Enquêtes de la section des forêts
Enquêtes des plantes exotiques envahissantes
Enquêtes de la section de l'horticulture
Enquêtes de la section des grains et des grandes cultures
Enquêtes de la section des pommes de terre
Programme d'éradication dans la région de Toronto-Vaughan (Ontario)
Le longicorne asiatique est un insecte envahissant qui s'attaque à une grande variété de feuillus et provoque leur mort. Ce longicorne a été d'abord découvert au Canada en septembre 2003. L'infestation était située aux limites des municipalités de Vaughan et de Toronto, en Ontario. L'ACIA a lancé un programme d'éradication en novembre 2003 avec la coopération des organismes municipaux, régionaux et provinciaux et du Service canadien des forêts. Nous ne disposons actuellement d'aucun attractif ou appât qui pourrait être utilisé dans la détection des populations adultes du longicorne asiatique. La seule technique permettant de détecter leur présence consiste à chercher les adultes durant leur période de vol ou des signes visibles de leur attaque sur les arbres. De plus amples renseignements sur les progrès réalisés dans le cadre du programme d'éradication sont présentés à la page Web de l'ACIA sur le longicorne asiatique à : http://www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/pestrava/anogla/asialongf.shtml
Ontario - Enquête de dépistage dans les sites à haut risque
En 2008, une vaste enquête cartographique par grille a été préparée en collaboration avec le Service canadien des forêts. Cette approche était conçue de manière à assurer la détection de la présence d'une infestation avancée à une probabilité très élevée à chaque point de grille. Une enquête pilote a été menée dans les municipalités de Markham, de Kitchener/Waterloo, de London et d'Ottawa en 2008. Une grille triangulaire composée de points de localisation contigus a été superposée à chacune des villes. Aucun signe de la présence du longicorne asiatique n'a été détecté dans les 570 sites visés. Cette stratégie sera mise en oeuvre dans d'autres régions de l'Ontario et du Canada en 2009. Les activités de surveillance dans la zone réglementée établie se poursuivent.
Les enquêtes à grande échelle qui ont été menées dans d'autres régions du Canada ont mis l'accent sur les sites à haut risque, notamment, les installations d'importateurs et des points de réception terrestre de marchandise à haut risque en provenance de l'Asie, des ports et terminaux, des sites d'élimination et d'entreposage, des points d'interception antérieure et des sites d'introduction potentielle du ravageur. Aucun signe de la présence de A. glabripennis n'a été observé lors de ces enquêtes.
Québec - 54 sites (11 sites à l'extérieur de Montréal et 43 sites dans le sud du Québec)
Nouvelle-Écosse - 4 sites
Nouveau-Brunswick - 14 sites
Île-du-Prince-Édouard - 5 sites
Terre-Neuve-et-Labrador - 5 sites dans la région de St. John’s
L'agrile du frêne est un coléoptère xylophage introduit d'apparence métallique qui frappe et tue les frênes vivants (Fraxinus spp.). Cet insecte ravageur exotique a été identifié avec certitude pour la première fois en Amérique du Nord au cours de l'été 2002. Une détection précoce est essentielle afin de ralentir la propagation de ce ravageur vers des régions non infestées. En 2008, plusieurs stratégies de détection de l'agrile du frêne ont été employées au Canada, notamment, le dépistage du dépérissement à grande échelle des frênes, l'utilisation d'arbres-pièges sentinelles, l'inspection visuelle des sites à haut risque, les levers photoaériens et la biosurveillance à l'aide de la guêpe indigène Cerceris fumipennis (Hymenoptera : Crabronidae ).
Les enquêtes de dépistage dans les sites à haut risque ont ciblés les sites où une introduction du ravageur à la suite d'activités humaines est la plus probable, comme les activités associées aux terrains de camping, aux revendeurs de bois de chauffage, aux importateurs de produits du frêne, aux relais routiers, aux zones urbaines où on a récemment planté du matériel hôte, aux scieries, aux ports et aux zones industrielles.
Des renseignements généraux sur le ravageur et les mises à jour de la réglementation sont présentés sur la page Web de l'ACIA à : www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/pestrava/agrpla/agrplaf.shtml
Ontario
Des enquêtes de dépistage visuel ont été effectuées dans 739 sites à haut risque de l'Ontario en 2008. Ce faisant, des inspecteurs ont découvert la présence de A. planipennis pour la première fois dans le comté de Huron. Une campagne de piégeage a été menée dans les comtés avoisinant les comtés infestés (Huron, Perth, Haldimand, Brant et Oxford). Deux sites ont été sélectionnés par maille de 10 km en fonction du risque et trois arbres sentinelles ont été installés dans chacun des 218 sites. L'ACIA a également confirmé la présence de A. planipennis à Brampton, Mississauga, Oakville, Vaughan, Ottawa, Sault Ste. Marie et Pickering.
La liste complète des zones réglementées à l'égard de l'agrile du frêne peut être consultée à l'adresse suivante : www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/pestrava/agrpla/survenqf.shtml
Québec
En 2008, l’enquête nationale a été effectuée par les trois régions du Québec dans 174 sites à haut risque. Au printemps 2008, un élagueur a signalé la présence de signes s’apparentant à ceux causés par l’agrile du frêne près de la ville de Carignan, dans la MRC de la vallée du Richelieu. L’ACIA a confirmé la première détection de l’agrile du frêne sur le territoire du Québec, dans la région de la Montérégie le 26 juin 2008. L’enquête de délimitation s’est poursuivie jusqu’en novembre 2008 dans un rayon de 16 km du site positif. Aucune nouvelle détection n’a été observée à l’extérieur de la zone réglementée.
Provinces de l'Atlantique
Des enquêtes ont été menées dans les quatre provinces de l'Atlantique comme détaillé ci-dessous. Aucun signe de la présence de A. planipennis n'a été observé lors de ces enquêtes.
Nouvelle-Écosse - 4 sites dans le secteur de la municipalité régionale d'Halifax ont été
inspectés.
Nouveau-Brunswick - 26 sites
Île-du-Prince-Édouard - 8 sites
Terre-Neuve-et-Labrador - 5 sites inspectés dans la région de St. John’s.
Manitoba
L'ACIA a inspecté 30 sites à haut risque dans le sud du Manitoba en 2008. Aucun signe d'A. planipennis n'a été décelé.
Le 5 juillet 2005, la première population établie du sirex du pin européen, Sirex noctilio (Fabricius), a été découverte à Fulton, dans l'État de New York. Le sirex européen du pin attaque de nombreuses espèces de pins et cause des dégâts importants dans les plantations en Australie, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud. En 2005, suite à de nouvelles détections du ravageur près de l'emplacement de la découverte initiale, à Fulton, le Service canadien des forêts, le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et l'Agence canadienne d'inspection des aliments ont entrepris une campagne de piégeage au long de la frontière canado-américaine, entre Cornwall et le comté de Prince Edward, au sud de Belleville, en Ontario. Trente-six sites ont été inspectés, du parc provincial Sandbanks, au sud-est de Wellington, jusqu'à Cornwall. Cinq femelles adultes de l'espèce S. noctilio ont été capturées à quatre de ces sites. Deux autres adultes ont été récupérés dans des pièges Lindgren comportant un appât d'alpha-pinène/éthanol dans le cadre de l'enquête de dépistage des insectes forestiers exotiques menée par l'ACIA. Ces pièges avaient été installés dans les comtés de Waterloo et de Durham. Voir les versions de 2006 et de 2007 du présent rapport qui rendent compte d'autres détections faites dans le sud de l'Ontario.
Deux pièges Lindgren à 12 entonnoirs ont été installés à chacun des sites d'enquête début juillet et récupérés à la mi-octobre. Chaque piège contenait un appât à libération ultrarapide contenant 70 % d'alpha-pinène (75 % de l'isomère + et 25 % de l'isomère) et 30 % de bêta-pinène.
Ontario
En 2008, étant donné le nombre de résultats positifs obtenus en Ontario au cours des deux années précédentes, le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario (MRNO), dans le cadre d'une entente collaborative avec l'ACIA, a lancé de nouvelles enquêtes de dépistage en Ontario visant principalement les pinèdes à haut risque qui étaient non aménagées, présentaient une densité relative excessive et affichaient un niveau de stress faible ou modéré (dépérissement et mortalité des pins).
Des pièges ont été installés à 125 emplacements, de Sault Ste. Marie à Mattawa, et aussi dans le district de Kirkland Lake. Cette enquête visait les pinèdes de pin sylvestre, de pin rouge et de pin blanc à haut risque (non aménagées, de densité relative excessive, ayant un niveau de stress faible ou modéré) dans des comtés et des municipalités régionales situés au nord de la distribution connue de S. noctilio. Aucun adulte de cette espèce n'a été capturé pendant cette enquête.
Québec
Au Québec, 158 sites ont été piégés en 2008 par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNFQ) en vertu d’une entente de collaboration avec l’ACIA. Le pin sylvestre est la principale essence dans quatre-vingt-dix (90) sites, le pin rouge dans cinquante-huit (58) sites et le pin gris dans dix (10) sites. Ces peuplements, pour la majorité non aménagés, âgés d’au moins 15 ans sont composés d’arbres stressés et affaiblis et sont situés le long de routes menant à des scieries qui transforment le bois de pin ou près des scieries elles-mêmes. Au cours de l’enquête, un seul site localisé dans la municipalité de Lachute a été trouvé positif; le peuplement d’arbres âgés de la fin des années 1920 est situé sur un sol pauvre, n’est pas entretenu et est composé entre autres de pins sylvestres et de pins blancs. Il s’agit du premier cas répertorié de la présence du S. noctilio au Québec depuis le début du dépistage en 2006.
Provinces de l'atlantique
Bon nombre des sites surveillés pour le Sirex avaient déjà été sélectionnés lors des enquêtes de dépistage du grand hylésine des pins étant donné que les hôtes sont favorables à l'établissement des deux espèces. En Nouvelle-Écosse, 20 sites ont été surveillés et au Nouveau-Brunswick, 17 sites. Aucun spécimen de S. noctilio n'a été détecté au cours de ces enquêtes.
En 2006, l'enquête de dépistage des insectes forestiers exotiques a été remplacée par une enquête plus intensive et plus ciblée menée dans un moins grand nombre de sites. Le nouveau modèle d'enquête a été mis à l'essai dans quatre villes du pays : Vancouver, Toronto, Montréal et Halifax. L'enquête comprend un volet de piégeage (substance sémiochimique) et un volet d'élevage d'insectes. Cette enquête ciblée a de nouveau été réalisée en 2008 à Vancouver, Toronto, Montréal, Halifax et Saint-John.
Pour le volet de piégeage, on a sélectionné 10 sites dans chacune des municipalités en fonction du risque d'introduction de ravageurs exotiques par des matériaux d'emballage et d'arrimage en bois infestés provenant de l'extérieur du continent. Des pièges Lindgren à 12 entonnoirs ont été installés dans chacun des sites et appâtés avec un des attractifs suivants : i) éthanol à libération ultrarapide + alpha-pinène à libération ultrarapide, ii) éthanol à libération ultra rapide ou iii) attractif Exotic Bark Beetle de Contech® (2-méthyl-3-butène-2-ol, cis-verbenol, ipsdiénol racémique). Chaque type d'attractif a été utilisé dans trois pièges dans chaque site, pour un total de neuf pièges par site.
Le volet d'élevage consiste à couper des arbres marqués pour être coupés dans le cadre d'un programme municipal d'abattage, puis à placer deux billons de chaque arbre dans des installations d'élevage d'insectes spécialement aménagées à cette fin. Les billons y demeureront dans des conditions contrôlées jusqu'à deux ans. Les insectes qui émergeront des billons sont récoltés régulièrement et soumis au laboratoire d'entomologie de l'ACIA à Ottawa à des fins d'identification. En 2008, le volet d'élevage de l'enquête a été implanté à Toronto, Montréal et Halifax
Pour de plus amples renseignements au sujet du volet d'élevage de cette enquête, veuillez communiquer avec Robert Favrin, gestionnaire national, Unité de surveillance phytosanitaire.
Ontario
En 2008, le volet de piégeage à l'aide de substances sémiochimiques a été mis en oeuvre à Brampton, Oakville et Hamilton selon les méthodes décrites précédemment. Au total, 116 pièges ont été installés dans 16 sites des trois villes ciblées. Cette enquête a permis de déceler la présence du Sirex noctilio dans quatre des sites surveillés. De plus, un scolyte originaire d'Asie, le Scolytus schevyrewi Semenov (Coléoptères : Scolytinés), a été détecté dans un seul site de Brampton.
Nouvelle-Écosse
La campagne de piégeage a été menée dans 10 sites de la Nouvelle-Écosse. Six sites de la municipalité régionale de Halifax ciblaient les secteurs industriels et portuaires. Les autres sites ciblés dans la province comprenaient les secteurs industriels et portuaires de Chester, Sheet Harbour, Pictou et Shelburne. Au total, 29 spécimens adultes du longicorne brun de l'épinette (T. fuscum) ont été capturés dans les six sites de la municipalité régionale de Halifax dans la zone visée par l'arrêté sur les lieux infestés par le longicorne brun de l'épinette. Un autre T. fuscum a été capturé dans le site de Pictou.
La collecte de billes aux fins du volet d'élevage de l'enquête se poursuit dans diverses zones urbaines de la municipalité régionale de Halifax. L'élevage est en cours pour 18 espèces d'arbres des genres suivants : Ulmus, Pinus, Tilia, Catalpa, Populus, Glenditsia, Acer, et Fraxinus. La présence d'aucun insecte exotique n'a été enregistrée.
Nouveau-Brunswick
La campagne de piégeage ciblait quatre sites de la ville de Saint-John et un site au port de Bayside de Saint-Andrews. On n'a relevé la présence d'aucun nouvel insecte exotique.
Québec
Seize sites à haut risque ont été dépistés dans 11 boisés et parcs près de centres industriels, près de 4 ports maritimes, et près d’un site d’enfouissement. Le piégeage a été effectué dans les 8 MRC suivantes : Bécancour, Communauté urbaine de Montréal, Communauté urbaine de Québec, Lajemmerais, la Vallée-du-Richelieu, le Bas-Richelieu, Les Moulins, Trois-Rivières (hors MRC).
Aucun des insectes soumis au laboratoire d’entomologie à Ottawa n’a été identifié comme étant un ravageur exotique forestier.
Le projet du conteneur d’émergence précoce de ravageurs exotiques forestiers s’est poursuivi en 2008 avec la collaboration de la ville de Montréal. Quarante (40) bûches provenant de 11 essences différentes ont été installées dans le conteneur. Tous les échantillons soumis au laboratoire pour identification se sont avérés négatifs pour les insectes exotiques.
Colombie-Britannique
En 2008, on a choisi d'installer des pièges dans les municipalités de New Westminster (1 site), de Burnaby (4 sites), de Port Coquitlam (2 sites), de North Vancouver (1 site), de Pitt Meadows (1 site) et de Coquitlam (1 site). On a installé un total de 86 pièges Lindgren à entonnoirs à l'aide des méthodes décrites précédemment. On n'a relevé la présence d'aucun nouvel insecte exotique.
Dans le cadre du volet d'élevage des insectes, 92 échantillons de billes des sites à haut risque de Surrey, Coquitlam, Burnaby et Vancouver (Stanley Park) ont été surveillés par le laboratoire d'élevage. Des spécimens de Calosota pseudotsugae, un hyménoptère parasitoïde indigène en Amérique du Nord ont été élevés dans des billes de pruche de l'Ouest recueillies à Stanley Park à la suite de la tempête de 2006. C'est la première fois que cet insecte est signalé au Canada.
Un naturaliste français a introduit la spongieuse aux États-Unis (Massachusetts) en 1869 afin de mener des expériences. Au cours de ses études, certaines des chenilles se sont échappées dans son jardin et dans les boisés avoisinants. Cette petite population initiale est rapidement devenue très nuisible. Tous les ordres de gouvernement ont participé aux efforts collectifs de lutte contre le ravageur et après quelques années, l'insecte était presque éradiqué. Le programme a alors été aboli parce que la menace s'était dissipée. Laissée à elle-même, la spongieuse s'est établie en force dans le quadrant nord-est des États-Unis. L'insecte a été signalé pour la première fois au Canada en 1924 au Québec, puis Nouveau-Brunswick. En 1936, le ravageur avait été éradiqué dans les deux provinces. Toutefois, la spongieuse a réussi à bien s'établir au Québec dans les années 1960 et s'est vite propagée dans l'est de l'Ontario. Aujourd'hui, la spongieuse est présente dans le sud de l'Ontario et du Québec et le sud-ouest du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Des enquêtes annuelles de dépistage d'adultes mâles sont menées annuellement dans les zones non réglementées du Canada à l'aide de pièges contenant la phéromone + disparlure. Des enquêtes sont également effectuées afin de vérifier si l'insecte est encore présent dans des régions où des programmes d'éradication ont été entrepris et de surveiller sa présence dans les zones réglementées qui en sont exemptes. Deux systèmes de piégeage sont utilisés dans le cadre de ces enquêtes : a) le piégeage de dépistage, afin de vérifier la présence du ravageur dans une région actuellement exempte de Lymantria dispar et b) le piégeage de délimitation, afin de mesurer l'étendue d'une population.
Terre-Neuve
En 2008, 386 pièges delta ont été déployés dans le cadre de l'enquête annuelle de dépistage à Terre-Neuve-et-Labrador. Les pièges ont été disposés dans des sites considérés à haut risque d'introduction, comme des terrains de camping, des sites récréatifs et des secteurs boisés fréquentés par le public. Deux mâles ont été capturés à Pippy Park, dans la ville de St. John's. Des inspections visuelles des environs de ces pièges n'ont permis de découvrir aucun autre stade de développement de la spongieuse.
Île-du-Prince-Édouard
Sur l'Île-du-Prince-Édouard, l'enquête de dépistage de la spongieuse est menée conjointement par l'ACIA et Parcs Canada. L'ACIA a installé 477 pièges et Parcs Canada, 25. Un total de 501 papillons ont été capturés dans 172 pièges. Les pièges installés à proximité de la zone réglementée de Charlottetown et de la ville de Summerside ont amené le plus grand nombre de captures. Des inspections visuelles des environs de ces pièges n'ont permis de découvrir aucun autre stade de développement de la spongieuse.
Nouvelle-Écosse
L'ACIA a procédé à des activités de piégeage en bordure de la limite est de la zone réglementée ainsi qu'à un piégeage de dépistage dans toute la portion est de la Nouvelle-Écosse. À l'appui de cette enquête, le ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse a mis sur pied, dès 1995, un réseau provincial de pièges appâtés avec des phéromones pour surveiller les tendances des populations. En 2008, l'ACIA a installé 196 pièges. Au total, 219 papillons ont été capturés dans 66 pièges.
Une inspection visuelle au cours de l'automne 2008 a amené la découverte de masse d'oeufs dans trois emplacements du comté de Pictou. Dans deux sites de la rivière John, un site présentait une nouvelle masse d'oeufs et l'autre une nouvelle masse d'oeufs et trois masses d'oeufs plus anciennes. Ces masses d'oeufs se situaient sans le même secteur que les quatre masses d'oeufs découvertes pour la première fois lors de l'enquête de 2007. En outre, deux nouvelles masses d'oeufs ont été découvertes à Eureka.
Nouveau-Brunswick
Au Nouveau-Brunswick, les enquêtes de 2008 sur la spongieuse étaient menées conjointement par l'ACIA, le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick (MRNNB) et les municipalités de Fredericton et de Moncton. Le MRNNB n'a noté aucun signe de défoliation causée par la spongieuse.
Tous les partenaires ont mené des activités de piégeage qui visaient : 1) à délimiter le front de l'infestation, 2) à assurer une détection précoce dans les régions qui avaient été retirées de la liste des secteurs infestés, 3) à détecter la présence éventuelle du ravageur dans les secteurs considérés comme à haut risque d'introduction (p. ex., scieries importatrices de bois, régions touristiques), 4) à délimiter les foyers d'infestation dans les municipalités, 5) à suivre l'évolution du nombre de captures enregistré dans les secteurs considérés comme infestés.
L'ACIA a déployé 199 pièges delta le long du front de l'infestation et dans les sites à haut risque, principalement dans des zones non réglementées. On a capturé un total de 232 papillons dans 72 pièges. Aucune masse d'oeufs n'a été découverte au cours des recherches ultérieures près des pièges qui contenaient cinq papillons ou plus. Un piégeage intensif dans la région de Paquette n'a pas amené la détection d'autres papillons. Au cours des deux dernières années, ce site a amené plus de captures que prévu.
Québec
L'ACIA n'a mené aucune enquête sur le biotype nord-américain de la spongieuse en 2008. Selon les données de surveillance provinciales, l'aire de répartition générale de la spongieuse dans la province n'a pas changé de façon significative au cours des dernières années, et peu de défoliation, voire aucune, n'a été observée au cours des dernières années, sauf dans quelques localités isolées du sud du Québec, toutes situées dans la zone réglementée.
Ontario
D'après les résultats des relevés aériens effectués par le SCF et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario (MRNO), la superficie totale modérément à gravement défoliée par la spongieuse a augmenté légèrement en 2008 (39 476 ha) par rapport à 2007 (31 094 ha), 2006 (10 309 ha) et 2005 (1 242 ha). Une grande partie des régions touchées se trouvaient dans les régions de Guelph, Sudbury et Aylmer. Une défoliation de modérée à grave a également été relevée à Aurora, Midhurst et Sault Ste. Marie. Pour de plus amples renseignements sur les régions défoliées, communiquez avec le Service canadien des forêts, à Sault-Sainte-Marie. En 2008, l'ACIA a installé des pièges delta de façon linéaire le long de corridors routiers dans 268 sites de la région de Thunder Bay. Au total, 67 adultes ont été capturés dans 31 sites, le nombre maximal de spécimens récupérés dans un même site s'élevant à 7.

*Données fondées sur les relevés aeriens effectués par le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Diagramme - Superficies défoliées par la spongieuse en Ontario, 1981-2008
Ouest du Canada : Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique
L'ACIA et ses partenaires provinciaux effectuent chaque année des enquêtes sur la spongieuse dans les quatre provinces de l'Ouest.
En 2008, l'ACIA, la ville de Winnipeg et la province (Manitoba Conservation) ont installé 320 pièges au Manitoba. Un total de 98 papillons mâles ont été capturés dans 8 sites. Cinq des sites se trouvaient à Winnipeg. Deux mâles ont été capturés dans un piège près de Forks, quatre autres sur Westburn Crescent, 58 papillons ont été trouvés dans 6 pièges en plus de 5 masses d'oeufs sur St. Mary’s Road, 4 papillons dans deux pièges près de St. Norbert, et un près de Conestoga Park. On a capturé 26 mâles dans 10 pièges installés sur un terrain de golf de La Salle, au sud de Winnipeg ainsi que 48 masses d’oeufs. Deux papillons ont également été découverts dans deux pièges de Carman et une à Winkler.
En 2008, 239 pièges ont été installés en Saskatchewan et 2 d'entre eux ont permis de capturer des spécimens de L. dispar. Un papillon mâle a été capturé près de Swift Current et un autre papillon mâle a été capturé près de Moose Jaw . Trois papillons ont été capturés par le personnel de la ville de Regina. La population de papillons détectée précédemment aux environs de Gabriel Dumont Park est disparue sans intervention, . Une surveillance intense de la région se poursuit en 2009 afin de déterminer l'état de la population.
En Alberta, l'ACIA, l'organisme des parcs provinciaux et le personnel des municipalités ont installé 439 pièges en 2008. Deux pièges, un dans la ville de Calgary et un à Medicine Hat ont capturé chacun un papillon.
En Colombie-Britannique, l'ACIA effectue la majorité des enquêtes et le ministère des Forêts et des Parcours naturels de la Colombie-Britannique se charge des programmes d'éradication et de lutte après chaque nouvelle découverte. En 2008, tous les partenaires ont déployé un total de 4 440 pièges, amenant la capture 33 papillons mâles dans 21 pièges installés dans 10 sites. Dans la vallée du Bas-Fraser, les pièges où des papillons ont été capturés se trouvaient à Vancouver 1(2), Burnaby 1(1), Richmond 2(2), Langley West 2(2), South Surrey/Whiterock 3(3), Delta 2(3), Chilliwack 1(1) et Harrison Hot Springs 5(16). Des recherches visuelles menées à Harrison Hot Springs ont permis de découvrir 100 masses d'oeufs (91 nouvelles et 88 embryonnées) et 24 coques de nymphose dans un verger commercial de Corylus. Sur l'île de Vancouver, 2 pièges contenant un papillon chacun ont été trouvés à Victoria. En 2008, un papillon a été découvert à l'intérieur de la province près de Fernie.
Tous les papillons trouvés en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba ont été soumis à une analyse de l'ADN afin de déterminer si elles étaient de biotype asiatique. Il a été établi que tous les papillons avaient un génotype courant dans les populations de l'Amérique du Nord.
Québec
Le piégeage d’adultes s’est fait dans trois sites de la Communauté urbaine de Québec (port de Québec) ainsi que dans cinq sites en périphérie du port de Sorel; aucun test d’ADN effectué sur les papillons envoyés au laboratoire n’a montré la présence de la race asiatique de L. dispar.
Ontario
En Ontario, la campagne de piégeage du biotype asiatique de L. dispar a été menée sur 15 sites au total, ciblant les aéroports et les terminaux internationaux, les cours d’entreposage de conteneurs, les terminaux intermodaux et les zones industrielles. Tous les papillons soumis à une analyse d'ADN étaient de génotypes courants dans les populations de l'Amérique du Nord.
Provinces de l'Atlantique
Des enquêtes, énumérées ci-dessous, ont été menées dans les quatre provinces de l’Atlantique.Il a été établi que tous les papillons avaient un génotype courant dans les populations de l'Amérique du Nord.
Nouveau-Brunswick - 5 sites à Beldune (1), Bayside (1) et Saint John (3)
Île-du-Prince-Édouard - 2 sites à Souris et Summerside
Nouvelle-Écosse - 5 sites à Halifax (3), Sydney (1) et Port Hawksbury (1)
Terre-Neuve-et-Labrador - Les trois papillons capturés lors de l'enquête nord-américaine sur la spongieuse
ont été soumis.
Le longicorne brun de l'épinette (LBE), Tetropium fuscum (Fabricius), est un insecte xylophage introduit. Il est indigène du nord et du centre de l'Europe et du Japon, où il s'attaque aux conifères affaiblis et moribonds, notamment à l'épinette de Norvège (Picea abies). Il a été détecté pour la première fois en 1999 dans le parc Point Pleasant (PPP) de Halifax (Nouvelle-Écosse), et des enquêtes ultérieures ont confirmé que les spécimens récoltés dans le parc dès 1990 étaient en réalité le Tetropium fuscum. Les études effectuées par le Service canadien des forêts (SCF) depuis 1999 ont montré que ce coléoptère xylophage dévore le cambium et le phloème d'épinettes en santé et finit par anneler leur tige et provoquer leur mort. En Amérique du Nord, le LBE est considéré comme un organisme nuisible justiciable de quarantaine. Dans le cadre de cette enquête, on utilise des pièges à ailettes appâtés à l'aide de substances volatiles de l'hôte et d'une phéromone.
En 2008, l'enquête de dépistage du longicorne brun de l'épinette (LBE) a de nouveau inclus un piégeage intensif dans l'est du Canada. L'ACIA cherchait à déterminer l'étendue de la distribution du longicorne en Nouvelle-Écosse et à confirmer son absence dans les provinces voisines. L'appât utilisé dans tous les pièges était une combinaison de deux substances volatiles de l'hôte à libération ultrarapide et d'une phéromone du LBE mise au point par le Service canadien des forêts. L'intensité du piégeage effectué au Québec, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador varie selon le type de site. Trois pièges étaient installés dans les sites prioritaires comme les scieries, les usines de pâte, les terrains de camping et les ports comparativement à un seul piège dans les sites des régions boisées. En Nouvelle-Écosse, l'ACIA a été épaulée par des employés du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse et du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada (SCF-RNCan) pour l'installation des pièges, principalement dans des sites prioritaires et des régions boisées. En outre, un nombre plus important de pièges ont été installés dans quatre sites satellites qui circonscrivent les limites géographiques des secteurs où la présence du LBE avait déjà été signalée. Dans chacun de ces sites satellites, des pièges ont été installés au centre du secteur où le LBE avait été décelé ainsi que sur une grille constituée de quatre autres pièges à 250 mètres d'intervalle dans la direction des quatre points cardinaux. Le SCF-RNCan a également établi un total de 30 parcelles de recherche à l'intérieur et à l'extérieur de la zone de confinement. Chacune de ces parcelles comptait trois pièges. La plupart d'entre elles étaient situées dans un secteur où la présence du LBE avait déjà été signalée. Le tableau 1 résume les enquêtes effectuées en 2008.
L'enquête de 2008 a permis de dépister la présence du LBE dans huit autres sites à l'extérieur de la zone de confinement actuelle (http://www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/pestrava/tetfus/20070515f.shtml), dans les comtés de Pictou, Halifax, Hants et Colchester. Il y a désormais un total de 26 sites hors de la zone de confinement dans lesquels la présence du LBE a été signalée.
| Province | Nombre de sites | Nombre de pièges | Nombre de sites où la présence du LBE a été signalée |
|---|---|---|---|
| Nouvelle-Écosse (à l'intérieur de la zone de confinement) | 15 | 39 | 13 |
| Nouvelle-Écosse (à l'extérieur de la zone de confinement) | 333 | 463 | 10 |
| Nouveau Brunswick | 154 | 192 | 0 |
| Île du Prince Édouard | 20 | 34 | 0 |
| Terre Neuve et Labrador | 18 | 26 | 0 |
| Québec | 30 | 50 | 0 |
| Total | 570 | 804 | 23 |
| Province | Nombre de sites | Nombre de pièges | Nombre de sites où la présence du LBE a été signalée |
|---|---|---|---|
| Nouvelle-Écosse (à l'intérieur de la zone de confinement) | 6 | 54 | 6 |
| Nouvelle-Écosse (à l'extérieur de la zone de confinement) | 4 | 36 | 1 |
| Province | Nombre de sites où la présence du LBE a été signalée | Nombre de LBE recueillis | Moyenne | Médiane | Écart (Min - Max) |
|---|---|---|---|---|---|
| Nouvelle-Écosse (à l'intérieur de la zone de confinement) | 19 | 89 | 4,9 | 2,5 | 1 - 17 |
| Nouvelle-Écosse (à l'extérieur de la zone de confinement) | 11 | 14 | 1,2 | 1 | 1 - 3 |
Pour de plus amples renseignements sur ce programme, visiter le site Web de l'ACIA sur le longicorne brun de l'épinette à l'adresse suivante : www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/protect/pestrava/tetfus/tetfusf.shtml
Le grand hylésine des pins, Tomicus piniperda (Linnaeus), originaire de l'Asie, de l'Afrique du Nord et de l'Europe, a été d'abord découvert en Amérique du Nord en 1992 en Ohio, aux États-Unis. Un ravageur redoutable des pins (Pinus spp.), l'insecte s'attaque aux nouvelles pousses, retardant la croissance de l'arbre. Le ravageur, présumément introduit dans les matières d'emballage en bois massif, a depuis été décelé dans la région des Grands Lacs au Canada et dans le nord-est des États-Unis. Cette enquête est réalisée à l'appui de D-94-22 : Exigences phytosanitaires s'appliquant aux plants et produits forestiers de pin et visant à éviter l'introduction et la propagation du grand hylésine des pins et divers autres programmes et politiques visant à prévenir la propagation du grand hylésine des pins à partir des régions infestées du Canada et des États-Unis. Cette enquête comprend un volet de piégeage et un volet d'inspection visuelle. L'enquête emploie des pièges Lindgren à 12 entonnoirs appâtés avec des substances volatiles de l'hôte.
Une liste des zones réglementées est présentée à l'annexe 1 de la directive D-94-22: http://www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/protect/dir/d-94-22f.shtml
Nouveau-Brunswick
Au Nouveau-Brunswick, les enquêtes visent des sites à haut risque d'introduction à proximité de sources nord-américaines comme les scieries qui importent des billes de pin des États-Unis ou les pinèdes le long des principales voies de transport. En 2008, des pièges ont été installés dans 30 sites de la province. La plupart des sites ont reçu trois pièges, le reste, un ou deux pièges. 23 sites ont fait l'objet d'une inspection visuelle. Tous les échantillons soumis à des fins d'identification se sont révélés négatifs pour T. piniperda.
Nouvelle-Écosse
En 2008, cette enquête a été réalisée en collaboration avec le personnel du ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse. Trois pièges ont été installés dans chacun des 18 sites. Tous les échantillons soumis à des fins d'identification se sont révélés négatifs pour T. piniperda.
Ontario
En 2008, le piégeage du grand hylésine des pins a été exécuté par le ministère des Ressources naturelles de l'Ontario qui a délimité la distribution du T. piniperda dans le nord de la province et déterminé l'état de l'infestation. Au total, 58 sites ont été ciblés dans le Nord de l'Ontario. De nouveaux spécimens de T. piniperda ont été détectés à l'extérieur de la zone réglementée établie dans les comtés de Leeds et Grenville, Lanark, Renfrew, les districts de Sudbury et Nipissing, la division du Grand Sudbury et la cité d'Ottawa.
Québec
En 2008, l’enquête sur le grand hylésine des pins a été effectuée au Québec dans 10 MRC. Des captures d’adultes ont été relevées dans les municipalités régionales de comté (MRC) suivantes au cours du dépistage; le nombre entre parenthèses indique le nombre de sites trouvés positifs dans chaque municipalité énumérée.
Au total en 2008, 12 nouvelles municipalités ont été déclarées infestées par le grand hylésine des pins au Québec.
Le puceron lanigère de la pruche (PLP), Adelges tsugae Annand est un ravageur qui s'attaque aux espèces sensibles de la pruche, Tsuga spp. et est originaire de l'Inde, du Japon, de Taiwan, et de la Chine. En 1919, la présence du PLP a été signalée pour la première fois en Amérique du Nord en Colombie-Britannique. On le retrouve maintenant dans les États de l'Ouest américain de l'Alaska, de Washington, de l'Oregon et de la Californie où il touche la pruche de l'Ouest, T. Heterophylla (Raf.) Sarg., et la pruche subalpine, T. Mertensiana (Bong.). Les deux espèces ne subissent généralement que des dégâts mineurs. Le PLP a été identifié pour la première fois dans les États de l'est des États-Unis en Virginie en 1951. Depuis, il s'est rapidement propagé dans de nombreux bois de pruches de l'est des États-Unis et se trouve maintenant de la Géorgie jusqu'au Maine. Dans cette région, le PLP a causé une importante mortalité chez la pruche du Canada, Tsuga canadensis (Linnaeus) Carr., et la pruche de la Caroline, Tsuga caroliniana. Le PLP menace la survie de ces deux espèces en de nombreux secteurs.
Cette enquête est effectuée pour appuyer les exigences phytosanitaires de la directive de la protection des végétaux D-07-05, afin de prévenir l'introduction et la propagation du puceron lanigère de la pruche (A. tsugae Annand) à partir des États-Unis et au Canada. Cette inspection visuelle vise à la détection précoce du ravageur dans des régions où sa présence n'a pas été décelée.
En 2008, des inspections visuelles ont été menées dans les pépinières importatrices et leurs environs au Nouveau-Brunswick (3 sites), en Nouvelle-Écosse (8 sites), au Québec (18 sites) et en Ontario (10 sites). Ces enquêtes n'ont permis de déceler aucun signe de la présente d'A. tsugae.
L'ériochloé velue, Eriochloa villosa, est une plante annuelle de la famille des Poacées. Originaire de l'Asie tempérée, elle a été introduite aux États-Unis durant les années 1940, vraisemblablement par les eaux de ballast de navires. Quinze espèces du genre Eriochloa sont présentes en Amérique centrale et en Amérique du Nord, mais la plupart d'entre elles sont confinées à la portion sud-ouest du centre des États-Unis. Le genre a une valeur limitée pour l'utilisation fourragère et de nombreuses espèces sont considérées comme des mauvaises herbes. Aux États-Unis, l'ériochloé velue est présente dans les champs cultivés de plusieurs états et est bien adaptés aux rotations maïs-maïs et maïs-soja. La lutte contre l'ériochloé velue peut être difficile et coûteuse. Résistante à plusieurs herbicides, l'ériochloé velue est aussi très prolifique.
Cette mauvaise herbe (E. villosa) a été détectée pour la première fois en 2000, dans une parcelle expérimentale près de Saint-Hyacinthe, au Québec. Un plan de lutte et d'éradication a alors été immédiatement mis en oeuvre. Malgré les efforts d'éradication déployés par le propriétaire, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) et l'ACIA, la plante persiste sur la propriété. Des graines de l'espèce ont été trouvées au Québec dans des lots individuels de semences de millet japonais importées, en 2003, puis de nouveau en 2004. En juillet 2005, l'érichloée velue a été ajoutée à la liste des graines de mauvaises herbes nuisibles interdites de l'arrêté sur les graines de mauvaises herbes de Loi sur les semences.
Québec
Le rapport d’enquête de l’année 2007 a entre autres recommandé de revisiter les fermes ciblées en 2007 pour une deuxième année pour s’assurer que nous n’avions pas échappé des plants d’Ériochloé velue et pour assurer le dépistage de toute nouvelle infestation.
Le dépistage s’est étalé du 25 août au 12 septembre 2008 dans la région de Saint-Hyacinthe, et s’est prolongé jusqu’au 24 octobre dans la région de Québec. Au total, 178 fermes ont été visitées, 474 champs dépistés, pour une superficie de 4588 acres. Au cours de l’enquête, deux nouveaux sites à proximité du site positif initial ont été rapportés dans la municipalité de St-Hyacinthe.
De plus, l’Ériochloé velue a été découverte dans trois champs cultivés par un producteur laitier, dans la Municipalité régionale de comté Brome-Missisquoi; dans ce cas, la mauvaise herbe a été trouvée dans deux champs de la municipalité de Bedford ainsi que dans un champ de Stanbridge Station.
L'égilope cylindrique est une mauvaise herbe annuelle d'hiver originaire du sud de l'Europe et de la Russie. Elle a probablement été introduite en Amérique du Nord comme contaminant des semences de blé. Elle a été décelée pour la première fois dans un spécimen recueilli en 1870 à Centerville, au Delaware. L'égilope cylindrique réduit le rendement des cultures, car elle leur livre une concurrence directe et réduit l'efficacité et la qualité de la récolte, car elle contamine le grain récolté. Aux États-Unis, elle coûte aux producteurs quelque 150 millions de dollars par année. Elle est maintenant largement répandue partout aux États-Unis, où elle infeste plus de 5 millions d'acres de blé d'hiver dans l'ouest du pays et continue de se propager.
Au Canada, l'égilope cylindrique a été découverte pour la première fois en 2006 près de Port Colborne, en Ontario. Elle constitue une grave menace à la production de blé d'hiver.
Ontario
En 2007 et 2008, le Centre d'information sur le patrimoine naturel (CIPN) a effectué pour le compte de l'ACIA des enquêtes de dépistage des plantes envahissantes. Ces enquêtes avaient pour objectifs de détecter les introductions éventuelles de nouvelles espèces envahissantes, de recueillir des données sur des espèces envahissantes rares, mais dont l'effectif pourrait être à la hausse, et d'inspecter des sites potentiels d'établissement de l'espèce envahissante récemment identifiée, l'égilope cylindrique (Aegilops cylindrica), en Ontario. Les enquêtes de 2008 avaient pour but principal de délimiter les infestations d'égilope cylindrique à Port Colborne. Au total, quatre nouvelles populations de A. cylindrica ont été décelées, dans un rayon de 5 km de la découverte initiale.
Manitoba
Au Manitoba, le personnel de l'ACIA a effectué des enquêtes dans cinq sites à proximité des élévateurs à grains d'Emerson et de Letellier. Aucun spécimen d'A. cylindrica n'y a été observé au cours de l'enquête de 2008.
Québec
Au Québec en 2008, le dépistage a été effectué dans 30 sites répartis dans 22 municipalités. Les sites ciblés étaient des élévateurs à grains, des meuneries, des cribleurs/distributeurs de semences ainsi qu’une minoterie. L’égilope cylindrique n’a pas été observée.
Le Phytophthora ramorum est un champignon phytopathogène qui s'attaque à de nombreuses espèces de plantes de pépinière. Il est également l'agent d'une maladie des chênes appelée « encre des chênes rouges », observée pour la première fois dans les régions côtières de la Californie au milieu des années 1990 et maintenant confirmée jusque dans le Sud de l'Oregon.
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) mène chaque année des enquêtes sur le P. ramorum. La présence du pathogène a été détectée dans plusieurs pépinières de gros et de détail de la côte sud de la Colombie-Britannique. Lorsque le P. ramorum est détecté, la pépinière infectée est mise en quarantaine et tout le matériel végétal infecté est détruit. Par la suite, l'ACIA mène une enquête approfondie et effectue de nombreux retraçages amont et aval afin de s'assurer que le pathogène a été complètement éradiqué.
L'enquête nationale sur le P. ramorum se déroule de mai à septembre, la majorité des inspections étant menées au printemps. L'enquête couvre de 30 à 100 % des pépinières de production et des pépinières de gros des provinces, selon l'importance de l'industrie dans chacune d'entre elles. Dans chaque site, on inspecte toutes les parcelles de matériel hôte et on prélève des échantillons composites de toutes les parcelles qui présentent des plantes suspectes. Un échantillon consiste en un composite de 7 à 10 parties de plantes symptomatiques (feuilles ou tiges) prélevés chez le genre hôte d'une parcelle dans un lieu de production. On peut prélever plus d'un échantillon par genre et par parcelle selon l'ampleur et la diversité des symptômes observés.
Québec
En 2008, un total de 34 sites répartis dans 20 MRC ont été inspectés au Québec. Les sites ciblés étaient des centres de jardins, des pépinières ainsi que quelques jardins et parcs publics. 127 échantillons ont été soumis au laboratoire, tous se sont avérés négatifs pour P. ramorum.
Ontario
En 2008, l'enquête a visé un total de 96 sites Ontario. Environ 413 échantillons ont été prélevés dans 43 pépinières de production. Tous les échantillons se sont avérés négatifs.
Provinces de l'atlantique
En 2008, des enquêtes ont été menées au Nouveau-Brunswick (19 sites, 28 échantillons prélevés et soumis), en Nouvelle-Écosse (8 sites, 5 échantillons prélevés et soumis), à l'Île-du-Prince-Édouard (12 sites, 2 échantillons prélevés et soumis) et à Terre-Neuve-et-Labrador (5 sites, aucun échantillon prélevé ou soumis). Tous les échantillons étaient négatifs.
Colombie-Britannique
L'enquête nationale de 2008 sur le P. ramorum visait 60 pépinières. Parmi les 4 314 échantillons prélevés, 24 étaient positifs. Les échantillons provenaient de 9 pépinières de détail et de 12 terrains paysagers. Parmi les 12 terrains paysagers, 10 avaient été identifiés en 2007.
Pour obtenir des renseignements sur le programme relatif au virus de la sharka du prunier, consulter la page Web de l'ACIA sur cet agent phytopathogène à l'adresse indiquée ci-dessous. Pour de plus amples renseignements sur les enquêtes menées en 2008, consultez la rubrique « Nouvelles sur le dépistage du virus de la sharka » au bas de la page Web suivante : http://www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/pestrava/ppv/ppvf.shtml
En 2000, des chercheurs de l'Ontario ont découvert que les dommages observés depuis 1996 sur le brocoli, Brassica oleracea (L. var. italica), attribués à l'origine à des carences nutritives, étaient plutôt causés par une cécidomyie indigène en Europe, la cécidomyie du chou-fleur, Contarinia nasturtii. C'était la première fois qu'on identifiait la cécidomyie du chou-fleur en Amérique du Nord. La perte de rendement dans certains champs où l'espèce avait été détectée atteignait jusqu'à 80 % de la valeur marchande. En 2001, une enquête non officielle a révélé que le ravageur était présent dans neuf comtés en Ontario, dont quelques-uns sont adjacents à l'État de New York (États-Unis), et dans une municipalité du Québec. À l'heure actuelle, la cécidomyie du chou-fleur est présente dans 32 comtés et territoires de la province de l'Ontario et dans 33 MRC de la province de Québec. Cette enquête, réalisée de la mi-mai à la fin septembre, est menée dans le cadre des politiques et programmes liés à la Directive D-02-06 et vise à appuyer les affirmations canadiennes en matière de « zone exempte » aux fins de l'exportation. Le dépistage de la cécidomyie se fait au moyen de pièges à phéromone et d'inspections visuelles.
En 2008, l'ACIA a poursuivi son enquête nationale sur la cécidomyie du chou-fleur, étendue aux provinces de l'Ouest et de l'Atlantique pour la troisième année. Les pièges ont été inspectés et le revêtement collant a été remplacé chaque semaine durant la période de croissance des cultures. Les bandes de revêtement collant retirées ont été soumises pour identification des spécimens suspects au Centre des phytoravageurs justiciables de quarantaine de l'ACIA, à Ottawa. Pour de plus amples renseignements sur ce ravageur et sur les mesures antiparasitaires prises par l'ACIA, visitez site Web de la section de l'horticulture de l'ACIA à l'adresse suivante : http://www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/hort/hortf.shtml
Ouest du Canada
Dans l'ouest du Canada, l'enquête visait les champs de canola et les cultures de choux. Compte tenu de la grande étendue consacrée à la production de canola et de la vaste répartition géographique des champs, jusqu'à quatre pièges ont été installés dans chaque champ. Les pièges ont été localisés de manière à obtenir la meilleure couverture possible, y compris dans des microhabitats, comme ceux adjacents à des coupe-vent et des secteurs à humidité élevée. Les sites choisis devaient également être faciles d'accès. Les enquêtes entreprises en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba ont été menées en collaboration avec les gouvernements provinciaux.
| Province | Nombre de sites inspectés |
|---|---|
| Colombie-Britannique | 19 |
| Alberta | 40 |
| Saskatchewan | 45 |
| Manitoba | 38 |
| Total | 142 |
En 2008, la présence de la cécidomyie du chou-fleur a été confirmée dans deux pièges du Manitoba. Les spécimens ont été capturés dans des pièges de Glenlea, dans des champs de canola, et de Newton, dans des champs de brocoli. Ce sont de nouveaux signalements au plan provincial. Des captures antérieures ont été confirmées en Saskatchewan, près de Nipawin et de la municipalité d'Orkney (près de Yorkton). Aucun spécimen n'a été détecté en Colombie-Britannique ou en Alberta.
Provinces de l'atlantique
Nouveau-Brunswick
Un total de 57 pièges ont été installés dans 17 sites. Tous les échantillons soumis étaient négatifs.
Nouvelle-Écosse
Un total de 48 pièges ont été installés dans 12 sites ciblant diverses cultures de choux maraîchers, y compris le brocoli, le chou-fleur et le chou. Au début de juillet, deux pièges du même champ ont confirmé la présence de la cécidomyie du chou-fleur, dans le secteur de Lakeville, dans le compté de Kings. Chacun des pièges renfermait un insecte adulte. Ces deux pièges étaient situés à environ 1 km et 1,5 km respectivement du piège où un spécimen avait été capturé en 2007. Étant donné que des spécimens de cécidomyie du chou-fleur avaient été capturés dans ce site sur deux années consécutives, le comté de Kings a été ajouté aux zones réglementées au Canada. Aucun autre spécimen de C. nasturtii n'a été capturé.
Île-du-Prince-Édouard
Initialement, 61 pièges ont été installés dans 10 sites ciblant diverses cultures de crucifères, y compris le brocoli, le chou, le chou-fleur et le canola. Vers le 16 juin, un spécimen adulte a été capturé dans un piège installé près de Hunter River, dans le comté de Queens. Quarante-huit autres pièges ont alors été déployés sur le site et à proximité. Aucun autre C. nasturtii n'a été capturé. Il s'agissait de la première fois qu'un spécimen de C. nasturtii était capturé à l'Île-du-Prince-Édouard.
Terre-Neuve-et-Labrador
Un total de 46 pièges ont été installés dans 10 sites. Tous ont été négatifs.
La tordeuse orientale du pêcher (Grapholita molesta) est originaire de Chine et de Corée, comme le pêcher, et elle s'est répandue dans de nombreuses régions fruitières tempérées du monde au cours des trente premières années du siècle dernier. Le ravageur s'est très probablement disséminé d'un pays à l'autre sous forme de cocons dissimulés sur du matériel fruitier dormant de pépinière, mais il s'est également propagé à l'intérieur de chaque pays par les fruits infestés. Il a été signalé pour la première fois aux États-Unis en 1916 et s'est répandu rapidement dans tout le pays. Il a été signalé pour la première fois en Ontario en 1925. Aujourd'hui, la seule région de production commerciale de pêches en Amérique du Nord qui est exempte du ravageur est la Colombie-Britannique. Une petite population a été décelée en 1957 et a été éliminée à grands frais. Les enquêtes annuelles effectuées depuis 1957 se sont révélées négatives à l'égard du ravageur. En Colombie-Britannique, les campagnes annuelles de piégeage font appel à des pièges à ailettes munis d'un distributeur à phéromone Flexlure. La vallée de l'Okanagan est la principale région de production commerciale de fruits à noyau de la province et celle où se déroule la majorité des activités de piégeage.
En 2008, on a installé des pièges dans 180 sites (vallée de l'Okanagan, 110 pièges; île de Vancouver, 32 pièges; vallée du Bas-Fraser, 38 pièges). La présence du G. molesta n'a pas été détectée.
Le scarabée japonais, Popillia japonica (Newman), est indigène des principales îles du Japon et a été signalé pour la première fois en Amérique du Nord en 1916, dans une pépinière située près de Riverton, au New Jersey (États-Unis). Au Canada, le premier scarabée japonais a été détecté en 1939 dans la voiture d'un touriste qui arrivait par traversier à Yarmouth (Nouvelle-Écosse) en provenance du Maine. La même année, trois autres insectes adultes ont été capturés à Yarmouth et trois autres à Lacolle, dans le sud du Québec. Les programmes de lutte n'ont pas permis d'éliminer complètement le ravageur au Canada. Actuellement, des populations sont établies en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. De plus, le ravageur est présent dans tout l'est des États-Unis. Cette espèce de coléoptère s'attaque à plus de trois cents espèces végétales, dont certaines plantes de grande importance économique (arbres fruitiers, arbustes ornementaux, rosiers, grandes cultures, graminées à gazon et pelouse). Les larves se nourrissent de racines et sont un ravageur important du gazon des terrains de golf, des parcs récréatifs et industriels, des cours d'école et des pelouses résidentielles. Les adultes s'attaquent au feuillage, aux fleurs et aux fruits.
Cette enquête est menée au Canada et aux États-Unis conformément aux politiques et programmes afférents à la directive D-96-15, Exigences phytosanitaires visant à prévenir la dissémination du scarabée japonais (Popillia japonica). Elle vise à établir de façon claire la répartition du scarabée japonais à des fins réglementaires. Des pièges spécialement conçus pour le scarabée japonais, appâtés avec une phéromone et des appétitifs sont utilisés dans le cadre de cette enquête.
Colombie-Britannique
Des enquêtes de dépistage du scarabée japonais sont réalisées chaque année en Colombie-Britannique. En 2008, un total de 600 pièges ont été déployés, dont 350 dans la région du Grand Vancouver et de la vallée du Fraser, 150 sur l'île de Vancouver et 100 dans la région de l'Intérieur, les autres régions de la province n'étant pas propices au développement des larves. L'enquête a ciblé les pépinières, les centres de jardinage, les gazonnières, les terrains de golf, les aéroports et leurs environs qui sont susceptibles d'avoir été exposés à du matériel réglementé importé de régions infestées des États-Unis ou du Canada. La présence du scarabée japonais n'a pas été détectée en Colombie-Britannique en 2008.
Île-du-Prince-Édouard
En 2008, l'enquête de dépistage a principalement visé des sites publics ou privés avec des pelouses ou des jardins aménagés, comme des pépinières, des centres de jardinage, des gazonnières, des terrains de golf et des parcs. Elle a été menée dans 111 sites de l'Île-du-Prince-Édouard et a mené à la découverte d'un nombre important de P. japonica dans le comté de Queens, soit un total de 1948 coléoptères adultes capturés dans 17 pièges dans les régions de Cornwall et de Charlottetown. À la fin de l'été, on a observé des traces d'alimentation des adultes à un site où les feuilles de divers végétaux hôtes (Prunus, Vitus, Malus, Rubus et Crataegus étaient fortement décharnées. Ces découvertes de P. japonica étaient les premières sur l'Île-du-Prince-Édouard.
Terre-Neuve-et-Labrador
Des enquêtes ont été menées dans 54 sites de la province. Un piégeage intensif a été fait à proximité des 2 sites où la présence du scarabée japonais avait été signalée en 2007, toutefois l'insecte n'a pas été décelé en 2008.
La rouille blanche du chrysanthème, Puccinia horiana (Hennings), est une maladie fongique du chrysanthème. Elle a été signalée pour la première fois en Chine et au Japon en 1895. Elle s'est propagée dans tous les pays de l'Extrême-Orient au début des années 1900, puis en Afrique du Sud et en Europe dans les années 1960. Elle s'est depuis disséminée d'un bout à l'autre de l'Europe et a atteint l'Amérique du Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Mexique. Elle a été observée par endroits aux États-Unis et au Canada. L'introduction et la dissémination de la rouille blanche du chrysanthème pourraient entraîner de graves pertes. La maladie peut se propager rapidement dans une serre et entraîner la perte complète de la récolte. Il faut appliquer des mesures de lutte intensive et une surveillance continuelle là où la maladie est présente. Il a été démontré que la rouille blanche du chrysanthème acquiert une tolérance à certains pesticides utilisés contre elle. L'introduction de cette maladie pourrait également se traduire par la perte de marchés d'exportation du chrysanthème. Le plan d'éradication de l'ACIA est mis en oeuvre dès le dépistage de nouvelles introductions et est suivi d'inspections visuelles à proximité des établissements touchés.
Colombie-Britannique
La rouille blanche du chrysanthème a été détectée la dernière fois en septembre 2007 en Colombie-Britannique. En 2008, les quinze sites inspectés comprenaient des serres où l'insecte avait été précédemment décelé de même que les installations adjacentes et des jardins résidentiels. En outre, une surveillance permanente de la vente aux enchères de plantes de Vancouver a été effectuée. En 2008, aucune détection de rouille blanche du chrysanthème n'a été signalée.
La mouche du bleuet, Rhagoletis mendax, est indigène de l'est de l'Amérique du Nord, y compris le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et les États du nord-est des États-Unis. Elle a été découverte dans le sud-ouest de l'Ontario en 1993, puis dans le sud du Québec à l'automne 1996.
La mouche du bleuet est un insecte destructeur dont les larves dévorent les fruits du bleuet à feuilles étroites (bleuet nain) et du bleuet en corymbe. L'introduction et l'établissement de la mouche du bleuet risquent de mettre en péril l'industrie du bleuet dans certaines zones non infestées telles que Terre-Neuve-et-Labrador, la Colombie-Britannique et le Lac-Saint-Jean (Québec). La propagation de l'insecte dans la nature s'effectue par l'intermédiaire d'hôtes sauvages comme le gaylussaquier (Gaylussacia spp.), l'airelle rouge (Vaccinium vitis-idea), le thé des bois (Gaultheria procumbens), etc.
L'ACIA mène des enquêtes annuelles qui consistent à piéger les adultes au moyen de pièges adhésifs munis d'un appât de carbonate d'ammonium et à prélever des échantillons de fruits pour vérifier la présence de larves. Ces enquêtes appuient les allégations de « zones exemptes d'organismes nuisibles » et justifient les exigences concernant l'importation et le transport en territoire canadien de produits réglementés.
Pour des détails sur la directive de réglementation concernant ce ravageur, D-02-04, visiter la page suivante du site Web de l'ACIA : www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/protect/dir/d-02-04f.shtml
Terre-Neuve
Un total de 232 pièges ont été installés dans 36 sites de Terre-Neuve-et-Labrador où se fait la cueillette commerciale du bleuet nain. Les principales régions visées étaient la presqu'île Avalon, la péninsule de Bonavista, le centre de la province et la région de Port aux Basques. Aucune mouche du bleuet n'a été découverte à Terre-Neuve-et-Labrador en 2008.
Colombie-Britannique
La vallée du Fraser est la principale région de production commerciale du bleuet en Colombie-Britannique. Le sud de l'île de Vancouver compte également quelques bleuetières. L'ensemble de la zone de production est divisé en trois secteurs qui sont inspectés à tour de rôle. Ainsi, la zone entière est inspectée en l'espace de trois ans. En 2008, des pièges ont été déployés dans 24 sites de la vallée du Bas-Fraser/du Fraser (plusieurs pièges par site selon sa taille) et 10 sites ont été inspectés sur l'île de Vancouver. Aucune mouche du bleuet n'a été découverte en Colombie-Britannique en 2008.
Québec
Le personnel de la région de Montréal-Est a effectué le dépistage dans sept plantations de bleuets en corymbe dans autant de municipalités. Aucun stade de l’insecte n’a été observé au cours du dépistage. Pour la région de St-Hyacinthe, dix bleuetières réparties dans six municipalités ont été dépistées au cours de la saison. Une larve de R. mendax a été récupérée par le test à la cassonade avec des bleuets frais d’une bleuetière du Mont St-Grégoire; il s’agit du premier cas positif de ce diptère dans cette municipalité. Cent cinquante-neuf sites naturels ont aussi été piégés dans 17 municipalités. Tous les pièges se sont avérés négatifs pour R. mendax. Pour la région de Québec, l’enquête s’est déroulée principalement sur la Côte-Nord, au Lac Saint-Jean et en Gaspésie. Au total, vingt-six bleuetières réparties dans 8 municipalités ainsi que 3 sites naturels et 4 sites au pourtour d’usines de transformation ont été piégés. Seul un site naturel avec Vaccinium angustifolium à Bonaventure a été trouvé positif.
Points saillants pour la saison 2008 :
Ontario
En Ontario, des pièges ont été installés et des échantillons de fruits ont été prélevés dans 48 sites en 2008. On a prélevé des échantillons positifs dans deux sites où la présence du ravageur avait déjà été décelée. Aucun nouveau spécimen de R. mendax n'a été détecté en 2008.
La mouche de la pomme, Rhagoletis pomonella, est indigène de l'Amérique du Nord. Au Canada, c'est un ravageur redoutable de la pomme depuis plus d'un siècle. Elle a été signalée pour la première fois en 1896 à Aldolphustown, en Ontario. En 1905, elle avait étendu son aire jusqu'à Como et St-Hilaire au Québec. Quelques années plus tard, elle était découverte près de Digby, en Nouvelle-Écosse. Elle est maintenant répandue dans tout l'est du Canada, sauf à Terre-Neuve. En 2005, l'insecte a été détecté pour la première fois à Edmonton, en Alberta. Jusqu'en 2006, la Colombie-Britannique était la seule grande région productrice de pommes d'Amérique du Nord encore exempte de la mouche de la pomme. Cette année-là, elle a été décelée pour la première fois dans la vallée du Bas-Fraser et au sud de l'île de Vancouver. Une enquête est menée annuellement depuis de nombreuses années en Colombie-Britannique afin de confirmer l'absence du ravageur et de justifier les restrictions à l'importation prévues dans la directive D-00-07. L'enquête menée par l'ACIA cible les régions à haut risque, les kiosques de fruits, les producteurs pratiquant une culture biologique et les secteurs abandonnés à haut risque en milieu urbain. De plus, les activités de piégeage ont été intensifiées le long de la frontière canado-américaine afin de déceler la propagation éventuelle de populations à partir de régions limitrophes des États-Unis. Les pièges utilisés dans le cadre de cette enquête sont des pièges sphériques rouges adhésifs, plastifiés, appâtés avec du carbonate d'ammonium. Ces activités s'ajoutent aux efforts menés par le ministère provincial de l'Agriculture de la Colombie-Britannique dans les vergers commerciaux.
En 2008, l'enquête de dépistage a ciblé les régions fruitières commerciales de l'intérieur de la province qui sont séparées par les Rocheuses de la région côtière, maintenant jugée infestée. Au total, 409 pièges ont été installés et aucun spécimen de R. pomonella n'a été capturé.
L'importation au Canada de vignes provenant de pays autres que les États-Unis est régie par le programme de certification des pépinières exportatrices. Le programme vise à empêcher l'introduction d'un certain nombre de virus et de phytoplasmes de la vigne justiciables de quarantaine qui n'ont jamais été signalés au Canada. Des analyses sont réalisées en France et au Canada dans le cadre de ce programme d'importation afin de dépister au Canada les virus et ravageurs justiciables de quarantaine avant l'approbation de l'importation de n'importe quelle variété ou porte-greffe. À l'heure actuelle, seule l'importation au Canada de variétés et porte-greffes précis provenant de France ou d'Allemagne est approuvée dans le cadre de ce programme.
À la suite d'un examen récent du programme d'exportation en France, on a jugé nécessaire d'effectuer cette enquête au Canada pour s'assurer que le matériel importé est exempt des phytoplasmes de la flavescence dorée et du bois noir. L'enquête a porté sur les vignobles où du matériel importé de France et d'Allemagne avait été planté au cours des cinq dernières années. Seuls les ceps montrant des symptômes de possible infection par un phytoplasme ont été échantillonnés à des fins d'analyse.
Ontario
En 2008, 89 sites ont été inspectés à la recherche de phytoplasmes de la vigne. Des vignes importées de France ou d'Allemagne avant 2007 étaient plantées dans tous les sites ciblés. Parmi les 308 échantillons de feuille qui ont été prélevés dans les vignobles ontariens, cinq se sont avérés infectés par la maladie X et quatre par la jaunisse de l'aster. Le Bois noir et la Flavescence dorée n'ont pas été détectés.
Québec
La région de St-Hyacinthe est la seule où du matériel du genre Vitis a été importé en 2006 ou avant de France ou d’Allemagne; trois importateurs de boutures de vigne provenant de France ont été retrouvés; de ce nombre, un particulier a perdu son matériel lors de l’hiver 2007-2008; les deux autres importateurs sont des viticulteurs à Bromont (Cépage Chardonnay et Pinot noir, importation de 2004) et à Dixville (Cépage Chardonnay et Syrah, importation de 2006) où une inspection visuelle a été effectuée sur le matériel importé. Sur le site de Bromont, 4 échantillons (2 du cépage Chardonnay et 2 du Pinot noir ) ont été soumis au laboratoire de Sidney, en Colombie-Britannique, pendant que deux échantillons (variété Chardonnay) l’étaient dans le cas du site de Dixville.
L’analyse n’a pas détecté la présence du bois noir et de la flavescence dorée dans les six échantillons.
Nouveau-Brunswick
Une inspection visuelle a été menée dans quatre sites qui n'étaient pas associés à des importations directes de France ou d'Allemagne. Deux échantillons suspects ont été soumis au laboratoire et se sont avérés non infectés par la flavescence dorée et le bois noir.
Nouvelle-Écosse
Deux sites ont été inspectés et quatre échantillons soumis à des fins d'analyse. Tous les échantillons soumis se sont avérés non infectés par la flavescence dorée et le bois noir
Colombie-Britannique
En 2008, un total de 48 sites ont été inspectés dans l'île de Vancouver, la vallée du Bas-Fraser et la partie méridionale de l'intérieur de la province. Les 391 échantillons prélevés ont été soumis à des fins d'analyses. Tous les échantillons soumis se sont avérés non infectés par les phytoplasmes de la flavescence dorée et du bois noir, toutefois un échantillon provenant de Kelowna était touché par la jaunisse de l'aster.
À l'état larvaire, la teigne du poireau, Acrolepiopsis assectella, a des exigences alimentaires très spécialisées et se nourrit exclusivement du feuillage de diverses espèces du genre Allium, incluant l'oignon, le poireau, l'ail, l'échalote et la ciboulette. Elle cause des dommages importants aux cultures de poireau en Europe continentale. Les larves préfèrent les jeunes feuilles (0 à 7 jours), mais elles peuvent consommer des feuilles qui ont jusqu'à deux mois.
La teigne du poireau a été découverte pour la première fois en Amérique du Nord au milieu des années 1990, près d'Ottawa, en Ontario, et en quelques endroits de l'ouest du Québec. Durant l'enquête de l'ACIA de 2003, le ravageur a été trouvé aussi loin vers l'est que Drummondville, au Québec, ainsi que chez un certain nombre de petits producteurs d'ail biologique de l'est de l'Ontario.
L'ACIA a déterminé que même si la teigne du poireau peut infliger des dommages aux cultures d'ail biologique et aux cultures de poireau et d'oignon vert non traitées aux pesticides, elle ne représente pas une menace économique importante pour les producteurs commerciaux d'Allium. La teigne du poireau n'est donc pas considérée comme un ravageur de quarantaine au Canada. Elle est toutefois reconnue comme tel aux États-Unis, et cette désignation a eu des répercussions sur les exportations de fruits et légumes frais canadiens. Les Allium spp. comportant des parties vertes, comme le poireau et l'oignon vert, représentent le gros des exportations canadiennes d'Allium spp. frais vers les États-Unis. Tous les produits ciblés destinés à l'exportation du Canada vers les États-Unis doivent être certifiés exempts de tout stade de développement du ravageur. De plus, des enquêtes à l'aide de pièges à phéromone sont menées dans les provinces non infestées pour confirmer que ces régions sont exemptes du ravageur.
Provinces de l'atlantique
Dans les provinces de l’Atlantique, un total de 155 sites ont été inspectés, y compris 76 sites en Nouvelle-Écosse, 29 à l'Île-du-Prince-Édouard, 13 à Terre-Neuve-et-Labrador et 37 au Nouveau-Brunswick. Tous les sites du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador étaient négatifs. Au début de septembre, deux spécimens suspects ont été prélevés chez un petit producteur de légumes organiques dans le comté de Queens, à l'Île-du-Prince-Édouard. On a confirmé la présence de deux adultes et d’une nymphe de la teigne du poireau. Le matériel hôte sur ce site a été détruit et le piégeage intensif mené à la fin de la saison s'est avéré négatif. Il s'agit de la première fois que la teigne du poireau est détectée à l'Île-du-Prince-Édouard.
Colombie-Britannique
En Colombie-Britannique, un total de 174 pièges ont été installés à proximité des sites de culture de l'Allium, soit dans des jardins collectifs et des secteurs de production commerciale. Tous les sites se sont avérés négatifs.
Au Canada, il est considéré que l'Yponomeuta malinellus est établi dans les principales régions productrices de pommes de la Colombie-Britannique, y compris la vallée de l'Okanagan, la vallée du Fraser et le sud-est de Vancouver. Ce défoliateur des pommiers a été éradiqué au Nouveau-Brunswick (1917) et en Ontario (1957). L'hyponomeute du pommier n'a pas été décelé à l'est des montagnes Rocheuses
Le ravageur se propage sur de longues distances principalement par le transport de matières en dormance infestées dans les masses d'oeufs. L'ACIA impose des exigences phytosanitaires à l'importation et au transport en territoire canadien de produits réglementés afin de prévenir l'introduction et la propagation du ravageur. Cette enquête de dépistage biennale est menée dans les provinces productrices de pommes non infestées. L'enquête met l'accent sur les importateurs de matériel de Malus de la Colombie-Britannique, les vergers à l'abandon et les nouvelles plantations en milieu urbain. Des activités de piégeage ont lieu de la mi-juillet à septembre au moyen de pièges Pherocon® 1C à ailettes, appâtés avec la phéromone du ravageur sur septum en caoutchouc. Dans chaque site où des pièges sont installés, on procède à des inspections visuelles pour détecter des toiles de larves et des cocons dans la cime des hôtes du genre Malus.
Québec
Des pièges Phérocon 1C avec phéromone ont été placés dans cinq sites de la région de Québec, à proximité d’arbres du genre Malus (1 verger et 4 sites avec des arbres ornementaux); la localisation des sites par municipalité est la suivante: un site à Québec, un à Saint-Augustin-de-Desmaures, un à Sainte-Croix, deux à Sainte-Foy. Aucun adulte du lépidoptère Y. malinellus n’a été capturé lors de ce dépistage.
Provinces de l'atlantique
En Nouvelle-Écosse, des activités de piégeage et des inspections visuelles ont eu lieu dans les vergers à l'abandon et les exploitations fruitières dans 16 sites de la vallée d'Annapolis. Sur l'Île-du-Prince-Édouard, où la production commerciale de pommes est peu importante, des activités de piégeage à des fins de dépistage ont eu lieu dans 10 sites répartis dans trois comtés (Kings, Queens et Prince). Au Nouveau-Brunswick, des activités de piégeage ont eu lieu dans 9 sites, y compris des pépinières importatrices, des vergers à l'abandon et le Centre de recherche sur la pomme de terre d'AAC. Aucun Y. malinellus n'a été détecté dans les provinces de l'Atlantique en 2008.
Ontario
En Ontario, des inspections ont été menées dans 51 sites, y compris des vergers commerciaux, des vergers à l'abandon, des pépinières et des centres de jardinage. Aucun Y. malinellus n'a été détecté dans les pièges ni lors des inspections visuelles menées en Ontario en 2008.
Le charançon de la luzerne, Otiorhynchus ligustici, est largement répandu dans le nord de l'Europe, en Asie Mineure et en Russie. La luzerne en est l'hôte de prédilection, mais l'insecte ravage aussi de nombreuses autres plantes, dont le trèfle véritable, le mélilot et diverses mauvaises herbes. En Europe, ce charançon est également un important ravageur du houblon. Les charançons adultes se nourrissent des feuilles et des tiges des plantes tandis que les larves ravagent les racines. Tous les adultes sont des femelles et peuvent pondre des oeufs fécondés sans s'accoupler, par conséquent, un seul charançon suffit pour déclencher une nouvelle infestation.
L'insecte a été signalé pour la première fois en Amérique du Nord en 1896 dans le comté d'Oswego, dans l'État de New York. En 1967, le charançon de la luzerne a été découvert sur l'île Wolfe, dans le fleuve Saint-Laurent, près de Kingston, en Ontario. Ce n'est qu'en 1986 qu'il a de nouveau été signalé au Canada, par le ministère de l'Agriculture de l'Ontario, dans le comté de Grenville, à l'ouest de la ville de Prescott.
En 2008, l'ACIA a inspecté des secteurs de l'est de l'Ontario en collaboration avec le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales (MAAARO). Cette enquête constituait un suivi des travaux entrepris en 2006 (la description complète de cette enquête est présentée dans le rapport d'enquête annuel de 2006). L'enquête de 2008 ciblait des champs de luzerne des comtés de Frontenac (Wolfe Island), Leeds-Grenville, Dundas, Prescott-Russell et de la cité d'Ottawa. On y a recherché la présence de larves et des spécimens adultes du charançon de la luzerne de mai à novembre. La présence du ravageur a été confirmée dans tous les champs où il avait précédemment été décelé ainsi que dans 3 nouveaux sites (chemin Bedell à Kemptville, Bisseltown et Tincap).
Ce nématode a été signalé pour la première fois en 1916 au Japon. En Amérique du Nord, la première observation a eu lieu aux États-Unis en 1954 et, au Canada, son introduction a été signalée en 1987 en Ontario. La seule espèce cultivée de grande importance économique gravement touchée par ce ravageur est le soja. Les dommages sont causés par l'alimentation du nématode dans le système radiculaire et peuvent entraîner une réduction de la production pouvant atteindre 20 %, comme le montrent des études menées en Ontario. Plus de 1 100 espèces de végétaux sont des hôtes possibles du Heterodera glycines.
Le nématode à kyste du soja est complètement sédentaire, à l'exception de faibles déplacements chez les juvéniles et les adultes mâles; le ravageur est transporté par la machinerie agricole ou d'autre équipement contaminé par la terre ainsi que par les oiseaux et le vent.
Vous trouverez des renseignements sur les directives concernant l'Heterodera glycines aux adresses suivantes :
Ontario
Des échantillons de sol ont été prélevés dans 83 sites du centre et de l'est de l'Ontario, principalement dans des comtés non réglementés pour l'H. glycines. En 2008, la présence de l'H. glycines a été détecté dans les comtés de Prescott-Russell et de Stormont, lequel fait partie du comté fusionné de Stormont-Dundas-Glengarry. Cette découverte fait suite à celles faites en 2007 dans le comté de Dundas, la cité d'Ottawa et la municipalité régionale de Peel.
La présence de la gale verruqueuse, une maladie causée par le Synchytrium endobioticum, a été décelée pour la première fois à l'Île-du-Prince-Édouard, en octobre 2000, dans un champ de 31,2 ha. Par la suite, dans le cadre d'activités de surveillance à l'échelle provinciale, la maladie a été détectée dans cinq champs d'une superficie combinée de 42,2 ha en 2002, dans quatre autres d'une superficie totale de 31,6 ha en 2004 et dans un autre d'une superficie de 18,2 ha en 2007. Des mesures de confinement et de surveillance ont été mises en place et continuent d'être appliquées afin de prévenir une plus grande dissémination de la maladie et de déterminer l'étendue de l'infection. À l'heure actuelle, 11 champs répartis entre deux exploitations agricoles distinctes (123,2 ha) sont reconnus comme infectés (champs de référence) et 62 autres champs de premier contact ou adjacents (766,3 ha) ont été placés et demeurent sous le contrôle de l'ACIA. Outre les champs visés par les avis, on compte 255 autres champs de contact dont certains visés par des restrictions concernant l'utilisation des pommes de terre qui y sont produites.
Dans le cadre de ses activités continues visant à contenir et à éradiquer la gale verruqueuse tout en maintenant l'accès au marché, l'ACIA continue d'appliquer un plan de gestion à long terme précisant les activités de surveillance continue dont doivent faire l'objet les diverses « catégories » de champs associés à la gale verruqueuse. Au cours de l'année financière 2008-2009, un total de 275 champs ( 2264,43 ha) ont fait l'objet d'une inspection post-récolte visant à déceler la présence de symptômes de la gale verruqueuse. Cette activité n'a mené à la détection d'aucun cas de gale verruqueuse. Six tubercules de pommes de terre présentant des signes d'infection ont été soumis à une analyse en laboratoire, mais tous ont été déclarés négatifs.De plus, 1 389 échantillons de terre provenant de champs associés à la gale verruqueuse ont été recueillis et analysés. Aucun de ces échantillons ne s'est avéré infecté par la galle verruqueuse.
Pour de plus amples renseignements sur cette question, consulter le site Web de l'ACIA à l'adresse suivante : http://www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/potpom/potpomf.shtml
| Substances autres que les semences | Semences | Total |
|---|---|---|
| 159,369 ha | 673,061 ha | 2264,43ha |
| 128 champs | 147 champs | 275 champs |
| Type de champ | Nombre d'échantillons prélevés |
|---|---|
| Champ de référence de 2007 | 303 |
| Autres champs de contact avec le champ de référence de 2007 | 1086 |
| Nombre total d'échantillons prélevés | 1389 |
Le 15 août 2006, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a confirmé la détection du ravageur des pommes de terres, Globodera rostochiensis, dans un champ de 30 acres d'une ferme située à environ 20 kilomètres à l'est de Montréal, au Québec. En 2007, la présence de G. rostochiensis a été décelée dans deux champs de pommes de terre distincts en Alberta.
Pour de plus amples renseignements sur ce ravageur, consulter le site Web de l'ACIA à l'adresse suivante : http://www.inspection.gc.ca/francais/plaveg/pestrava/gloros/glorosf.shtml