IP132_1
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La présente version des Instruction particulière visant l'échantillonnage des semences est datée du 1er avril 2007.
La personne-ressource pour les présentes Instruction particulière du Programme des semences est le Chef, Bureau de la conception et de l`execution du Programme des semences, Section des semences.
La présente Instruction particulière (IP) du Programme des semences font l'objet d'un examen périodique. Les modifications nécessaires leur seront apportées pour qu'elles continuent de satisfaire aux exigences de l'heure.
La présente Instruction particulière du Programme des semences sont approuvées par :
Directeur, Division de la production des végétaux |
Date |
La version la plus à jour du présent document apparaît sur les sites intranet (Merlin) et/ou Internet de l'ACIA. L'original signé est conservé par le gestionnaire national de la Section des semences.
La certification des inspecteurs de l'ACIA aux fins d'échantillonnage des semences permet de vérifier la compétence des employés pour le prélèvement d'échantillons officiels de semences et d'en assurer l'uniformité à l'échelle nationale.
Le programme de certification permet également la reconduction par l'Association internationale d'essais de semences (ISTA) de l'accréditation des laboratoires d'analyse des semences de l'ACIA et de leur habilité à délivrer des certificats de l'ISTA, ce qui facilite l'exportation des semences.
La présente Instruction particulière (IP) du Programme des semences décrit la procédure d'échantillonnage pour l'obtention d'un échantillon représentatif d'un lot de semences. L'emploi d'une méthode d'échantillonnage adéquate est essentiel à une évaluation précise de la qualité du lot de semences. Pour qu'elles soient pratiques et efficaces, la vérification et les analyses des semences doivent être effectuées de façon rapide, précise et uniforme. Les échantillonneurs officiels de semences ont pour fonction de certifier les exportations, de surveiller les marchés, de régler les plaintes et d'effectuer des enquêtes.
La présente Instruction particulière est utilisée :
Les publications citées dans le présente IP sont celles qui figurent dans le CRPS 111, dans la PSQ 132.4, Certification de l'échantillonneur officiel de semences, la PSQ 142.1, Procédure d'inspection des cultures de semences généalogiques, la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l' OCDE et des directives sur les semences de l'Union européenne, les Règles internationales pour les essais de semences publiées par l'Association internationale d'essais de semences (ISTA) et le ISTA Handbook on Seed Sampling (manuel pour l'échantillonnage des semences de l'ISTA).
Les définitions énoncées dans la Loi et le Règlement sur les semences s'appliquent. Certaines sont reproduites ici pour en faciliter la consultation. D'autres ont été modifiées aux fins particulières du présent document.
Pour les besoins des présentes IP, les définitions données dans le CRPS 101, la Loi sur les semences et son règlement d'application, le chapitre 2 des règles de l'ISTA, la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l' OCDE et des Directives sur les semences de l'Union européenne, la PSQ 132.4, Certification des échantillonneurs officiels de semences ainsi que les définitions suivantes s'appliquent :
Les principes d'échantillonnage ainsi que les méthodes et les procédures décrites dans la présente Instruction particulière sont ceux énoncés dans les Règles de l'ISTA. Les principes s'appliquent autant à l'échantillonnage de produits canadiens que de produits destinés à l'exportation. La seule exception aux Règles de l'ISTA est que le poids maximal des lots ne s'applique pas lorsqu'il s'agit de l'échantillonnage de produits canadiens.
L'échantillonneur joue un rôle essentiel au niveau de l'échantillonnage des lots de semences destinés aux essais. L'exactitude des renseignements présentés et la qualité de l'échantillonnage effectué par l'inspecteur sont essentiels à l'établissement de certificats d'analyses des semences qui soient de grande qualité.
Au Canada, l'échantillonnage des semences est effectué aux fins de la délivrance de certificats d'exportation, de surveillance des marchés et de classement, de contrôle de la qualité ou d'autres fins officielles. Il est important que l'échantillon soit prélevé selon des méthodes et techniques reconnues pour qu'on puisse assurer qu'il est représentatif du lot de semences.
La condition préalable de l'échantillonnage au hasard est que chaque particule de la population échantillonnée a la même chance d'être choisie. En général, la taille de l'échantillon de semences analysé est minime par rapport à la taille du lot de semences qu'il représente. Pour que les résultats obtenus reflètent la qualité du lot de semences, il faut utiliser la bonne technique de prélèvement des échantillons destinés aux essais. Il importe que l'échantillon soit prélevé avec soin et conformément aux méthodes décrites dans la présente IP. Il faut tout mettre en oeuvre pour que l'échantillon représente le plus exactement possible la composition du lot de semences analysé. Parallèlement, lorsqu'il s'agit de réduire l'échantillon composite, il faut s'efforcer d'obtenir un échantillon soumis représentatif. Les résultats de l'essai, aussi exacts soient-ils sur le plan analytique, ne peuvent que témoigner de la qualité de l'échantillon soumis aux fins d'analyse.
L'échantillonneur doit savoir que les facteurs suivants influent
sur l'exactitude avec laquelle les résultats des analyses de semences
représentent le lot de semences :
La santé et la sécurité au travail sont une préoccupation primordiale dans toute situation d'échantillonnage de semences. Les gestionnaires et les superviseurs doivent s'assurer que tout le personnel d'inspection reçoit le niveau de formation en santé et en sécurité au travail et de formation sur le transport des marchandises dangereuses pertinent pour les tâches qui lui sont confiées.
Lorsqu'on procède à un échantillonnage, il faut suivre en tout temps les procédures de sécurité appropriées et prendre les mesures de précaution qui s'imposent. L'échantillonneur doit être informé des moyens d'accéder aux publications touchant la SST et le SIMDUT, le manuel de sécurité des Opérations et les documents d'analyse des risques professionnels qui s'appliquent aux tâches exécutées. Lorsqu'il procède à l'échantillonnage, l'échantillonneur doit toujours porter l'équipement de protection individuelle (EPI) approprié tel que casque de protection, bottes de travail approuvées, lunettes de sécurité, dispositif de protection anti-bruit, gants et respirateur. L'échantillonneur doit connaître les documents d'analyse des risques professionnels et savoir s'y reporter pour connaître les mesures de travail sécuritaires, les pratiques d'hygiène, l'équipement et les vêtements de protection personnels ainsi que les pratiques de travaux sécuritaires.
Si les mesures de précaution appropriées ne sont pas prises, l'échantillonnage des semences peut être dangereux.
La formation en santé et sécurité au travail donnée à l'échantillonneur lui apprendra à respecter les consignes suivantes :
Les semences traitées doivent être manutentionnées selon les procédures énoncées dans le manuel SIMDUT et les documents locaux d'analyses des risques professionnels.
Lorsqu'on prélève un échantillon de semences traitées avec un produit antiparasitaire, il faut prendre des précautions pour réduire le plus possible les risques inutiles d'exposition à ce produit. L'échantillonneur doit prendre les précautions appropriées mentionnées sur l'étiquette du produit fixée à l'emballage de semences, ainsi que celles édictées dans le manuel de sécurité du SIMDUT :
Après l'échantillonnage des lots de semences traitées, il faut prendre les précautions suivantes :
Si des échantillons sont prélevés dans le cadre d'une plainte ou en vue de la délivrance d'un bulletin international de lot de semences ou d'un certificat d'analyse par un laboratoire de l'ACIA, l'échantillonneur doit s'efforcer de répondre à la demande d'échantillonnage dans un délai raisonnable (72 heures).
Le prélèvement d'échantillons aux fins de détermination de la teneur en eau doit être effectué de manière à ce que le service de messagerie livre les semences au laboratoire dans les 24 heures suivant le prélèvement. De plus, les graines oléagineuses (lin, colza, moutarde, radis ou soja) ne doivent pas être livrées au laboratoire un vendredi ou un jour de congé car il faut laisser sécher les semences pendant une période de 17 heures avant de procéder aux analyses.
Le tableau suivant indique les références que l'échantillonneur doit consulter pour obtenir un échantillon représentatif. L'échantillonneur doit vérifier que les documents qu'il consulte sont à jour.
| Nom | Responsables de la mise à jour et de la distribution |
|---|---|
| CRPS 101 Définitions du Programme des semences | Programme des semences |
| PSQ 132.1 Certification des semences et inspection | Programme des semences |
| PSQ 132.4 Certification de l'échantillonneur officiel de semences | Programme des semences - Disponible sur Merlin |
| QSP 152.1 Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l' OCDE et des directives sur les semences de l'Union européenne | Programme des semences - Disponible sur Merlin |
| Loi et Règlement sur les semences | Programme des semences - Internet |
| Liste de l' OCDE des variétés admises à la certification | http://www.oecd.org/document/14/ 0,2340,fr_2649_33909_2485061_1_1_1_1,00.html |
| Liste des variétés qui sont enregistrées au Canada | Bureau d'enregistrement des variétés - Disponible sur le site web de l'ACIA |
| Règles internationales pour les essais de semences, Chapitre 2 | Un des laboratoires des semences de l'ACIA |
| Directives de l'Union européenne : 66/401/CEE
(Plantes fourragères); 66/402 CEE (céréales) 2002/57/CE (Plantes oléagineuses et à fibres) |
http://www.oecd.org/document/0/ 0,2340,fr_2649_33909_1933511_1_1_1_1,00.html |
| Manuel de sécurité des Opérations | Représentant du comité SST |
| Analyse du risque professionnel | Disponible au bureau d'inspection local ou au laboratoire |
| Laboratoires accrédités de l'ACIA | Laboratoires des semences de l'ACIA - Merlin |
| Méthodes et procédés canadiens d'essai de semences | Laboratoires des semences de l'ACIA - site web de l'ACIA |
Pour le prélèvement d'échantillons officiels et d'échantillons aux fins d'exportation, il faut utiliser le matériel indiqué à l'annexe I et notamment des sondes dont le type et le calibre sont approuvés pour l'échantillonnage des différentes espèces. Seules les sondes désignées qui ont été approuvées pour l'échantillonnage conformément à l'annexe I ou aux Règles de l'ISTA peuvent être utilisées.
Choix de la sonde appropriée pour l'échantillonnage :
Prélever chaque échantillon primaire en passant le dispositif d'échantillonnage une seule fois dans le lot de semences. Chaque sonde (contenu) ou passage du dispositif d'échantillonnage constitue un échantillon primaire.
Lorsque l'échantillonneur choisit la sonde qui convient à l'échantillonnage, il doit prendre en compte l'espèce à échantillonner, la taille et le type d'emballage, le nombre d'échantillons primaires à prélever et la taille de l'échantillon composite requise. Lorsqu'il procède à l'échantillonnage d'emballages, il doit avoir accès à tous les points à l'intérieur de l'emballage. Dans le cas des semences coulantes ensachées, l'échantillonneur doit utiliser une sonde approuvée suffisamment longue pour qu'il puisse atteindre toutes les parties du sac. Dans le cas des semences qui coulent difficilement, comme certaines semences de graminées, les semences non nettoyées ou les criblures qu'on peut difficilement échantillonner avec une sonde, l'échantillonneur peut utiliser une méthode manuelle.
On trouvera à l'annexe I des renseignements sur la dimension appropriée des sondes. L'échantillonneur doit choisir la taille de sonde en se fondant sur le principe selon lequel l'ouverture de la sonde doit être égale à au moins deux fois le diamètre de la semence (par diamètre, on entend la partie la plus longue de la semence) à échantillonner. Il n'est jamais permis d'utiliser une sonde qui est plus petite que la sonde approuvée à l'annexe I pour l'espèce à échantillonner, à moins que l'échantillonneur ne fournisse au laboratoire des données montrant que la largeur de l'ouverture de la sonde est au moins deux fois plus grande que le diamètre de la semence.
Il existe des sondes à cellule unique ou à cellules multiples et des types combinés. Ces instruments peuvent comporter plus d'une ouverture (trou/fente).
L'échantillonneur doit vérifier la propreté de la sonde et des autres instruments avant de les utiliser.
Sur le formulaire de soumission d'échantillon (annexe V ), l'échantillonneur doit indiquer le type et la taille de la sonde ou la méthode d'échantillonnage utilisée. De plus, lorsque la sonde utilisée est plus petite que celle approuvée à l'annexe I pour l'espèce à échantillonner, l'échantillonneur doit fournir des données montrant que la largeur de l'ouverture de la sonde est au moins deux fois plus grande que le diamètre de la semence, sur le formulaire de soumission d'échantillon ( SIESAL).
La sonde Nobbe est un tube pointu qui présente un orifice ovale au voisinage de sa pointe. Cette petite sonde assez compacte est facile à transporter. Le risque de contamination est faible car il est facile de la garder propre.
La sonde Nobbe convient bien à l'échantillonnage de semences coulantes (légumineuses, fléole, colza, moutarde) qui sont ensachées, mais non à celles qui sont en vrac. Elle ne peut être utilisée qu'à l'horizontale, et son utilisation est limitée aux emballages dans lesquels elle peut être plongée.
La sonde Nobbe doit être suffisamment longue pour que l'orifice (fente/trou) atteigne la partie centrale du sac. Si l'échantillonnage se fait par le côté du sac, la sonde doit pouvoir atteindre le côté opposé.
Ce type de sonde convient bien à l'échantillonnage des semences dans des sacs ouverts, dans de gros contenants ou en vrac comme dans le cas d'emballages de 100 kg ou plus, comme des mini-emballages en vrac ou des lots statiques en vrac de petites ou de grosses semences. Ce type de sonde convient peut-être mieux que la sonde Nobbe au prélèvement d'échantillons entreposés dans les rangées inférieures des contenants sur palettes au niveau du plancher. Elle consiste en un tube creux dans lequel s'emboîte étroitement un second tube, de telle sorte que les semences ne peuvent s'infiltrer entre les deux. Une poignée est fixée au deuxième tube de manière à ce qu'il puisse être tourné à l'intérieur du tube principal. Le dernier se termine par une pointe solide. Les tubes présentent tous deux dans leur paroi des ouvertures (fentes/trous). La sonde à double tube peut comprendre :
On peut ouvrir et refermer les fentes de la sonde en faisant tourner le tube interne jusqu'à ce que les fentes des deux tubes soient alignées. Le risque de contamination est plus élevé avec ce type de sonde. On doit veiller à ce que toutes les fentes des tubes soient propres.
La totalité du contenu du tube interne représente un échantillon primaire.
La sonde à double tube avec cloisons peut être utilisée :
La sonde à double tube sans cloisons s'utilise uniquement à l'horizontale.
On doit fermer délicatement les fentes car on pourrait endommager les semences prises entre les bords des fentes. On peut réduire le risque d'endommager les semences en fermant lentement les fentes jusqu'à ce qu'on sente une résistance.
On ne peut pas faire varier la quantité de semences obtenue de la partie inférieure et supérieure de l'emballage en réglant la vitesse avec laquelle la sonde est retirée car la sonde prélève la même taille d'échantillon à chaque échantillonnage. La sonde doit toujours être suffisamment longue pour atteindre le côté opposé de l'emballage en diagonale. Lorsqu'on échantillonne un emballage verticalement, il faut utiliser une sonde avec cloisons, et elle doit atteindre le fond de l'emballage.
Ce type de sonde s'utilise uniquement à l'horizontale.
Ce type de sonde peut s' utiliser à l' horizontale ou à la verticale
Si les semences non nettoyées sont traitées dans un système fermé et que les semences nettoyées sont placées dans des emballages marqués et scellés, on peut prélever les échantillons primaires dans le flux de semences.
L’échantillonnage dans le flux de semences peut être effectué manuellement ou par des appareils d’échantillonnage. Lorsque les appareils sont contrôlés automatiquement, ils sont appelés échantillonneurs automatiques. Lorsque le flux de semences passe à l’air libre, l’échantillonnage manuel dans le flux à la fin du traitement est sans doute la technique la plus satisfaisante. L’avantage de cette technique est que l’on peut vérifier l’uniformité de chaque échantillon primaire.
Pour prélever des échantillons dans le flux de semences, on doit respecter les conditions suivantes :
Il existe de nombreux types et modèles d’échantillonneurs automatiques. Un échantillonneur automatique doit être utilisé et entretenu conformément aux exigences du système qualité de l’établissement semencier. Lorsqu’un échantillonneur automatique est utilisé aux fins suivantes :
Le contenant de prélèvement doit couvrir toute la section transversale du flux de semences, ce qui assure le prélèvement d’un échantillon primaire uniforme. Le contenant doit être conçu de façon à empêcher les semences d’entrer et d’en ressortir par rebondissement. L’échantillonneur doit prélever des échantillons primaires à intervalles réguliers et en nombre suffisant pour assurer l’obtention du nombre minimal d’échantillons primaires prescrit à l’annexe II.
Le contenant utilisé pour prélever des échantillons primaires à partir du flux de semences doit être conçu de la façon suivante :
Dans des cas exceptionnels (semences spéciales) et pour certaines espèces, notamment pour des espèces vêtues s’écoulant difficilement, l’échantillonnage à la main est la méthode la plus satisfaisante lorsqu’il a été établi, par un essai d’échantillonnage à l’aide d’une sonde, que les semences seraient endommagées ou qu’il pourrait y avoir séparation et sélection des semences. Au nombre des semences vêtues coulant difficilement, on peut mentionner celles des genres Agropyron et Elytrigia (agropyres), Agrostis (agrostides), Alopecurus (vulpins), Bromus (bromes), Dactylis (dactyles), Elymus et Psathyrostachys (élymes), Festuca (fétuques), Lolium (ray-grass) et Poa (pâturins) ainsi que des espèces indigènes des genres Anthoxanthum, Arrhenatherum, Axonopus, Chloris, Cynodon, Cynosurus, Deschampsia, Digitaria, Holcus, Melinis, Panicum, Paspalum, Pseudoroegneria, Trisetum et Zoysia.
Tous les points à l’intérieur de l’emballage doivent être accessibles. Lorsqu’il est impossible de prélever des échantillons au fond des sacs ou des cellules, l’échantillonneur doit demander que les emballages soient vidés partiellement ou complètement pour faciliter l’accès à tous les points de l’emballage. L’échantillonneur doit pouvoir atteindre le fond de l’emballage.
Il faut respecter les procédures énoncées ci-dessous, selon le cas :
Dans le cas de semences en ruban ou en tapis, il faut ouvrir les emballages à échantillonner et prélever un nombre suffisant d’unités (rubans ou tapis) ou, dans le cas d’un long ruban, une portion suffisante.
En plus de la sonde appropriée, le matériel suivant peut être requis :
Tout le matériel servant à l’échantillonnage doit être nettoyé à fond avant chaque usage et il doit être exempt de toute matière étrangère, notamment de semences de plantes cultivées et de graines de mauvaises herbes; de particules pathogènes ou de spores; de toute partie de semence, de balle, de poussière et de corps étrangers inertes; de résidus de produits chimiques comme ceux utilisés pour le traitement des semences. Les sondes avec des semences résiduelles qui contiennent des gènes à caractères nouveaux pourraient causer une contamination croisée des autres lots de semences.
Sonde Nobbe : Plus la surface intérieure de la sonde est polie, plus la semence s’écoule librement.
Sonde à double tube : Les arêtes et la pointe de la sonde doivent être occasionnellement apprêtées avec une lime, un papier émeri ou du papier sablé très fin. La sonde percera ainsi beaucoup plus facilement les sacs de jute et de polyéthylène.
La méthode de nettoyage dépend du type de matériel ainsi que du but et des analyses pour lesquels l’échantillon est prélevé.
Les méthodes de nettoyage recommandées sont les suivantes :
Lorsqu’on échantillonne des lots de semences aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA, qu’il s’agisse de semences généalogiques ou non généalogiques, les lots de semences doivent être scellés au moment de l’échantillonnage. Les lots doivent être scellés de manière à ce que, si l’emballage est ouvert, le sceau soit détruit et ne puisse pas être réutilisé. Les lots visés sont les semences dans des cellules, des sacs et des gros sacs vrac. Le scellage du lot de semences doit être effectué par l’échantillonneur officiel de semences ou sous sa supervision. Il faut noter ce qui suit :
Tous les emballages doivent être auto-scellants, scellés ou pouvant être scellés. Les lots de semences soumis aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences, qu’il s’agisse de semences généalogiques ou de semences non généalogiques, doivent être placés dans des emballages avec sceau inviolable ou dans des emballages auto-scellants, scellés ou pouvant être scellés. Dans le cas de lots de semences portant des étiquettes OCDE, le lot est considéré comme étant scellé si la couture qui ferme l’ouverture du sac fixe aussi l’étiquette au sac.
Lorsqu’on échantillonne des lots de semences à d’autres fins officielles (p. ex. surveillance du marché), le lot doit être scellé lorsqu’il est placé dans des emballages pouvant être scellés, comme des sacs. Le lot est considéré comme étant scellé si la couture qui ferme l’ouverture du sac fixe aussi l’étiquette au sac.
Le marquage d’un lot de semences doit comprendre l’attribution d’un numéro et d’une désignation de lot propre au lot de semences échantillonné. Lorsqu’il s’agit d’un lot de semences non généalogiques échantillonné aux fins de la délivrance d’un bulletin de lot de semences de l’ISTA, l’établissement doit marquer ou étiqueter chaque emballage du lot en y apposant un numéro unique. L’échantillonneur doit veiller à ce que toutes les opérations soient effectuées conformément aux Règles de l’ISTA.
Si des étiquettes OCDE (annexe X) sont apposées sur les emballages d’un lot de semences, il faut remplir le Certificat d’inspection de semence (CFIA/ACIA 1118) de l’ACIA (annexe XIV). Le numéro imprimé sur le document CFIA/ACIA 1118 devient le numéro de lot et il est précédé du préfixe CDN et du code de la province (p. ex. CDN 9-54321). Il faut suivre les procédures énoncées dans la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l’ OCDE et des Directives sur les semences de l’Union européenne, pour remplir les formulaires et les étiquettes.
Le numéro ou la désignation identifiant le lot de semences peut être imprimés directement sur l’emballage, ou sur les étiquettes ou vignettes qui sont cousues, fixées ou collées sur les emballages. Les lots de semences entreposés en vrac sont exemptés de l’exigence selon laquelle toute semence doit être vendue dans un emballage scellé et étiqueté, à la condition qu’ils satisfassent aux dispositions de l’article 37 du Règlement sur les semences.
Il faut utiliser de l’encre indélébile pour l’impression et l’estampillage des étiquettes. Si l’identification du lot de semences est modifiée, il faut enlever soit l’étiquette et en apposer une nouvelle, soit collé une nouvelle étiquette sur l’étiquette d’origine.
L’étiquette apposée sur un emballage doit porter les renseignements suivants :
Si des étiquettes sont apposées sur chaque emballage d’un lot de semences, l’échantillonneur doit s’assurer que les renseignements inscrits sur l’étiquette ou la vignette correspondent à ceux figurant sur tous les documents. Il faut envoyer une étiquette ou vignette (si cela est possible) au laboratoire. Dans le cas d’étiquettes OCDE (annexe X), il faut envoyer une étiquette extérieure au laboratoire.
Étiquette OCDE
Lorsqu’il faut apposer une étiquette OCDE (annexe X) sur un lot de semences destinées à l’exportation et/ou délivrer un certificat de variété OCDE (annexes XII et XIII), il faut suivre les procédures énoncées dans la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l’ OCDE et des Directives relatives aux semences de l’Union européenne. L’espèce et la variété doivent figurer sur la Liste de l’ OCDE des variétés admises à la certification. Par ailleurs, si la variété ne figure pas sur la Liste de l’ OCDE des variétés admises à la certification, l’échantillonneur doit obtenir des données montrant que la variété est enregistrée dans un pays participant et présenter ces données au laboratoire. Si l’établissement a imprimé les étiquettes et scellé le lot avant l’échantillonnage, l’échantillonneur doit vérifier le sceau et s’assurer que tous les renseignements imprimés sur l’étiquette de chaque emballage sont exacts.
Si des étiquettes OCDE sont apposées sur un lot de semences, l’inspecteur ou l’échantillonneur de l’ACIA attribue le numéro de lot. Il remplit un Certificat d’inspection de semence (CFIA/ACIA 1118) numéroté (annexe XIV). Ce numéro, avec le code de la province précédé des lettres CDN, constitue le numéro de lot, p. ex. CDN 8-54321. L’échantillonneur laisse une copie du formulaire CFIA/ACIA 1118 au propriétaire ou à l’exploitant lors de l’échantillonnage.
Étiquettes de semences non définitivement certifiées
Les échantillons de semences non définitivement certifiées portent le code du Programme des semences : NFC (annexe IV). Le lot de semences doit être échantillonné conformément aux méthodes d’échantillonnage de l’ISTA (aucune taille maximale de lot ne s’applique). Les échantillons représentatifs des lots de semences destinées à l’exportation sont soumis avec une étiquette de semences non définitivement certifiées; ils sont entreposés officiellement en vue d’essais de contrôle a posteriori éventuels. L’échantillonneur officiel de semences doit consulter la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l’ OCDE et des Directives sur les semences de l’Union européenne.
Autres étiquettes
Dans certains cas, les semences généalogiques, comme les lignées de spécialité, les variétés non enregistrées, n’ont pas de numéro CDN.
Il arrive parfois que les semences sont exportées avec des étiquettes canadiennes.
Si les lots de semences destinées à des essais de l’ISTA sont des semences non généalogiques, l’établissement doit apposer sur chaque emballage du lot une marque ou une étiquette portant une désignation ou un numéro de lot unique. La responsabilité de l’échantillonneur est la même : s’assurer que toutes les opérations sont menées conformément aux Règles de l’ISTA. Chaque emballage d’un lot de semences non généalogiques doit être scellé au moyen d’un sceau métallique ou d’une étiquette adhésive.
Directives de l’Union européenne
Si le client demande que le lot porte une étiquette attestant qu’il respecte les Règles et normes CE, il faut s’assurer que les normes des directives 66/401/CEE (semences de plantes fourragères), 66/402/CEE (semences de céréales) ou 2002/57/CE (semences de plantes oléagineuses et à fibres) sont respectées. L’échantillonneur officiel de semences doit consulter la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l’ OCDE et des Directives sur les semences de l’Union européenne pour obtenir des éclaircissements. Si l’espèce présentée aux fins d’échantillonnage ne figure pas dans la directive de l’Union européenne, elle ne peut pas être étiquetée ou analysée conformément aux Règles et normes CE mais elle peut quand même être admissible aux fins d’exportation vers l’Union européenne.
Si le lot de semences est échantillonné à quelque fin que ce soit, et notamment à des fins d’exportation ou d’attribution d’une dénomination de catégorie, de surveillance du marché, de suivi d’une plainte ou d’échantillonnage de conformité, d’enquête, etc., il faut vérifier l’uniformité des échantillons primaires représentatifs des semences. Les indicateurs d’hétérogénéité dans un lot de semences sont les suivants :
Lorsque des lots de semences mélangés sont soumis, ils doivent être accompagnés de documents précisant l’origine et contenant des renseignements sur le mélange des lots de semences. Sur demande de l’échantillonneur ou de l’inspecteur, le propriétaire du lot de semences doit fournir tous les renseignements relatifs à l’assemblage et au mélange de chaque lot échantillonné. Si l’établissement ne peut pas fournir les documents pertinents à l’appui de l’homogénéité, il faut refuser d’échantillonner le lot.
Le contenu de chaque sonde ou poignée, etc. est désigné comme « échantillon primaire ». Pendant l’échantillonnage, l’échantillonneur doit garder chaque échantillon primaire séparé de l’échantillon primaire qu’il vient de prélever. L’échantillonneur doit évaluer l’uniformité de l’échantillon primaire avant de le mélanger aux autres échantillons primaires qui ont déjà été prélevés.
L’uniformité peut être évaluée de la façon suivante :
Des échantillons primaires uniformes sont combinés pour former l’échantillon composite.
Si les échantillons primaires ne sont pas uniformes :
La présente section renseigne sur tout genre d’échantillonnage d’un lot de semences. Les exigences spéciales relatives à l’échantillonnage aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA sont indiquées en caractères gras.
L’échantillonneur doit se préparer comme suit :
Le lot est composé de 400 sacs de 25 kg. Il est entreposé sur 10 palettes contenant chacune 40 emballages. L’échantillonneur choisit au hasard 3 emballages sur chaque palette et doit varier son plan d’échantillonnage d’une palette à l’autre.
Lorsqu’on échantillonne des emballages de plus de 100 kg, les échantillons primaires sont prélevés, selon le cas, à différents points ou angles, dans chaque emballage.
Dans tous les cas, lors de l’échantillonnage d’un lot comprenant au plus 15 emballages, tous les emballages doivent être échantillonnés. Le même nombre d’échantillons primaires doit être prélevé de chaque emballage.
Une liste de contrôle pour l’échantillonnage des semences canadiennes se trouve à l’annexe VI. Une liste de contrôle pour l’échantillonnage aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA se trouve à l’annexe VII.
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Pour les lots de semences en emballages de 100 kg ou moins, l’échantillon doit être prélevé sur des emballages scellés et étiquetés.
Lorsqu’il s’agit d’établir le nombre d’emballages d’un lot de semences, chaque emballage scellé renfermant des semences (p. ex. sac en polyéthylène, sac en papier, boîte métallique, cartons, etc.) est considéré comme une unité, et non pas le nombre de palettes, etc. sur lesquelles les semences sont entreposées.
L’échantillonneur doit choisir au hasard les emballages à échantillonner selon le nombre d’échantillons primaires requis pour obtenir un échantillon représentatif du lot de semences (annexe II).
L’échantillonneur doit vérifier que les emballages choisis aux fins d’échantillonnage et les emballages adjacents à ceux-ci sont propres et exempts de débris en brossant les emballages pour enlever les matières étrangères et en balayant l’aire de travail, avant d’introduire la sonde. Lorsqu’il prélève des échantillons, il doit commencer par le bas. L’échantillonneur doit varier son plan d’échantillonnage d’une palette à l’autre, en prélevant tantôt au bas, tantôt au milieu et tantôt au sommet de la palette. En procédant de cette façon, il réduit la probabilité de contamination. Pour faciliter l’échantillonnage en diagonale des emballages d’au plus 100 kg installés à la verticale, il faut les étendre à plat sur le sol. Ils peuvent aussi être étendus sur d’autres sacs.
Il faut refermer les trous faits par la sonde dans les sacs de jute ou de polyéthylène en passant la pointe de la sonde sur le trou à quelques reprises et dans des directions opposées, de manière à replacer les fibres et fermer le trou. Si le trou ne peut pas être refermé de cette façon, comme dans le cas des sacs en papier, il faut utiliser une pièce ou une étiquette adhésive spéciale (CFIA/ACIA 0013, annexe XVI). La pièce rajoutée doit être signée et datée.
Pour des semences emballées en vrac (emballages mini-vrac), qu’elles soient échantillonnées aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences ou aux fins de surveillance du marché, l’échantillon doit être prélevé sur des emballages scellés et étiquetés à l’aide d’une sonde appropriée (annexe I) et selon une intensité d’échantillonnage pertinente (annexe II).
Pour la surveillance du marché
La méthode d’échantillonnage est fonction du système de conservation de l’échantillon (méthode d’entreposage de l’échantillon) et de la taille de l’échantillon retenu dans l’établissement semencier. On doit utiliser du matériel d’échantillonnage approuvé, tel que décrit à la section 7.0 et à l’annexe I.
Si l’échantillon retenu à l’établissement semencier ne peut pas être échantillonné à l’aide du matériel approuvé, l’échantillonneur doit mélanger et diviser l’échantillon retenu, uniquement dans le cas d’espèces à grosses semences, selon la méthode de mélange et de division approuvée décrite à la section 13.0. Si l’échantillonneur ne peut ni prélever un échantillon à l’aide du matériel approuvé ni mélanger et diviser l’échantillon retenu, il doit soumettre la totalité de l’échantillon retenu au laboratoire approprié aux fins d’analyse.
Les codes du Programme des semences, attribués aux échantillons soumis au laboratoire, indiquent au laboratoire dans quel but l’échantillon a été prélevé. Les exigences de soumission de l’échantillon peuvent donc varier. On trouve à l’annexe IV la liste et la description des codes du Programme des semences pour les échantillons. Certains types d’échantillons particuliers sont examinés ci-dessous.
Échantillon pour la surveillance du marché prélevé au lieu de vente ou d’entreposage. Il peut s’agir de semences généalogiques ou non, canadiennes ou importées.
Lorsque des échantillons d’espèces énumérées dans les tableaux de catégorie I à VI sont soumis aux laboratoires des semences de l’ACIA aux fins d’analyses, il faut soumettre au moins la quantité de semences indiquée dans la colonne 3 de l’annexe III. Si la présence de charbon nu véritable doit être recherchée, cette analyse doit faire l’objet d’une demande spéciale.
Si l’échantillonneur a effectué un essai de pureté (l’annexe VIII indique les quantités et la méthode), il doit indiquer la quantité de semences analysée ainsi que le nom des impuretés et leur nombre sur le formulaire de soumission d’échantillon (annexe V). Il devrait placer les impuretés dans une enveloppe et la sceller. L’enveloppe doit porter le numéro de l’échantillon d’inspection et le numéro de lot (s’il est disponible). L’enveloppe devrait être gardée avec l’échantillon ou jointe au formulaire de soumission d’échantillon à des fins d’entreposage.
Procédure à suivre lorsque l’échantillonneur demande les analyses suivantes au laboratoire :
Les espèces énumérées dans les tableaux de catégorie VII à XX doivent faire l’objet d’un essai de pureté et de germination par un des laboratoires de semences de l’ACIA. Il faut soumettre au moins un échantillon non altéré ayant le poids spécifié dans la colonne 3 de l’annexe III.
L’échantillon de conformité ou de plainte ne peut être prélevé que par un échantillonneur officiel de semences. Cet échantillonnage est en général effectué à la suite d’une plainte, d’un suivi des mesures correctives, de cas de non-conformité soupçonné, ou pour vérifier la conformité. S’il est impossible d’obtenir un échantillon représentatif de la totalité du lot, on doit prélever un échantillon de la partie disponible du lot de semences selon la méthode et l’intensité les plus appropriées.
L’échantillon est soumis au laboratoire des semences de l’ACIA approprié, aux fins d’essais. Lorsqu’on soumet un échantillon de conformité ou de plainte, une description détaillée de la non-conformité ainsi que les documents connexes (p. ex. certificats d’analyse) sont envoyés au laboratoire avec l’échantillon.
Lorsqu’un essai de pureté variétale est requis, un échantillon non altéré du poids approprié doit être soumis au laboratoire des semences de l’ACIA approprié (annexe III). Si l’échantillon choisi est prélevé sur un échantillon composite, il doit être mélangé et divisé selon les indications de la section 13.0.
L’échantillonneur doit suivre la procédure établie lorsqu’il envoie un échantillon au laboratoire aux fins d’examen ou d’analyse dans le cadre d’une enquête menée en vertu de la Loi et du Règlement sur les semences, lorsqu’un produit est soupçonné d’être non conforme. Le laboratoire fournit les données analytiques justificatives pour appliquer la réglementation. Les données du laboratoire viennent à l’appui des cas d’altération, de fraude économique, de présence d’agents pathogènes, ainsi que de non-respect des normes de catégorie.
Les échantillons d’enquête doivent être prélevés par un échantillonneur officiel de semences.
Les renseignements suivants doivent être consignés sur le formulaire de soumission d’échantillon.
L’étiquette apposée sur l’échantillon doit porter les renseignements pertinents pour en permettre l’identification (à tout le moins ceux indiqués à la section 15.3) et le relier au formulaire de soumission d’échantillon.
Les échantillons prélevés aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA sont visés par les procédures énoncées dans le chapitre sur les essais des semences des Règles internationales. Ces échantillons ne peuvent être prélevés que par des personnes agréées par les laboratoires membres accrédités par l’Association internationale d’essais de semences (ISTA) au Canada. Au Canada, les laboratoires des semences de l’ACIA sont des laboratoires membres accrédités de l’ISTA. Le laboratoire accepte les échantillons soumis par des inspecteurs et des échantillonneurs de semences qui ont été certifiés aux fins d’échantillonnage des semences destinées à l’exportation. Les laboratoires doivent tenir des registres des échantillonneurs officiels de semences.
Dans le cas du prélèvement d’échantillons aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA, l’échantillonneur doit respecter les prescriptions d’échantillonnage énoncées dans le chapitre 2 des Règles de l’ISTA. Ces règles sont modifiées tous les ans et entrent en vigueur en janvier de chaque année. Le laboratoire doit envoyer les modifications par voie électronique en format PDF à chaque échantillonneur officiel des semences et exiger que tous les échantillonneurs officiels de semences accusent réception des Règles d’échantillonnage de l’ISTA.
Les Règles de l’ISTA ne constituent pas une norme ou un règlement stipulant les exigences minimales en matière de pureté, de germination et d’absence des espèces mentionnées auxquelles le lot de semences doit satisfaire. Il s’agit de méthodes et de modes opératoires pour l’échantillonnage de lots de semences et leur analyse.
La méthode de scellage doit être indiquée sur le Bulletin international de lot de semences de l’ISTA. Par conséquent, l’échantillonneur doit indiquer, dans le Système informatisé pour l’enregistrement et le suivi des analyses de laboratoire ( SIESAL), la méthode de scellage utilisée, c.-à-d., couture d’une étiquette OCDE ou sceau métallique.
La taille de l’échantillon composite est souvent trop importante et doit être réduite pour obtenir l’échantillon qui est soumis au laboratoire et qui porte le nom d’« échantillon soumis ».
Il faut réduire l’échantillon selon des méthodes de mélange et de division appropriées pour garantir qu’il n’y aura pas plus de variation que celle prévue lors d’un seul échantillonnage au hasard.
Si des sous-échantillons distincts d’un même lot sont requis pour différents essais (pureté et/ou germination, détection de maladies, pureté variétale, teneur en eau), il faut prélever ces sous-échantillons selon l’une ou l’autre des façons suivantes :
Les échantillons ou sous-échantillons doivent être soumis rapidement au laboratoire de l’ACIA approprié. L’échantillonneur doit indiquer sur le formulaire de soumission d’échantillon (annexe V ) si l’échantillon a été mélangé et divisé ou si la totalité de l’échantillon composite est soumis. Tous les sous-échantillons doivent être scellés (section 15.2).
L’emploi de la méthode de mélange et de division à l’aide du diviseur à rifles est la méthode approuvée pour les espèces énumérées dans les tableaux de catégorie I à III, V et VI et XVIII. Si l’échantillonneur doit mélanger et diviser un échantillon composite contenant ces espèces, il doit suivre la procédure suivante.
Le diviseur est constitué d’une trémie à laquelle sont fixés des conduits, d’un bâti pour supporter la trémie, de quatre bacs récepteurs et d’un bac verseur. Les conduits amènent les semences de la trémie aux bacs récepteurs. Les conduits sont dirigés alternativement d’un côté et de l’autre de l’appareil. Ce diviseur convient à la plupart des espèces de semences, y compris les légumineuses.
Il faut retirer l’échantillon composite de l’emballage dans lequel il a été placé de façon à n’y laisser aucune semence. Donc, si l’échantillon composite se trouve dans l’un ou l’autre des emballages suivants, il faut suivre la procédure indiquée :
Il faut placer l’échantillon composite tout entier dans une pelle à semences ou un seau propres ou dans un des bacs récepteurs du diviseur à rifles.
Avertissement: Il faut prendre des précautions pour mélanger et diviser les légumineuses comme les pois et le soja, car la chute des semences dans le bac peut les endommager.
Méthode :
Mélange
Le diviseur à rifles doit être placé sur une surface solide et de niveau; il doit être gardé et entreposé dans un milieu propre et sec. L’échantillonneur doit s’assurer que le diviseur et les contenants ou bacs récepteurs ne sont pas endommagés. On ne doit pas frapper l’un contre l’autre le diviseur ou les bacs récepteurs pour les nettoyer ni utiliser des outils comme un maillet, un marteau ou un couteau. Dans toute la mesure du possible, on doit utiliser de l’air comprimé pour nettoyer le diviseur et les bacs récepteurs. Si on transporte le diviseur, on doit l’emballer dans une boîte rembourrée ou un étui de transport pour assurer qu’il ne sera pas endommagé. Si le diviseur ou les bacs récepteurs sont sales ou huileux, on peut les laver à l’eau chaude avec un détergent doux. On doit bien sécher le diviseur à l’aide d’un chiffon doux non pelucheux qui ne laissera aucun résidu sur l’équipement et le laisser sécher au moins toute la nuit.
La totalité de l’échantillon composite doit être soumis au laboratoire. Afin de réduire le risque de contamination croisée (qui est plus important que dans le cas des espèce à petites semences), le laboratoire doit effectuer toutes les opérations de mélange et de division et soumettre les sous-échantillons requis aux laboratoires d’analyse appropriés, sauf pour la détermination de la teneur en eau. Dans ce dernier cas, l’échantillonneur doit ré-échantillonner le lot selon la même méthode d’échantillonnage approuvée et la même intensité d’échantillonnage qu’il a utilisées pour obtenir les échantillons pour les essais de pureté, de germination et/ou de pureté variétale. L’échantillonneur doit indiquer sur le formulaire de soumission d’échantillon les tests requis (annexe V).
L’échantillonneur prélève systématiquement les types de sous-échantillons mentionnés ci-dessous. Lorsqu’il doit prélever des sous-échantillons à d’autres fins, il doit consulter, selon le cas, le spécialiste du Réseau du Centre opérationnel et/ou le laboratoire des semences de l’ACIA.
Les essais de pureté variétale permettent de vérifier si les semences généalogiques ont conservé leur pureté originale au cours des étapes de la multiplication, du conditionnement et de la mise en marché. Ce programme d’essai de pureté des semences généalogiques permet de satisfaire à certaines exigences du commerce international et constitue une vérification indispensable du système canadien de certification des semences.
Les niveaux de surveillance de la pureté variétale sont les suivants :
L’échantillon destiné aux essais de pureté variétale doit être prélevé sur le lot de semences ou sur l’échantillon composite ou l’échantillon soumis conformément à l’annexe III par un échantillonneur officiel de semences ou par le Laboratoire des semences de l’ACIA. Les renseignements suivants aux fins d’identification doivent être indiqués : espèce, nom de la variété, nom du producteur, numéro du certificat de récolte et numéro du lot.
Les échantillons à analyser au titre des Systèmes des semences de l’ OCDE doivent être identifiés avec un numéro de référence complet, incluant le code du pays. Dans le cas de semences pourvues de nouvelles étiquettes et de nouveaux sceaux, il faut aussi mentionner le numéro de référence précédent. L’échantillonneur doit consulter la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des Systèmes des semences de l’ OCDE et des Directives sur les semences de l’Union européenne pour obtenir des éclaircissements. Le formulaire de soumission d’échantillon doit renfermer toutes les informations nécessaires. Chaque envoi doit être accompagné d’une liste des échantillons inscrits par espèce et par variété, par numéro de l’échantillonneur, par numéro de référence OCDE ou par numéro de sceau. Chaque échantillon doit aussi porter le numéro de l’échantillonneur, le numéro de référence OCDE ou le numéro du sceau. Si un envoi compte dix échantillons où moins, il n’est pas nécessaire de dresser une liste, pourvu qu’une copie du formulaire de soumission d’échantillon accompagne chaque échantillon.
Pour connaître le poids de l’échantillon, l’adresse et les délais de soumission, l’échantillonneur doit consulter l’annexe III pour obtenir des éclaircissements.
Il faut placer les échantillons de semences pour les essais de pureté variétale dans des enveloppes en papier manille de bonne qualité ou dans des sacs de coton neufs propres. Sceller les enveloppes contenant de petites graines d’herbes et de légumineuses, comme la fléole, le pâturin, l’agrostide, le trèfle, le lotier corniculé et la luzerne, avec du ruban-cache (pas du ruban adhésif) ou du ruban à sceller officiel pour éviter que les semences ne s’échappent et ne se mélangent. Ensacher les échantillons de haricots et de pois dans des sacs de coton neufs propres. Tous les échantillons doivent être scellés.
Il faut indiquer sur le contenant l’espèce, le nom complet de la variété, le numéro du certificat de récolte (s’il s’agit d’une semence d’origine canadienne), ou le numéro de lot de l’établissement, le nom du producteur ou du vendeur où l’échantillonnage a eu lieu, le numéro d’échantillon d’inspection et la date d’échantillonnage; l’échantillonneur doit également y apposer sa signature. Sceller correctement tous les échantillons (section 8.2 et 15.2). Déposer ensuite les échantillons dans des boîtes en carton solides pour éviter qu’ils ne s’endommagent durant le transport.
Il ne faut pas prélever d’échantillons pour la détermination de la teneur en eau si ces échantillons doivent être transportés pendant une fin de semaine ou un jour de congé, car cette analyse doit être effectuée le plus tôt possible après le prélèvement. De plus, les graines oléagineuses (lin, colza, moutarde, radis ou soja) ne doivent pas être échantillonnées au moment où elles risquent d’arriver au laboratoire un vendredi ou une journée de congé.
Prélever le plus rapidement possible les échantillons pour la détermination de la teneur en eau. Les placer dans un contenant étanche dont on a retiré le plus d’air possible. Le contenant doit être suffisamment solide pour empêcher le déversement des semences.
Il faut :
Exemples de contenants étanches appropriés :
Lorsque des sacs à fermeture à glissière ou à languette métallique sont utilisés, ils ne sont pas considérés comme étanches si la glissière est simplement fermée ou que les extrémités des liens métalliques sont enroulées ensemble. Il faut retirer des sacs le plus d’air possible, plier l’extrémité supérieure des sacs au moins deux fois, puis l’entourer de ruban d’étanchéité officiel ou de ruban-cache (pas du ruban adhésif de type scotch) de manière à bien sceller toute l’ouverture repliée.
Le contenant étanche qui renferme l’échantillon dont il faut déterminer la teneur en eau doit être placé dans un sac en coton neuf propre. Il faut étiqueter ces échantillons conformément aux exigences énoncées à la section 15.3. Tous les échantillons prélevés pour en déterminer la teneur en eau doivent être scellés (section 15.2).
Ne pas placer cet échantillon dans le contenant renfermant les semences destinées à d’autres essais (pureté et germination), car cette pratique détruit l’intégrité des échantillons servant à ces autres essais. Un formulaire de soumission d’échantillon doit accompagner l’échantillon. Lorsqu’on soumet plus d’un échantillon (pureté et/ou germination) provenant du même lot au même laboratoire, on peut les attacher et les sceller ensemble (section 15.0) et remplir un seul formulaire.
Lorsqu’il faut déterminer la teneur en eau (humidimètre), il faut communiquer avec le laboratoire des semences de l’ACIA à Saskatoon pour connaître les exigences relatives au poids de l’échantillon.
Pour éviter les risques de contamination, il faut désinfecter les sondes et les diviseurs à rifles entre chaque échantillonnage ou opération de mélange.
Il faut :
Il faut prélever un échantillon d’un poids suffisant, tel qu’il est indiqué à l’annexe III, aux fins de soumission au laboratoire.
Placer le sous-échantillon dans un sac en coton neuf propre ou dans une enveloppe en papier manille dont l’étiquette porte tous les renseignements requis, tel qu’indiqué à la section 15.3. L’échantillonneur officiel de semences ne doit pas placer l’échantillon dans le contenant pour échantillons renfermant les semences destinées à d’autres essais (pureté, germination, humidité, etc.), car cette pratique détruit l’intégrité de l’échantillon servant à ces autres essais. Sceller tous les échantillons prélevés pour l’épreuve de maladie (section 15.2). Un formulaire de soumission d’échantillon doit accompagner l’échantillon. Lorsqu’on soumet plus d’un échantillon (pureté et/ou germination) provenant du même lot de semences au même laboratoire, on peut les attacher et les sceller ensemble (section 15.0) et remplir un seul formulaire.
Dans le cadre du Programme des semences et/ou sous l’autorité du laboratoire des semences de l’ACIA, un échantillonneur peut être tenu de se rendre dans un laboratoire d’analyse de semences privé pour obtenir un échantillon et les documents connexes.
L’échantillonneur doit :
Placer l’échantillon dans un sac en coton neuf propre ou dans une enveloppe en papier manille dont l’étiquette porte les renseignements requis. Sceller l’échantillon conformément à la section 15.0. Demander une copie du certificat ou du rapport d’analyse du laboratoire et toutes les feuilles de travail connexes. Un formulaire de soumission d’échantillon (annexe V) dûment rempli doit accompagner l’échantillon.
L’échantillonneur doit remettre au laboratoire un avis écrit, daté et signé attestant que l’ACIA a prélevé une partie ou la totalité de l’échantillon du laboratoire. Le document doit porter les renseignements suivants : le numéro d’échantillon ou d’analyse attribué par le laboratoire, l’espèce, la variété, s’il y a lieu, et tout autre renseignement jugé pertinent.
Il faut remplir le formulaire de soumission d’échantillon de l’ACIA (CFIA/ACIA 5160) pour chaque échantillon soumis au laboratoire (annexe V). Le formulaire SIESAL se trouve sous Applications ACIA - Formulaires de soumission SIESAL et les directives pour le remplir se trouvent dans Merlin (http://merlin/francais/sci/lab/labsys/centura/cent_pffsf.asp). Selon les Règles de l’ISTA, il faut soumettre l’échantillon au laboratoire de façon à ce qu’on puisse établir le lien entre l’échantillon et le lot de semences. Le formulaire de soumission d’échantillon (CFIA/ACIA 5160 - Annexe V) aide à faire ce lien. Il est indispensable que l’échantillonneur le remplisse avec rigueur et précision. Lorsque l’échantillonnage cible la délivrance d’un bulletin de l’ISTA, l’échantillonneur doit indiquer, sur le formulaire du SIESAL, la méthode de scellage utilisée, c.-à-d. couture d’une étiquette OCDE ou sceau métallique.
Si l’échantillonneur se trompe en consignant les données sur le formulaire de soumission d’échantillon (copie papier), il doit rayer chaque erreur (ne pas l’effacer, ne pas la rendre illisible, ne pas utiliser de liquide correcteur blanc) et indiquer les bonnes données dans la marge. Toutes les corrections doivent être apportées à l’encre, initialées et datées.
Si l’échantillon est un mélange de semences, il faut préciser, sur le formulaire de soumission d’échantillon, le nom et le pourcentage de chaque espèce lorsque ceux-ci sont connus, ou les y joindre.
Si la taille de la sonde ou les méthodes d’échantillonnage diffèrent de celles précisées dans la présente Instruction particulière (IP), les raisons de l’écart doivent être justifiées sur le Formulaire de soumission de l’échantillon ou l’accompagner.
Si l’échantillonneur soumet un échantillon de semences qui ont été traitées, le nom du produit antiparasitaire doit être indiqué.
Si l’échantillonneur soumet un échantillon qui a fait l’objet d’une inoculation, le nom de l’inoculant doit être indiqué.
Si l’échantillon est soumis aux fins de surveillance du marché, l’échantillonneur doit mentionner sur le formulaire les renseignements décrits à la section 12.1.1.
Si l’échantillonneur a mélangé et divisé l’échantillon, il doit le préciser sur le formulaire de soumission.
Si l’échantillonneur soumet des échantillons à des fins phytosanitaires (codes du Programme des semences PHY ou PHS), il doit indiquer sur le formulaire de soumission d’échantillon le nom des espèces en cause, ou joindre les spécifications au formulaire.
Le numéro d’échantillon attribué par l’inspecteur est une partie très importante des renseignements inscrits sur le formulaire de soumission d’échantillon. Par exemple, voici ce que signifient les numéros 57-07-013-0123 :
Lorsque le client demande le prélèvement d’un échantillon officiel pour des analyses aux fins d’exportation et la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA, une Demande de certificat d’analyse de semences aux fins d’exportation (annexe IX) dûment remplie doit accompagner chaque échantillon soumis au laboratoire. L’échantillonneur officiel de semences doit consulter la PSQ 152.1, Mise en oeuvre et administration des systèmes des semences de l’ OCDE et des directives sur les semence de l’Union européenne.
Ce formulaire doit être rempli par le client. La demande doit indiquer clairement les analyses requises et les spécifications minimales que le lot de semences doit respecter. Une mention de la réglementation (par exemple, Réglementation en matière d’importation de l’Argentine), à l’exception d’EC et de HVS (norme volontaire plus élevée), n’est pas suffisante. Les laboratoires des semences de l’ACIA ne reçoivent pas la réglementation (règles ou règlements) sur les semences en vigueur dans les autres pays ni n’en font la demande. Il revient au demandeur de fournir les spécifications exigées pour les analyses.
Tous les échantillons officiels de semences soumis au laboratoire doivent l’être dans un emballage scellé inviolable.
Un contenant approprié pour la soumission de l’échantillon au laboratoire des semences est celui qui assure l’intégrité de la qualité de l’échantillon pendant son transport et son entreposage avant qu’il soit analysé. Le poids minimal de l’échantillon soumis doit correspondre à celui prescrit à l’annexe III.
Le choix du contenant pour échantillons dépend de la qualité du lot de semences et du type d’analyses demandé :
L’échantillonneur doit sceller chaque échantillon envoyé au laboratoire des semences de Saskatoon ou au laboratoire de diagnostic phytosanitaire (Fallowfield) de la manière suivante :
L’étiquette de chaque échantillon doit porter bien lisiblement les renseignements suivants :
Si le lot de semences est exporté, l’échantillonneur doit aussi joindre à chaque échantillon soumis au laboratoire l’étiquette qui a été apposée sur les emballages (p. ex. étiquette extérieure de l’ OCDE ou étiquette de l’entreprise dans le cas de semences non généalogiques).
Documents
L’échantillonneur officiel de semences doit remplir le formulaire de soumission d’échantillon (section 14.0 et annexe V) et le joindre à l’échantillon. Dans le cas des échantillons soumis aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA, il doit aussi remplir et présenter la Demande de certificat d’analyse de semences aux fins d’exportation (annexe IX).
Étiquettes
L’échantillonneur doit s’assurer :
Après avoir emballé et identifié l’échantillon qui sera soumis au laboratoire approprié, l’échantillonneur doit faire en sorte de protéger les échantillons et les documents pendant le transport. Les échantillons doivent être emballés dans des contenants solides (p. ex. boîte en carton) remplis d’une garniture d’emballage comme du papier journal, un film à bulles d’air, etc., ou dans d’autres contenants d’expédition, à la condition que l’intégrité de l’échantillon soit protégée.
Les échantillons ne doivent pas être laissés à la garde du client. L’échantillonneur doit les avoir en sa possession en tout temps jusqu’à ce qu’ils aient été bien scellés et emballés en vue de leur envoi au laboratoire.
Les échantillons doivent être envoyés au laboratoire sans délai. Si les échantillons ne peuvent pas être envoyés immédiatement, ils doivent être entreposés correctement dans un lieu frais, sec et sécuritaire. Les échantillons qui ne font pas l’objet d’une détermination de la teneur en eau ne doivent pas être expédiés ou entreposés dans des contenants étanches.
Les échantillons prélevés pour la détermination de la teneur en eau peuvent être expédiés dans le même contenant que les échantillons soumis pour d’autres analyses, à la condition qu’ils soient placés dans des contenants étanches. Il ne faut pas prélever d’échantillons pour la détermination de la teneur en eau si l’échantillon devra être transporté pendant une fin de semaine ou une journée de congé, car cette analyse doit être effectuée le plus tôt possible après le prélèvement. De plus, les oléagineux, comme le lin, le colza, la moutarde, le radis ou le soja, ne doivent pas être échantillonnés à un moment où ils risquent d’arriver au laboratoire un vendredi ou une journée de congé.
Le mode de transport est laissé à la discrétion de l’échantillonneur et dépend de la priorité accordée aux analyses. Si l’échantillon est analysé aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences de l’ISTA, lorsqu’il s’agit de déterminer la teneur en eau, ou lorsqu’il s’agit d’un échantillon d’enquête, ou d’un échantillon prioritaire, il doit être expédié par un service de messagerie ou par le mode de transport le plus rapide qui soit disponible.
En général, on a recours au service postal régulier, à la poste prioritaire, au service de messagerie ou à l’autobus. On trouvera à l’annexe III l’adresse des laboratoires des semences de l’ACIA ainsi que les renseignements sur les personnes-ressources.
À la réception des échantillons, le laboratoire des semences de Saskatoon vérifie les points suivants. :
Le laboratoire émet une demande de mesures correctives dans l’un ou l’autre des cas suivants :
La classification des non-conformités (annexe VII) et le formulaire de Demande de mesures correctives (annexe VIII) se trouvent dans la PSQ 132.4, Certification des échantillonneurs officiels de semences.
Aux fins de la délivrance d’un bulletin international de lot de semences, l’ information suivante est requise:
Les bulletins de l’ISTA ne doivent pas comporter d’erreurs, ni de corrections retapées par-dessus d’autres éléments, ni d’éléments effacés. Si un test n’est pas effectué, on doit indiquer « N ».
On ne délivre qu’un seul certificat original. Des doubles correspondants sont délivrés sur demande. Si d’autres analyses sont effectuées, on doit annuler les analyses précédentes. Une mention doit être faite sur le certificat attestant que les analyses précédentes du lot de semences sont annulées.
Si le laboratoire reçoit une demande de mise à jour de l’état de germination, il délivre un certificat indiquant le pourcentage réel de germination. Il indique également que les résultats de l’analyse de germination précédente sont annulés.
Lorsqu’un résultat ne satisfait pas aux spécifications, le laboratoire avise le demandeur.
Dans le cas où les règles et normes CE font partie des spécifications et qu’elles ne sont pas respectées, le laboratoire avise la personne-ressource désignée de l’ACIA et le client. À la demande du client, le laboratoire peut délivrer un bulletin international de lot de semences de l’ISTA même si les analyses indiquent que les spécifications mentionnant les règles et normes CE ne sont pas respectées, car le bulletin est avant tout une déclaration des résultats des analyses. Il incombe à l’échantillonneur de s’assurer que le certificat de variété applicable (annexe XII ou XIII) est délivré et que les étiquettes OCDE corrigées sont apposées sur le lot de semences.
Tous les certificats d’analyse doivent être signés, datés et portés l’estampille (sceau) du laboratoire.
Tous les rapports ou résultats envoyés à l’échantillonneur doivent être signés et datés.
Lorsqu’un bulletin ISTA a été délivré pour un lot de semences, il est interdit de délivrer un autre bulletin de la même couleur à la suite d’un autre échantillonnage précédent du même lot de semences qui est effectué à moins d’un mois de l’échantillonnage précédent, sauf si les semences ont été traitées. Si le lot est l’objet d’un autre nettoyage et d’un nouvel étiquetage, il peut alors subir un nouvel échantillonnage. Le bulletin de l’ISTA est valide pendant une période indéterminée.