applique des procédures pour s'assurer que la
quantité nette du produit est conforme au Système de
détermination de la quantité nette fondée sur la moyenne,
décrit à l'article 39 du Règlement sur l'emballage
et l'étiquetage des produits de consommation. Ces procédures
peuvent comprendre les suivantes, sans s'y limiter :
- des systèmes de communication documentée partagés avec les
fournisseurs à partir desquels les importateurs peuvent obtenir, sur
demande, des renseignements détaillés sur la vérification de la
quantité nette (p. ex. résultats des
vérifications de la quantité nette, plan d'échantillonnage
et son protocole, mesures correctives apportées à l'égard
des lots rejetés, etc.)
- des vérifications internes de la quantité nette dans les produits
importés. La fréquence de ces vérifications est fonction de
plusieurs facteurs, tels que le type de produit, la technique d'emballage
et la source du produit. (Par exemple, le fournisseur a-t-il des
antécédents de fiabilité?)
1.1.6 Catégorie
L'importateur a mis en place des contrôles pour
s'assurer que les produits sont conformes aux normes de catégorie
applicables en vertu de la législation canadienne.
Justification
Un contrôle inadéquat de la catégorie peut se traduire par de
fausses déclarations au sujet du produit. Il peut également
entraîner une importation accrue de produits inférieurs aux normes.
Les catégories se trouvent dans la Loi sur les produits agricoles au
Canada et son règlement.
Critères d'évaluation
- Il existe des contrôles pour s'assurer que les produits
importés répondent aux exigences en matière de catégorie
prescrites dans les règlements canadiens pertinents. Les mécanismes
de contrôle peuvent comprendre les suivants :
- L'importateur a établi par écrit des spécifications
d'achat afin de s'assurer que le produit respecte la catégorie
prescrite.
- L'importateur conserve les copies papier des spécifications au
sujet de la catégorie pour l'envoi des produits achetés.
- S'il y a lieu, l'importateur s'assure qu'un certificat
étranger valide de catégorie délivré par une source
prescrite par la réglementation accompagne chaque envoi.
- S'il y a lieu, l'importateur obtient le certificat d'inspection
canadien de la catégorie applicable afin de vérifier la
conformité aux exigences réglementaires.
- Lorsqu'il est impossible d'obtenir des certificats de
catégorie des services d'inspection étrangers ou locaux,
l'importateur recourt à un système pour surveiller les exigences
relatives à la catégorie ou à la qualité d'un produit
reçu.
- L'importateur dispose d'employés formés (comme des
classeurs et du personnel responsable du contrôle de la qualité) afin
d'évaluer la catégorie du produit reçu.
- En ce qui a trait aux produits importés qui arrivent en mauvais
état, l'importateur observe des procédures pour assurer la
conformité des produits en agissant de la façon suivante :
- reclasser le produit et fournir des preuves au fait que le lot
reclassé respecte la catégorie spécifiée (en produisant,
par exemple, un certificat d'inspection de la catégorie valide de
l'ACIA)
- fournir des preuves de l'élimination ou la mise au rebut du
produit détérioré qui ne respecte pas la catégorie (en
produisant, par exemple, un certificat de rejet de l'ACIA)
- fournir des preuves de l'envoi de produits à la transformation (en
produisant une facture de l'entreprise de transformation indiquant la
quantité utilisée pour la transformation et une lettre sur papier
avec en-tête de l'entreprise confirmant l'utilisation du produit
lors de la transformation)
- fournir des preuves du don des produits à des oeuvres de charité
(en produisant une lettre avec en-tête de l'organisme de charité
faisant état de la réception de l'envoi)
- En ce qui a trait aux autres produits classés, l'importateur
engage des classeurs ou des inspecteurs qualifiés afin
d'échantillonner et de classer le contenu de chaque envoi. Il garde
une copie du rapport d'inspection de catégorie pour chaque envoi.
1.2.1 Contrôle du produit alimentaire reçu
L'importateur contrôle les produits reçus
afin de s'assurer que les aliments ne sont pas exposés à des
dangers (biologiques, physiques ou chimiques) et qu'il n'y a aucune
erreur sur les étiquettes.
Justification
L'importateur est responsable de s'assurer que les produits
importés respectent les spécifications figurant à la section 1.1
du présent document, Spécifications et renseignements sur le
produit). La prévention des risques pour la santé et des fraudes
commence avec le contrôle du matériel reçu. Les contrôles
inadéquats des produits reçus (p.
ex. absence de test approprié et de tri pour les produits,
vérification inadéquate des étiquettes, etc.) pourraient se
traduire par la vente de produits contaminés, de produits assortis de
fausses déclarations ou des produits qui ne respectent pas les normes de
catégorie, de composition ou de qualité.
NOTA : Tous les produits alimentaires reçus ne
nécessitent pas le même degré de contrôle. Le degré de
contrôle appliqué doit correspondre au degré de risque lié
au produit alimentaire.
Critères d'évaluation
- Tous les produits reçus font l'objet d'une inspection visuelle
pour s'assurer qu'ils respectent les spécifications et
répondent aux exigences canadiennes.
- L'importateur a relevé pour chaque produit les préoccupations
pertinentes à prendre en compte, compte tenu des divers types de risque
(risques microbiologiques, chimiques et physiques et matière
étrangère, catégorie, etc.) et
des problèmes tels que la fraude, la catégorie, etc.
- L'importateur a établi un critère « Acceptation/Rejet
» pour chaque produit.
- Les employés qui inspectent les produits reçus ont une
connaissance technique et une compréhension adéquates de
l'importance des préoccupations.
- Le matériel d'emballage convient au produit. L'emballage
variera selon le produit, le procédé et les risques de contamination
en cause. Le matériel d'emballage qui peut avoir une incidence sur la
qualité du produit est indiqué dans la Liste de référence des
matériaux de construction, les matériaux d'emballage et les
produits chimiques non alimentaires acceptés publiée par
l'ACIA,
qu'on trouve dans le site Web de l'Agence à l'adresse suivante
:
http//www.inspection.gc.ca/francais/fssa/reference/referf.shtml.
- L'importateur contrôle les produits reçus par un des
programmes suivants ou une méthode équivalente, indiqués comme
étant les options 1 à 4 ci-dessous.
REMARQUES:
i. L'importateur ou une partie
désignée, c.-à-d., le
représentant d'un entrepôt public, un client ou un tiers, peut
effectuer les contrôles précités.
ii. L'information
nutritionnelle peut être indiquée sur un document papier
d'accompagnement à la livraison de l'aliment.
iii. Dans le cas des aliments
régulièrement envoyés à un acheteur et ne comportant
aucun changement dans la formulation, la documentation peut
être fournie au premier envoi. L'acheteur doit être informé
de tout changement à l'information nutritionnelle découlant de
modifications à la formulation ou d'autres circonstances.
Contrôle des produits reçus : Options 1 à
4
Les trois premières options visent les produits qui posent un risque
élevé pour la salubrité. La quatrième option vise
seulement les produits qui ne sont pas censés poser un
risque pour la salubrité, mais qui nécessitent des contrôles de
qualité et de composition.
OPTION 1 : Évaluation périodique des produits
reçus
- L'importateur obtient un certificat d'analyse (en français ou
en anglais) pour chaque lot, qui fait état des points suivants :
- les procédures d'échantillonnage et les méthodes
d'analyse utilisées pour s'assurer que les lots sont acceptables
pour l'ACIA
- la date, le type de détermination dont l'aliment a fait
l'objet, les personnes ou les organisations procédant à
l'analyse, l'identification du produit (y compris la marque et le
numéro de lot), le nom et la signature de l'analyste
- la vérification attestant que le lot a fait l'objet d'un
échantillonnage récent et qu'il a été entreposé
dans des conditions appropriées, afin de prévenir tout changement qui
pourrait rendre le produit impropre à la vente
- Un échantillon représentatif est régulièrement
prélevé et analysé pour vérifier l'exactitude des
certificats d'analyse à une fréquence établie (p. ex. une fois par mois).
- L'importateur tient un dossier historique du respect des
spécifications pour chaque fournisseur (p.
ex. documentation des résultats d'analyse).
- Un nouveau dossier historique du respect des spécifications est
établi lorsqu'une entreprise change de fournisseurs, achète des
produits d'un nouveau fournisseur, achète un nouveau produit d'un
fournisseur actuel ou lorsque les résultats des échantillons de
l'importateur ne concordent pas avec le certificat d'analyse.
OPTION 2 : Inspection de tous les lots
- Chaque lot reçu est échantillonné en fonction d'un plan
d'échantillonnage prédéterminé et est analysé pour
vérifier s'il respecte les spécifications.
OPTION 3 : Certification du fournisseur
- L'importateur possède des données prouvant que le
procédé de fabrication du fournisseur permet de produire de
façon constante en conformité aux spécifications. Ces
données pourraient comprendre des études portant sur la capacité
de traitement. Des graphiques du contrôle statistique du procédé
de fabrication pour chaque point critique à maîtriser doivent
être disponibles sur demande pour chaque fournisseur.
- Avant de mettre en place un programme de surveillance ponctuelle,
l'importateur a analysé un nombre suffisant de lots consécutifs
pour établir une base de données historique afin de confirmer le
respect des spécifications.
- L'importateur effectue une surveillance périodique pour
s'assurer du respect des spécifications (p.
ex. tous les ans).
- L'importateur procède à un audit du fournisseur pour
confirmer la validité du programme de certification du fournisseur.
OPTION 4 : Exigences de spécification
(seulement lorsque les risques pour la salubrité des
aliments sont peu probables)
Produits reçus non conformes
- Lorsque des produits ne respectent pas les spécifications,
l'importateur enquête et en détermine la cause fondamentale. Il
applique les procédures pour s'assurer d'empêcher la vente du
produit non conforme au Canada ou de remédier à la
non-conformité avant la vente. (Se reporter à la section 1.4 du présent document, Écarts et mesures
correctives.)
1.3.1 Codage des produits
Chaque aliment préemballé porte une marque de
code, un numéro de lot, une date de péremption ou une date «
meilleur avant » (s'il y a lieu) sur l'étiquette ou le
contenant.
Justification
Le codage permet le traçage en amont des produits dans la chaîne
de distribution et facilite les rappels Lorsque le code est également une
date « meilleur avant » ou une date de péremption, il fournit
des renseignements sur la durée de conservation et indique si le produit
est propre à la consommation.
NOTA : Les exigences de codage obligatoires varient selon
les produits et sont indiquées dans la législation applicable. Les
importateurs doivent consulter les responsables de l'inspection afin de
confirmer les exigences propres aux divers produits alimentaires.
Critères d'évaluation
- Le cas échéant, l'importateur s'assure que le produit
importé porte un code permanent et lisible ou un numéro de lot. Le
système de codage
- indique l'établissement, le jour, le mois et l'année de
fabrication de l'aliment.
- L'importateur s'assure que les marques de code utilisées et
leur signification exacte (p. ex. codes de
couleur) sont accessibles.
- Lors de leur utilisation, les codes apposés sur les caisses sont
lisibles et représentatifs du code figurant sur les contenants
qu'elles contiennent.
- Le cas échéant, le code reflète fidèlement la date
« meilleur avant », la date de péremption ou la durée de
conservation de l'aliment.
- S'il y a lieu, le fabricant contrôle l'application des codes
pour s'assurer que l'intégrité du contenant n'est pas
compromise.
1.4.1 Contrôle des écarts
L'importateur prend des mesures pour détecter,
isoler et évaluer les produits lors du non-respect des limites critiques
ou qu'il survient d'autres problèmes pouvant compromettre la
salubrité du produit et l'exactitude de la composition ou de la
quantité nette.
Justification
Si les mesures de correction des écarts sont insuffisantes ou ne sont
pas respectées, un produit insalubre, faisant l'objet d'une fausse
déclaration ou de qualité inférieure pourrait être mis sur
le marché.
NOTA : Les mesures de correction des écarts visent, le
cas échéant, toutes les sections de la présente norme.
Critères d'évaluation
- L'importateur a déterminé au préalable et a
documenté une procédure de correction des écarts afin de
déceler les écarts liés aux produits et aux
procédures, d'isoler les produits visés et de
les évaluer. Les critères sont décrits
ci-dessous.
Détection des écarts
- L'importateur a mis en place un système lui permettant de
déceler les écarts lorsqu'ils surviennent.
Mise à l'écart du produit
défectueux
- L'importateur a mis en place des méthodes qui lui permettent de
mettre à l'écart, de déceler clairement et de vérifier
tout produit fabriqué pendant la période où il y a eu un
écart. Il met à l'écart la totalité des produits non
conformes fabriqués depuis l'enregistrement des dernières
données satisfaisantes et, dans certains cas, il faudra remonter plus loin
encore.
- Le produit mis à l'écart est clairement identifié (p. ex. des étiquettes solidement apposées
indiquent le numéro de retenue, le produit, la quantité, la date de
retenue, la raison de la retenue et le nom du responsable de la retenue).
- L'importateur conserve un contrôle de tous les produits
fabriqués au cours de la période où des écarts sont
observés (c.-à-d. à
partir du moment de la retenue du produit jusqu'au moment de sa disposition
finale).
Évaluation du produit défectueux
- Le produit est évalué par une personne compétente.
- Un personnel adéquatement formé dispose des produits
défectueux de façon appropriée (p.
ex. tri de lots suspects, élimination, etc.).
- L'évaluation permet de déceler d'éventuels risques
pour la santé, les fausses déclarations ou un produit qui ne
répond pas aux exigences en matière de qualité ou de
catégorie. Par exemple :
- l'échantillonnage permet de juger de l'ampleur du
problème, les analyses sont pertinentes et le jugement repose sur des
données scientifiques solides et le produit est retenu tant que
l'évaluation n'a pas établi que le produit est conforme
à la législation applicable.
1.4.2 Mesures correctives
Les mesures correctives prises à la suite de tout
écart sont efficaces pour corriger le problème et empêchent que
l'écart se reproduise.
Justification
Un programme de mesures correctives est nécessaire pour déterminer
la cause du problème et pour prendre des mesures pour éviter
qu'il se reproduise. Il est essentiel pour effectuer un suivi de toute
mesure corrective par le biais de la surveillance et de la
réévaluation pour vérifier l'efficacité des mesures.
Des mesures correctives appropriées s'attaquent à la cause
fondamentale de l'écart à l'égard de tout point de
contrôle critique et réduisent au minimum les risques pour la
santé et les fausses déclarations au sujet des produits.
Critères d'évaluation
- Dans le cadre de la procédure de correction des écarts,
l'importateur prend les mesures correctives suivantes :
- il mène une enquête pour déterminer la cause de
l'écart
- il prend des mesures efficaces pour éviter que l'écart se
reproduise
- il procède à une vérification de l'efficacité des
mesures correctives.
Se reporter à la sous section 7.2.3, Dossiers des
écarts et des mesures correctives..
1.5.1 Méthodes de vérification
L'importateur utilise des méthodes
d'évaluation supplémentaires pour vérifier
l'efficacité des mesures de contrôle de la salubrité des
produits, de leur composition, de leur représentation, de leur
qualité et de leur conformité à la législation
canadienne.
Justification
La vérification vise à évaluer l'efficacité des
mesures de contrôle mises en place afin de prévenir les dangers pour
la santé, les fraudes économiques et les écarts aux exigences
réglementaires canadiennes et de préciser les points à
améliorer.
Critères d'évaluation
- L'importateur vérifie l'efficacité des mesures de
contrôle qui influent sur la salubrité du produit ou les fausses
déclarations et autres préoccupations.
NOTA : Les méthodes de vérification varient en
fonction du produit et du procédé, car elles doivent correspondre aux
risques particuliers qui peuvent se présenter. La vérification vise,
le cas échéant, toutes les sections de la
présente norme (p. ex. de la
réception du produit à la formation du personnel).
Exemples de méthodes de vérification
- Voici certaines méthodes de vérification :
- Échantillonnage et analyse du produit fini pour déceler les
dangers d'ordre chimique, microbiologique ou physique;
- échantillonnage et analyse du produit fini pour déterminer la
composition et la quantité nette;
- audits indépendants et externes;
- audits internes;
- tests d'incubation pour confirmer la stérilité commerciale et
la fermeture hermétique
- tri visuel, mécanique ou électronique;
- étude des tendances observées dans les plaintes des
consommateurs;
- audits auprès des fournisseurs.
Fréquence des vérifications
- L'importateur procède à des vérifications pour assurer
l'efficacité des mesures de contrôle de la fabrication à une
fréquence variant selon les risques liés au produit et au
procédé.
Responsables des vérifications
- Les personnes et les organismes responsables des vérifications sont
dûment qualifiés et leur nom figure dans les dossiers.
Se reporter à la sous section 7.2.4, Dossiers de
vérification. .
NOTA : Dans les locaux d'importation,
l'équipement désigne principalement le système de
réfrigération, les congélateurs et l'équipement de
réétiquetage. Les exigences décrites dans cette section sont
semblables à celles du code d'usages Principes généraux
d'hygiène alimentaire, de composition et d'étiquetage de
l'ACIA.
2.1.1 Entretien de l'équipement
Il existe un programme d'entretien et
d'étalonnage efficace pour s'assurer que l'équipement
fonctionne comme prévu de façon constante et prévient la
contamination du produit.
Critères d'évaluation
- L'importateur possède par écrit un programme d'entretien
préventif efficace afin de s'assurer que l'équipement qui
pourrait influer sur la salubrité des aliments et l'exactitude de la
quantité nette fonctionne comme prévu. Ce programme comprend :
- une liste de l'équipement nécessitant un entretien
régulier;
- un programme de procédures d'entretien qui indique les
fréquences (comme l'inspection de l'équipement, le
réglage et le remplacement des pièces) fondé soit sur le manuel
d'équipement de l'importateur ou son équivalent
soit sur les conditions de fonctionnement qui pourraient
influer sur l'état de l'équipement.
- L'importateur effectue le programme d'entretien
préventif.
- L'importateur met en place des protocoles écrits pour la
surveillance de l'équipement, y compris les méthodes et les
fréquences d'étalonnage, ainsi que des mécanismes de
contrôle qui pourraient influer sur la salubrité, la quantité
nette et la qualité des aliments.
- L'équipement est entretenu de façon à s'assurer
qu'aucun risque physique ou chimique n'en résulte (p. ex., réparations inadéquates,
écaillement de la peinture, rouille, lubrification excessive).
- L'entretien et l'étalonnage de l'équipement sont
effectués par un personnel formé de façon adéquate.
2.1.2 Programme d'entretien et d'étalonnage de
l'instrumentation
Les instruments sont conçus, construits,
installés et entretenus de manière à ce que
l'équipement puisse permettre d'appliquer la procédure
assurant la salubrité et la qualité du produit et l'exactitude de
la quantité nette.
Justification
Le contrôle des conditions environnementales (température et
humidité) peut être crucial pour la salubrité, la qualité
et l'intégrité d'aliments spécifiques.
Critères d'évaluation
- Les instruments servant à contrôler les facteurs critiques pour
la salubrité du produit, le maintien de la qualité et la
quantité nette sont conçus, installés, construits et
étalonnés de manière à pouvoir fonctionner comme
prévu. Voici des exemples d'instruments qui pourraient être
nécessaires pour contrôler les facteurs critiques.
Dispositifs de mesure de la température
- Les dispositifs de mesure de la température sont installés,
étalonnés et entretenus au besoin de manière à pouvoir
fonctionner avec précision, selon les spécifications et les
instructions du fabricant.
Thermomètres à mercure
- Les thermomètres à mercure sont étalonnés à
l'aide d'une norme repère immédiatement avant
l'installation, puis au moins une fois par an ou plus souvent par la suite,
s'il le faut, selon les spécifications et les instructions du
fabricant. Si l'écart entre le thermomètre et l'étalon
est supérieur à 0,5 °C (1
°F), il faut prendre des mesures
correctives.
- Les températures indiquées sur l'échelle graduée du
thermomètre se situent dans la plage des températures de
fonctionnement, peuvent être lues aisément avec une précision de
0,5 °C (1 °F) et ne contiennent pas plus de 4 °C/cm (17
°F/po).
Thermographes
- L'exactitude des thermographes est vérifiée à
l'installation, et au moins une fois par an par la suite ou plus souvent
s'il le faut, afin d'assurer leur exactitude selon les
spécifications et les instructions du fabricant.
Balances et appareils de mesure
- La sensibilité convient à l'utilisation.
- Les balances sont conçues et installées de manière à
résister aux conditions ambiantes ou sont bien protégées contre
les courants d'air, la rouille, la corrosion, etc.
- Les balances et les appareils de mesure sont étalonnés au besoin
de façon à être toujours exacts, selon les spécifications
et les instructions du fabricant.
Autres instruments
- D'autres instruments spécialisés nécessaires au
contrôle des facteurs critiques sont en place et étalonnés au
besoin, selon les spécifications et les instructions du fabricant.
NOTA : L'importateur doit prendre des mesures
correctives conformément à la section 1.4 du présent document,
Écarts et mesures correctives, lorsque des produits ont pu être
affectés en raison d'un écart dans l'exactitude des
instruments. Les importateurs ne doivent pas seulement tenir compte du lot
défectueux, mais de tous les lots ayant pu être touchés par
l'inexactitude des instruments.
NOTA
Section 3.0, Locaux - Section 5.1.2, Maladies
transmissibles/blessures inclusivement
Ces sections s'appliquent aux locaux détenus et
exploités par l'importateur et aux autres locaux utilisés par
l'importateur (p. ex. entrepôts de
réfrigération loués).
3.1.1 Terrains extérieurs et bâtiment
Les bâtiments et les aires extérieures sont
conçus, construits et entretenus de manière à prévenir
toute condition susceptible de causer la contamination des aliments.
Critères d'évaluation
Sol, chaussées et drainage
- Les terrains environnants sont entretenus de manière à
contrôler les sources de contamination, p.
ex., débris et zones de prédilection des ravageurs.
- Le bâtiment n'est pas situé à proximité de
contaminants environnementaux.
- La chaussée est bien nivelée, tassée et drainée et ne
doit pas favoriser la libération de poussières.
- Le terrain environnant doit être bien drainé.
Structure extérieure du bâtiment
- L'extérieur du bâtiment est conçu, construit et
entretenu de manière à prévenir l'entrée de
contaminants et de ravageurs. Par exemple, toutes les ouvertures sont
protégées, les prises d'air sont situées à des endroits
appropriés et le toit, les murs et les fondations sont entretenus pour
éviter toute fuite.
3.2.1 Conception, construction et entretien
L'intérieur et les structures des bâtiments
sont conçus, construits et entretenus de manière à prévenir
toute condition pouvant mener à la contamination des aliments.
Critères d'évaluation
Planchers, murs et plafonds
- Les planchers, les murs et les plafonds sont faits d'un matériau
durable, imperméable, lisse et facile à nettoyer, qui convient à
la manutention et à l'entreposage des aliments qui empêcheront la
contamination de l'environnement ou des aliments.
- Au besoin, les joints des murs, des planchers et du plafond sont
scellés et les angles sont arrondis pour prévenir la contamination et
en faciliter le nettoyage.
- Les planchers, les murs et les plafonds sont faits de matériaux qui
n'entraînent pas la contamination de l'environnement ou des
aliments.
- Les planchers ont une pente suffisante pour permettre l'écoulement
des liquides vers des tuyaux de sortie munis de siphons.
- Les plafonds, les structures situées en hauteur, les escaliers et les
ascenseurs sont conçus, construits et entretenus de manière à
prévenir la contamination.
Fenêtres et portes
- Les fenêtres sont scellées ou munies de moustiquaires
parfaitement adaptées.
- S'il y a des risques que des fenêtres en vitre cassent et
contaminent des aliments, les fenêtres sont alors faites d'un autre
matériau ou protégées adéquatement.
- Les portes ont une surface lisse et non absorbante, sont bien ajustées
et se referment automatiquement au besoin.
Séparation des étapes du
procédé
- Des dispositifs physiques ou autres moyens efficaces ont été
prévus pour séparer adéquatement les activités, les
aliments et les produits non alimentaires lorsqu'il y a risque de
contamination croisée.
3.2.2 Éclairage
L'éclairage convient à l'activité
menée. Au besoin, les ampoules et les plafonniers sont protégés
pour éviter la contamination des aliments
Critères d'évaluation
- L'éclairage convient à l'activité de production ou
d'inspection prévue. Soulignons que l'expression « aire
d'inspection » s'entend de tout endroit où se fait
l'inspection visuelle d'un produit ou d'un contenant ou la
vérification d'instruments, y compris les zones de tri des produits.
L'éclairage n'est pas inférieur aux critères suivants :
- 540 lux (50 candelas-pieds) dans les aires d'inspection;
- 220 lux (20 candelas-pieds) dans les aires de travail;
- 110 lux (10 candelas-pieds) dans les autres zones.
- L'éclairage n'altère pas la perception de la couleur des
aliments pour les besoins de l'établissement de la
catégorie.
- Les ampoules et les plafonniers situés dans les aires où se
trouvent des aliments exposés sont sécuritaires ou sont
protégés pour éviter la contamination des aliments en cas de
bris.
3.2.3 Ventilation
Il y a une ventilation suffisante pour éviter
l'accumulation excessive de chaleur, de vapeur, de condensation et de
poussières et pour évacuer l'air contaminé.
Critères d'évaluation
- La ventilation assure un échange d'air suffisant pour
prévenir l'accumulation inacceptable de vapeur, de condensation ou de
poussière.
- Les orifices de ventilation sont munis de filtres ou de grillages bien
ajustés, pour éviter l'entrée d'air contaminé. Les
filtres sont nettoyés ou remplacés au besoin.
3.2.4 Élimination des déchets
Les systèmes d'égouts, d'effluents et
d'entreposage ou d'élimination des déchets sont conçus,
construits et entretenus de manière à éviter la
contamination.
Critères d'évaluation
- Les systèmes de drainage et d'égout sont munis de siphons et
d'évents appropriés.
- Les établissements sont conçus et construits de manière
à éviter toute interconnexion entre les conduites d'égout et
tout autre système d'élimination des déchets à
l'intérieur de l'établissement.
- Les canalisations d'égouts ou d'effluents ne passent pas
directement au-dessus des aires de production ni les traversent, à moins
qu'elles soient contrôlées pour prévenir la
contamination.
- Des installations et un équipement adéquats sont fournis et
entretenus pour le stockage des déchets et du matériel non comestible
avant leur évacuation de l'établissement. Ces installations
doivent être conçues de manière à éviter toute
contamination.
- Les contenants utilisés pour les déchets sont clairement
identifiés, étanches et, au besoin, munis d'un couvercle.
- Les déchets sont éliminés et les contenants sont
nettoyés et désinfectés à des intervalles adéquats
pour réduire au minimum les risques de contamination.
3.3.1 Installations destinées aux
employés
Les installations destinées aux employés sont
conçues, construites et entretenues de manière à favoriser
l'hygiène des employés et à éviter toute
contamination.
Critères d'évaluation
- Les aires de transformation sont munies d'un nombre suffisant de
lavabos placés aux bons endroits et munis d'un tuyau de vidange avec
siphon.
- Les toilettes disposent d'eau chaude et d'eau froide potable, de
distributeurs de savon, de savon, de sèche-mains hygiéniques et
d'un contenant à déchets lavable.
- Les toilettes, les salles à manger et les vestiaires sont maintenus
propres.
- Les avis concernant le lavage des mains sont affichés aux endroits
appropriés.
3.4.1 Eau et glace
La potabilité de l'eau chaude et froide fait
l'objet d'un contrôle pour éviter toute contamination.
Critères d'évaluation
- L'eau potable respecte les normes définies par Santé Canada
dans sa brochure Recommandations pour la qualité de l'eau potable
au Canada. L'eau est analysée par l'importateur ou la
municipalité, à des intervalles jugés adéquats pour en
confirmer la potabilité.
- Il n'existe aucun raccordement croisé entre les conduites
d'eau potable et d'eau non potable. Tous les tuyaux, robinets et autres
éléments similaires pouvant provoquer une contamination sont
conçus de manière à éviter le refoulement et le
siphonnement à rebours.
- Dans le cas où il est nécessaire de stocker l'eau, les
installations de stockage sont conçues, construites et entretenues de
manière à éviter toute contamination (p. ex., les installations doivent être
recouvertes).
- Les produits chimiques destinés au traitement de l'eau, s'ils
sont utilisés, figurent dans la Liste de référence des
matériaux de construction, les matériaux d'emballage et les
produits chimiques non alimentaires acceptés, publiée par
l'ACIA,
ou l'importateur détient un avis de non-objection de
Santé Canada.
- Le traitement chimique est surveillé et contrôlé de
manière à fournir la concentration voulue et à prévenir la
contamination.
- La glace utilisée comme ingrédient ou qui entre en contact direct
avec les aliments est faite d'eau potable et protégée contre
toute contamination. La glace achetée par l'importateur est
traitée comme un ingrédient reçu et est évaluée
conformément à la sous section 1.2.1, Contrôle des produits
alimentaires reçus.
4.1.1 Programme de nettoyage et assainissement
Il existe un programme de nettoyage et assainissement
efficace pour l'équipement et les locaux afin de prévenir la
contamination des aliments.
Critères d'évaluation
- L'importateur a défini, par écrit, un programme de nettoyage
et de assainissement de tout l'équipement, comme suit :
- identification de la personne responsable
- fréquence de l'activité
- produits chimiques et concentrations utilisés
- température nécessaire
- procédures de nettoyage et de assainissement. Par exemple, les
procédures indiquent l'équipement nettoyé à la main
(Cleaned Out of Place COP), comme
l'équipement et les ustensiles nettoyés à la main, et
donnent les instructions de démontage et de montage nécessaires au
nettoyage et à l'inspection. Les parties de l'équipement qui
nécessitent une attention spéciale sont indiquées et les
méthodes de nettoyage, de assainissement et de rinçage sont
décrites.
- L'importateur a défini, par écrit, un programme de nettoyage
et de assainissement des locaux (aires de production et d'entreposage), qui
précise les aires à nettoyer, la méthode de nettoyage, la
personne responsable et la fréquence de cette activité.
- Les produits chimiques sont utilisés conformément aux
instructions du fabricant de produits chimiques et figurent sur la Liste de référence pour
les matériaux de construction, les matériaux d'emballage et les
produits chimiques non alimentaires acceptés, publiée par
l'ACIA,
ou l'importateur détient un avis de non-objection
délivré par Santé Canada. La liste de référence est
disponible sur le site Web de l'ACIA à
l'adresse suivante :
http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/reference/referf.shtml.
- L'équipement de nettoyage et de assainissement a été
conçu pour l'usage prévu et est entretenu convenablement.
- Le programme de assainissement est exécuté de manière à
éviter toute contamination des aliments ou des matériaux
d'emballage pendant ou après le nettoyage et la assainissement (p. ex. contamination par des aérosols ou des
résidus de produits chimiques).
- L'efficacité du programme de assainissement fait l'objet
d'un contrôle et d'une vérification (p. ex., par des inspections régulières des
locaux et de l'équipement ou par des analyses microbiologiques) et, au
besoin, le programme est rajusté en conséquence.
- Les activités d'emballage commencent seulement lorsque les
exigences en matière de nettoyage et assainissement ont été
satisfaites.
Se reporter à la section 7.5.1, Dossiers de
assainissement. .
4.2.1 Programme de lutte antiparasitaire
Il existe des programmes de lutte antiparasitaire
efficaces pour prévenir l'entrée des ravageurs, détecter et
éliminer les ravageurs et empêcher la contamination des
aliments.
Critères d'évaluation
- Il existe, par écrit, un programme de lutte antiparasitaire efficace
pour les locaux et l'équipement qui comprend les éléments
suivants :
- le nom de l'employé de l'importateur qui assume la
responsabilité de la lutte antiparasitaire;
- le cas échéant, le nom de l'entreprise de lutte
antiparasitaire ou le nom de la personne engagé dans le cadre du programme
de lutte antiparasitaire;
- la liste des produits chimiques utilisés, leur concentration,
l'emplacement de leur épandage, la méthode et la fréquence
de cet épandage;
- une carte de l'emplacement des pièges; et
- le type et la fréquence des inspections pour vérifier
l'efficacité du programme.
- Les pesticides utilisés sont homologués en vertu de la Loi sur
les produits antiparasitaires et de son règlement et figurent sur la
Liste de
référence pour les matériaux de construction, les matériaux
d'emballage et les produits chimiques non alimentaires
acceptés, publiée par l'ACIA. Les
pesticides sont utilisés conformément aux directives figurant sur
l'étiquette. La liste de référence est disponible sur le
site Web de l'ACIA à
l'adresse suivante :
http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/reference/referf.shtml.
- Le traitement de l'équipement, des locaux ou des ingrédients
pour lutter contre les ravageurs se fait de manière à ne pas
dépasser les limites maximales des résidus prescrites dans la Loi
sur les aliments et drogues et son règlement d'application (p. ex. limiter le nombre de fumigations par
lot).
- L'emploi de rodenticides nocifs est interdit dans les aires de
transformation ou d'entreposage.
- Les oiseaux et les animaux ne sont pas admis à l'intérieur de
l'établissement.
5.1.1 Propreté et conduite
Toutes les personnes qui pénètrent à
l'intérieur des aires de manipulation des aliments maintiennent un
degré adéquat d'hygiène personnelle et prennent les
précautions nécessaires pour éviter la contamination des
aliments.
Critères d'évaluation
- Toutes les personnes se lavent les mains, en entrant dans les aires de
manipulation des aliments, avant de commencer leur travail, après avoir
manipulé des substances contaminées, après les pauses et
après avoir utilisé les toilettes. Au besoin, pour réduire au
minimum la contamination microbienne, les employés utilisent des
lave-mains contenant une solution désinfectante.
- L'employé porte des vêtements de protection, un couvre-chef,
des couvre-chaussures ou des gants appropriés aux opérations
auxquelles il participe et veille à les garder propres; p. ex., les employés affectés à la
production portent des couvre-chef adéquats.
- Tout comportement susceptible d'entraîner la contamination des
aliments (p. ex., manger, fumer ou mâcher
de la gomme) et toute pratique non hygiénique (p. ex., cracher) sont interdites dans les aires de
manipulation des aliments.
- Quiconque pénètre à l'intérieur des aires de
manipulation des aliments enlève ses bijoux et tout autre objet qui
pourrait tomber sur les aliments ou les contaminer de quelque autre façon.
Les bijoux qui ne peuvent être enlevés, par exemple les alliances ou
les bracelets « Medic Alert », sont recouverts.
- Les effets personnels et les vêtements portés à
l'extérieur sont laissés hors des aires de manipulation des
aliments et sont entreposés de manière à éviter toute
contamination.
- L'accès du personnel et des visiteurs est contrôlé pour
éviter toute contamination. La circulation des employés se fait de
manière à éviter tout risque de contamination croisée des
produits.
5.1.2 Maladies transmissibles et blessures
Il est interdit à toute personne que l'on sait
atteinte d'une maladie susceptible d'être transmise par les
aliments, ou présentant des plaies ouvertes ou des coupures, de travailler
dans les aires de manipulation des aliments, si cette personne risque de
contaminer directement ou indirectement les aliments.
Critères d'évaluation
L'importateur a établi et applique une politique interdisant à
tout employé atteint ou porteur d'une maladie transmissible par les
aliments de travailler dans les aires de manipulation des aliments.
- L'importateur exige de ces employés qu'ils informent la
direction lorsqu'ils souffrent d'une maladie transmissible par les
aliments. Parmi les affections à déclaration obligatoire, mentionnons
les suivantes :
- jaunisse;
- diarrhée;
- vomissements;
- fièvre;
- mal de gorge avec fièvre;
- écoulements des oreilles, yeux ou nez.
- Les employés qui présentent des plaies ouvertes ou des coupures
ne manipulent pas d'aliments ou ne touchent pas aux surfaces alimentaires,
à moins que la blessure ne soit entièrement protégée par un
article imperméable et qui tient bien en place (p. ex., des gants de caoutchouc).
5.2.1 Formation générale sur l'hygiène
alimentaire
Chaque personne manipulant des aliments reçoit une
formation sur les règles d'hygiène personnelle et la manipulation
hygiénique des aliments, afin de comprendre les précautions à
prendre pour éviter la contamination des aliments.
Critères d'évaluation
- - L'importateur a défini, par écrit, un programme de
formation pour les employés, appliqué ainsi :
- Tous les employés appelés à manipuler des aliments
reçoivent, au début de leur emploi, une formation adéquate sur
les mesures d'hygiène personnelle et la manipulation hygiénique
des aliments.
- Cette formation initiale est reprise et mise à jour à intervalles
appropriés.
5.2.2 Formation technique
Les employés reçoivent une formation qui leur
permet d'acquérir les connaissances techniques nécessaires pour
comprendre les opérations ou les procédés dont ils sont
responsables pour assurer la salubrité des aliments ainsi que
l'exactitude de la composition et de la quantité nette du produit. Ces
connaissances techniques s'avèrent essentielles pour qu'ils soient
en mesure d'évaluer les fabricants étrangers.
Critères d'évaluation
- La formation est adaptée au niveau des risques propres au produit et
des tâches assignées. Par exemple :
- Le personnel apprend à assimiler le processus de fabrication des
produits et l'importance des facteurs critiques dont il a la
responsabilité, notamment les limites critiques, les protocoles de
surveillance, les mesures à prendre en cas de non-respect des limites et
les dossiers à tenir.
- Le personnel est formé pour bien comprendre les exigences en
matière d'étiquetage.
- Le personnel responsable de l'entretien des balances et des appareils
de mesure servant au contrôle de la quantité nette a reçu la
formation nécessaire pour déceler les défauts et pour prendre
les mesures correctives requises.
- Le personnel et les superviseurs responsables du programme de
assainissement ont reçu une formation adéquate pour comprendre les
principes et les méthodes à respecter pour un nettoyage et une
assainissement efficaces.
- La formation est telle qu'elle permet de garantir que les connaissances
du personnel sont à jour en ce qui concerne les dispositions
législatives et les politiques d'importation canadiennes sur les
aliments. Par exemple, l'importateur a donné une formation au
personnel responsable sur les sujets suivants :
- l'élaboration, la conception et l'approbation des
étiquettes;
- les documents relatifs à l'importation et les exigences
réglementaires sur le plan administratif.
6.1.1 Transporteurs d'aliments
Les véhicules des transporteurs utilisés par
l'importateur sont conçus, fabriqués, entretenus, nettoyés
et utilisés de manière à éviter la contamination des
aliments.
Critères d'évaluation
- - L'importateur s'assure que les transporteurs utilisent des
véhicules qui sont exempts de toute contamination et adaptés au
transport d'aliments. Par exemple :
- avant le chargement et sur réception des produits, l'importateur
inspecte les véhicules pour s'assurer qu'ils sont exempts de toute
contamination et qu'ils conviennent au transport d'aliments;
- l'importateur est en mesure de démontrer que le transporteur a un
programme efficace de nettoyage et de assainissement (p. ex., présence d'une procédure
écrite de nettoyage-assainissement pour les transporteurs de marchandises
en vrac).
- Lorsque les mêmes véhicules sont utilisés à la fois
pour des aliments et des produits non alimentaires (p. ex., usage mixte), des mesures sont prises pour
limiter les produits non alimentaires à ceux qui ne présentent aucun
risque pour les charges subséquentes d'aliments, après un
nettoyage adéquat, ou pour les lots d'aliments faisant partie d'un
même envoi. Par exemple :
- l'importateur reçoit un certificat de nettoyage ainsi qu'un
document précisant les matériaux transportés
précédemment avant le chargement ou le déchargement des citernes
à usage mixte;
- l'importateur a un programme en place pour vérifier
l'efficacité du nettoyage (p. ex.,
inspection de la citerne, évaluation sensorielle des ingrédients ou
analyse selon le besoin).
- Le chargement et le déchargement des transporteurs se font de
manière à éviter l'endommagement ou la contamination des
aliments.
- Les citernes sont conçues et construites de manière à
permettre un drainage complet et à éviter la contamination.
- Le cas échéant, les matériaux utilisés dans la
construction du véhicule conviennent au contact avec les aliments.
6.1.2 Contrôle de la température
Les produits qui font l'objet d'un contrôle
de la température sont transportés de manière à
prévenir tout abus de température susceptible d'altérer les
produits et de compromettre leur salubrité.
Critères d'évaluation
- Les produits qui ont besoin d'être réfrigérés sont
transportés à 4 °C (39 °F) ou
moins et sont surveillés de façon adéquate. Les produits
surgelés sont transportés à des températures empêchant
la décongélation.
- Les produits sont transportés dans des conditions visant à
minimiser la détérioration microbiologique, physique ou chimique,
p. ex., dans le cas des aliments hypoacides en
conserve, il faut éviter l'altération par des microorganismes
thermophiles, la rouille ou la corrosion.
6.2.1 Entreposage de produits alimentaires
L'entreposage et la manipulation des produits
alimentaires font l'objet d'un contrôle pour prévenir les
dommages, la détérioration et la contamination.
Critères d'évaluation
- Les produits devant être réfrigérés sont
entreposés à 4 °C (39 °F) ou moins et font l'objet d'une
surveillance adéquate. Les produits surgelés sont entreposés
à des températures ne permettant pas la décongélation et
font l'objet d'une surveillance adéquate.
- Les produits sont manipulés et entreposés de manière à
prévenir les dommages et la contamination, p.
ex., croissance de thermophiles, formation de rouille ou de corrosion
sur les contenants, protection contre les effets de la lumière,
contrôle de la hauteur d'empilement et dommages causés par le
chariot-élévateur.
- La rotation des stocks est contrôlée pour réduire au minimum
toute détérioration et éviter toute altération pouvant
représenter un danger pour la santé (p.
ex., formation de rouille ou de corrosion sur les contenants pouvant
occasionner une fuite, produit dont la durée de conservation en
étalage est dépassée).
- Les produits sensibles à l'humidité sont entreposés dans
des conditions appropriées afin d'empêcher leur
détérioration.
- Les produits défectueux ou suspects retournés sont clairement
identifiés et mis de côté dans une aire désignée en
vue de leur élimination ou du tri approprié.
6.2.2 Réception et entreposage de produits chimiques non
alimentaires
Les produits chimiques non alimentaires sont reçus
et entreposés de manière à empêcher la contamination des
aliments, des matériaux d'emballage et des surfaces en contact avec
les aliments.
Critères d'évaluation
- Les produits chimiques non alimentaires sont reçus et stockés
dans un lieu sec et bien aéré.
- Les produits chimiques non alimentaires sont entreposés dans des zones
désignées, de manière à éviter tout risque de
contamination croisée entre les aliments et les surfaces en contact avec
les aliments.
- Les produits chimiques non alimentaires utilisés de façon
régulière dans les aires de manipulation des aliments sont
entreposés de manière à éviter la contamination des
aliments, des surfaces en contact avec les aliments ou des matériaux
d'emballage.
- Les produits chimiques non alimentaires sont entreposés et
mélangés dans des contenants propres et correctement
étiquetés.
- Les produits chimiques non alimentaires sont manipulés et
utilisés par des personnes autorisées et formées de façon
adéquate.
7.1.1 Exigences relatives aux dossiers
généraux
Les renseignements sont consignés de manière
à donner un historique précis du produit. Les dossiers sont
conservés pendant la période requise.
Critères d'évaluation
- Les dossiers tenus par l'importateur sont lisibles, permanents et
reflètent avec précision les événements réels, les
états ou les activités.
- Les erreurs ou les modifications sont inscrites de manière à que
le dossier original demeure clair, p. ex.,
rayure simple et paraphe vis-à-vis de la correction ou de la
modification.
- Chaque entrée du dossier est faite par une personne responsable au
moment de l'événement lui-même. La personne responsable
signe et date les dossiers terminés.
- Les dossiers critiques sont signés par une personne qualifiée,
désignée par la direction avant la distribution du produit. Tous les
autres dossiers font l'objet d'un examen à intervalles
réguliers pour permettre la détection hâtive de toute lacune
grave potentielle.
- Les dossiers sont conservés pendant au moins un an après la date
de péremption inscrite sur l'étiquette ou le contenant ou, en
l'absence d'une date de péremption, pendant au moins deux ans
après la date de vente.
- Les dossiers sont tenus à jour et disponibles sur demande.
- Les importateurs sont censés avoir accès, sur demande, aux
dossiers du fabricant étranger au sujet des points de contrôle
critiques dans le procédé de fabrication.
7.2.1 Dossiers de contrôle du produit importé
reçu
L'importateur détient des dossiers qui
démontrent la pertinence du contrôle du produit reçu.
Justification
Des dossiers sont nécessaires pour vérifier si l'importateur
contrôle les risques biologiques, physiques ou chimiques, de la
représentation, de la composition et de la qualité.
Critères d'évaluation
- Les exigences minimales relatives aux dossiers portant sur les quatre
options en matière de surveillance et de certification (évaluations
régulières, inspection intégrale d'un lot, certification du
fournisseur, importation d'un produit non conforme) sont décrites
ci-dessous :
Évaluations régulières
- L'importateur tient des dossiers pour :
- retracer l'historique de la conformité aux spécifications,
p.ex. les résultats des analyses;
- inscrire les résultats des vérifications ponctuelles, p. ex. les résultats des analyses.
Inspection intégrale d'un lot
- L'importateur a les résultats d'analyse de chaque lot
reçu.
Certification du fournisseur
- Les dossiers de l'importateur servent les fonctions suivantes :
- faire état de la connaissance du fournisseur dans son processus, p. ex., organigrammes du processus, indication des
points de contrôle critique, spécifications du processus, limites
critiques, rapports de surveillance et de vérification, plans et rapports
des mesures correctives et rapports d'évaluation sur place;
- faire état de la capacité technique du processus du fournisseur,
p. ex., études de la capacité
technique, et les graphiques statistiques du contrôle du processus sont
disponibles sur demande;
- présenter une base de données historiques, p. ex., résultats des analyses de lots
consécutifs;
- consigner les résultats de la surveillance effectuée à
intervalles réguliers, p. ex., les
résultats d'analyses;
- donner les résultats des audits du fournisseur, p. ex., les rapports d'audit.
Importation d'un produit non conforme
- Les dossiers que l'importateur tient à jour servent à :
- désigner le produit importé;
- relever les lacunes;
- préciser les mesures préventives et correctives prises.
7.2.2 Dossiers de la quantité nette
Il existe des dossiers qui font état de la
pertinence des procédures et des méthodes utilisées pour
déterminer la quantité nette.
Justification
Des dossiers sont nécessaires pour vérifier l'exactitude des
allégations de la quantité nette.
Critères d'évaluation
- Des dossiers permettent de vérifier la conformité aux
procédures fiables pour déterminer la quantité nette des
produits préemballés.
- Des dossiers permettent de démontrer le respect du protocole relatif
à la quantité nette.
7.2.3 Dossiers des écarts et
des mesures correctives
Il existe des dossiers qui font état du
contrôle des écarts et de l'efficacité des mesures
correctives prises.
Justification
Des dossiers s'avèrent nécessaires pour vérifier si
l'importateur maîtrise les écarts et prend des mesures
correctives efficaces.
Critères d'évaluation
- L'importateur présente des dossiers sur les écarts et les
mesures correctives; ceux-ci font état des renseignements mentionnés
ci-dessous :
Écart/retenue
- Les dossiers contiennent le produit ou le code du produit, la date de
retenue et la date de levée de la retenue, la raison de la retenue, la
quantité de produit retenu (p. ex. la
quantité produite depuis la dernière vérification
satisfaisante), les résultats de l'évaluation ou du tri (p. ex. la quantité analysée, un rapport
d'analyse du nombre et de la nature des défauts).
- Les dossiers contiennent aussi des renseignements sur la disposition du
produit retenu (p. ex. les quantités
triées, détruites, reconditionnées, vendues aux employés,
liquidées ou récupérées et vendues au détail).
- Les dossiers comportent la signature de la personne responsable de la
retenue et de l'évaluation ainsi que l'autorisation signée
pour la disposition.
Mesure corrective
- Les dossiers indiquent la cause de l'écart, les mesures
correctives prises pour y remédier, le suivi de ces mesures et leur
évaluation pour mesurer leur efficacité.
- Les dossiers contiennent la date à laquelle la mesure corrective a
été prise et vérifiée et la signature de la personne
responsable.
- En outre, les dossiers présentent le plan de mesure préventive
élaboré à la suite de l'écart du produit.
7.2.4 Dossiers de
vérification
Il existe des dossiers qui font état de la
pertinence des procédures de vérification.
Justification
Des dossiers font état des résultats de la vérification et
confirment l'efficacité des mesures de contrôle.
Critères d'évaluation
- Les dossiers de vérification font état des méthodes
utilisées, de la date, des personnes ou des organismes responsables, des
résultats et des constatations ainsi que des mesures prises.
7.3.1 Dossiers d'entretien et d'étalonnage de
l'équipement et de l'instrumentation
Il existe des dossiers qui démontrent la
conformité au programme d'entretien de l'équipement
critique.
Justification
Des dossiers permettent la vérification de l'efficacité du
programme d'entretien et d'étalonnage de
l'équipement.
Critères d'évaluation
- En règle générale, l'importateur se sert des dossiers
d'entretien de l'équipement critique pour y consigner
l'équipement, l'activité d'entretien et la date à
cet effet, le nom de la personne responsable et la raison de
l'activité.
- En règle générale, l'importateur se sert des dossiers
d'étalonnage de l'équipement critique pour y consigner
l'identification de l'équipement, la date de
l'étalonnage, le nom de la personne responsable, les résultats de
l'étalonnage, la norme de référence et les matériaux
utilisés.
7.4.1 Dossiers de la qualité de l'eau et de la
glace
Il existe des dossiers écrits, disponibles sur
demande, qui font état du contrôle de la qualité et du
traitement de l'eau.
Critères d'évaluation
- L'importateur détient des dossiers qui démontrent la
pertinence de la salubrité microbiologique et chimique de
l'approvisionnement en eau, notamment les Dossiers de la potabilité de
l'eau et les Dossiers du traitement de l'eau.
- Les renseignements indiqués dans les Dossiers de la
potabilité de l'eau sont les suivants : la source d'eau,
le lieu et la date de l'échantillonnage, les résultats de
l'analyse, le nom de l'analyste et sa certification ou son titre de
compétence.
- Les renseignements indiqués dans les Dossiers du traitement de
l'eau sont les suivants : la méthode de traitement, la date
du traitement, le lieu de l'échantillonnage, les résultats de
l'analyse, le nom de l'analyste et sa certification/agrément ou
son titre de compétence.
7.5.1 Dossiers de nettoyage et
assainissement
Il existe des dossiers qui démontrent
l'efficacité du programme de nettoyage et assainissement.
Critères d'évaluation
- Les dossiers des activités de assainissement font état de la
date, de la personne responsable, des constatations, des mesures correctives
prises et des résultats des tests microbiologiques, le cas
échéant.
7.5.2 Dossiers de lutte antiparasitaire
Il existe des dossiers qui démontrent
l'efficacité du programme de lutte antiparasitaire.
Critères d'évaluation
- Les dossiers de lutte antiparasitaire font au minimum état des aspects
suivants :
- les résultats des programmes d'inspection et les mesures
correctives prises, p. ex., vermine prise dans
les pièges, emplacement de l'infestation d'insectes;
- le dossier des activités de lutte antiparasitaire (p. ex., pesticide utilisé, méthode et
emplacement de son épandage, dates de la fumigation) et les dates à
cet effet;
- la personne responsable et ses qualifications.
7.6.1 Dossiers des
plaintes
Les dossiers des plaintes relatives au produit, des
constatations des enquêtes et des mesures prises sont disponibles sur
demande.
Justification
Les dossiers permettent de vérifier la prise des mesures pertinentes
dans un délai raisonnable.
Critères d'évaluation
7.6.2 Dossiers de
distribution
Les dossiers de distribution de produit sont disponibles
pour permettre à l'importateur de rappeler rapidement tout lot
d'aliment.
Critères d'évaluation
- Les dossiers de distribution contiennent assez de renseignements pour
permettre de retracer un produit grâce à son numéro de code ou
de lot. Les dossiers de distribution de l'importateur contiennent au moins
les éléments suivants :
- les renseignements d'identification du produit : nom commun, code ou
numéro du lot, établissement du fabricant où il a été
produit, date de production, date d'importation, taille du produit, etc..
- En outre, les dossiers indiquent la raison du rappel et la quantité de
produits rappelés selon les spécifications suivantes :
- la quantité totale de l'aliment rappelé originalement en
possession de l'importateur,
- la quantité totale distribuée au moment du rappel,
- la quantité totale restante en possession de l'importateur.
- Par ailleurs, les dossiers font état des endroits où
l'aliment a été distribué, par région, ville, province,
et des détails suivants :
- le nom et l'adresse des détaillants et grossistes;
- le nom, l'adresse, le numéro de téléphone des clients du
début de la chaîne de distribution du produit.
- Finalement, les dossiers donnent de l'information sur tout produit
pouvant être affecté par le même danger.
8.1.1 Plaintes au sujet du produit
L'importateur utilise un système efficace de
traitement des plaintes et d'enquête à leur sujet.
Justification
Les plaintes au sujet de produits sont un indicateur important de lacunes
possibles dans les mesures de contrôle de la fabrication ou du
système de traitement de la distribution. Des lacunes à
l'intérieur même du système de traitement des plaintes
peuvent se traduire par le défaut de relever et d'éliminer les
risques.
Critères d'évaluation
- L'importateur détient un système de traitement des plaintes
relatives à un produit et enquête au sujet des plaintes comme suit :
- l'importateur identifie la ou les personnes responsables de la
réception, de l'évaluation, du classement et de
l'enquête des plaintes;
- les plaintes sont classées avec précision selon les
préoccupations relatives à la salubrité, à la composition,
à la qualité et autres préoccupations réglementaires;
- les plaintes potentiellement sérieuses sont immédiatement
portées à l'attention du personnel compétent qui prendra les
mesures appropriées;
- les plaintes au sujet de la salubrité et de la contamination font
l'objet d'une enquête par un personnel technique adéquatement
formé;
- l'examen du spécimen du plaignant, du produit de détail ou
d'autre produit du même code a lieu lorsque la plainte porte sur la
salubrité alimentaire;
- les plaintes portant sur la composition, la qualité, la fraude et les
autres préoccupations réglementaires font l'objet d'une
enquête efficace;
- la portée de l'enquête est adaptée au risque et aux
tendances observées dans les plaintes semblables;
- les mesures pertinentes sont prises pour corriger les écarts
relevés durant l'enquête.
Se reporter à la section 7.6.1 (Dossiers des
plaintes).
8.2.1 Procédure de rappel
Chaque importateur d'un aliment établit une
procédure écrite pour permettre le rappel rapide et complet de tout
lot de produit sur le marché.
Critères d'évaluation
- La procédure écrite identifie la ou les personnes responsables
(p. ex. les coordonnateurs du rappel), les
rôles et responsabilités des personnes chargées de la
coordination et de la mise en oeuvre du rappel.
- La procédure indique les méthodes d'identification, de
localisation et de contrôle du produit rappelé et l'obligation
d'examiner d'autres produits qui pourraient être à risque et
qui devraient être inclus dans le rappel.
- Selon la procédure de surveillance de l'efficacité du rappel,
il faut faire un suivi du rappel pour vérifier s'il a été
efficace (p. ex., procéder à un
« contrôle de l'efficacité » auprès du niveau
pertinent de distribution précisé dans l'avis de rappel.
- Des dossiers sur le rappel et sur le contrôle de l'efficacité
sont disponibles.
- Un avis immédiat est envoyé à l'Agence canadienne
d'inspection des aliments dans la région où se trouve
l'importateur. Cet avis porte sur les points suivants :
- la quantité de produit fabriqué, la quantité en stock et la
quantité de produit distribué;
- le nom, la taille, les numéros de code ou de lot de l'aliment
rappelé;
- la région de distribution du produit, p.
ex., locale, nationale, internationale;
- la raison du rappel.
8.2.2 Capacité de rappel
Les procédures de rappel font l'objet
d'essais périodiques afin de vérifier la capacité
d'identifier le produit et de le retirer du marché rapidement.
Critères d'évaluation
- L'importateur démontre sa capacité de fournir des
renseignements précis de manière opportune, pour vérifier sa
capacité à identifier rapidement tous les produits touchés et
les retirer du marché. Par exemple, l'importateur procède à
des essais périodiques (simulations internes) afin de vérifier les
capacités techniques de contrôler le code de lot d'un produit
potentiellement touché et de faire concorder la quantité de produit
importé, en stock et distribué. (Nota : Les importateurs doivent
également être en mesure de vérifier si leur procédure leur
permettra de cerner d'autres lots susceptibles d'être
touchés.) Toute lacune dans la procédure de rappel est relevée
et comblée.
Aires d'inspection - Aux fins de la section 3.2.2 du
présent document relativement aux exigences en matière
d'éclairage, tout endroit où les produits alimentaires ou les
contenants sont inspectés visuellement et où les instruments sont
vérifiés.
Aliment - Voir la définition énoncée dans la
Politique en matière d'importation de l'ACIA.
Aliment hypoacide - Aliment autre qu'une boisson
alcoolisée dont tout composant a un pH supérieur à 4,6 et dont
l'activité de l'eau est supérieure à 0,85.
Allergène - Aux fins du présent document, le
terme « allergène » désigne toute substance pouvant
provoquer une réaction immunitaire anormale chez des personnes sensibles.
Ces substances comprennent les arachides, les noix autres que l'arachide
(amandes, noix du Brésil, cajous, noisettes [avelines], noix de macadam,
noix de pacane, pignons, pistaches, noix de Grenoble), les graines de
sésame, le lait, les oeufs , les poissons, les
crustacés (p. ex., crabe, écrevisse,
homard, crevette), les mollusques (p. ex.,
myes, moules, huîtres, pétoncles), le soya, le blé et les
sulfites.
Altération des aliments - Processus par lequel une
contamination microbiologique ou une réaction chimique rend les aliments
impropres à la consommation.
Capacité technique - Évaluation normalisée
de la capacité inhérente de l'équipement à effectuer de
façon constante un travail bien déterminé dans des conditions
réelles de fonctionnement, après l'élimination des causes
principales des variations.
Certification - Procédure par laquelle les organismes
de certification officiels et d'autres organismes reconnus officiellement
remettent une garantie écrite ou équivalente selon laquelle les
aliments ou les systèmes de contrôle des aliments répondent aux
exigences. La certification peut, le cas échéant, reposer sur une
gamme d'activités d'inspection dont l'inspection continue en
ligne, l'audit des systèmes d'assurance de la qualité et
l'examen des produits finis. (Codex)
Certification du fournisseur - Procédé
d'acceptation des livraisons qui ne nécessite pas l'inspection
intégrale des lots. L'importateur procède à une série
de vérifications avant la réception de la marchandise pour
s'assurer qu'elle est conforme aux spécifications requises.
Contrôle - Signifie qu'une opération a
toujours lieu dans les limites préétablies fondées sur les
capacités techniques, qu'elle répond aux exigences établies
pour le procédé, qu'elle fournit un mécanisme permettant de
maintenir la stabilité du procédé et qu'elle donne toujours
un produit sans danger dont la composition, la qualité et la quantité
nette sont constantes.
Contrôle (nom) - État qui désigne le suivi
des procédures appropriées et le respect des critères
pertinents.
Danger - Nocivité. Propriété biologique,
chimique ou physique qui peut présenter un risque inacceptable pour la
santé des consommateurs ou problème/situation susceptible de
provoquer un écart dans la composition ou la qualité du produit
alimentaire.
Description du produit - Définition des
caractéristiques d'un produit qui en permet l'identification
Détérioration - À l'égard des
produits alimentaires dont il est question dans le présent document, le
terme « détérioration » est synonyme d'altération.
Toutefois, des produits non comestibles, comme les matériaux
d'emballage, peuvent également faire l'objet d'une
détérioration. Dans ce cas, la détérioration est une
modification physique ou chimique des matériaux qui peut compromettre la
salubrité ou la qualité de l'aliment.
Documents - Dans le présent texte, ce terme
désigne les formules, les procédures ou les spécifications
écrites utilisées par un importateur ou un fabricant ou qui lui sont
exigées.
Dossiers - Pour les besoins du présent document,
observations et mesures consignées par un importateur pour vérifier
si les limites critiques et les autres exigences spécifiées pour les
facteurs critiques ont été respectées.
Écart - Non-respect des limites critiques ou
d'autres exigences établies pour un facteur critique.
Facteur critique - Propriété,
caractéristique, état, aspect ou autre paramètre dont la
variation peut influer sur la salubrité, la qualité, la composition
ou la quantité du produit ou du procédé.
Fournisseur - Aux fins du présent texte, synonyme de
vendeur.
Instructions d'étiquetage - Renseignements requis
sur l'étiquette et dans le document Description du produit,
conformément à la Loi et au Règlement sur l'emballage et
l'étiquetage des produits de consommation ou à tout autre
article pertinent sur l'étiquetage contenu dans d'autres lois et
règlements appliqués par l'ACIA.
Instructions de manipulation - Instructions inscrites sur
l'étiquette ou dans le document de la description du produit
expliquant la manière dont le consommateur devrait entreposer ou manipuler
l'aliment en vue de sa consommation, c.-à-d., garder au
réfrigérateur une fois ouvert, garder au congélateur,
instructions de cuisson au micro-ondes ou au four.
Limite critique - Valeur qui permet de distinguer ce qui
est acceptable de ce qui ne l'est pas.
Liste des ingrédients - Liste des ingrédients et
des composants (ingrédients des ingrédients) d'un produit
alimentaire, inscrits en ordre décroissant selon leur proportion par
poids.
Lot - Quantité de produit, présenté dans un
contenant de format défini, de type déterminé et portant un
certain code, qu'une entreprise de produits alimentaires produit en un
temps donné.
Matériel d'emballage - Désigne le type de
contenant dans lequel est emballé le produit, c.-à-d., verre, bois, plastique,
carton, etc.
Mesures correctives - Mesures à prendre lorsque les
résultats de la vérification des points de contrôle critiques
(PCC) indiquent une perte de contrôle. Ce terme désigne
également toute mesure prise pour corriger les écarts et traiter un
produit défectueux lorsque les limites critiques et les autres
critères n'ont pas été respectés. Les mesures doivent
être prises rapidement et adaptées à la gravité du
problème.
Nom du produit - Nom commun de l'aliment,
conformément au Règlement sur les aliments et drogues : a)
le nom d'un aliment imprimé en gras dans le Règlement sur les
aliments et drogues; b) le nom prescrit par tout autre règlement; ou
c) si le nom n'est pas imprimé ou prescrit, le nom commun du produit.
Comme exemples, notons la compote de pommes en conserve, le chocolat au lait,
le whisky, l'eau en bouteille, le jus de fruit (le fruit est nommé),
la macédoine de légumes surgelée, les haricots rognons
lyophilisés, etc.
Origine du produit - Pour les besoins de la section 1.1.1,
Information sur le produit, désigne le pays où a
été fabriqué ou cultivé le produit, selon le cas.
Pays d'origine - Pour les besoins de
l'étiquetage des aliments, pays dans lequel a été
imputé au moins 51 p. 100 du coût du
produit, y compris le coût de la fabrication et de la main-d'oeuvre,
et où le produit a été créé.
Point de contrôle critique (PCC) - Point, étape
ou procédure pouvant faire l'objet d'un contrôle et où
il est possible de prévenir, d'éliminer ou de réduire à
un niveau acceptable les risques de salubrité alimentaire.
Procédure de rectification des écarts -
Série de mesures correctives préétablies et documentées
prises en présence d'un écart dans le but de rétablir le
contrôle du procédé et, par conséquent, du produit
défectueux.
Rappel, tests périodiques - Activités internes
entreprises à intervalles réguliers pour vérifier si
l'importateur peut repérer et prendre rapidement en charge un lot
donné de produit. Pour ces activités, il n'est pas
nécessaire que l'importateur communique avec les clients.
Risque à la santé - Estimation de la
probabilité de la présence et de la gravité probable des
conséquences d'un événement néfaste pour la santé
animale ou humaine dans le pays importateur au cours d'une période de
temps spécifiée.
SGQ - Système de gestion de la qualité.
Désigne l'un des six principes énoncés dans le document sur
la politique en matière d'importation de l'ACIA.
Spécifications et caractéristiques du produit -
Pour les besoins de la section 1.1, Renseignements sur le produit et
l'envoi et spécifications, dont ceux de la sous-section
Information sur l'envoi, les « spécifications et
caractéristiques du produit » désignent les
caractéristiques propres au produit en identifiant les risques à la
salubrité et à la qualité ainsi que les exigences de manutention
et d'entreposage. Comme exemples, notons les aliments surgelés, les
aliments en conserve, les hypoacides en conserve, dont ceux à pH réduit, les aliments
marinés, les aliments dont le pH est supérieur à 4,3,
les aliments emballés dont le taux de sucre est de 6 p. 100 ou ceux emballés dans un sirop
léger, etc.
Spécifications du produit - Niveaux et tolérances
mesurables des caractéristiques qui influent sur le niveau de risque
connexe à chaque produit.
Surveillance - Série préétablie
d'observations ou de mesures permettant de vérifier si un point de
contrôle critique (PCC) ou une autre activité satisfait toujours aux
exigences.
Taille du contenant - Aux fins du présent document, la
taille du contenant comprend toute la gamme des tailles, du plus petit pour les
ventes au détail au plus volumineux pour les ventes en vrac, au litre, au
kilogramme, etc.
Tests d'incubation - Tests au cours desquels les
produits stérilisés sont maintenus à une température
donnée pendant un temps déterminé afin de savoir si les
bactéries prolifèrent dans ces conditions ou si d'autres
problèmes apparaissent.
Utilisation finale du produit - Nature du produit au moment
de la vente, par exemple, prêt à la consommation, traité à
nouveau, remballé.
Variété du produit - Type spécifique du
produit, le cas échéant, c.-à-d., pommes Macintosh, poires
1/a.
Vérification - Examen de l'exactitude, de la
justesse ou de l'efficacité du procédé validé ou des
mesures de contrôle du procédé de fabrication par des tests, une
enquête ou une comparaison avec la norme.