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Rapport d'enquêtes de la division de la protection des végétaux - 2006


Table des matières

Enquêtes de la section des forêts Enquêtes de la section de l'horticulture Enquêtes de la section des grains et des grandes cultures Enquêtes de la section des pommes de terre

Enquêtes de la section des forêts

Longicorne étoilé (Anoplophora glabripennis)

Programme d'éradication dans la région de Toronto-Vaughan (Ontario)

Au Canada, les premières populations établies du longicorne étoilé, anciennement connu sous le nom de longicorne asiatique, ont été détectées en septembre 2003. L'infestation a été découverte aux confins des villes de Vaughan et de Toronto, en Ontario. En novembre 2003, l'ACIA a mis en oeuvre un programme d'éradication en collaboration avec le Service canadien des forêts (SCF) et divers organismes municipaux, régionaux et provinciaux. La zone réglementée, établie en février 2004, couvre 169 kilomètres carrés et inclut des portions des villes de Toronto et de Vaughan. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'état d'avancement du programme, consulter le site de l'ACIA sur le longicorne asiatique.

Ontario - Enquête de dépistage dans les sites à haut risque

En 2006, dans le cadre de la vaste enquête déjà entreprise, 507 sites à haut risque ont été inspectés en Ontario. Ces activités s'ajoutaient à celles des enquêtes intensives menées dans la zone réglementée de Toronto-Vaughan, décrites sur la page Web ci-dessus. Les sites visés incluaient les installations d'importateurs et des points de réception terrestre de marchandise à haut risque en provenance de l'Asie, des ports et terminaux, des sites d'élimination et d'entreposage, des points d'interception antérieure et des sites d'introduction potentielle du ravageur. La présence de l'Anoplophora glabripennis n'a pas été détectée en 2006 à l'extérieur de la zone réglementée.

Québec - Enquête de dépistage dans les sites à haut risque

En 2006, 113 sites à haut risque ont été inspectés. Ils incluaient des zones industrielles, des fabricants et des fournisseurs importants des produits d'Asie. On a mené des enquêtes dans 10 municipalités régionales de comté (Desjardins, Deux-Montagnes, L'Assomption, Laval, La Rivière-du-Nord, Les Jardins-de-Napierville, Mirabel, Montcalm, Roussillon, Vaudreuil-Soulanges) et deux communautés urbaines (Communauté urbaine de Montréal et Communauté urbaine de Québec). La présence de l'Anoplophora glabripennis n'a été détectée dans aucun des sites.

Agrile du frêne (Agrilus planipennis)

Cet insecte ravageur exotique du frêne (Fraxinus spp.) a été identifié avec certitude pour la première fois en Amérique du Nord au cours de l'été 2002. Des renseignements généraux sur le ravageur et des mises à jour sur les mesures réglementaires le concernant sont présentés sur le site de l'ACIA de l'Agrile du frêne.

Ontario

Les comtés d'Elgin et de Lambton sont réglementés individuellement à l'égard de l'agrile du frêne. Le comté d'Essex et la municipalité de Chatham-Kent, qui étaient également réglementés séparément en 2004, ont été fusionnés en une seule zone réglementée en juin 2006. Comme il n'existe aucun piège ou appât efficace pour l'agrile du frêne, la surveillance s'appuie sur l'inspection visuelle du matériel de frêne. En 2006, on a mené des enquêtes intensives de délimitation dans Chatham-Kent et dans les comtés de Lambton et d'Elgin, en plus d'effectuer des enquêtes de dépistage dans des sites à haut risque des régions où la présence de l'agrile du frêne n'avait pas été confirmée. La présence du ravageur a été détectée dans le comté de Middlesex (London, Ontario) en novembre 2006 au cours d'un dépistage de routine de l'ACIA. On a établi une zone de quarantaine de cinq kilomètres autour de cet endroit afin de ralentir la dissémination du ravageur vers d'autres sites.

Sommaire des résultats des enquêtes sur l'agrile du frêne menées dans le Sud-Ouest de l'Ontario - 2006

Comté/région de l'Ontario Nombre de sites inspectés Nombre d'arbres
Non détecté (-) Détecté (+) Suspects Abattus Bois de chauffage
Essex 0 0 0 0 0
Chatham-Kent 1879 39 12 0 0
Lambton 137 5 0 0 0
Elgin 2749 0 0 0 1
Middlesex 989 0 1 1 0
Autres enquêtes dans le Sud-Ouest 1224 0 0 0 0
Total 6975 44 13 1 1

Sommaire des résultats des enquêtes sur l'agrile du frêne dans les sites à haut risque en Ontario - 2006

Comté/région de l'Ontario Nombre de sites inspectés Nombre d'arbres
Non détecté (-) Détecté (+) Suspects Abattus Bois de chauffage
Sud-Ouest 247 3 0 0 0
Centre 69 0 0 0 0
Toronto 72 0 0 0 0
Nord-Est 190 0 0 0 0
Sault Ste. Marie (enquêtes menées par le Service canadien des forêts)   0 0 0 0
Total 647 3 0 0 0

Québec

En 2006, des inspections visuelles ont été effectuées dans 218 sites de la province de Québec, dont 171 à Montréal - l'administration municipale a d'ailleurs contribué à l'enquête en fournissant à l'ACIA la répartition connue des frênes sur l'île de Montréal. À l'est, près de la ville de Québec, 22 sites ont été inspectés dans la MRC de La Jacques-Cartier et dans la Communauté urbaine de Québec. Les municipalités de la Communauté urbaine de Québec qui ont été inspectées sont les suivantes : Beauport, Charlesbourg, La Cité, arrondissement Laurentien, Lévis, Limoilou, Les Rivières, Saint-Augustin et Sainte-Foy. De plus, 25 sites près de St-Hyacinthe ont été inspectés dans les MRC suivantes : Bas-Richelieu, Bécancour, Champlain, Drummond, Haut-Saint-François, Haute-Yamaska, Les Maskoutains, Maskinongé, Memphrémagog, Rouville, Vallée-du-Richelieu. Aucun signe ni symptôme d'attaque par l'agrile du frêne n'a été décelé.

Sirex européen du pin (Sirex noctilio)

Le 5 juillet 2005, la première population établie du sirex du pin européen (Sirex noctilio (Fabricius)), anciennement connu sous le nom de guêpe perce-bois, a été découverte à Fulton, dans l'État de New York. Cet insecte attaque de nombreuses espèces de pins et cause des dégâts importants dans les plantations en Australie, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud. En 2005, après de nouvelles détections du ravageur près de l'emplacement de la découverte initiale, à Fulton, le Service canadien des forêts et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, en collaboration avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments, ont entrepris une campagne de piégeage rapide le long de la frontière canado-américaine, entre Cornwall et le comté de Prince Edward, au sud de Belleville, en Ontario. Au total, 36 sites ont été inspectés entre le parc provincial Sandbanks, au sud-est de Wellington, et Cornwall. Cinq femelles adultes ont été capturées à quatre endroits différents. Deux autres adultes ont été récupérés dans des pièges Lindgren appâtés à l'aide d'alpha-pinène/éthanol dans le cadre de l'enquête de dépistage des insectes forestiers exotiques menée par l'ACIA. Ces pièges avaient été installés dans les comtés de Waterloo et de Durham.

En 2006, en raison des découvertes limitées en Ontario l'année précédente, l'ACIA, en collaboration avec le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le ministère des Ressources naturelles du Québec, a entrepris une vaste enquête de dépistage dans les deux provinces. Celle-ci visait principalement les pinèdes à haut risque qui étaient non aménagées, présentaient une densité relative excessive et affichaient un niveau de stress faible ou modéré (dépérissement et mortalité des peuplements).

Ontario

En Ontario, on a d'abord sélectionné 120 sites représentatifs de l'ensemble des comtés et municipalités régionales du Sud de l'Ontario pour y effectuer l'enquête de dépistage. Chaque comté comportait au moins deux sites de piégeage - ceux les plus à risque et/ou comptant le plus grand nombre de pinèdes avaient une proportion plus élevée de sites de piégeage. On a utilisé deux pièges dans chacun des sites - un piège Lindgren à 12 entonnoirs et un piège IPM Intercept, comportant chacun un appât à libération ultrarapide contenant 70 % d'alpha-pinène (75 % de l'isomère + et 25 % de l'isomère -) et 30 % de bêta-pinène. À l'automne, on a élargi l'enquête au Centre-Nord de la province où 40 sites additionnels ont été sélectionnés. Au total, la présence du S. noctilio a été détectée dans 39 sites de 21 comtés différents en 2006.

Québec

Au Québec, 155 sites ont été inspectés. On a accordé la priorité aux peuplements de pins sylvestres (75 sites), suivis de ceux de pins rouges (61 sites), de pins gris (10 sites) et de pins blancs (9 sites). Ces peuplements étaient situés le long de routes menant à des scieries de pin ou près des scieries elles-mêmes et étaient âgés d'au moins 15 ans. On s'est efforcé de choisir, dans la mesure du possible, des peuplements non aménagés, comportant des arbres stressés et affaiblis. On a installé dans chaque peuplement un piège Lindgren et un piège IPM Intercept espacés d'au moins 30m, si possible à au moins 30m des lisières. La présence du sirex européen du pin n'a pas été détectée au Québec.

Canada atlantique

En 2006, les pièges Lindgren à 12 entonnoirs qui avaient été installés dans certains sites du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse dans le cadre de l'enquête sur le grand hylésine des pins ont été conservés à des fins de piégeage du Sirex noctilio, dont la période de vol survient après. Les pièges étaient munis d'un appât à libération ultrarapide contenant 70 % d'alpha-pinène (75 % de l'isomère + et 25 % de l'isomère -) et 30 % de bêta-pinène ciblant le S. noctilio.

En Nouvelle-Écosse, on a conservé les pièges dans dix sites, à raison de trois pièges Lingdren à 12 entonnoirs par site. On n'a décelé la présence du ravageur dans aucun des quelque dix échantillons soumis.

Au Nouveau-Brunswick, on a déployé des pièges Lingdren à 12 entonnoirs dans dix sites. Six d'entre eux en comptaient trois, tandis que les quatre autres n'en avaient qu'un seul. On n'a décelé la présence du ravageur dans aucun des 19 échantillons soumis.

Enquête sur les ravageurs exotiques envahissants des forêts

En 2006, l'enquête de dépistage des insectes forestiers exotiques a été remplacée par une enquête plus intensive et plus ciblée menée dans un moins grand nombre de sites. Le nouveau modèle d'enquête a été mis à l'essai dans quatre villes du pays : Vancouver, Toronto, Montréal et Halifax. L'enquête comprend un volet de piégeage (substance sémiochimique) et un volet d'élevage d'insectes.

Pour le volet de piégeage, on a sélectionné 10 sites dans chacune des municipalités en fonction du risque d'introduction de ravageurs exotiques par des matériaux d'emballage et d'arrimage en bois infestés provenant d'autres pays. Des pièges Lindgren à 12 entonnoirs ont été installés dans chacun des sites et appâtés avec l'un des attractifs suivants : éthanol à libération ultrarapide + alpha-pinène à libération ultrarapide, éthanol à libération ultra-rapide, attractif Exotic Bark Beetle de PheroTechMD (2-méthyl-3-butène-2-ol, cis-verbenol, ipsdiénol racémique). Chaque type d'attractif a été utilisé dans trois pièges de chaque site, pour un total de neuf pièges par site.

Le volet d'élevage d'insectes consiste à sélectionner des arbres dépérissants marqués pour être coupés dans le cadre de programmes municipaux d'abattage, puis à installer deux billons d'un mètre provenant de chacun de ces arbres dans des installations d'élevage d'insectes spécialement construites dans chacune des villes pilotes. Les billons y demeureront dans des conditions contrôlées pendant deux cycles d'élevage (au maximum). Les insectes qui émergeront des billons seront récoltés régulièrement et soumis au laboratoire d'entomologie de l'ACIA (Ottawa) à des fins d'identification. Ce volet de l'enquête n'a été mis en oeuvre qu'en Colombie-Britannique en 2006, mais le sera dans trois autres villes pilotes en 2007.

Ontario

Carte : Ontario, 2006

En 2006, le volet de piégeage de l'enquête a été mis en oeuvre à Mississauga et à Toronto, selon les méthodes décrites précédemment. Au total, on a installé 90 pièges dans 10 sites de la région de Toronto (9 pièges par site). Un seul spécimen adulte a été capturé à Milliken Park (Toronto). On n'a relevé la présence d'aucun nouvel insecte exotique.

Nouvelle-Écosse

Carte : Nouvelle-Écosse, 2006

Dans le cadre de la nouvelle enquête de piégeage et d'élevage d'espèces exotiques envahissantes, on a déployé des pièges dans 10 sites de la municipalité régionale de Halifax, à raison de neuf pièges par site. Ces pièges ont permis de récolter 529 échantillons, lesquels ont été soumis à des fins d'identification. On a capturé un spécimen adulte du longicorne brun de l'épinette (LBE - Tetropium fuscum) dans un piège à Sheet Harbour, à approximativement 70 km à l'extérieur de la limite est de la zone réglementée par l'Arrêté sur les lieux infestés par le longicorne brun de l'épinette. On a aussi confirmé la présence de cette espèce dans 36 autres échantillons, lesquels provenaient cependant de la zone visée l'arrêté ministériel. On n'a relevé la présence d'aucun nouvel insecte exotique.

Québec

Carte : Québec, 2006

Cette enquête portait sur 10 sites à l'intérieur et à l'extérieur de la ville de Montréal, soit cinq parcs publics, quatre cimetières et un lieu d'enfouissement. Les méthodes de piégeage ont été décrites précédemment. Les sites étaient situés à Laval, dans la MRC Les Moulins et dans la Communauté urbaine de Montréal, laquelle comprend les municipalités de Lachenaie, Laval, Montréal, Outremont, Pointe-aux-Trembles et Westmount. On a sélectionné treize autres sites sur la Rive-Sud dans les municipalités de Boucherville, Longueuil, Sainte-Victoire-de-Sorel et Sorel-Tracy, dans les MRC du Bas-Richelieu, de Champlain et de Lajemmerais. On n'a relevé la présence d'aucun nouvel insecte exotique.

Colombie-Britannique

En 2006, on a choisi les municipalités de Delta et de Surrey, car elles comptent bon nombre de sites à haut risque et sont de plus situées près du port du fleuve Fraser (quais Surrey), où de nombreuses interceptions d'organismes nuisibles aux forêts ont eu lieu.

On a sélectionné cinq sites dans les deux municipalités, puis on y a installé 90 pièges Lindgren à entonnoirs à l'aide des méthodes décrites précédemment. À Surrey, quatre billons ont été prélevés dans le cadre du volet d'élevage d'insectes. Les résultats n'étaient pas connus au moment de la rédaction du présent document.

Spongieuse nord-américaine (Lymantria dispar)

Un naturaliste français a introduit la spongieuse aux États-Unis (Massachusetts) en 1869 afin de mener des expériences. Au cours de ses études, certaines des chenilles se sont échappées dans son jardin et dans les boisés avoisinants. Cette petite population initiale est rapidement devenue très nuisible. Tous les ordres de gouvernement ont participé aux efforts collectifs de lutte et après quelques années, l'insecte était presque éradiqué. Le programme a alors été aboli parce que la menace s'était dissipée. Laissée à elle-même, la spongieuse s'est établie en force dans le quadrant nord-est des États-Unis. L'insecte a été signalé pour la première fois au Canada en 1924 dans la province de Québec, puis en 1936 dans la province du Nouveau-Brunswick. Dans les deux cas, l'insecte a été éradiqué. Toutefois, la spongieuse a réussi à bien s'établir au Québec dans les années 1960 et s'est vite propagée dans l'Est de l'Ontario. Aujourd'hui, la spongieuse est présente dans le Sud de l'Ontario et du Québec et le Sud-Ouest du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. L'enquête est menée conformément aux directives D-95-03, D-95-14 (remplacée par la directive D-02-12), D-96-19, D-98-08 et D-98-10. Des enquêtes annuelles de dépistage d'adultes mâles sont menées dans les zones non réglementées du Canada. D'autres enquêtes sont également effectuées afin de vérifier si l'insecte est encore présent dans des régions où des programmes d'éradication ont été entrepris et afin de surveiller sa présence dans les zones réglementées qui en sont exemptes. On emploie deux méthodes de piégeage : le piégeage de dépistage, qui sert à vérifier la présence de l'insecte dans les zones exemptes, et le piégeage de délimitation, qui sert à déterminer l'étendue d'une population.

Terre-Neuve

Lors de l'enquête annuelle de dépistage de Terre-Neuve de 2006, 350 pièges delta ont été déployés dans des sites considérés à haut risque d'introduction, comme des terrains de camping, des aires récréatives, des chalets pour touristes et des secteurs boisés fréquentés par le public. On a capturé trois mâles dans la ville de St. John's, et trois autres à Goose Bay.

Île-du-Prince-Édouard

Dans l'Île-du-Prince-Édouard, l'enquête de dépistage de la spongieuse est menée conjointement par l'ACIA et Parcs Canada. En 2006, on a observé une nette augmentation du nombre de captures de spongieuses et de pièges positifs, comparativement à 2005. En effet, 886 spongieuses ont été capturées dans 173 des 502 pièges delta déployés (comparativement à 402 spongieuses capturées dans 83 pièges en 2005). De multiples spécimens ont été capturés dans 113 pièges, le nombre maximal dans un même piège étant de 20. La ville de Charlottetown remporte la palme, avec 727 mâles dans 87 pièges. Les relevés subséquents des masses d'oeufs, effectués pendant l'automne et au début du printemps, ont permis de découvrir divers stades de développement de la spongieuse dans la région de Charlottetown, y compris 27 nouvelles masses d'oeufs. C'est la deuxième année consécutive que des signes de la présence d'une population reproductrice sont décelés.

Nouvelle-Écosse

L'ACIA a procédé à des activités de piégeage le long du front de l'infestation, en bordure de la limite est de la zone réglementée, ainsi qu'à un piégeage de dépistage dans toute la portion est de la Nouvelle-Écosse. À l'appui de cette enquête, le ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse a mis sur pied en 1995 un réseau provincial de pièges à la phéromone pour surveiller les tendances des populations. En 2006, 395 pièges ont été déployés. Les captures les plus importantes de spongieuses mâles ont été enregistrées dans la région de Halifax. Pendant l'automne 2006, on a procédé à des relevés des masses d'oeufs à proximité des pièges qui comptaient plus de cinq adultes capturés. On a décelé quinze nouvelles masses d'oeufs dans les secteurs de Parrsboro et d'Amherst (dans le comté non réglementé de Cumberland), trois dans le village de Truro (dans le comté non réglementé de Colchester), deux à Elmsdale et une à Milford (dans les secteurs non réglementés du comté de Hants).

Nouveau-Brunswick

Au Nouveau-Brunswick, les enquêtes de 2006 sur la spongieuse étaient menées conjointement par l'ACIA, le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick (MRNNB) et les municipalités de Fredericton, Moncton et Miramichi.

Aucun signe de défoliation causé par la spongieuse n'a été noté en 2006 lors d'un relevé aérien effectué par le MRNNB. Il s'agissait de la troisième année consécutive où aucun signe de défoliation n'était observé.

Parallèlement aux relevés aérien et terrestre visant à déceler des signes de défoliation, tous les partenaires ont mené des activités de piégeage, principalement dans le but :

  1. de délimiter le front de l'infestation;
  2. d'assurer une détection précoce dans les régions qui avaient été retirées de la liste des secteurs infestés;
  3. de détecter la présence éventuelle du ravageur dans les secteurs considérés comme à haut risque d'introduction (p. ex., scieries important du bois, régions touristiques);
  4. de délimiter les foyers d'infestation dans les municipalités;
  5. de suivre l'évolution du nombre de captures enregistré dans les secteurs considérés comme infestés.

L'ACIA a déployé 206 pièges delta le long du front de l'infestation et dans les sites à haut risque, principalement dans des zones non réglementées. Le MRNNB a pour sa part déployé 176 pièges en 2006, soit 105 à des fins de détection précoce dans des secteurs considérés exempts de populations du ravageur, 46 à des fins de surveillance des petites populations de spongieuses dans les secteurs déjà déclarés infestés et 25 nouveaux destinés à accroître la surveillance de la pépinière provinciale de produits forestiers à Kingsclear. Trois municipalités (Fredericton, Moncton et Miramichi) ont déployé un total de 133 pièges dans le cadre d'enquêtes de délimitation continues. On a capturé 829 mâles dans 43 pièges déployés à Miramichi, 1 594 mâles dans 43 pièges déployés à Moncton et 28 979 mâles dans 47 pièges déployés à Fredericton. En règle générale, le nombre de captures dans la province a augmenté en 2006 à la suite du taux élevé de survie des masses d'oeufs attribuable à un hiver exceptionnellement chaud. On a également noté des augmentations significatives du nombre de captures à Bouctouche, Memramcook, Paquetville, Peticodiac, Sackville et Shediac.

En plus d'installer des pièges à phéromone, le MRNNB, l'ACIA et les municipalités ont procédé à des relevés des masses d'oeufs au cours de l'automne 2006. L'ACIA a procédé à des relevés des masses d'oeufs à proximité de tous les pièges où plus de cinq adultes avaient été capturés. Des masses d'oeufs ont été découvertes à Moncton, Sackville, Memramcook, Bouctouche et Peticodiac.

Québec

L'ACIA n'a mené aucune enquête sur le biotype nord-américain de la spongieuse en 2006. Selon les données de surveillance provinciales, l'aire de répartition générale de la spongieuse dans la province n'a pas changé de façon significative au cours des dernières années, et peu de défoliation, voire aucune, a été observée au cours des dernières années, sauf dans quelques localités isolées du Sud du Québec.

Ontario

D'après les résultats des relevés aériens effectués par l'ACIA, la superficie totale modérément à gravement défoliée par la spongieuse a augmenté en 2006 (10 309 ha) par rapport à 2005 (1 242 ha) et à 2004 (441 ha). Toutes les régions touchées se trouvaient dans le Sud de l'Ontario, principalement dans la municipalité régionale de Niagara et dans les comtés de Halton, Haldimand et Norfolk. Pour de plus amples renseignements sur les régions défoliées, communiquer avec le Service canadien des forêts, à Sault Ste. Marie. En 2006, 285 pièges delta ont été déployés de façon linéaire le long de corridors routiers dans la région de Thunder Bay. Au total, 37 adultes ont été capturés dans 24 sites, le nombre maximal de spécimens récupérés dans un même piège s'élevant à six.

Superficies défoliées par la spongieuse en Ontario, 1981-2006
title="Superficies défoliées par la spongieuse en Ontario, 1981-2006">

Ouest du Canada : Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique

L'ACIA et ses partenaires provinciaux effectuent chaque année des enquêtes sur la spongieuse dans les quatre provinces de l'Ouest. Des pièges contenant la phéromone + disparlure ont été utilisés pour cette enquête de dépistage.

Au Manitoba, en 2006, on a détecté la présence de la spongieuse dans trois sites, pour un total de neuf spongieuses mâles capturés. On a capturé cinq mâles dans un terrain de golf à La Salle, au sud de Winnipeg (en 2004, on y avait capturé deux mâles), deux mâles dans un parc industriel au sud de Winnipeg et deux mâles dans une pépinière à Carmen.

En 2006, 187 pièges ont été déployés en Saskatchewan et ont permis de déceler la présence de la spongieuse dans trois sites. Un seul mâle a été capturé sur un terrain de camping de Regina, un autre dans un parc de Martensville, au nord de Saskatoon, et neuf mâles ont été capturés au parc Gabriel-Dumont, à Saskatoon. C'est la deuxième année consécutive que des spécimens sont capturés dans ce parc.

En Alberta, 348 pièges ont été déployés en 2006; aucun spécimen de la spongieuse n'a été capturé.

En Colombie-Britannique, l'ACIA effectue la majorité des enquêtes, et le ministère des Forêts et des Parcours naturels de la Colombie-Britannique se charge des programmes d'éradication et de lutte après chaque nouvelle découverte.

En Colombie-Britannique, 6 527 pièges ont été déployés en 2006 et ont permis de capturer 155 spongieuses mâles dans les endroits suivants : vallée du Bas-Fraser : île Annacis (2), Chilliwack (1), Harrison Hot Springs (1), White Rock (1); île de Vancouver : Colwood (7), Courtenay (39), Ladysmith (6), lac Cowichan (1), Mill Bay (1), Nanaimo (1), Saanich (36), Sidney/North Saanich (23), île Salt Spring (35), Sidney (8); région de l'intérieur : Grand Forks (1).

Dans les secteurs où des captures multiples sont enregistrées dans un même piège à phéromone, des relevés visuels des masses d'oeufs sont effectués pour déterminer les caractéristiques des populations. En 2006, des masses d'oeufs ont été découvertes à Sidney (une nouvelle non fécondée et neuf vieilles) et à Saanich (quatre viables et deux vieilles).

Enquête nationale de dépistage du Phytophthora ramorum

Le Phytophthora ramorum est un champignon phytopathogène qui s'attaque à de nombreuses espèces de plantes de pépinière. Il est également l'agent d'une maladie des chênes appelée « encre des chênes rouges », observée pour la première fois dans les régions côtières de la Californie au milieu des années 1990 et maintenant présente plus au nord, jusque dans le Sud de l'Oregon.

L'ACIA mène chaque année une enquête de dépistage du P. ramorum et a déjà détecté la présence de cet organisme nuisible dans plusieurs pépinières de vente en gros et de vente au détail (principalement des plantes importées des États-Unis) de la côte sud de la Colombie-Britannique. Lorsque le champignon est détecté, la pépinière infectée est mise en quarantaine, et tout le matériel végétal infecté est détruit. Par la suite, l'ACIA mène une enquête approfondie et effectue de nombreux retraçages amont et aval afin de s'assurer que le pathogène a été complètement éradiqué.

L'enquête nationale sur le P. ramorum se déroule entre mai et septembre, la majorité des inspections étant menées au printemps. L'enquête couvre de 30 à 100 % des pépinières de production et des pépinières de vente en gros des provinces, selon l'importance de l'industrie dans chacune de celles-ci. Dans chaque site, on inspecte toutes les parcelles de matériel hôte, en plus de prélever des échantillons composites de toutes les parcelles qui présentent des plantes suspectes. Un échantillon consiste en un composite de 7 à 10 organes de plantes symptomatiques (feuilles ou tiges) prélevés chez le genre hôte d'une parcelle dans un lieu de production. On peut prélever plus d'un échantillon par genre et par parcelle, selon l'ampleur et la diversité des symptômes observés.

Ontario, Québec, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard

En 2006, des enquêtes ont été menées au Nouveau-Brunswick (7 sites, 15 échantillons soumis), en Nouvelle-Écosse (9 sites, 42 échantillons soumis), dans l'Île-du-Prince-Édouard (12 sites, 2 échantillons soumis), au Québec (25 sites, 112 échantillons soumis) et en Ontario (86 sites, 866 échantillons soumis). On n'a pas détecté la présence du P. ramorum à l'extérieur de la Colombie-Britannique lors de l'enquête nationale.

Colombie-Britannique

Au début de septembre 2006, l'ACIA a détecté le Phytophthora ramorum dans trois centres de jardinage, dont deux exploités par le même propriétaire. L'origine du champignon y est incertaine : sa présence avait déjà été détectée aux mêmes endroits en 2004, mais les trois centres avaient été échantillonnés en 2005 et s'étaient avérés exempts de la maladie. Les centres de jardinage en question s'approvisionnent localement ainsi qu'aux États-Unis. Comme le champignon y avait été détecté antérieurement, ils ont fait l'objet d'un échantillonnage de suivi post-éradication. Les plantes infectées par le P. ramorum étaient un Rhododendron (« Catawbiense Boursault »), deux autres variétés du genre Rhododendron, un Hamamelis (« Diane ») et un Viburnum bodnantenseDawn »).

Dès que la présence de plantes infectées a été confirmée dans les trois centres de jardinage, toutes les plantes hôtes ont été retenues à des fins d'échantillonnage. Les parcelles infectées ont été détruites et les plantes hôtes présentes dans un rayon de 10 mètres des parcelles détruites ont été mises en quarantaine pendant 90 jours. Pendant cette période de surveillance, les plantes, la terre et l'eau de chacun des trois centres de jardinage ont fait l'objet d'échantillonnages et de tests.

À ce jour, plus de 173 pépinières de vente au détail et de vente en gros ont été inspectées dans le cadre de l'enquête nationale sur le P. ramorum. Plus de 27 000 échantillons ont été prélevés à des fins d'analyses et, exception faite des trois pépinières précitées, aucun autre foyer d'infection n'a été découvert.

Les activités d'éradication se poursuivent dans une pépinière de vente en gros de Pitt Meadows, où la présence du champignon P. ramorum a été détectée à la fin de 2005. Comme la présence de l'agent pathogène y avait déjà été détectée antérieurement, des mesures rigoureuses ont été imposées pour réduire le déplacement de toutes les plantes et exiger la prise d'échantillons sur toutes les plantes symptomatiques (tant hôtes que non hôtes) et d'échantillons de terre et d'eau. Des dispositions ont été prises pour traiter la terre des parcelles trouvées infectées par le P. ramorum. Cette année, 8 748 échantillons de plantes, 99 échantillons de terre et 41 échantillons d'eau ont été prélevés dans cette pépinière. Toutes les analyses effectuées sur les plantes comprises dans un périmètre de 100 mètres de ce site ont donné des résultats négatifs. Les échantillonnages et la surveillance se poursuivront pendant toute la période de quarantaine de 90 jours sur les plantes hôtes situées dans un rayon de 10 mètres des parcelles détruites et jusqu'à ce que l'on ne détecte plus la présence du champignon.

Lieu Nombre de sites inspectés
Île de Vancouver 6
Région intérieure de la C.-B. 6
Vallée du Bas-Fraser et vallée du Fraser 28
Total 40

Longicorne brun de l'épinette (Tetropium fuscum)

Le longicorne brun de l'épinette (LBE) (Tetropium fuscum (Fabr.)) est un insecte xylophage introduit. Il est indigène du nord et du centre de l'Europe et du Japon, où il s'attaque aux conifères affaiblis et moribonds, notamment à l'épinette de Norvège (Picea abies). Il a été détecté pour la première fois en 1999 dans le parc Point Pleasant (PPP) de Halifax (N.-É.), et des enquêtes ultérieures ont confirmé que les spécimens récoltés dans le parc dès 1990 étaient en réalité le T. fuscum. Les études effectuées par le Service canadien des forêts (SCF) depuis 1999 ont montré que ce coléoptère xylophage dévore le cambium et le phloème d'épinettes en santé et finit par anneler leur tige et provoquer leur mort. En Amérique du Nord, le LBE est considéré comme un organisme nuisible justiciable de quarantaine. Dans le cadre de cette enquête, on utilise des pièges à ailettes munis d'un appât de substances volatiles de l'hôte et d'une phéromone.

Nouvelle-Écosse

En 2006, l'enquête sur le LBE a été élargie afin d'inclure tous les secteurs de la province. On a déployé au total 208 pièges à ailettes appâtés à l'aide d'un mélange de composés d'épinette mis au point par des chercheurs du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada. Les pièges ont été déployés par l'ACIA et le ministère des Richesses naturelles de la Nouvelle-Écosse (MRNNE). De nouveaux foyers d'infestation ont été découverts dans les localités de Glenmore et de Sheet Harbour (Nouvelle-Écosse), respectivement situées à 63 et 90 km du parc Point Pleasant de Halifax, l'épicentre présumé de la population du LBE.

En outre, environ 30 km2 ont fait l'objet d'inspections visuelles dans les peuplements d'épinettes les plus à risque, et des bandes d'ouatine matelassée en polyester ont été installées autour des troncs d'épinettes afin de capturer des longicornes adultes durant la période de vol (mai-août). En 2006, on a utilisé ces bandes sur 927 arbres et on a détecté la présence du LBE sur 10 d'entre eux.

Environ 25 sites infestés par le LBE sont maintenant connus à l'extérieur de la zone réglementée établie en 2000 en vertu de l'arrêté ministériel, en comparaison des sept qui avaient été repérés de 2001 à 2005.

Pour de plus amples renseignements sur ce programme, visiter le site Web de l'ACIA sur le longicorne brun de l'épinette.

Échantillons prélevés dans les pièges déployés à l'extérieur de la zone réglementée établie en 2000 en vertu de l'Arrêté ministériel*

Type de piège Pièges
Bandes de piégeage en ouatine
Nombre de pièges déployés 927
Nombre de pièges positifs 10
Nombre de spécimens du LBE récoltés 10
Pièges à substances volatiles de l'hôte**
Nombre de pièges déployés 208
Nombre de pièges positifs 28
Nombre de spécimens du LBE récoltés 67
Nombre moyen de captures par piège 2
Plage (min. - max.) 1 - 13

* Données provenant des pièges déployés à l'extérieur de la zone réglementée en vertu de l'arrêté ministériel, sauf trois situés près des limites de la zone réglementée.
** Le tableau n'inclut pas un piège à coléoptères exotiques déployé dans le cadre du programme sur les espèces envahissantes dans lequel un spécimen adulte du LBE a été capturé.

Île-du-Prince-Édouard

En 2006, cette campagne de piégeage a été menée dans six sites de l'Île-du-Prince-Édouard. On n'a décelé la présence du LBE dans aucun des échantillons soumis au laboratoire.

Nouveau-Brunswick

En 2006, cette campagne de piégeage a été menée dans 16 sites du Nouveau-Brunswick. On n'a décelé la présence du LBE dans aucun des 14 échantillons soumis au laboratoire.

Terre-Neuve-et-Labrador

En 2006, cette campagne de piégeage a été menée dans six sites du secteur de Corner Brook, à Terre-Neuve. On n'a pas décelé la présence du LBE.

Grand hylésine des pins (Tomicus piniperda)

Le grand hylésine des pins (Tomicus piniperda (Linnaeus)) est indigène d'Asie, d'Afrique du Nord et d'Europe. Il a été découvert pour la première fois en Amérique du Nord en 1992, en Ohio. Ravageur redoutable des pins (Pinus spp.), ce coléoptère attaque les nouvelles pousses de l'arbre, ce qui freine la croissance de celui-ci. Le ravageur, qui se serait introduit par des matériaux d'emballage en bois importés, a depuis été détecté dans la portion canadienne des Grands Lacs et dans le Nord-Est des États-Unis. Cette enquête est menée conformément à la directive D-94-22, Exigences phytosanitaires s'appliquant aux plants et produits forestiers de pin et visant à éviter l'introduction et la propagation du grand hylésine des pins, et conformément à divers autres programmes et politiques visant à prévenir la dissémination du grand hylésine des pins à partir des secteurs infestés du Canada et des États-Unis. L'enquête comprend un volet de piégeage et un volet d'inspection visuelle. Elle utilise des pièges à ailettes munis d'appâts contenant des substances volatiles de l'hôte et des phéromones.

Une liste des zones réglementées est présentée à l'annexe 1 de la directive D-94-22.

Terre-Neuve et Colombie-Britannique

Dans ces provinces, les enquêtes de dépistage du grand hylésine des pins ont été intégrées à l'enquête sur les insectes forestiers exotiques qui fait appel à des pièges contenant un appât à base d'alpha-pinène à libération ultrarapide. Aucun grand hylésine des pins n'a été découvert dans ces provinces.

Nouveau-Brunswick

Au Nouveau-Brunswick, les enquêtes de dépistage sont menées à proximité d'endroits à haut risque d'introduction à partir de sources nord-américaines, comme les scieries qui importent des billes de pin des États-Unis ou les pinèdes se trouvant à proximité des principaux corridors routiers. En 2006, des pièges ont été déployés dans 28 sites partout dans la province. Dans la majorité des sites, trois pièges ont été installés, mais certains sites n'en comptaient qu'un ou deux. On a mené des inspections visuelles dans 23 sites, et 28 échantillons ont été soumis au laboratoire. Aucun spécimen n'a été découvert.

Nouvelle-Écosse

En 2006, cette enquête a été menée en collaboration avec le ministère provincial des Richesses naturelles, qui était responsable du déploiement et de la surveillance des pièges de l'ACIA. Elle a été effectuée dans 10 sites, comptant chacun trois pièges. Des échantillons ont été soumis au bureau local de l'ACIA à des fins de préparation et d'envoi pour analyse au Centre des phytoravageurs justiciables de quarantaine de l'ACIA. Au total, cinq échantillons ont été soumis au laboratoire de l'ACIA pour analyse. Aucun spécimen n'a été découvert.

Ontario

En 2006, des pièges ont été installés et des inspections visuelles ont été effectuées pour délimiter l'aire de répartition du ravageur dans le Nord de l'Ontario et déterminer la situation phytosanitaire des comtés considérés comme exempts du grand hylésine des pins. Au total, 25 sites ont été inspectés, et 98 pièges ont été installés dans le Nord de l'Ontario, à raison de 3 à 5 pièges par site. Aucun spécimen n'a été découvert.

Québec

En 2006, des pièges ont été installés, et des inspections visuelles ont été effectuées pour délimiter l'aire de répartition du ravageur dans la province. L'enquête a porté sur 133 sites. Le grand hylésine des pins a été découvert dans quatre autres MRC : MRC de La-Rivière-du-Nord (Sainte-Sophie), MRC Deux-Montagnes (Oka), MRC de La-Jacques-Cartier (Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier) et MRC l'Islet (Saint-Pamphile).

Puceron lanigère de la pruche (Adelges tsugae)

Originaire d'Asie, le puceron lanigère de la pruche (Adelges tsugae (Annand)) a été introduit accidentellement en Virginie dans les années 1950. Depuis, ce ravageur s'est propagé vers le nord dans le Maine et l'État de New York, et vers l'ouest dans le Tennessee, causant du même coup de graves dégâts à la pruche (Tsuga spp.), son seul hôte connu en Amérique du Nord. Ce ravageur destructeur dévore la base des aiguilles, qui finissent par se dessécher et tomber. Il a été observé sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, depuis l'Alaska jusqu'en Californie, où il est un ravageur peu important de la pruche de l'Ouest (T. heterophylla). Cette enquête visuelle vise à détecter rapidement le ravageur et à empêcher son introduction et son établissement depuis les secteurs infestés du Canada et des États-Unis dans les secteurs non infestés du Canada. On a établi un lien direct entre les récentes découvertes dans le Maine et à Buffalo (NY) et le déplacement du matériel de pépinière provenant des États infestés de l'Est.

Les enquêtes sur ce ravageur ont commencé en 2001. Aucun résultat positif à l'égard de ce ravageur n'a encore été signalé. Les enquêtes entreprises à ce jour ont en outre révélé que relativement peu de pépinières importatrices vendent des pruches au Canada. De plus, les pruches indigènes, bien qu'elles soient plutôt répandues, sont peu abondantes et souvent non inventoriées. En 2006, des inspections visuelles ont été effectuées dans l'intérieur et à proximité de pépinières importatrices du Nouveau-Brunswick (9 sites), de la Nouvelle-Écosse (13 sites), du Québec (17 sites) et de l'Ontario (20 sites), conformément à la directive en matière d'importation (D-01-12). Aucun signe trahissant la présence du puceron lanigère de la pruche n'a été décelé.


Enquêtes de la section de l'horticulture

Virus de la sharka du prunier

Pour obtenir des renseignements sur le programme relatif au virus de la sharka du prunier, consulter le site de l'ACIA sur le potyvirus de la sharka du prunier. Pour de plus amples renseignements sur les enquêtes menées en 2006, consultez la rubrique « Nouvelles sur le dépistage du virus de la sharka » au bas du site.

Virus de la brunissure nécrotique du bleuet

Québec

Comme les dommages causés par ce virus en Colombie-Britannique laissaient craindre la présence de souches plus virulentes que celles observées dans l'Est de l'Amérique du Nord, la Section de l'horticulture de la Division de la protection des végétaux de l'ACIA a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer la présence du virus dans l'Est du Canada. En 2006, cette enquête a été limitée à un certain nombre d'installations commerciales de production de bleuets en corymbe de l'Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse. Tous les échantillons ont été analysés par PCR au laboratoire des maladies virales et viroïdes des plantes de Sidney, en Colombie-Britannique.

En Ontario, 194 échantillons ont été prélevés dans 31 bleuetières. En Nouvelle-Écosse, 17 bleuetières ont été inspectées, et 71 échantillons ont été prélevés et soumis pour analyse au laboratoire. Au Québec, 41 bleuetières réparties dans 10 MRC ont été inspectées et échantillonnées. Le virus de la brunissure nécrotique du bleuet a été détecté dans deux échantillons collectés en 2006; un échantillon provenait d'une production de bleuets en corymbe située près de Granby au Québec tandis que l'autre échantillon provenait d'un site près de Mount Pleasant, dans le comté de Brant en Ontario.

Cécidomyie du chou-fleur (Contarinia nasturtii)

En 2000, des chercheurs de l'Ontario ont découvert que les dommages observés depuis 1996 sur le brocoli (Brassica oleracea (L. var. italica)), attribués à l'origine à des carences nutritives, étaient plutôt causés par le Contarinia nasturtii (cécidomyie du chou-fleur). C'était la première fois que l'on identifiait cette cécidomyie en Amérique du Nord. La perte de rendement commercialisable dans certains champs où l'espèce avait été détectée atteignait jusqu'à 80 % de la valeur marchande. En 2001, une enquête non officielle a révélé que le ravageur était présent dans neuf comtés en Ontario, dont quelques-uns sont adjacents à l'État de New York (É.-U.), et dans une municipalité du Québec. À l'heure actuelle, la cécidomyie du chou-fleur est présente dans 22 comtés et territoires de la province de l'Ontario et dans 26 MRC de la province de Québec. Cette enquête est menée dans le cadre des politiques et programmes liés à la Directive D-02-06 et vise à appuyer les affirmations canadiennes en matière de « zone exempte » aux fins de l'exportation. Le dépistage de la cécidomyie se fait au moyen de pièges à phéromone et d'inspections visuelles.

En 2006, l'ACIA a étendu l'enquête sur le Contarinia nasturtii aux provinces de l'Ouest et de l'Atlantique. Des activités de piégeage à l'aide d'une phéromone sexuelle attractive pour les mâles ont été menées de la mi-mai à la fin de septembre 2006. Les pièges ont été inspectés, et le revêtement collant a été remplacé chaque semaine durant la saison de croissance de la plante hôte. Les bandes de revêtement collant retirées ont été soumises pour identification des spécimens suspects au Centre des phytoravageurs justiciables de quarantaine de l'ACIA, à Ottawa. Pour de plus amples renseignements sur ce ravageur et sur les mesures antiparasitaires prises par l'ACIA, visiter le site de l'ACIA de la cécidomyie du chou-fleur.

Ouest du Canada

Dans l'Ouest du Canada, l'enquête visait notamment des champs de canola et des cultures de choux. Les enquêtes entreprises en Alberta et en Colombie-Britannique ont été menées en collaboration avec les gouvernements provinciaux. En 2006, la présence du Contarinia nasturtii n'a pas été détectée dans l'Ouest du Canada.

Province Nombre de sites inspectés
Colombie-Britannique 8
Alberta 16
Saskatchewan 19
Manitoba 15
Total 58

Ontario

L'ACIA a inspecté 30 sites en Ontario, tous situés dans des comtés autres que ceux où l'insecte avait été découvert avant 2004. L'ACIA a centré son attention sur les champs affectés à la culture des choux, en particulier ceux qui ne faisaient pas l'objet d'une rotation des cultures et qui avaient été affectés à la culture de choux l'année précédente. La présence de la cécidomyie a été décelée dans deux comtés additionnels (Huron and Middlesex) en 2006. La majorité des cécidomyies ont été capturées dans des champs de chou-fleur, de chou et de canola.

Québec

Au Québec, 42 sites, tous dans des MRC situées à l'extérieur de la zone réglementée actuelle, ont été inspectés. Cette enquête continue a permis de confirmer la présence du ravageur dans six MRC additionnelles : Laurentides, Papineau, Île-d'Orléans, Portneuf, Francheville et Maskoutains.

Provinces de l'Atlantique

En 2006, des enquêtes ont été menées pour la première fois au Nouveau-Brunswick (13 sites), en Nouvelle-Écosse (9 sites), à l'Île-du-Prince-Édouard (14 sites) et à Terre-Neuve-et-Labrador (15 sites). Aucun signe de la présence du ravageur Contarinia nasturtii n'a été relevé.

Tordeuse occidentale du pêcher (Grapholita molesta)

Originaire de Chine et de Corée, d'où provient également le pêcher, la tordeuse orientale du pêcher s'est répandue dans de nombreuses régions fruitières tempérées du monde au cours des 30 premières années du XXe siècle. Le ravageur s'est très probablement disséminé d'un pays à l'autre sous forme de cocons dissimulés sur du matériel fruitier dormant de pépinière, mais il s'est également propagé dans chaque pays par les fruits infestés. Il a été signalé pour la première fois aux États-Unis en 1916 et s'est répandu rapidement dans tout le pays. Il a été signalé pour la première fois en Ontario en 1925. Aujourd'hui, la seule région de production commerciale de pêches en Amérique du Nord qui est exempte du ravageur est la Colombie-Britannique. Une petite population a été décelée en 1957 et a été éliminée à grands frais; les enquêtes annuelles effectuées depuis 1957 se sont révélées négatives à l'égard du ravageur. En Colombie-Britannique, les campagnes annuelles de piégeage font appel à des pièges à ailettes munis d'un distributeur à phéromone Flexlure. La vallée de l'Okanagan est la principale région de production commerciale de fruits à noyau de la province et celle où se déroule la majorité des activités de piégeage.

Colombie-Britannique

En 2006, on a installé 141 pièges dans divers sites (vallée de l'Okanagan - 108 pièges; île de Vancouver - 18 pièges; vallée du Bas-Fraser - 15 pièges). La présence du Grapholita molesta n'a pas été détectée.

Scarabée japonais (Popillia japonica)

Le scarabée japonais (Popillia japonica (Newman)) est indigène des îles principales du Japon et a été signalé pour la première fois en Amérique du Nord en 1916, dans une pépinière située près de Riverton, au New Jersey (États-Unis). Au Canada, le premier scarabée japonais a été détecté en 1939 dans la voiture d'un touriste qui arrivait par traversier à Yarmouth (Nouvelle-Écosse) en provenance du Maine. La même année, trois autres insectes adultes ont été capturés à Yarmouth et trois autres à Lacolle, dans le sud du Québec. Les programmes de lutte n'ont pas permis d'éliminer complètement le ravageur au Canada. Actuellement, des populations sont établies en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. De plus, le ravageur est présent dans tout l'Est des États-Unis.
Cette espèce de coléoptère s'attaque à plus de trois cents espèces végétales, dont certaines plantes de grande importance économique (arbres fruitiers, arbustes ornementaux, rosiers, grandes cultures, graminées à gazon et pelouse). Les larves se nourrissent de racines et sont un ravageur important du gazon des terrains de golf, des parcs récréatifs et industriels, des terrains d'école et des pelouses résidentielles. Les adultes s'attaquent au feuillage, aux fleurs et aux fruits.

Cette enquête est menée conformément aux politiques et programmes afférents à la directive D-96-15, Exigences phytosanitaires visant à prévenir la dissémination du scarabée japonais (Popillia japonica) au Canada et aux États-Unis. Elle vise à établir de façon claire la répartition du scarabée japonais à des fins réglementaires. Elle utilise des pièges spécialement conçus pour le scarabée japonais, appâtés avec une phéromone et des appétitifs.

Nouvelle-Écosse

Consulter les rapports d'enquête de 2001 et 2002 pour une description détaillée de l'enquête et des mesures de lutte mises en place depuis la découverte d'une infestation dans le parc Cornwallis, à Halifax, en 2001. En 2006, l'enquête a été étendue à toutes les régions de la Nouvelle-Écosse. On a déployé environ 900 pièges dans l'ensemble des comtés non réglementés de la Nouvelle-Écosse (seule la moitié ouest du comté de Halifax était réglementée au début de l'enquête). On a capturé plus de 9 900 spécimens (voir le tableau suivant).

Municipalité Comté Nombre de spécimens capturés
Sydney Cap Breton 1
Port Hawkesbury Inverness 1
Oxford Cumberland 1
Oxford Cumberland 1
Oxford Cumberland 1
Westville Pictou 1
Liverpool/Brooklyn Queens plus de 9 900
Shelburne Shelburne 8

Colombie-Britannique

Des enquêtes de dépistage du scarabée japonais sont réalisées chaque année en Colombie-Britannique. En 2006, des pièges ont été déployés dans 290 sites de la région du Grand Vancouver/vallée du Fraser (94), de l'île de Vancouver (138) et de la région de l'Intérieur (58), les autres régions de la province n'étant pas propices au développement des larves. L'enquête a ciblé les pépinières, les centres de jardinage, les gazonnières, les terrains de golf et les environs de lieux susceptibles d'avoir été exposés à du matériel réglementé importé de régions infestées des États-Unis ou du Canada. La présence du scarabée japonais n'a pas été détectée en Colombie-Britannique en 2006.

Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve

En 2006, l'enquête élargie s'est poursuivie conformément à la directive concernant le scarabée japonais. Dans ces provinces non infestées, les enquêtes de dépistage ont été menées principalement sur des terres publiques ou privées comportant des pelouses ou des jardins aménagés, comme des pépinières, des centres de jardinage, des gazonnières, des terrains de golf, des parcs et les environs de lieux susceptibles d'avoir été exposés à du matériel réglementé importé de régions infestées des États-Unis ou du Canada. On a inspecté 90 sites à l'Île-du-Prince-Édouard et 45 à Terre-Neuve. On n'a capturé aucun spécimen du scarabée japonais dans ces deux provinces.

Nouveau-Brunswick

En 2006, l'enquête de dépistage a été menée dans 255 sites dans l'ensemble du Nouveau-Brunswick où 764 pièges ont été déployés. On a capturé 23 spécimens du ravageur.

Municipalité Comté Nombre de spécimens capturés
Alma Albert 1
Woodstock Carleton 1
St. Stephen Charlotte 9
Beresford Gloucester 3
Sussex Kings 1
Cornhill Kings 1
Saint John Saint John 1
Perth-Andover Victoria 1
Moncton Westmorland 1
Fredericton York 2
Lower St. Marys York 1
Lincoln Sunbury 1

Rouille blanche du chrysanthème (Puccinia horiana)

La rouille blanche du chrysanthème (Puccinia horiana Henn.) est une maladie fongique du chrysanthème. Elle a été signalée pour la première fois en Chine et au Japon en 1895. Elle s'est propagée dans tous les pays de l'Extrême-Orient au début des années 1900, puis en Afrique du Sud et en Europe dans les années 1960. Elle a depuis été signalée d'un bout à l'autre de l'Europe et a atteint l'Amérique du Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Mexique. Elle a été observée par endroits aux États-Unis et au Canada. L'introduction et la dissémination de la rouille blanche du chrysanthème pourraient entraîner de graves pertes. La maladie peut se disséminer rapidement dans une serre et entraîner la perte complète de la récolte. Il faut appliquer des mesures de lutte intensive et une surveillance continuelle là où la maladie est présente. Il a été démontré que la rouille blanche du chrysanthème acquiert une tolérance à certains pesticides utilisés contre elle. L'introduction de cette maladie pourrait également se traduire par la perte de marchés d'exportation du chrysanthème. Le plan d'éradication de l'ACIA est mis en oeuvre dès le dépistage de nouvelles introductions et est suivi d'inspections visuelles près des endroits touchés.

Colombie-Britannique

En octobre 2006, un inspecteur de l'ACIA a remarqué un chrysanthème affichant des symptômes d'infection par le Puccinia horiana chez un fleuriste de l'île de Granville (Vancouver). La plante infectée avait été achetée lors d'une vente aux enchères de l'United Flower Growers Co-operative Association. La découverte du Puccinia horiana a déclenché des retraçages amont et aval sur l'île de Vancouver, dans la vallée du Bas-Fraser et dans la vallée de l'Okanagan. Des enquêtes menées dans 56 sites ont permis de détecter la présence de la rouille blanche du chrysanthème dans 19 d'entre eux. Toutes les plantes suspectes et infectées ont été détruites.

Mouche du bleuet (Rhagoletis mendax)

Cette mouche est indigène de l'Est de l'Amérique du Nord, y compris le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et les États du Nord-Est des États-Unis. Elle a découverte dans le sud-ouest de l'Ontario en 1993, puis dans le sud du Québec à l'automne 1996.

La mouche du bleuet est un insecte destructeur dont les larves dévorent les fruits du bleuet à feuilles étroites (bleuet nain) et du bleuet en corymbe. L'introduction et l'établissement de la mouche du bleuet risquent de mettre en péril l'industrie du bleuet dans certaines zones non infestées telles que Terre-Neuve, la Colombie-Britannique et le Lac-Saint-Jean (Québec). La dissémination de l'insecte dans la nature s'effectue par l'intermédiaire d'hôtes sauvages tels le gaylussacia (Gaylussacia spp.), l'airelle rouge (Vaccinium vitis-idea), le thé des bois (Gaultheria procumbens), etc.

L'ACIA mène des enquêtes annuelles qui consistent à piéger les adultes au moyen de pièges adhésifs munis d'un appât de carbonate d'ammonium et à prélever des échantillons de fruits pour vérifier la présence de larves. Ces enquêtes appuient les allégations de « zones exemptes d'organismes nuisibles » et justifient les exigences concernant l'importation et le transport en territoire canadien de produits réglementés.
Les détails sur la directive de réglementation concernant ce ravageur sont disponible sous D-02-04.

Terre-Neuve

Des activités de piégeage ont été menées dans 30 lieux de cueillette commerciale du bleuet nain de Terre-Neuve. Les principales régions visées étaient la presqu'île d'Avalon, la péninsule de Bonavista, le centre de la province et la région de Port aux Basques. Aucune mouche du bleuet n'a été découverte à Terre-Neuve en 2006.

Colombie-Britannique

La vallée du Fraser est la principale région de production commerciale du bleuet dans cette province. Le sud de l'île de Vancouver compte également quelques bleuetières. L'ensemble de la zone de production est divisé en trois secteurs qui sont inspectés à tour de rôle chaque année. Ainsi, la zone entière est inspectée en l'espace de trois ans. En 2006, des pièges ont été déployés dans 20 sites dans la vallée du Fraser, et 9 sites ont été inspectés sur l'île de Vancouver. Aucune mouche du bleuet n'y a été découverte.

Québec

Au Québec, les activités de piégeage et d'échantillonnage des fruits de l'enquête de 2006 ont été menées dans 172 sites, y compris des bleuetières commerciales, des fermes d'agrément et des zones naturelles où du matériel hôte sauvage était présent. Des mouches du bleuet adultes ont été découvertes à deux endroits dans la MRC des Jardins-de-Napierville (Hemmingford et Saint-Bernard-de-Lacolle) et à deux endroits dans la MRC Le Haut-Saint-Laurent (une bleuetière sauvage près de Saint-Chrysostome et Franklin). Aucun stade de développement de la mouche du bleuet n'a été découvert dans le secteur du Lac-Saint-Jean, ni dans la ville de Québec.

Ontario

En Ontario, des pièges ont été installés et des échantillons de fruits ont été prélevés dans 42 endroits en 2006. On a prélevé des échantillons positifs dans deux bleuetières commerciales où la présence du ravageur avait déjà été décelée ainsi que dans une autre à West Lorne, dans le comté d'Elgin. On a également détecté la présence du ravageur chez un producteur établi près de Fenwick, Pelham, dans la municipalité régionale de Niagara, de même que, encore une fois, dans des bleuetières sauvages de la tourbière de Wainfleet (comté de Wainfleet), dans la municipalité régionale de Niagara.

Mouche de la pomme (Rhagoletis pomonella)

Colombie-Britannique

La mouche de la pomme est indigène de l'Amérique du Nord. Au Canada, c'est un ravageur redoutable de la pomme depuis plus d'un siècle. La première observation officielle de la mouche de la pomme a été faite à Aldolphustown, en Ontario, en 1896. En 1905, l'insecte avait atteint Como et Mont-Saint-Hilaire, au Québec. Quelques années plus tard, il a été découvert près de Digby, en Nouvelle-Écosse. Son aire de répartition s'étend maintenant à tout l'Est du Canada, sauf Terre-Neuve. En 2005, l'insecte a été détecté pour la première fois à Edmonton, en Alberta. Jusqu'en 2006, la Colombie-Britannique était la seule grande région productrice de pommes d'Amérique du Nord encore exempte de la mouche de la pomme. Une enquête est menée annuellement depuis de nombreuses années dans cette province pour confirmer l'absence du ravageur et justifier les restrictions à l'importation prévues dans la Directive D-00-07. L'enquête menée par l'ACIA cible les endroits à haut risque, les étalages de fruits, les producteurs pratiquant une culture biologique et les secteurs abandonnés à haut risque en milieu urbain. Les activités de piégeage ont également été intensifiées le long de la frontière canado-américaine afin de déceler la dissémination éventuelle de populations à partir de régions limitrophes des États-Unis. Les pièges utilisés dans le cadre de cette enquête sont des pièges sphériques rouges adhésifs plastifiés, appâtés avec du carbonate d'ammonium. Ces activités s'ajoutent aux efforts menés par le ministère provincial de l'Agriculture et des Terres de la Colombie-Britannique dans les vergers commerciaux.

En 2006, l'ACIA a détecté la mouche de la pomme dans six municipalités pendant ses enquêtes courantes dans la vallée du Bas-Fraser (un site à Langley, 16 sites à Abbotsford, un site à Chilliwack, un site à Yarrow) et sur l'île de Vancouver (deux sites à Victoria, un site à Esquimalt). Au total, 60 insectes adultes ont été capturés et identifiés par l'ACIA. Ces captures résultent de la surveillance accrue qui a suivi la découverte du ravageur aux États-Unis en 2004 et en 2005, le long de la frontière canado-américaine. En 2006, des pièges ont été installés dans 903 sites, comparativement à 336 en 2005. La présence du R. pomonella n'a pas été détectée dans les régions fruitières commerciales de l'intérieur de la province qu'une chaîne de montagnes sépare de la région côtière, maintenant jugée infestée.

Emplacement Nombre de pièges
Île de Vancouver 139
Région intérieure de la C.-B. 356
Vallée du Bas-Fraser et vallée du Fraser 408
Total 903

Noctuelle de l'artichaut (Chrysodeixis spp.)

Colombie-Britannique

À la fin d'août 2006, les résultats des enquêtes post-éradication ont permis à l'ACIA de confirmer la présence d'une noctuelle exotique appartenant à l'espèce Chrysodeixis chalcites (Esper) ou Chrysodeixis eriosoma (Doubleday) dans la municipalité de Delta, en Colombie-Britannique. Des mesures d'éradication de ce ravageur ont été mises en oeuvre dans les installations de production de légumes de serre dès que cet insecte a été signalé à la fin de décembre 2005.

Le C. chalcites est surtout présent entre 45° de latitude Nord et 35° de latitude Sud, depuis le sud de l'Europe, la Méditerranée et le Moyen-Orient jusqu'en Afrique australe, tandis que le C. eriosoma se retrouve dans toutes les régions tropicales et subtropicales de l'Asie de l'Est et des îles du Pacifique ainsi que dans les deux tiers du territoire australien situés au nord. Les larves des deux espèces sont hautement polyphages et se nourrissent d'une grande variété de plantes de grande culture et de légumes, de plantes ornementales et de mauvaises herbes. Leurs dégâts d'alimentation peuvent provoquer une baisse du rendement et de la qualité des cultures et accroître les coûts de production.

Des pièges ont été installés tout l'été et l'automne à l'extérieur. Après l'arrivée du temps froid en octobre 2006, aucune noctuelle n'a été signalée. Les installations de production de légumes de serre où pourrait hiberner ce ravageur ont été mises en quarantaine et assujetties à des ententes de conformité valides de l'été 2006 au printemps 2007 afin d'éviter toute dissémination potentielle par les produits agricoles. Les responsables des installations devaient également appliquer des mesures d'éradication. Une fois les mesures d'éradication terminées dans ces installations de production de légumes de serre, des activités de piégeage ont eu lieu entre janvier et avril 2007. Au 20 avril 2007, le ravageur n'y avait pas été détecté, et la quarantaine a été levée.

Situation actuelle de l'organisme nuisible au Canada : éradiqué.
Consignes phytosanitaires : à l'étude.

Phytoplasme de la vigne (flavescence dorée et bois noir)

L'importation au Canada de vignes provenant de pays autres que les É.-U. est régie par le programme de certification des pépinières exportatrices. Le programme vise à empêcher l'introduction d'un certain nombre de virus et de phytoplasmes de la vigne justiciables de quarantaine qui n'ont jamais été signalés au Canada. Des analyses sont réalisées en France et au Canada dans le cadre de ce programme d'importation afin de dépister les virus et ravageurs justiciables de quarantaine au Canada, avant l'approbation de l'importation de n'importe quelle variété ou porte-greffe. À l'heure actuelle, seule l'importation au Canada de variétés et porte-greffes précis provenant de France ou d'Allemagne est approuvée dans le cadre de ce programme.

Dans la foulée d'un examen récent du programme d'exportation en France, on a jugé nécessaire d'effectuer cette enquête au Canada pour s'assurer que les plantes importées sont exemptes des phytoplasmes de la flavescence dorée et du bois noir. L'enquête a porté sur les vignobles où du matériel importé de France et d'Allemagne avait été planté au cours des cinq dernières années. Seuls les ceps montrant des symptômes de possible infection par un phytoplasme ont été échantillonnés à des fins d'analyse.

Ontario

En 2006, 106 vignerons avaient importé des ceps de France et d'Allemagne. Au total, 55 sites ont été examinés, et 108 échantillons ont été prélevés. Tous les échantillons se sont révélés non infectés par la flavescence dorée et le bois noir.

Nouveau-Brunswick

En 2006, une inspection visuelle a été menée dans quatre sites qui n'étaient pas associés à des importations directes de France ou d'Allemagne. Aucun échantillon suspect n'a été prélevé.

Nouvelle-Écosse

En 2006, on a inspecté la propriété d'un importateur et prélevé des échantillons. Tous les échantillons soumis se sont avérés non infectés pour la flavescence dorée et le bois noir.

Colombie-Britannique

En 2006, 83 sites ont été inspectés, et 28 échantillons suspects ont été prélevés et soumis pour fins d'analyses. La majorité des échantillons provenaient de la région viticole de l'intérieur de la province. En octobre, l'ACIA a relevé le phytoplasme du bois noir chez un seul cep d'un vignoble d'Osoyoos, en Colombie-Britannique. Le cep, qui faisait partie d'un lot d'environ 2 000 d'une même variété, avait été importé au Canada en 2006.

Un retraçage amont a permis de dépister l'origine de l'infection dans une pépinière française, et les ceps importés dans le même lot que le cep infesté ont pu être retracées. Les ceps des installations touchées font l'objet d'un contrôle réglementaire et tous les ceps associés ont été détruits. Un retraçage amont était en cours au moment de la rédaction du présent rapport afin de déterminer si d'autres ceps infectés ont pu être plantés au Canada. L'ACIA prend les mesures nécessaires pour éradiquer cet organisme nuisible introduit.

Hyponomeute du pommier (Yponomeuta malinellus)

Cet insecte défoliateur du pommier a été éradiqué au Nouveau-Brunswick (1917) et en Ontario (1957). Au Canada, il est considéré établi en Colombie-Britannique dans les grandes régions productrices de pommes comme la vallée de l'Okanagan, la vallée du Fraser et le sud-est de Vancouver. Il n'est pas considéré comme présent à l'est des Rocheuses.

La propagation sur de grandes distances se fait surtout par le transport de matériel dormant infesté par des masses d'oeufs. L'ACIA applique des exigences phytosanitaires à l'importation et au déplacement au Canada des produits réglementés. Cette enquête de dépistage bisannuelle est menée dans les provinces productrices de pommes qui ne sont pas infestées par le ravageur. L'enquête vise les importateurs de matériel de Malus en provenance de C.-B., les vergers à l'abandon et les nouvelles plantations en milieu urbain. Des activités de piégeage ont lieu de la mi-juillet à septembre au moyen de pièges Pherocon® 1C à ailettes, appâtés avec la phéromone du ravageur sur cloisons en caoutchouc. Dans chaque site où des pièges sont installés, on procède à des inspections visuelles pour détecter des toiles de larves et des cocons dans la cime des hôtes du genre Malus.

Vous trouverez des renseignements au sujet de la directive D-96-02

Canada atlantique

En Nouvelle-Écosse, des activités de piégeage et des inspections visuelles ont eu lieu dans les vergers à l'abandon et les exploitations fruitières de 16 sites du comté de Kings. Sur l'Île-du-Prince-Édouard, où la production commerciale de pommes est peu importante, des activités de piégeage à des fins de dépistage ont eu lieu dans 10 sites répartis dans les trois comtés (Kings, Queens et Prince). Au Nouveau-Brunswick, des activités de piégeage ont eu lieu dans 10 sites, y compris les grandes pépinières, les vergers à l'abandon et le Centre de recherche sur la pomme de terre d'AAC. Aucun Y. malinellus n'a été détecté dans les provinces de l'Atlantique en 2006.

Ontario et Québec

Au Québec, des activités de piégeage et des inspections visuelles ont eu lieu dans 43 sites répartis dans 10 MRC et la Communauté urbaine de Québec. Les sites visés comprennent les pépinières importatrices, les vergers non traités et les zones où se trouvent des arbres à l'abandon. En Ontario, des inspections ont eu lieu dans 50 sites répartis dans 19 comtés de la province, y compris des vergers commerciaux, des vergers à l'abandon, des pépinières et des centres de jardinage. Aucun Yponomeuta malinellus n'a été détecté dans les pièges ni lors des inspections visuelles menées au Québec et en Ontario en 2006.

Sésie du pommier (Synanthedon myopaeformis)

La sésie du pommier (S. myopaeformis) est présente du sud de la Scandinavie à l'Europe centrale et jusqu'en Afrique du Nord et en Asie Mineure. Elle s'attaque surtout aux plantes de la famille des Rosacées (pommier, poirier, prunier, pêcher, abricotier, sorbier, aubépine) et est connue pour causer des dommages aux arbres fruitiers dans certaines parties de l'Europe (p. ex. Belgique, Pays-Bas).

Au cours de l'été 2005, plusieurs spécimens adultes de la sésie du pommier (Synanthedon myopaeformis (Borkhausen) (Sesiidae)) ont été récoltés sur des pommiers symptomatiques d'un verger de Cawston, en Colombie-Britannique. Il s'agissait de la première découverte de ce ravageur en Amérique du Nord.

En 2006, l'ACIA a mené des enquêtes de dépistage dans les régions productrices de pommes partout au pays pour déterminer la répartition du ravageur. À cette fin, elle a utilisé des pièges delta verts ou orange appâtés avec une phéromone sur cloison de caoutchouc.

Colombie-Britannique

En 2006, des enquêtes de dépistage ont été effectuées dans la région productrice de pommes en Colombie-Britannique. La sésie du pommier (Synanthedon myopaeformis) a été détectée dans cinq sites de l'intérieur de la C.-B., près des villes d'Ellison (près de Kelowna), Oliver, Osoyoos, Cawston et Keremeos ainsi que dans les trois sites de la vallée du Fraser, près de Langley, Abbotsford et Yarrow. Des populations adjacentes ont aussi été signalées aux États-Unis, dans l'ouest de l'État de Washington, près des sites de capture de spécimens de la vallée du Fraser.

Ontario et Québec

En Ontario, 89 sites au total ont fait l'objet d'une enquête dans les régions productrices de pommes. À la mi-juin, la présence du S. myopaeformis a été confirmée dans un piège installé dans un verger de Fingal, Ontario. Aucun signe visuel n'y avait été observé. Dans la foulée de cette découverte, 43 autres pièges ont été déployés dans des sites définis au moyen d'un retraçage aval. Tous les sites, à l'exception de celui de Fingal, se sont révélés négatifs.

Au Québec, 36 sites répartis sur 12 MRC ont fait l'objet d'une enquête. Les endroits ciblés comprenaient des vergers à l'abandon, des vergers exploités, des pépinières et des détaillants. Tous les sites se sont révélés négatifs.

Canada atlantique

Au Canada atlantique, 47 sites ont fait l'objet d'une enquête dans les régions productrices de pommes, dont 17 en Nouvelle-Écosse, 10 à l'Île-du-Prince-Édouard et 20 au Nouveau-Brunswick Tous les sites se sont révélés négatifs.

Teigne du poireau (Acrolepiopsis assectella)

À l'état larvaire, la teigne du poireau affiche un comportement alimentaire très spécialisé et se nourrit exclusivement du feuillage de diverses espèces du genre Allium, incluant l'oignon, le poireau, l'ail, l'échalote et la ciboulette. Elle cause des dommages importants aux cultures de poireau en Europe continentale. Les chenilles préfèrent les jeunes feuilles (0 à 7 jours), mais elles peuvent consommer des feuilles qui ont jusqu'à deux mois.

La teigne du poireau a été découverte pour la première fois en Amérique du Nord au début des années 1990, près d'Ottawa, en Ontario, et en quelques endroits de l'ouest du Québec. Durant l'enquête effectuée en 2003, le ravageur a été trouvé aussi loin vers l'est que Drummondville, au Québec, ainsi que chez un certain nombre de petits producteurs d'ail biologique de l'est de l'Ontario. En Amérique du Nord, la teigne du poireau n'a été trouvée qu'au Canada.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments a déterminé que même si la teigne du poireau peut infliger des dommages aux cultures d'ail biologique et aux cultures de poireau et d'oignon vert non traitées, elle ne représente pas une menace économique importante pour les producteurs commerciaux d'Allium. La teigne du poireau n'est donc pas considérée comme un ravageur de quarantaine au Canada. Elle est toutefois reconnue comme tel aux États-Unis, et cette désignation a eu des répercussions sur les exportations de produits canadiens. Les Allium spp. comportant des parties vertes, comme le poireau et l'oignon vert, représentent le gros des exportations canadiennes d'Allium spp. vers les États-Unis. Tous les produits ciblés destinés à l'exportation du Canada aux États doivent être certifiés exempts du tout stade de développement du ravageur. De plus, des enquêtes à l'aide de pièges à phéromone sont menées dans les provinces non infestées pour confirmer que ces régions sont exemptes du ravageur.

Canada atlantique

Au Canada atlantique, 31 sites ont fait l'objet d'une enquête, dont 10 sites dans chacune des provinces de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador, et un site au Nouveau-Brunswick. Tous les sites se sont révélés négatifs.

Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, six pièges ont été installés dans trois sites situés dans la vallée du Bas-Fraser et du Fraser. Tous les sites se sont révélés négatifs.

Tordeuse du chêne (Archips xylosteana)

Terre-Neuve-et-Labrador

En 2005, un entomologiste américain a signalé avoir recueilli un spécimen d'Archips xylosteana sur le campus de l'Université Memorial à St. Johns's, Terre-Neuve. Ce ravageur des arbres et arbustes feuillus n'est pas considéré comme présent en Amérique du Nord. Son aire de répartition naturelle couvre l'Afrique du Nord, l'Asie et toute l'Europe.

En 2006, une enquête de dépistage a été menée pour confirmer la présence de l'Archips xylosteana à St. John's, dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Le piège utilisé était le Pherocon® 1C à ailettes, appâté avec la phéromone du ravageur sur cloison de caoutchouc. Au total, 20 pièges ont été installés, soit 10 sur le campus de l'Université Memorial à St. John's, à proximité du bâtiment des sciences biologiques et d'un étang, et 10 dans un rayon de cinq kilomètres du campus. Tous les pièges ont été installés dans un arbre ou un arbuste hôte (Acer, Alunus, Betula, Castanea, Fraxinus, Malus, Populus, Prunus, Quercus, Ribes, Rubus, Salix et Ulmas) ou à proximité.

Sur les 20 pièges, 15 ont donné des résultats positifs, et cinq ont donné des résultats non concluants.


Enquêtes de la section des grains et des grandes cultures

Criocère des céréales (Oulema melanopus)

Le criocère des céréales est un ravageur des céréales, des grains et de diverses graminées. La présence du ravageur a été signalée pour la première fois au Canada en 1967, dans le sud-ouest de l'Ontario. Le criocère des céréales est maintenant largement répandu dans tout l'Est de l'Amérique du Nord et continue à se disséminer vers l'ouest. L'enquête comprend un échantillonnage (au filet fauchoir) et une inspection visuelle; elle est menée conformément aux politiques et aux programmes énoncés dans la directive D-02-09. Le protocole d'enquête est conforme aux normes fixées par le Western Cereal Leaf Beetle Working Group (CLBWG), qui représente 10 états et provinces de l'Ouest et réunit des représentants de l'industrie, des entomologistes du fédéral et des États concernés, des chercheurs universitaires et des conseillers agricoles.

Des enquêtes de dépistage ont été menées en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba en vue d'y confirmer l'absence du ravageur. Les enquêtes de 2006 étaient similaires à celles menées en 2004 et 2005 et se sont déroulées dans des régions susceptibles d'avoir reçu du matériel infesté. Les échantillons ont été prélevés à l'aide d'un filet fauchoir, passé quatre fois (à raison de 30 coups par passage) dans le matériel hôte dans chaque site d'échantillonnage. En 2006, l'enquête a été effectuée dans 42 sites du Manitoba, 80 de la Saskatchewan, 191 de l'Alberta et 30 de la Colombie-Britannique. Quelques larves de l'O. melanopus ont été trouvées, et des dommages minimes ont été observés encore une fois dans un champ du Centre de recherches de Lethbridge, dans le comté de Lethbridge, en Alberta. En Colombie-Britannique, trois emplacements situés près d'Armstrong, dans le district régional de North Okanagan, ont donné des résultats positifs pour tous les stades de vie de l'Oulema melanopus.

En Saskatchewan et au Manitoba, tous les sites se sont révélés négatifs.

Ériochloé velue (Eriochloa villosa)

Québec

L'ériochloé velue (Eriochloa villosa) est une plante annuelle de la famille des Poacées. Originaire de l'Asie tempérée, elle a été introduite aux États-Unis durant les années 1940, vraisemblablement par les eaux de ballast des navires. Quinze espèces du genre Eriochloa sont présentes en Amérique centrale et en Amérique du Nord, mais la plupart d'entre elles sont confinées à la portion sud-ouest du centre des États-Unis. Le genre a une valeur limitée pour l'utilisation fourragère, et plusieurs espèces sont considérées comme mauvaises herbes. Aux États-Unis, l'ériochloé velue est présente dans les champs cultivés de plusieurs États et est bien adaptée aux rotations maïs-maïs et maïs-soya. La lutte contre cette mauvaise herbe peut être difficile et coûteuse. Résistante à plusieurs herbicides, l'ériochloé velue est aussi très prolifique.

Cette mauvaise herbe (Eriochloa villosa) a été détectée pour la première fois en 2000, dans une parcelle expérimentale près de Saint-Hyacinthe, au Québec. Un plan de lutte et d'éradication a immédiatement été mis en oeuvre. Malgré les efforts d'éradication déployés par le propriétaire, le MAPAQ et l'ACIA, la plante persiste sur la propriété. Des graines de l'espèce ont été trouvées au Québec dans des lots individuels de semences de millet japonais importées en 2003, puis de nouveau en 2004. En juillet 2005, l'ériochloé velue a été ajoutée à la liste des graines de mauvaises herbes nuisibles interdites de l'arrêté sur les graines de mauvaises herbes de la Loi sur les semences.

En 2006, des inspections visuelles ont été effectuées dans 272 sites du Québec dans le but de détecter l'E. villosa. Les endroits visés comprenaient les champs de semences généalogiques de soja, les terminaux céréaliers et les champs environnants ainsi que les parcelles servant aux essais de semences et à la recherche. Plus tard dans la saison, 23 échantillons de semences ont été prélevés dans quatre centres de distribution de semences et soumis pour analyse au Laboratoire des semences de Saskatoon, en Sasketchewan. L'inspection visuelle a permis de détecter encore une fois l'E. villosa dans le premier site où l'espèce avait été trouvée près de Saint-Hyacinthe. Sept plants ont été trouvés dans une parcelle de cinq acres et quatre autres plants, dans un champ situé immédiatement à l'est de la première parcelle. Des inspections ont aussi été menées dans des champs des exploitations agricoles situées dans les environs du site positif où de la machinerie agricole potentiellement contaminée aurait pu être utilisée. Toutes les exploitations visitées, à l'exception de la propriété positive se sont révélés négatives. Un échantillon de semence de millet japonais s'est avéré positif pour la présence de semence d'E. villosa. Des mesures réglementaires ont été prises.

Charançon de la luzerne (Otiorhynchus ligustici)

Le charançon de la luzerne est largement répandu dans le nord de l'Europe, en Asie mineure et en Russie. La luzerne en est l'hôte de prédilection, mais l'insecte ravage aussi de nombreuses autres plantes, dont le trèfle véritable, le mélilot et diverses mauvaises herbes. En Europe, ce charançon est également un important ravageur du houblon. Les charançons adultes se nourrissent des feuilles et des tiges des plantes, tandis que les larves ravagent les racines. Tous les adultes sont des femelles et peuvent pondre des oeufs fécondés sans s'accoupler; par conséquent, un seul charançon suffit pour déclencher une infestation.

L'insecte a été signalé pour la première fois en Amérique du Nord en 1896 dans le comté d'Oswego, dans l'État de New York. En 1967, le charançon de la luzerne a été découvert sur l'île Wolfe, dans le fleuve Saint-Laurent, près de Kingston, en Ontario. Ce n'est qu'en 1986 qu'il a de nouveau été signalé au Canada, par le ministère ontarien de l'Agriculture, dans le comté de Grenville, à l'ouest de la ville de Prescott.

En juin 2006, François Meloche, entomologiste de la section Biodiversité (Entomologie) et lutte intégrée d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à Ottawa, a détecté le charançon de la luzerne dans un champ de luzerne de l'Université de Guelph, campus de Kemptville, pendant une campagne de dépistage. En raison de la découverte du ravageur à l'extérieur de la région d'infestation connue, l'ACIA et le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO) ont entrepris une enquête de dépistage du charançon adulte dans l'est de la province. L'enquête portait sur les champs de luzerne des comtés de Leeds-Grenville, Stormont, Dundas-Glengarry, Prescott-Russell et Renfrew ainsi que de la ville d'Ottawa. La présence du ravageur a été confirmée dans deux champs de l'Université de Guelph, campus de Kemptville, et dans un champ de luzerne de la Ferme expérimentale centrale d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à Ottawa. Au Collège de Kemptville, les deux champs où la présence du charançon de la luzerne avait été confirmée ont été inspectés afin d'y déceler la présence de larves. On a constaté la présence de larves du charançon de la luzerne et de dégâts d'alimentation sur les racines de plants de luzerne choisis au hasard.

Tous les autres lieux inspectés se sont révélés négatifs.

Nématode à kyste du soja (Heterodera glycines)

Ce nématode a été signalé pour la première fois en 1916 au Japon. En Amérique du Nord, la première observation a eu lieu aux États-Unis en 1954 et, au Canada, son introduction a été signalée en 1987 en Ontario. La seule espèce cultivée de grande importance économique gravement touchée par ce ravageur est le soja. Les dommages sont causés par l'alimentation du nématode dans le système radiculaire et peuvent entraîner une réduction de la production pouvant atteindre 20 %, comme le montrent des études menées en Ontario. Plus de 1 100 espèces de végétaux sont jugées être des hôtes possibles du H. glycines.

Le nématode à kyste du soja est complètement sédentaire, à l'exception de faibles déplacements chez les juvéniles et les adultes mâles; le ravageur est donc transporté par la machinerie agricole ou autre équipement contaminé par la terre ainsi que par les oiseaux et le vent.

Pour l'enquête, des échantillons de terre sont prélevés de manière systématique à l'aide d'une tarière et sont analysés en laboratoire pour détecter la présence de kystes, qui sont la structure contenant les oeufs du H. glycines.

Vous trouverez des renseignements sur les directives concernant l'Heterodera glycines: D-98-01 et D-94-17.

Manitoba

En 2006, l'ACIA a inspecté 25 champs pour détecter la présence du nématode à kyste du soja au Manitoba. Tous les échantillons composites de terre provenant de chacun des champs se sont révélés négatifs.

Emplacement Nombre de champs inspectés
Winnipeg 22
Bureau de Brandon 3
Total 25

Québec

Des enquêtes pédologiques annuelles sont effectuées dans les champs de soja situés à proximité des établissements qui transforment des pommes de terre importées d'États américains infestés par le H. glycines ainsi que dans certains champs de production de semences. Au Québec, l'enquête n'a pas eu lieu en 2006 parce que les ressources ont été monopolisées par la découverte inattendue du Globodera rostochiensis au sud-est de Montréal.

Ontario

Une enquête a été menée en 2006 à l'échelle de la province, en partenariat avec le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO), dans les comtés non réglementés. L'ACIA a fourni les ressources de laboratoire pour extraire et identifier les kystes; de son côté, le MAAARO a fourni le personnel pour prélever les échantillons sur le terrain. Les échantillons ont été prélevés en zig-zag sur toute la superficie du champ, vers la fin de la saison de croissance ou après la récolte. Chaque échantillon contenait environ un kilo de terre composé de 10 à 30 carottes prélevées à l'aide d'une tarière à une profondeur d'environ six centimètres. Le nombre d'échantillons obtenus par champ était fonction de la superficie de chacun. Au total, 347 échantillons ont été prélevés et analysés dans la province. Les échantillons sont en cours d'analyse et les résultats seront mis à jour prochainement.

Comté Nombre de sites d'échantillonnage
Brant 10
Bruce 9
Dufferin 20
Durham 15
Grey 10
Haldimand 22
Halton 25
Hamilton Division 25
Hastings 8
Leeds-Grenville 6
Lennox-Addington 2
Niagara 30
Northumberland 14
Ottawa-Carleton 33
Peterborough 17
Prince Edward 7
Simcoe 25
Stormont-Dundas & Glengarry 7
Victoria 12
Waterloo 25
Wellington 24
York 1
Total 347

Enquêtes de la section des pommes de terre

Galle verruqueuse (Synchytrium endobioticum)

La présence de la gale verruqueuse, une maladie causée par le Synchytrium endobioticum, a été décelée pour la première fois à l'Île-du-Prince-Édouard, en octobre 2000, dans un champ de 31,2 ha. Par la suite, dans le cadre d'activités de surveillance à l'échelle provinciale, la maladie a été détectée dans cinq champs d'une superficie totale de 42,2 ha en 2002 et dans quatre autres d'une superficie totale de 31,6 ha en 2004. Des mesures de confinement et de surveillance ont été mises en place et continuent d'être appliquées afin d'éviter toute autre dissémination de la maladie et de déterminer l'étendue de l'infection. À l'heure actuelle, 10 champs répartis entre deux exploitations agricoles (105 ha) sont reconnus comme infectés, et 42 champs de premier contact ou adjacents (712,1 ha) font l'objet de restrictions connexes à l'égard de la gale verruqueuse. Par suite des mesures de surveillance continue mises en place et d'un échantillonnage additionnel, les restrictions visant 14 champs (91,1 ha) ont été levées, et tant que les champs ne seront pas affectés à la culture de plantes hôtes, il ne sera pas nécessaire de nettoyer et de désinfecter l'équipement utilisé au champ. Outre les champs visés par les avis, on compte 221 autres champs de contact et en raison des mesures de surveillance continue dont ils ont fait l'objet, 111 de ceux-ci ne sont maintenant plus visés par des restrictions relatives à la culture de la pomme de terre.

Dans le cadre de ses activités continues visant à contenir et à éradiquer la gale verruqueuse tout en maintenant l'accès au marché, l'ACIA continue d'appliquer un plan de gestion à long terme fondé sur une évaluation des risques. Au cours de l'année financière 2006-2007, 263 champs (1 553,637 ha) ont fait l'objet d'une inspection post-récolte visant à déceler la présence éventuelle de symptômes de la gale verruqueuse. En outre, 601 échantillons de terre provenant de champs associés ont été recueillis et analysés. Ni les inspections et ni les analyses des échantillons de terre n'ont révélé la présence de la gale verruqueuse en 2006.

Pour de plus amples renseignements sur cette question, consulter le site des pommes de terre de l'ACIA.

Tableau 1.1. Sommaire des inspections post-récolte effectuées à des fins de détection de la gale verruqueuse à l'Île-du-Prince-Édouard en 2006.

Pommes de terre non destinées à la multiplication Pommes de terre de semence Champs
Champs Hectares Champs Hectares Champs Hectares
73 867.993 190 685.644 263 1553.637

Nématode doré (Globodera rostochiensis)

Le 15 août 2006, l'ACIA a confirmé la détection du ravageur de la pomme de terre Globodera rostochiensis, dans un champ de 30 acres sur une ferme située à environ 20 kilomètres à l'est de Montréal, au Québec.

Pour de plus amples renseignements sur ce ravageur, consulter le site du nématode à kyste de la pomme de terre de l'ACIA.