L'exploitant peut choisir de traiter les carcasses accidentellement contaminées par le contenu du tractus gastro-intestinal en récupérant les morceaux non contaminés à un poste de récupération et/ou à un poste de retransformation.
Des opérations de récupération peuvent avoir lieu, sous réserve :
Les définitions de retransformation hors chaîne et de reconditionnement hors chaîne se trouvent dans le glossaire du présent chapitre (voir la section 19.1.2 du présent manuel).
Les exploitants peuvent choisir de traiter les carcasses accidentellement contaminées avec du contenu gastro-intestinal et les carcasses affectées de pathologies localisées à l'intérieur de la cavité abdominale à une station hors chaîne de retransformation et/ou de reconditionnement.
Voici les exigences à respecter :
Le processus d'acceptation par l'ACIA du protocole de retransformation et/ou de reconditionnement hors chaîne de l'exploitant doit suivre les étapes suivantes :
L'efficacité des procédés de retransformation et/ou de reconditionnement doit être validée conformément à un protocole écrit de l'exploitant.
Pour l'exploitant dont les opérations sont réparties sur deux quarts de travail, une seule validation est nécessaire pour ces deux quarts de travail, sous réserve qu'il n'y ait pas de grandes divergences opérationnelles entre ceux-ci.
Pour l'exploitant qui abat de multiples catégories de volaille (p. ex., poulets à griller, poules de réforme, dindons), une période de validation distincte s'applique à chacune des catégories abattues. Des volailles de même catégorie mais de poids différent (p. ex., poulets à griller, poulets à rôtir, dindons de toutes les fourchettes de poids) peuvent être regroupées dans une seule période de validation.
Les opérations doivent être validées au moyen des méthodes de prélèvement et d'analyse en laboratoire des échantillons applicables à E. Coli (de type générique). Ces méthodes sont décrites dans les exigences de l'USDA sur la réduction du nombre de pathogènes et les systèmes HACCP (voir la section des États-Unis, au chapitre 11 [Exportation] du présent manuel).
Pour l'échantillonnage, il faut prélever 50 échantillons jumelés, comprenant chacun une (1) carcasse non traitée (sans défauts), prélevée sur la chaîne d'éviscération immédiatement avant son entrée dans le système de refroidissement et une (1) carcasse traitée, prélevée parmi les carcasses retransformées et/ou reconditionnées, après le lavage final.
Les deux carcasses doivent être prélevées à peu près au même moment.
Conformément au protocole écrit approuvé par le vétérinaire en chef, les échantillons doivent être :
La moyenne géométrique des carcasses traitées doit être inférieure ou égale à la moyenne géométrique des carcasses qui sont restées sur la chaîne, ou il faut que la différence observée ne soit pas statistiquement significative.
À noter : L'Équipe du réseau de programmes d'inspection de la volaille de l'ACIA (ERPIV) a élaboré une application Excel (« Analyse de données microbiologiques ») ainsi qu'un manuel d'utilisation connexe. L'exploitant peut en demander un exemplaire au spécialiste des programmes d'inspection de la volaille du Centre opérationnel.
Les carcasses retransformées et/ou reconditionnées doivent être retenues et échantillonnées au moins toutes les 30 minutes par un surveillant désigné de l'établissement sur 20 périodes de travail consécutives. Le travail doit être vérifié par un membre du personnel de l'ACIA conformément au tableau suivant.
À noter : L'exploitant doit s'assurer que les carcasses non traitées (p. ex., faux positifs) ainsi que les carcasses devant être acheminées au désossage (récupération de chair comestible), sont exclues de l'échantillon de carcasses traitées.
| Volume de carcasses retransformées et/ou reconditionnées | Lettre-code d'effectif | Taille de l'échantillon |
|---|---|---|
| Modéré (25 et moins par période d'échantillonnage) |
C | 5 |
| Moyen (de 26 à 50 par période d'échantillonnage) |
D | 8 |
| Élevé (51 et plus par période d'échantillonnage) |
E | 13 |
Selon le plan d'échantillonnage 2859-1, niveau d'inspection II, Aspects statistiques du contrôle de la qualité des aliments, par Subhash C. Puri, Agriculture Canada - source originale : Organisation internationale de normalisation (ISO), Secrétariat central, Genève.
Pour connaître les définitions des défauts suivants, voir la section du présent chapitre portant sur les Normes relatives à l'habillage des carcasses (NHC) à la section 19.6.2.7 du présent chapitre.
Défauts de retransformation (contamination) :
Défauts de reconditionnement (pathologie localisée :
Un échantillon est jugé insatisfaisant si au moins une (1) carcasse présente l'un des défauts de la cavité énumérés dans la section précédente. En pareil cas, l'exploitant doit procéder comme suit :
À noter : La période de validation sur 20 périodes de travail est remise à zéro après trois (3) échantillons insatisfaisants.
On peut continuer à soumettre les carcasses retransformées et/ou reconditionnées aux tests de dépistage d'E. Coli séparément, mais on peut aussi combiner ces carcasses aux carcasses régulières tel que décrit dans les exigences de l'USDA sur la réduction du nombre de pathogènes (voir la section des Etats-Unis, au chapitre 11 du présent manuel).
Si les carcasses retransformées et/ou reconditionnées sont soumises aux tests de dépistage d'E. Coli séparément, au moins une carcasse retransformée et/ou reconditionnée doit être testée par période de travail.
L'exploitant doit surveiller les opérations hors chaîne en utilisant le plan d'échantillonnage ISO décrit précédemment ou le programme des NHC.
L'exploitant doit s'assurer que l'échantillon est représentatif (échantillonnage au hasard).
Le protocole écrit doit prévoir les critères à respecter pour déterminer le sort à réserver aux carcasses, les paramètres à suivre pour les tests supplémentaires et, enfin, un examen des méthodes théoriques et pratiques pertinentes en cas de rejet d'un échantillon.
Les carcasses retransformées et/ou reconditionnées entrant directement dans le système de refroidissement doivent être soumises à des tests distincts au moins deux fois par période de travail. Pour ces tests, il faut que les installations répondent aux exigences applicables aux tests NHC (voir le chapitre 3 du présent manuel). Toute action corrective ou vérification du produit nécessaire à la suite de ces tests distincts ne s'applique qu'au produit retransformé et/ou reconditionné.
Si les carcasses retransformées et/ou reconditionnées sont replacées sur la chaîne d'éviscération et mêlées aux autres carcasses restées sur la chaîne, les résultats des tests et les actions correctives requises doivent s'appliquer aussi bien aux opérations hors chaîne qu'aux opérations d'éviscération sur la chaîne.
Au moins une fois par période de travail, le personnel de l'ACIA doit évaluer les mesures de contrôle du processus prises par l'exploitant à l'égard de ses opérations de retransformation et/ou de reconditionnement hors chaîne en effectuant un test de corrélation avec le surveillant de l'établissement. Durant ce test de corrélation, le personnel de l'ACIA doit s'assurer que les mesures prises par l'exploitant sont acceptables (fréquence d'échantillonnage, méthodes d'échantillonnage au hasard, évaluation des défauts, consignation des défauts, évaluation des résultats, exécution d'actions correctives).
Si les mesures prises par l'exploitant sont jugées inacceptables, l'exploitant doit immédiatement amorcer un processus d'action corrective. Le vétérinaire en chef doit déterminer si le protocole écrit doit être modifié ou validé de nouveau.
Voir l'annexe A du présent chapitre.
Les définitions de retransformation sur la chaîne et de reconditionnement sur la chaîne se trouvent dans le glossaire du présent chapitre (voir la section 19.1.2).
Voici les exigences à respecter pour garantir une retransformation satisfaisante des carcasses de volaille contaminées et un reconditionnement satisfaisant des carcasses présentant des lésions pathologiques localisées avant qu'elles n'entrent dans le système de refroidissement :
La cavité de chaque carcasse doit être examinée par un détecteur-cavité avant l'échantillonage NHC.
Section à élaborer.
Si l'exploitant choisit de déplacer le détecteur-cavité en aval, la version 2 des Normes relatives à la détection des défauts (sans le NQA applicable aux défauts de la cavité) doit être appliquée.
Le processus d'acceptation suivant doit être suivi :
Consultez la section 19.5.2.4.1 en vertu du processus de validation du retraitement hors-chaîne et/ou retraitement.
Les carcasses présentant des défauts de la cavité visibles qui sont retirées de la chaîne par les détecteurs-cavité doivent être exclues des tests de dépistage d'E. Coli.
Étant donné que le processus sur chaîne comprend le reconditionnement et la retransformation, les tests de dépistage d'E. Coli ne sont pas nécessaires pour valider le reconditionnement sur chaîne proposé. L'hygiène générale du reconditionnement sur chaîne est validée par les tests de dépistage d'E. Coli pour le reconditionnement sur chaîne.
Les NHC doivent être utilisées pour la validation des méthodes proposées de retransformation/reconditionnement sur la chaîne.
En outre, le personnel de l'ACIA peut effectuer des tests NHC et/ou NDD additionnels à l'égard des défauts de la cavité (seulement) après la détection des défauts de la cavité durant une partie ou la totalité de la période de validation. Au besoin, l'exploitant doit exécuter les actions correctives ainsi que les vérifications du produit après refroidissement requises, comme il est indiqué dans les NHC et les NDD.
Voir le Programme de l'USDA sur la réduction du nombre de pathogènes et les systèmes HACCP, que l'on trouve au chapitre 11 du présent manuel (section des États-Unis). Les tests de dépistage de Salmonella spp. et d'E. Coli menés en laboratoire attestent de la conformité aux normes sur Salmonella spp. et aux lignes directrices sur E. Coli respectivement, que l'on trouve également au chapitre 11 (section des États-Unis) du présent manuel.
Voir les NHC qui se trouvent dans le présent chapitre et qui comprennent notamment la procédure pour la surveillance menée par l'exploitant et les actions correctives à exécuter.
Voir les NHC décrites dans le présent chapitre.
Aussi, à n'importe moment, le personnel de l'ACIA peut effectuer des tests NDD additionnels à l'égard des défauts de la cavité (seulement) après la détection des défauts de la cavité, afin de vérifier le rendement des détecteurs-cavité. Au besoin, l'exploitant doit exécuter les actions correctives ainsi que les vérifications requises du produit après refroidissement, comme il est indiqué dans les NDD.
Voir l'annexe A du présent chapitre.
Les abattis de volaille (coeur, foie et gésier) peuvent être utilisés pour la consommation humaine, pourvu qu'ils soient manipulés selon les critères de jugement dans la section 19.7 de ce chapitre.
Réfrigérer les abattis immédiatement après leur récolte et leur préparation. On ne peut permettre l'accumulation des abattis en vue de leur préparation ultérieure.
Le coeur de volaille convient à la consommation humaine. Enlever le péricarde avant de laver et de réfrigérer le coeur. Une fois lavé, le coeur doit être égoutté et réfrigéré.
Le foie de volaille convient à la consommation humaine. Séparer le foie des autres viscères et enlever la vésicule biliaire sans laisser échapper de bile sur les produits comestibles, avant le lavage et la réfrigération. Si le foie présente certaines anomalies (voir la section 19.7), il peut être récupéré pour la préparation d'aliments pour animaux.
Séparer le gésier des autres viscères. Ouvrir et vider le gésier, puis en enlever la muqueuse avant de le laver et de le réfrigérer. Enlever les tissus adipeux contaminés sur la paroi externe du gésier.
Les reins de volaille ne peuvent être utilisés pour la préparation d'un produit alimentaire.
Le cou des volailles, séparé de la carcasse, peut être utilisé pour la consommation humaine, pourvu qu'il soit exempt de contamination.
Les ovules de poules pondeuses abattues peuvent être récupérés, pourvu que les conditions énumérées ci-après soient respectées.
La récupération des pattes ou des pieds de volaille comestibles est autorisée, sous réserve que l'ensemble des exigences suivantes soient respectées.
À noter : Les pattes ou pieds de volaille provenant de carcasses approuvées destinés comme produits comestibles peuvent être expédiés d'un établissement enregistré d'abattage vers un autre établissement enregistré pour échaudage, nettoyage et autres transformations si un protocole écrit est produit par les exploitants des deux usines impliquées et accepté par les agents de l'ACIA responsables des deux usines. Le protocole écrit doit inclure les procédés de validation et de surveillance des pattes et des pieds comestibles selon les exigences microbiologiques et organoleptiques expliquées ci-après.
Les valeurs d'acceptation/de rejet suivantes s'appliquent aux pieds de jeunes poulets, après l'échaudage, une fois qu'ils ont été triés par l'exploitant.
| Définition des défauts | Dimensions | Acceptation | Rejet |
|---|---|---|---|
| Processus inflammatoire - plaie, blessure ou autre défaut associé à un processus inflammatoire
actif comprenant, entre autres : oedème sanguinolent (hémorragique), exsudat fibrineux ou ressemblant à
du fromage et/ou hyperémie. p. ex. : synovite plantaire, lacération, infection ou brûlure d'ammoniac associée à de l'oedème, nécrose, gangrène ou présence de liquide sanguinolent. |
Toutes | 2 | 3 |
| Blessure en voie de résolution ou de guérison - plaie, blessure ou autre lésion tissulaire
présentant des signes de résolution ou de guérison, non associée à un processus inflammatoire actif. p. ex. : épaississement cutané, callosité, croûte, brûlure d'ammoniac, dermatite, tendinite ou synovite (non associée à une inflammation active). |
Petites (< 1,25 cm) |
13 | 14 |
| Blessure en voie de résolution ou de guérison - plaie, blessure ou autre lésion tissulaire
présentant des signes de résolution ou de guérison, non associée à un processus inflammatoire actif. p. ex. : épaississement cutané, callosité, croûte, brûlure d'ammoniac, dermatite, tendinite ou synovite (non associée à une inflammation active). |
Moyennes (1,25 - 2,5 cm) |
6 | 7 |
| Blessure en voie de résolution ou de guérison - plaie, blessure ou autre lésion tissulaire
présentant des signes de résolution ou de guérison, non associée à un processus inflammatoire actif. p. ex. : épaississement cutané, callosité, croûte, brûlure d'ammoniac, dermatite, tendinite ou synovite (non associée à une inflammation active). |
Grandes (> 2,5 cm) |
3 | 4 |
| Meurtrissure - dommage tissulaire causé par un traumatisme non associé à des signes
d'inflammation. Une meurtrissure associée à un processus inflammatoire doit être consignée dans la catégorie
« Processus inflammatoire ». p. ex. : coloration rouge à noire ou verdâtre de la peau et/ou des tissus sous-jacents, associée ou non à une infiltration visible de sang ou de caillots sanguins, et meurtrissure associée à la fracture d'un os. |
Petites (< 1,25 cm) |
6 | 7 |
| Meurtrissure - dommage tissulaire causé par un traumatisme non associé à des signes
d'inflammation. Une meurtrissure associée à un processus inflammatoire doit être consignée dans la catégorie
« Processus inflammatoire ». p. ex. : coloration rouge à noire ou verdâtre de la peau et/ou des tissus sous-jacents, associée ou non à une infiltration visible de sang ou de caillots sanguins, et meurtrissure associée à la fracture d'un os. |
Moyennes (1,25 - 2,5 cm) |
3 | 4 |
| Meurtrissure - dommage tissulaire causé par un traumatisme non associé à des signes
d'inflammation. Une meurtrissure associée à un processus inflammatoire doit être consignée dans la catégorie
« Processus inflammatoire ». p. ex. : coloration rouge à noire ou verdâtre de la peau et/ou des tissus sous-jacents, associée ou non à une infiltration visible de sang ou de caillots sanguins, et meurtrissure associée à la fracture d'un os. |
Grandes (> 2,5 cm) |
2 | 3 |
| Fracture ouverte - fracture d'un os ayant causé la perforation de la peau. Une fracture ouverte associée à une meurtrissure n'est pas consignée dans la catégorie « Meurtrissure ». Un défaut caractérisé par une fracture ouverte et une meurtrissure n'est consigné qu'une seule fois, dans la catégorie « Fracture ouverte ». | Toutes | 5 | 6 |
| Cuticule - couche extérieure, ou épidermique, de la peau. p. ex. : lambeau de peau resté en place après l'échaudage (opération visant le retrait de la cuticule). Une cuticule associée à une croûte, une callosité, une meurtrissure ou une mutilation n'est pas consignée deux fois, p. ex., une callosité accompagnée d'une cuticule ne doit être consignée qu'une seule fois, comme une callosité, et non deux fois (une fois comme une callosité et une fois comme une cuticule). |
Petites (< 1,25 cm) |
3 | 4 |
| Cuticule - couche extérieure, ou épidermique, de la peau. p. ex. : lambeau de peau resté en place après l'échaudage (opération visant le retrait de la cuticule). Une cuticule associée à une croûte, une callosité, une meurtrissure ou une mutilation n'est pas consignée deux fois, p. ex., une callosité accompagnée d'une cuticule ne doit être consignée qu'une seule fois, comme une callosité, et non deux fois (une fois comme une callosité et une fois comme une cuticule). |
Moyennes (1,25 - 2,5 cm) |
2 | 3 |
| Cuticule - couche extérieure, ou épidermique, de la peau. p. ex. : lambeau de peau resté en place après l'échaudage (opération visant le retrait de la cuticule). Une cuticule associée à une croûte, une callosité, une meurtrissure ou une mutilation n'est pas consignée deux fois, p. ex., une callosité accompagnée d'une cuticule ne doit être consignée qu'une seule fois, comme une callosité, et non deux fois (une fois comme une callosité et une fois comme une cuticule). |
Grandes (> 2,5 cm) |
2 | 3 |
| Matière étrangère - matière organique ou inorganique ou tissu de la carcasse présents
sur la patte, mais non retenus par des attaches naturelles; comprend aussi les plumes non enlevées, le cas échéant. p. ex. : ingesta, graisse, taches de graisse, matière non identifiée, matière identifiable, c.-à-d., fibre végétale, graines, saleté, métal, rouille, ongle ou cuticule détachés, plumes libres (duvet, chicots/poils, plumes), peau ou autre tissu de carcasse non attachés et plumes non détachées. |
Petites (< 1,25 cm) |
3 | 4 |
| Matière étrangère - matière organique ou inorganique ou tissu de la carcasse présents
sur la patte, mais non retenus par des attaches naturelles; comprend aussi les plumes non enlevées, le cas échéant. p. ex. : ingesta, graisse, taches de graisse, matière non identifiée, matière identifiable, c.-à-d., fibre végétale, graines, saleté, métal, rouille, ongle ou cuticule détachés, plumes libres (duvet, chicots/poils, plumes), peau ou autre tissu de carcasse non attachés et plumes non détachées. |
Moyennes (1,25 - 2,5 cm) |
2 | 3 |
| Matière étrangère - matière organique ou inorganique ou tissu de la carcasse présents
sur la patte, mais non retenus par des attaches naturelles; comprend aussi les plumes non enlevées, le cas échéant. p. ex. : ingesta, graisse, taches de graisse, matière non identifiée, matière identifiable, c.-à-d., fibre végétale, graines, saleté, métal, rouille, ongle ou cuticule détachés, plumes libres (duvet, chicots/poils, plumes), peau ou autre tissu de carcasse non attachés et plumes non détachées. |
Grandes (> 2,5 cm) |
1 | 2 |
| Mutilation - défaut de transformation post-mortem attribuable à l'habillage et/ou à la
transformation de l'oiseau abattu ou à la transformation des pieds. Les mutilations associées à une meurtrissure ne sont pas
consignées comme une mutilation. Un défaut caractérisé par un dommage tissulaire et une meurtrissure ne doit être
consigné qu'une seule fois, dans la catégorie des meurtrissures. Les mutilations associées à une inflammation aiguë sont
consignées dans la catégorie « Blessure en voie de résolution ou de guérison » ou, si elles sont
associées à une inflammation chronique, dans la catégorie « Processus inflammatoire ». p. ex. : coupure ou lacération de la peau et/ou des tissus sous-jacents, plus de deux doigts manquants, os fracturé ou écrasé sans perforation de la peau et séparation articulaire. |
Toutes | 7 | 8 |
| Ongle - lame dorsale de kératine dure située à l'extrémité de chacun des doigts de la patte. L'ongle ne comprend pas la lame de kératine plus molle qui reste à l'extrémité du doigt après le retrait de la lame dorsale dure de la cuticule couvrant la lame de kératine molle. | Toutes | 4 | 5 |
Pour valider les dénombrements d'E. Coli sur les pattes ou les pieds de volaille comestibles, refroidis et emballés, on doit utiliser la méthode décrite dans la décision finale sur la réduction du nombre de pathogènes et les systèmes HACCP/carcasses de volaille (voir l'annexe T, section des États-Unis, au chapitre 11 du présent manuel).
On doit prélever un nombre suffisant pattes/pieds (au moins 10) par échantillon pour produire une « fenêtre mobile » par catégorie de volaille correspondante. Si le résultat est conforme aux critères prescrits (p. ex., aucun dénombrement supérieur à 1000 cfu et pas plus de 3 dénombrements supérieurs à 100 cfu à l'intérieur d'une fenêtre mobile de 13 échantillons), les résultats de l'évaluation microbiologique menée durant la période de validation sont jugés acceptables.
La période de validation se termine lorsque tous les échantillons de 10 quarts de travail consécutifs (minimum d'un lot par demi-quart de travail, minimum de 20 échantillons en tout) sont acceptés. Un échantillon de 50 pieds sélectionnés au hasard doit être prélevé dans chaque lot.
Une fois la période de validation terminée avec succès, la fréquence des tests (voir l'annexe T, section des États-Unis, au chapitre 11 du présent manuel) peut être réduite à une fois par semaine pendant deux mois. Si les échantillons continuent de répondre aux critères susmentionnés, la fréquence des tests peut être de nouveau réduite à un échantillon prélevé au hasard une fois par mois. Si, à n'importe quel moment, les échantillons cessent de répondre aux critères susmentionnés, il faut mener une enquête sur la cause probable et exécuter une action corrective au besoin. Le vétérinaire en chef détermine si le protocole écrit sur la production des pieds ou des pattes doit être modifié et validé de nouveau.
Après la validation de la méthode de prélèvement des pattes de volaille, l'exploitant doit continuer à effectuer l'échantillonnage de chaque lot à raison d'au moins un lot par demi-quart de travail, en utilisant un échantillon de 50 pieds sélectionnés au hasard.
Si un échantillon est rejeté durant un test, il faut retravailler tout le lot, puis sélectionner un autre échantillon du même lot. Si ce deuxième échantillon est rejeté, il faut retravailler tout le lot (encore une fois), puis mener une enquête pour déterminer la cause probable et exiger une action corrective au besoin. Le médecin vétérinaire en chef détermine si le protocole écrit sur la production des pieds ou des pattes doit être modifié et validé de nouveau.
Le personnel de l'ACIA doit évaluer, une fois par semaine, les mesures de contrôle du processus prises par l'exploitant conformément aux exigences de la présente section. L'évaluation organoleptique peut se faire des deux façons suivantes.
En ce qui a trait à l'évaluation microbiologique, le personnel de l'ACIA doit s'assurer que l'exploitant respecte les exigences de la décision finale sur la réduction du nombre de pathogènes et les systèmes HACCP/carcasses de volaille (voir l'annexe T, section des États-Unis, au chapitre 11 du présent manuel).
Les défauts doivent être répertoriés et peuvent être inscrits sur le Registre de défauts – Pattes ou pieds de volaille (voir l'annexe A du présent chapitre).
Section à élaborer.
La présente politique s'applique également aux carcasses de volaille avec uniquement la tête ou aux carcasses de volaille avec uniquement les pattes.
Les glandes uropygiennes peuvent être laissées sur les carcasses de volaille avec la tête et les pattes, à la condition :
L'habillage des carcasses de volaille peut s'effectuer sans l'ablation de la tête et des pattes, sous réserve que l'ensemble des conditions suivantes soient respectées :
| Défaut de la tête | Définition |
|---|---|
| Contamination fécale | Toute matière fécale visible provenant apparemment du tractus gastro-intestinal inférieur. |
| État non conforme aux normes | Défaut qui touche la structure ou la coloration de la tête*. À noter : chaque meurtrissure ≥ 13 mm compte pour un défaut. Exemples : meurtrissures, mutilation, saignée inadéquate. * Ne pas inclure la mutilation du bec. |
| Matière étrangère | Matière étrangère, mouchetures, tachetures ou taches de matériel non comestible dans le bec, dans les
narines ou sur la tête. Trois (3) éléments ou plus ≤ 1,5 mm comptent pour un défaut. Chaque élément > 1,5 mm compte pour un défaut. Exemples : ingesta, plumes libres, graisse, bile, épiderme détaché. |
| Plumes attachées | Dix (10) plumes ou plus < 10 mm comptent pour un défaut. Cinq (5) plumes ou plus ≥ 10 mm comptent pour un défaut. |
| Sinusite | Écoulement nasal mousseux qui peut s'accompagner d'une inflammation des sinus para-nasaux. Les lésions macroscopiques peuvent comprendre la présence d'un exsudat dans le système nasal et le système respiratoire. La couleur de la crête et des barbillons peut aller du rouge au bleu noir. |
| Défaut des pattes | Définition |
|---|---|
| Contamination fécale | Toute matière fécale visible provenant apparemment du tractus gastro-intestinal inférieur. |
| Dermatite | Ampoules, ulcères, croûtes affectant la peau et/ou le tissu sous-cutané. Toute lésion visible ≥ 3 mm compte pour un défaut. Un groupe de lésions rapprochées sur une surface > 13 mm compte pour un défaut. |
| Épiderme non enlevé | Enlèvement incomplet de l'épiderme sur les pattes. |
| État non conforme aux normes | Tout défaut qui touche la structure ou la coloration des pattes. Des brûlures d'ammoniac < 6 mm non accompagnées de lésions pathologiques secondaires ne comptent pas non plus pour un défaut. Chaque meurtrissure ≥ 13 mm compte pour un défaut. Chaque meurtrissure noire/verte ≥ 6 mm compte pour un défaut. Chaque brûlure d'ammoniac ≥ 6 mm compte pour un défaut. Exemples : meurtrissures, mutilation, saignée inadéquate, brûlures d'ammoniac. À noter : une légère rougeur de la peau et un saignement minimal des extrémités coupées ne comptent pas pour un défaut. |
| Fracture ouverte | Fracture de la patte ou des orteils ayant causé une perforation de la peau. |
| Ongle(s) attaché(s) | Ongle(s) encore présent(s). |
| Matière étrangère | Matière étrangère, mouchetures, tachetures ou taches de matériel non comestible sur les pattes. Trois (3) éléments ou plus ≤ 1,5 mm comptent pour un défaut. Chaque élément > 1,5 mm compte pour un défaut. Exemples : ingesta, plumes libres, graisse, bile, épiderme détaché. |
| Synovite plantaire | Inflammation du coussin plantaire accompagné d'infection chronique sous la peau ≥ 6 mm |
Le protocole écrit de l'exploitant sur la production de carcasses de volaille avec la tête et les pattes est validé au moyen des méthodes d'échantillonnage et d'analyse en laboratoire qui s'appliquent au dépistage d'E. Coli (de type générique). Voir à ce sujet la décision finale sur la réduction du nombre de pathogènes et les systèmes HACCP (voir l'annexe T, section des États-Unis, au chapitre 11 du présent manuel).
L'évaluation microbiologique menée durant la période de validation consiste à prélever, sur la chaîne d'éviscération, 50 échantillons jumelés, l'un comprenant des carcasses sans la tête et les pattes (population témoin) et l'autre comprenant des carcasses avec la tête et les pattes (population cible), à peu près au même moment, et ce, immédiatement avant que les carcasses entrent dans le système de refroidissement.
L'emplacement de l'échantillonnage, le moyen d'identification et la méthode d'échantillonnage au hasard doivent être inclus au protocole écrit de l'exploitant.
La moyenne géométrique des carcasses avec la tête et les pattes doit être inférieure ou égale à la moyenne géométrique des carcasses sans la tête et les pattes, ou il faut que la différence observée ne soit pas statistiquement significative.
L'exploitant doit soumettre tous les résultats des tests de dépistage d'E. Coli au spécialiste des programmes d'inspection de la volaille du Centre opérationnel pour analyse statistique. Les résultats des analyses sont envoyés au vétérinaire en chef et à l'exploitant.
Durant la période de validation, on doit effectuer un échantillonnage de type ISO en sélectionnant au hasard, une fois par demi-période de travail, des boîtes en nombre suffisant pour constituer un échantillon de 20 carcasses. Voir le tableau ci-après.
| Partie de carcasse | Lettre-code d'effectif |
Régime d'inspection |
Taille de l'échantillon |
NQA | Valeur d'acceptation |
Valeur de rejet |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Têtes et pattes | F | Normal | 20 carcasses |
6,5 % | 3 | 4 |
| Pattes seulement | F | Normal | 20 carcasses |
4,0 % | 2 | 3 |
| Têtes seulement | F | Normal | 20 carcasses |
4,0 % | 2 | 3 |
La période de validation se termine lorsque les échantillons prélevés sur 10 périodes de travail consécutives (20 échantillons) sont acceptés.
La production de carcasses de volaille avec la tête et les pattes est surveillée au moyen des méthodes d'échantillonnage et d'analyse en laboratoire qui s'appliquent au dépistage d'E. Coli (de type générique). Voir à ce sujet la décision finale sur la réduction du nombre de pathogènes et les systèmes HACCP (voir l'annexe Q de la section des États-Unis, au chapitre 11 du présent manuel).
La fréquence des tests est d'une (1) fois par semaine pendant deux (2) mois. Si les échantillons testés continuent de répondre aux critères susmentionnés, la fréquence des tests peut être de nouveau réduite à un (1) échantillon prélevé au hasard une (1) fois par mois. Si, à n'importe quel moment, les échantillons ne répondent pas aux critères susmentionnés, il faut mener une enquête sur la cause probable et exécuter une action corrective au besoin. Le vétérinaire en chef détermine si le protocole écrit doit être modifié et validé de nouveau.
L'exploitant a deux options : continuer à utiliser le plan d'échantillonnage de type ISO qu'il avait commencé à utiliser durant la période de validation; rédiger un plan de contrôle statistique du processus (CSP) équivalent propre à l'exploitant. Pour les deux options, il faut déterminer la fréquence d'échantillonnage à l'aide du tableau ci-après.
| Étape | Fréquence | Nombre de périodes de travail | Exigences à remplir pour passer à la fréquence d'échantillonnage inférieure suivante |
|---|---|---|---|
| Étape 1 | Une fois par horaire de travail | 10 horaires de travail consécutives | Tous les échantillons sont acceptés |
| Étape 2 | Une fois par 2 horaires de travail | S/O | S/O |
Si un échantillon est rejeté durant un test, il faut retravailler toutes les carcasses affectées, puis procéder à un autre échantillonnage durant la même demi-horaire de travail. Si le test supplémentaire est un échec, il faut retravailler tous les produits fabriqués durant la demi-horaire de travail, puis mener une enquête sur la cause probable et exiger une action corrective au besoin. Le vétérinaire en chef détermine si le protocole écrit sur la production de carcasses avec la tête et les pattes doit être modifié et validé de nouveau.
Le personnel de l'ACIA doit évaluer, une fois par semaine, les mesures de contrôle du processus prises par l'exploitant conformément aux exigences de la présente section. L'évaluation peut se faire des deux façons suivantes.
En ce qui a trait à l'évaluation microbiologique, le personnel de l'ACIA doit s'assurer que l'exploitant respecte les exigences de la décision finale sur la réduction du nombre de pathogènes et les systèmes HACCP/carcasses de volaille (voir l'annexe Q, section des États-Unis, au chapitre 11 du présent manuel).
Les défauts sont inscrits au Registre de défauts – Volaille avec la tête et les pattes (voir l'annexe A du présent chapitre).
L'habillage d'un lapin domestique peut s'effectuer sans l'ablation de la tête.
Le protocole écrit de l'exploitant sur l'habillage des carcasses de lapin avec la tête doit inclure les exigences applicables aux carcasses de volaille avec la tête (voir la section 19.5.5.1) et doit être approuvé par le vétérinaire en chef.
Un programme écrit de contrôle de la qualité approuvé est requis pour garantir que toutes les pattes condamnées sont enlevées avant la découpe, le désossage, l'emballage ou l'expédition. Sous le PMIV, les pattes identifiées ne sont incluses comme un défaut aux NHC. Les pattes affectées par des lésions pathologiques pouvant causer une contamination croisée (par exemple : cellulites) doivent être enlevées avant le système de refroidissement à l'eau.
Voici ce que le programme écrit de contrôle de la qualité doit comprendre :
Tout programme proposé doit être soumis au vétérinaire en chef afin d'obtenir l'approbation finale par le spécialiste des programmes de la volaille du centre opérationnel.
Voir la sous-section portant le titre ci-dessus, dans le chapitre 17, « Inspections ante mortem et post mortem, jugement, surveillance et mesures de contrôle – Espèces à viande rouge y compris l'autruche, le nandou et l'émeu » du présent manuel.
Note : Pour la manipulation du chlore et de tout produit ayant pu être exposé à du chlore à une concentration supérieure aux limites établies par Santé Canada, voir la sous-section « Chlore »du chapitre 5, « Échantillonnage et analyse », du présent manuel.
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