PROCÉDURES D'INSPECTION DES CULTURES DE SEMENCES DE CANOLA HYBRIDE ET COMPOSITE
PROGRAMME DES SEMENCES INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES
TABLE DES MATIÈRES
4.0 PROCÉDURES D'INSPECTION PARTICULIÈRES
- 4.1 Préparation en vue de l'inspection
- 4.2 Exigences de l'inspection
- 4.3 Inspection de la culture
- 4.4 Inspection de parcelles
- 4.5 Préparation du rapport d'inspection de récoltes de semence
Annexes
ANNEXE I Terminologie et
biologie des crucifères du genre Brassica
ANNEXE II Autres cultures à
rapporter
ANNEXE III Mauvaises herbes à
rapporter
ANNEXE IV Abréviations acceptables
utilisées dans les rapports d'inspections des cultures de semences de
canola
ANNEXE V Maladies risquant d'influer
sur l'aspect des plants
ANNEXE VI Carences nutritives pouvant
influer sur l'aspect des plants
DATE
La présente version des Instructions particulières ayant trait aux procédures d'inspection des cultures de semences de canola hybride et composite a été publiée le 1er octobre 2007.
PERSONNE-RESSOURCE
La personne-ressource pour les présentes Instructions particulières (IP) du Programme des semences est le chef, Conception et exécution du programme, Section des semences.
RÉVISION
Les présentes Instructions particulières (IP) du Programme des semences font l'objet d'un examen périodique. Les modifications nécessaires lui seront apportées afin qu'elles continuent de satisfaire aux exigences du moment.
APPROBATION
Les présentes Instructions particulières (IP) du Programme des semences sont approuvées par :
| ______________________________ Directeur, Division de la production des végétaux |
__________________________ Date |
DISTRIBUTION
La version la plus à jour du présent document apparaît sur les sites intranet et internet de l'ACIA. De plus, l'original signé est conservé par le gestionnaire national de la Section des semences.
0.0 INTRODUCTION
Le programme d'inspection des cultures vise à permettre la présentation, à l'Association canadienne des producteurs de semences (ACPS), d'un rapport impartial décrivant les conditions d'isolement, l'état et la pureté de la culture. Il appartient à l'inspecteur de décrire la culture et le milieu avoisinant tels qu'ils sont au moment de l'inspection.
1.0 PORTÉE
Les présentes Instructions particulières (IP) du Programme des semences décrivent les procédures qui seront appliquées par l'inspecteur chargé d'examiner et de déterminer l'état des cultures de semences de généalogie contrôlée de canola hybride et composite. Ces procédures d'inspection permettent à l'ACPS de vérifier que la production a été mesurée selon les exigences en matière de pureté variétale et des normes de culture prescrites dans la circulaire 6 de l'ACPS Règlements et procédures pour la production des semences pedigrées. Les procédures d'inspection des cultures crucifères classiques figurent dans les Procédures d'inspection des cultures crucifères IP 142.1.2-4.
Les inspecteurs agréés peuvent inspecter seulement des cultures semencières de qualité Certifiée de l'espèce et du type pour lesquels ils ont été agréés, tandis que les inspecteurs officiels peuvent accomplir les tâches suivantes :
- inspecter des cultures semencières de classe Certifiée de canola hybride, composite ou à pollinisation libre, à la demande de l'ACPS;
- inspecter des parcelles semencières de classes Fondation et Sélectionneur créées à partir de lignées parentales;
- faire des inspections de cultures dans le cadre d'audits menés par un service d'inspection de cultures semencières approuvé ou par un inspecteur agréé chargé de leur surveillance.
2.0 RÉFÉRENCES
Les publications consultées pour la préparation des présentes IP sont celles du CRPS 111, de la PSQ 142.1 Programme d'inspection des cultures de semences généalogiques, des IP 142.1.2-4 Procédures d'inspection des cultures de crucifères, de la circulaire 6 de l'ACPS Règlements et procédures pour la production des semences pédigrées au Canada, du bulletin technique de l'ACPS Épuration des semences de céréales sur pied ainsi que les ouvrages suivants :
- L. Kott, Plant Breeders' Rights Descriptors for Brassica napus, University of Guelph, 1994
- P. Thomas, Canola Growers' Manual, Conseil canadien du canola, 1984;
- Document de biologie BIO1994-09, La biologie de Brassica napus L. (Colza/canola), Agence canadienne d'inspection des aliments, 1994;
- Document de biologie BIO1992-02, La biologie de Brassica rapa L., Agence canadienne d'inspection des aliments, 1992.
3.0 DÉFINITIONS
Pour les besoins des présentes IP, les définitions données dans le CRPS 101 ainsi que les définitions suivantes s'appliquent.
Hétérosis – Vigueur marquée ou capacité à la croissance souvent visible dans la descendance d'un croisement sexuel entre des organismes d'antécédents génétiques divers.
Hors-type – Plant qui, dans une culture de semences, se distingue de la description officielle de la variété par une ou plusieurs caractéristiques.
Hybridation – Croisement d'individus génétiquement différents afin d'obtenir des variétés présentant de nouvelles combinaisons génétiques.
Hybride à pollinisation libre (top-cross) – Première génération issue du croisement d'une lignée parentale autofécondée et une variété à pollinisation libre.
Hybride à trois voies – Première génération issue d'un croisement d'une lignée ou d'une population parentale autofécondée et d'un hybride simple Fondation.
Hybride double – Première génération issue d'un croisement de deux hybrides simples Fondation.
Hybride simple – Première génération d'un croisement entre deux lignées parentales autofécondées déterminées ou des populations parentales relativement homogènes.
Hybride simple Fondation – Croisement simple utilisé dans la production d'un hybride double, d'un hybride à trois voies Fondation ou d'un hybride à pollinisation libre (top-cross).
Lignée A – Lignée ou population stérile mâle.
Lignée B – Lignée fertile mâle capable de maintenir la stérilité mâle dans la descendance de la lignée A.
Lignée R – Lignée fertile mâle capable de restaurer la fertilité mâle dans la descendance de la lignée A.
Pollinisation libre – Pollinisation naturelle, par opposition à la pollinisation dirigée utilisée pour produire des semences hybrides.
Select synthétique – Mélange physique, selon des proportions déterminées, de semences récoltées de parcelles de Sélectionneur ou Fondation utilisées dans la production de cultures de semences Certifiées de variétés composites. Les cultures semées avec des semences Select synthétiques de canola ou de colza sont destinées seulement au statut Certifié.
Stade floral précoce – La floraison commence avec l'épanouissement du bouton proximal de la tige principale, et se poursuit vers le haut à raison de trois à cinq nouvelles fleurs ou plus par jour
Variant – Toute semence ou toute plante qui : a) est distincte de la variété mais qui est un élément naturel de la population que constitue cette dernière; b) est stable et prévisible avec une fiabilité comparable à celle des autres variétés de la même espèce, dans les limites de tolérances connues; c) faisait partie de la variété telle que distribuée. Il ne s'agit pas d'un hors-type.
Variété composite – Variété créée par mélange contrôlé de deux lignées particulières comme les semences Synthétique Select. Dans le cas du Brassica napus, la descendance du mélange doit être constituée d'au moins 70 % de semences créées par intercroisement des lignées, le reste résultant d'une autofécondation ou d'une fécondation consanguine. Dans le cas du Brassica rapa, la descendance du mélange doit être constituée de 50 % de semences créées par intercroisement de deux lignées parentales, le reste résultant d'une autofécondation ou d'une fécondation consanguine.
4.0 PROCÉDURES D'INSPECTION PARTICULIÈRES
4.1 Préparation en vue de l'inspection
Si on constate l'absence d'informations sur l'utilisation antérieure de la terre sur la demande, il convient d'obtenir ces détails auprès du producteur de semences. L'historique de l'utilisation antérieure de la terre pour la production de semences de qualité Certifiée doit porter sur les trois dernières années pour le canola composite, les hybrides de printemps et les hybrides d'hiver. Pour les semences de classe Sélectionneur et Fondation, cette information doit porter sur les cinq dernières années.
Quand un inspecteur reçoit une application pour l'inspection d'un hybride Brassica juncea, à moins qu'il soit spécifiquement mentionné que celui-ci soit de qualité hybride de moutarde B. juncea, l'inspecteur peut considérer cette culture comme étant une culture de qualité canola et être inspectée selon une méthode qui permettra à l'ACPS de la comparer aux standards de qualité hybride de canola B. juncea.
L'inspecteur doit consulter la demande pour connaître la date d'ensemencement et communiquer avec le demandeur si cette date ne figure pas sur la demande. L'inspecteur doit également communiquer avec le producteur pour obtenir de l'information sur les schémas d'ensemencement utilisés, puisque cette information ne figure pas sur la demande d'inspection des cultures.
Le Système d'enregistrement des produits (SEP) contient des descriptions des variétés de canola de printemps et d'hiver. Des descriptions des lignées parentales y figurent également. Les descriptions des variétés peuvent contenir de l'information commerciale confidentielle et ne sont destinées qu'à l'usage du personnel de l'ACIA. L'inspecteur peut également consulter la liste des normes relatives à l'acide érucique pour les semences pédigrées, qui figure sur le site Web du Bureau d'enregistrement des variétés, s'il doit vérifier si la variété est un hybride, un composite ou de type standard à pollinisation libre.
Le SEP fournit de l'information limitée concernant le mécanisme de pollinisation dirigée de l'hybride en question, puisqu'il s'agit d'information commerciale considérée comme confidentielle. Il existe deux principaux types de contrôle de la pollinisation : la stérilité mâle génétique et la stérilité mâle cytoplasmique. Au sein de chaque principal type, il existe plusieurs types spécifiques. La connaissance du système de stérilité utilisé dans le système hybride facilitera l'inspection, puisque certains systèmes de stérilité possèdent des caractéristiques morphologiques qui leur sont propres. L'inspecteur doit savoir que, dans certaines conditions environnementales, les systèmes de stérilité feront défaut, ce qui entraînera la production de fleurs et/ou de plants qui libéreront du pollen.
L'inspecteur doit prendre des précautions afin de prévenir le transfert de pollen entre différentes variétés. Lorsque c'est possible, l'inspecteur doit regrouper les inspections d'une même variété sur une journée complète. Si c'est impossible, il doit porter des pantalons imperméables qui peuvent être rincés avec un nettoyant entre les cultures ou porter des combinaisons jetables Tyvek.
4.2 Exigences de l'inspection
Chaque culture doit être inspectée lorsque la lignée A (parent femelle) se trouve au stade floral précoce. Le stade floral précoce se définit comme le moment où tous les plants de la lignée A présentent au moins une fleur ouverte. Dans le cas des plants ensemencés au printemps, le nombre de jours précédant l'apparition de la première fleur (nombre de jours séparant l'ensemencement du moment où 50 % des plants présentent au moins une fleur ouverte) peut varier de 40 à 60 jours pour B. napus. Dans certains cas, les semences de canola de printemps peuvent être enrobées d'un polymère et ensemencées l'automne précédent.
L'inspection des cultures oléagineuses peut différer de celles des autres types de cultures. La combinaison des fleurs jaunes et de l'intense lumière solaire peut causer de la fatigue oculaire. Les fleurs sont petites, et l'inspecteur doit se concentrer sur les anthères afin de confirmer la présence ou l'absence de pollen. Cet exercice peut être difficile, et l'inspecteur peut devoir frotter l'anthère sur un doigt ou sur une pièce de tissu pour voir si les grains de pollen jaune peuvent se détacher.
La culture peut être dense et haute, ce qui rend les déplacements extrêmement difficiles. Les fleurs produisent un nectar abondant et collant, qui piège facilement le pollen de la culture. L'inspecteur doit prendre des précautions afin d'éviter de transporter du pollen dans une culture différente.
Dans les cultures de canola hybride et composite, l'inspecteur doit vérifier l'isolement, la pureté variétale, la présence de mauvaises herbes nuisibles interdites ainsi que pour les sources de contaminant de pollen. Lorsqu'il inspecte des cultures semencières de variétés composites ou hybrides obtenues à partir de mélanges de semences, l'inspecteur n'a pas à vérifier la proportion des lignées parentales utilisées.
Lorsqu'il inspecte des cultures de semences hybrides où les lignées parentales ont été ensemencées séparément en rangs ou en bandes, les comptes officiels ne concernent que la lignée A et sont notés dans la section « Hors-types ou autres variétés » du Rapport d'inspection de récoltes de semence. Les sources de contaminant de pollen trouvées dans la lignée B ou dans la lignée R sont notées dans la section « Commentaires » du rapport. Lorsqu'il inspecte des cultures produisant du canola composite ou des cultures hybrides issues de parents mixtes, les comptages sont réalisés pour l'ensemble de la culture et consignés sous « Hors-types ou autres variétés ».
Les zones d'isolement sont larges. Lorsque des espèces peuvent être à l'origine d'une pollinisation croisée avec la culture sont observées dans la zone, l'inspecteur doit prendre le temps de vérifier l'état de la zone d'isolement.
Une vérification rapide de la zone d'isolement est effectuée. La zone d'isolement pour les cultures produisant des semences hybrides de qualité Certifiée est établie à 800 m. L'inspecteur ne pénètre pas dans la zone s'étendant de 200 à 800 m de la culture, à moins qu'un problème soit relevé durant l'inspection rapide. Dans le cas du canola hybride, l'inspecteur doit observer et signaler les sources suivantes de pollen contaminant présentes dans la culture et dans un rayon s'étendant sur 200 m depuis du bord de la culture : Brassica napus, B. rapa, B. juncea, Raphanus raphanistrum (radis sauvage) et Sinapis alba. Dans le cas du canola composite, ces sources de pollen contaminant doivent être notées dans la culture dans un rayon s'étendant de 100 m depuis le bord de la culture. Les spécimens hors-types de B. napus observés dans une culture de B. napus sont signalés dans la section « Hors-types et autres variétés » du Rapport d'inspection de récoltes de semence. Les autres espèces contaminantes du genre Brassica observées dans une culture de B. napus sont notées dans la section « Autres espèces et mauvaises herbes difficiles à séparer ». Lorsqu'elles sont observées dans la zone d'isolement, ces espèces sont notées dans la section « Cultures à pollinisation libre ».
L'inspecteur doit effectuer une inspection détaillée de la bande de 50 m située à proximité de toutes les cultures et parcelles de canola. Durant cette inspection, l'inspecteur doit observer et noter la densité, l'emplacement et la distance à laquelle se trouvent les spécimens de diplotaxis des murs, de radis sauvage et de moutarde des chiens dans la section « Cultures à pollinisation libre » du Rapport d'inspection de récoltes de semence. Toutefois, il n'est pas nécessaire de procéder à un dénombrement des spécimens lorsque ces espèces sont observées à plus de 3 m de la culture.
4.3 Inspection de la culture
Avant de commencer son travail, l'inspecteur doit s'assurer qu'il se trouve au bon endroit. Il convient de vérifier les informations fournies dans la demande ainsi que la carte des lieux.
Les semences peuvent être produites dans des cages d'isolement ou sous des tentes. Les procédures d'inspection sous les tentes sont disponibles auprès de l'ACPS.
L'inspecteur doit parcourir la culture en suivant le tracé choisi. Il doit observer et noter : les zones d'isolement sur tous les côtés (distance et état); la pureté variétale de la culture (hors-types et variantes); la présence de mauvaises herbes nuisibles interdites, indésirables ou difficiles à séparer et/ou d'autres cultures.
Lorsque des mauvaises herbes nuisibles interdites ou difficiles à séparer sont présentes dans la culture destinée à la récolte, il convient d'indiquer dans quelle mesure les plants en question risquent de produire des semences. La présence de mauvaises herbes difficiles à séparer (gaillet gratteron, radis sauvage et/ou moutarde sauvage ) dans la culture destinée à la récolte justifie le déclassement de la récolte. Le radis sauvage est également considéré comme une source de pollen contaminant. Ces mauvaises herbes doivent être consignées quantitativement, au compte. La présence de mauvaises herbes indésirables et nuisibles interdites doit être estimée au moyen des indices de fréquence fournis dans PSQ 142.1 Programme d'inspection des cultures de semences de généalogiques. Lorsqu'il note la présence de mauvaises herbes dans la culture, l'inspecteur doit, dans le cas du canola, signaler les mauvaises herbes présentes dans la culture et dans une zone située à moins de 3 m de la culture, puisque les mauvaises herbes présentes à l'intérieur de cette zone risquent d'être récoltées.
Lorsque les cultures de variétés composites et hybrides sont issues de mélanges de semences, six comptages doivent être réalisés de manière représentative dans l'ensemble de la culture. Lorsque les cultures produisant des semences hybrides sont ensemencées en rangs ou en bandes, six comptages doivent être réalisés dans la lignée A. Cependant, si l'inspecteur observe des sources de pollen contaminant dans la lignée R, il doit noter ce fait dans la section « Commentaires » du Rapport d'inspection de récoltes de semence. L'inspecteur qui découvre des plants fertiles de la lignée A doit établir si les plants sont de véritables hors-types. Tel est le cas si toutes les fleurs trouvées sur le plant sont fertiles. Si seulement certaines d'entre elles sont fertiles, il peut s'agir d'une défaillance de la stérilité attribuable aux conditions environnementales ou, dans certains systèmes de production, d'un enlèvement incomplet des plants fertiles vulnérables aux herbicides.
L'inspecteur peut également observer des plants stériles dans la lignée A, d'apparence cireuse et d'un vert plus foncé que la couleur normale de la variété. Ces plants doivent être consignés dans les comptes sous « Hors-types et autres variétés » pour les besoins de l'évaluation par l'ACPS. L'inspecteur peut observer des plants dont la disposition des pétales est anormale ou qui présentent des pétales supplémentaires ou déformés. Ces plants peuvent être plus nombreux dans certains systèmes de contrôle de la pollinisation. L'inspecteur doit faire appel à ses connaissances du mécanisme de contrôle de la pollinisation pour déterminer si ces plants sont des hors-types qui doivent être notés dans les comptes.
L'inspecteur doit consulter la circulaire 6 pour connaître la largeur minimale des zones d'isolement qui doivent séparer la production des cultures qui risquent de la contaminer et qui ont été ensemencées délibérément. Dans tous les cas, lorsque l'inspecteur constate la présence de sources de pollen potentiellement contaminant dans la zone d'isolement, il doit inscrire tous les renseignements dans la section « Cultures à pollinisation libre » du Rapport d'inspection de récoltes de semence. Le Rapport d'inspection doit indiquer la densité de la population, le stade de croissance, l'emplacement et la distance entre les cultures de même que la dimension approximative de la contamination. Par exemple, « B. napus spontané, 3 par mètre carré dans une culture de blé, floraison précoce, 100 m dans la zone d'isolement ouest, tout le long du côté ouest de la culture (800 m), zone de contamination est approximativement de 800 m x 100 m ».
Les cultures produisant des semences pédigrées de variétés hybrides et composite de canola doivent être isolées des autres cultures et parcelles de canola par une bande large de 800 m. Cependant, une distance moindre est acceptable si la culture est adjacente à une parcelle de semences pédigrées de la même variété. Cette mesure est applicable pour une culture issue de semences de classe Fondation de même parent mâle, lorsque la classe généalogique peut être vérifiée et que la zone d'isolement est libre de tout contaminant. Pendant l'inspection des zones d'isolement entourant le canola hybride et composite, l'inspecteur doit suivre la recommandation suivante :
- inspecter les zones d'isolement établies par l'ACPS afin de déterminer la présence de cultures établies des espèces en question.
Après avoir quitté la culture, l'inspecteur qui s'apprête à inspecter une parcelle ou culture de canola d'une variété différente doit prendre des mesures afin d'éviter de répandre du pollen.
4.4 Inspection de parcelles
Les inspecteurs officiels des cultures peuvent inspecter tant les parcelles de classe Sélectionneur ainsi que de classe Fondation. Dans les deux cas, six comptages de 20 000 plants doivent être effectués dans les lignées A. Il peut être difficile de réaliser ces comptages en raison des faibles taux d'ensemencement. En conséquence de ces faibles taux, la population peut être répartie de manière non uniforme. De plus, la parcelle peut contenir moins de 120 000 plants. Dans un tel cas, l'inspecteur doit estimer la taille de la population totale et réaliser autant de comptages que possible sur les superficies de comptage renfermant 20 000 plants. Pour le reste de la superficie de comptage, l'inspecteur estimera et consignera le nombre de plants que renferme la petite superficie de comptage et fondera ses calculs sur les comptes de cette petite superficie.
Les dimensions de la parcelle doivent être notées, pour les besoins de l'évaluation de la conformité par l'ACPS, en fonction des normes relatives aux dimensions maximales pour les parcelles. Les parcelles doivent être isolées des autres cultures et parcelles de canola par une zone large de 800 m. Cependant, une distance moindre est acceptable si la parcelle est adjacente à une parcelle de semences pédigrées issues de la même lignée parentale.
Après avoir quitté la culture, l'inspecteur qui s'apprête à inspecter une parcelle ou culture de canola d'une variété différente doit prendre des mesures afin d'éviter de répandre du pollen.
4.5 Préparation du rapport d'inspection de récoltes de semence
Les sources de contaminant de pollen contaminant trouvées dans la lignée A doivent être notées dans la section « Hors-types ou autres variétés » du Rapport d'inspection de récoltes de semence. Les sources de contaminant de pollen trouvées dans la lignée B ou dans la lignée R doivent être notées dans la section « Commentaires » du rapport. La section intitulée « Cultures à pollinisation libre »est utilisée pour rapporter de ce qui est trouvé dans les zones d'isolement.
Le rapport d'inspection doit contenir les éléments principaux suivants.
- La distance avec les cultures qui risquent de contaminer la culture, tel qu'indiqué aux sections 4.4 et 13.6 de la circulaire 6, doit être notée dans la section du rapport intitulée « Cultures à pollinisation libre ». Par exemple, s'il n'existe aucune culture de ce type, inscrire « Aucune à moins de ___m de la culture», où ___ m correspond à la distance d'isolement prescrite.
- Lorsqu'il existe, à l'intérieur de la zone maximale d'isolement, d'autres cultures de semences certifiées de la même variété, la classe généalogique de ces semences doit être vérifiée et la zone d'isolement doit être libre de toute contamination par du pollen.
- Si une culture hybride est ensemencée à partir d'un mélange de semences, l'inspecteur doit le noter dans la section « Commentaires » du Rapport d'inspection de récoltes de semence.
ANNEXE I TERMINOLOGIE ET BIOLOGIE DES CRUCIFÈRES DU GENRE Brassica
Il existe deux espèces de colza oléagineux : le Brassica napus et le B. rapa (aussi connu sous le nom de B. campestris). Au Canada, ces espèces sont communément appelées canola-colza et canola-navette, mais ces termes ne sont pas d'usage courant à l'extérieur du Canada. Au milieu des années 1970, un type spécial de colza oléagineux appelé canola a été introduit au Canada pour les marchés de produits d'alimentation humaine et animale. Le canola est un colza qui produit une huile à faible teneur en acide érucique et un tourteau à faible teneur en glucosinolates.
D'autres Brassica et d'autres cultures apparentées servent également à produire une huile de qualité de type canola. Des variétés de B. juncea de qualité de type canola ont été mises au point, et d'autres espèces de type canola sont en développement. Certaines variétés de ce type bénéficient d'un enregistrement contractuel; elles doivent être produites dans le cadre d'un système de gestion de la qualité.
Outre le canola, le Canada produit des variétés de colza oléagineux destinées à la production d'huiles industrielles. Ces variétés présentent une teneur élevée en acide érucique; elles bénéficient d'un enregistrement contractuel et doivent être produites dans le cadre d'un système de gestion de la qualité.
Plusieurs variétés de canola sont des végétaux à caractères nouveaux (VCN). Il s'agit de plantes présentant des caractères inexistants chez les végétaux de la même espèce formant déjà des populations stables (sauvages ou cultivées) au Canada ou de plantes qui s'écartent de la gamme des variations statistiquement normales des caractéristiques similaires observées chez l'espèce. Les VCN peuvent présenter des caractéristiques nouvelles obtenues par des méthodes d'amélioration classiques comme la mutagénèse, ou par des méthodes plus récentes comme la recombinaison de l'ADN. Les végétaux ou les variétés dont les caractères nouveaux ont été obtenus à l'aide de cette dernière technique sont aussi connues sous le nom d'organismes génétiquement modifiés (OGM).
Le canola tolérant aux herbicides est un type de canola dont la tolérance aux herbicides n'est pas une caractéristique naturelle propre aux populations indigènes de canola d'Amérique du Nord. Étant donné la biologie du canola, il est difficile d'obtenir une semence totalement tolérante aux herbicides. Les producteurs doivent donc indiquer, pour ces variétés, une proportion acceptable de plants qui risquent d'être sensibles à un herbicide donné, mais les normes prescrites pour tous les autres caractères de ces variétés doivent être respectées. La proportion acceptable de variants est en fonction du mode de production de la variété selon qu'il s'agit hybride, composite ou à pollinisation libre.
Les cultures de Brassica sont également classées selon leur utilisation finale. Même si la production canadienne de canola est principalement destinée à la fabrication d'huile et d'aliments du bétail, certaines variétés de B. napus peuvent également servir de fourrage. Certaines variétés de B. rapa peuvent être utilisées en pâturages ou cultivées pour leurs racines comestibles; on leur donne le nom de chou-rave, chou navet, rutabaga, moutarde-navet ou navet fourrager.
La biologie des cultures de Brassica
Le Brassica napus se reproduit surtout par autofécondation. Toutefois, dans certains milieux, on peut observer des taux de pollinisation croisée pouvant atteindre 27 %. Le Brassica rapa est une espèce à pollinisation croisée obligatoire. On cultive deux types de B. napus au Canada : le canola de printemps, qui est le plus populaire, et le canola d'hiver, dont on trouve sur le marché une variété à pollinisation libre et une variété hybride. Le canola d'hiver exige une exposition à une période de temps froid pour fleurir. Celui-ci ne doit pas être confondue avec le canola de printemps préparé pour une germination hâtive et dont les semences sont enrobées d'une couche protectrice de polymère permettant l'ensemencement automnal.
La floraison débute par les boutons proximaux de la tige principale et se poursuit vers le haut à raison de trois à cinq nouvelles fleurs ou plus par jour. L'éclosion des boutons proximaux de la première tige secondaire commence deux ou trois jours après le début de l'éclosion des boutons de la tige principale. Dans des conditions normales de croissance, la floraison de la tige principale se poursuit pendant deux à trois semaines, tant chez le B. napus que chez le B. rapa.
Les fleurs commencent à s'épanouir tôt le matin, et le pollen est dispersé par le vent et par les insectes. Les fleurs restent réceptives au pollen jusqu'à trois jours après leur éclosion. Par temps chaud et sec, la presque totalité du pollen sera répandue le premier jour de l'éclosion. Les pétales se referment partiellement la nuit, pour se redéployer à nouveau le matin suivant. La fécondation survient dans les 24 heures qui suivent la pollinisation. Les fleurs fécondées restent fermées; leur pétales se fanent et tombent. La jeune silique devient visible au centre de la fleur un jour après la chute des pétales.
Pendant la floraison, les tiges continuent de s'allonger à mesure que de nouvelles fleurs éclosent et se transforment en siliques. Ainsi, les premier boutons floraux à éclore deviennent les premières siliques à la base de la tige principale et des tiges secondaires, et le plant peut porter simultanément des siliques, des fleurs épanouies et des boutons floraux qui n'ont pas encore éclos. Tous les boutons qui produiront des fleurs sur la tige principale seront probablement visibles dès le troisième jour après le début de la floraison chez B. napus, et dès le dixième jour chez B. rapa.
| Caractère | B. rapa | B. napus | B. juncea | Sinapis alba |
|---|---|---|---|---|
| Feuilles de la plantule | Face inférieure épineuse, froissée | Face inférieure glabre, lisse | Face inférieure glabre, lisse | Face inférieure épineuse, très froissée |
| Feuilles | Jaune-vert à vertes, feuilles supérieures embrassantes | Cireuses, bleu-vert, partiellement embrassantes | Vertes, dépassant l'extrémité de la tige, feuilles inférieures lobées; feuilles supérieures effilées et entières | Vert pâle, profondément lobées, dépassant l'extrémité de la tige |
| Fleurs | Petites, pétales d'un jaune sombre, boutons floraux en groupes compacts, portés au-dessous des fleurs écloses (inflorescences en ombelle) | Grandes, pétales jaune clair, boutons surplombant les fleurs écloses supérieures | Jaune pâle, semblables à celles de B. rapa | Petites, jaune moyen, formant une grappe allongée |
| Tiges | Lisses | Lisses | Lisses | Pubescentes |
| Siliques | Petites, courtes, à bec lisse, long et conique, portées à angle droit sur l'axe principal | Grosses, de longueur moyenne, à bec lisse, conique et de longueur moyenne, portées à angle droit sur l'axe principal | Lisses, à bec long et conique, partiellement embrassantes | Épineuses, à bec long et plat, portées à angle droit sur l'axe principal |
| Pollinisation | Pollinisation croisée obligatoire | Autofécondation principalement | Autofécondation principalement | Pollinisation croisée obligatoire |
| Port | Plant très ramifié (jusqu'à 20 tiges) à structure plus ou moins nette, ce qui rend difficile l'identification de la tige principale, hauteur de 50 à 125 cm | Plant moins ramifié, plus dense et plus grand, hauteur de 75 à 175 cm | Plant moins ramifié, long et dressé, de hauteur intermédiaire | Tiges secondaires moins nombreuses, plant dressé, plus court |
ANNEXE II Autres cultures à rapporter
| Culture | Culture(s) dont elle est difficile à séparer |
|---|---|
| Canola | Moutarde, radis oléagineux |
| Culture | Sources de pollen contaminant dans la culture |
|---|---|
| Brassica napus | B. rapa, B. juncea, et Sinapis alba |
| Brassica rapa | B. napus, B. juncea, et Sinapis alba |
| Brassica juncea | B. napus, B. rapa, et Sinapis alba |
ANNEXE III Mauvaises herbes à rapporter
| Mauvaises herbes difficiles à séparer (à inclure dans les comptages) | Mauvaises herbes indésirables (à signaler selon la fréquence) |
|---|---|
| Gaillet gratteron, radis sauvage, moutarde sauvage | Bardanette, renouée, crucifères nuisibles (p. ex., neslie, moutarde des chiens) |
ANNEXE IV Abréviations acceptables utilisées dans les rapports d'inspections des cultures de semences de canola
| NAPUS | Canola-colza |
| RAPA | Canola-navette |
ANNEXE V Maladies risquant d'influer sur l'aspect des plants
Rayures jaunes ou brun rougeâtre n'apparaissant souvent que d'un seul côté de la tige principale ou des tiges secondaires. Certains plants atteints peuvent présenter une coloration orangée à la base de la tige. Les plants gravement infectés meurent prématurément. Les tiges brunissent, mais le plant demeure debout et ses racines restent intactes. Il n'y a pas de lésion visible sur les tiges ni sur les racines – flétrissure fusarienne.
Les plants gravement atteints sont rabougris; ils fanent sous des conditions de stress hydrique puisque la racine principale est presque entièrement détruite – hernie.
Lésions dures et brunes à la base de la tige; présence fréquente de masses de spores couleur saumon – pourridié.
Lésions brun pâle visible sur la racine principale et à la base des plus grosses racines. Le cerne provoque l'amputation de la racine principale, et il ne reste qu'un moignon – cerne brun de la racine.
Taches blanchâtres sur les feuilles et les tiges, saupoudrées de petites fructifications foncées. Les lésions des tiges peuvent prendre la forme de légères dépressions grises ou noires – jambe noire faiblement virulente.
Taches blanchâtres sur les feuilles et les tiges, avec de petites fructifications foncées. Les lésions des tiges prennent la forme de chancres bruns profonds, à contour foncé; elles peuvent provoquer la verse et la production de graines ratatinées – jambe noire virulente.
Les plants atteints mûrissent prématurément; les tiges sont décolorées et ont tendance à se déchiqueter; des lésions sclérotiques dures et noires se développent à l'intérieur des tiges, près de la base et dans les autres zones décolorées – pourriture sclérotique.
Taches noires, brunes ou grises sur les feuilles, les tiges et les siliques. Cette maladie peut provoquer la fissuration des siliques – tache noire.
Taches blanches sur les feuilles, grandes lésions à mouchetures violettes à grises sur les tiges – « tache blanche » ou « tige grise ».
Apparition de masses de couleur blanche ou crème, ou de pustules de « rouille blanche » sur la face inférieure des feuilles, dès le stade de la plantule. L'infection éventuelle des tiges et des siliques provoque l'apparition de cloques vertes qui tournent au blanc par temps humide. Le symptôme le plus manifeste est la présence d'inflorescences gonflées, torsadées et déformées qui deviennent brunes, dures et sèches en vieillissant et qui prennent l'aspect d'un bois de cerf – rouille blanche (bois de cerf).
Chez les plants infectés, les siliques sont absentes ou remplacées par des vésicules creuses, stériles, de couleur bleu-vert; des siliques normales peuvent toutefois être présentes sur les portions inférieures – jaunisse de l'aster.
ANNEXE VI Carences nutritives pouvant influer sur l'aspect des plants
Carence en soufre
Dans les champs caractérisés par une légère carence en soufre, le rendement du canola risque de baisser dans une vaste mesure sans qu'on puisse observer sur les plants de symptômes manifestes. Les symptômes ne deviennent visibles que dans les cas de carences graves; ils apparaissent le plus souvent pendant la formation des bourgeons et à la floraison puisque les besoins en soufre des plants augmentent pendant cette période. Comme le soufre fait partie d'une protéine, il n'est pas mobile dans les plants et n'est pas facilement transféré des feuilles inférieures aux feuilles supérieures plus jeunes. Ainsi, les feuilles les plus jeunes, les fleurs et les siliques situées aux extrémités des tiges secondaires en croissance souffrent davantage de cette carence que les feuilles inférieures, plus vieilles. Lorsque les réserves en soufre du sol sont limitées, les parties les plus jeunes des plants sont celles qui en sont privées.
La carence en soufre provoque au début un jaunissement généralisé des feuilles les plus jeunes à cause du rôle joué par cet élément dans la production de la chlorophylle. Ce jaunissement se propage graduellement à toutes les feuilles. Dans les cas graves, les feuilles restent petites et sont recourbées, notamment dans la partie supérieure du plant, et leur endos prend une couleur violette. Les symptômes ne sont pas aussi manifestes sur les feuilles inférieures. Dans les cas de carence modérée, on peut voir des feuilles supérieures recourbées, alors que les feuilles inférieures conservent un aspect normal. Les fleurs sont souvent plus pâles que la normale pour la variété : jaune pâle au lieu de jaune foncé, ou presque blanches au lieu de jaune pâle. La floraison est retardée et prolongée de sorte qu'à la maturité, les plants touchés porteront à la fois des siliques mûres, des siliques vertes, des fleurs et des bourgeons floraux. Les feuilles, les tiges et les siliques prennent une teinte violet rougeâtre. Les siliques se développent lentement; elles sont petites et contiennent des graines moins nombreuses et rabougries. Le nombre de siliques diminue vers l'extrémité des plants, et les graines avortées de même que les siliques totalement vides y sont nombreuses. Les plants ont souvent un port dressé parce que leurs siliques sont moins lourdes et que leurs tiges sont plus courtes et ont tendance à être ligneuses. Souvent, les plants présentant des symptômes de carence en soufre sont groupés par poches et sont faciles à distinguer à maturité. Toutefois, en cas de carence grave, des cultures entières peuvent être touchées.
Carence en azote
Les plants de canola sains et vigoureux qui ne manquent pas d'azote sont habituellement d'une couleur vert sombre. L'apparition de feuilles et de tiges vert pâle est le premier symptôme de la carence en azote. Chez un plant carence, l'azote des feuilles les plus vieilles est redistribué aux feuilles plus jeunes pour que la croissance se poursuive, de sorte que ce sont les premières qui présentent le jaunissement caractéristique de la carence. Les autres feuilles peuvent prendre une couleur jaune verdâtre et souvent deviennent violacées. Les feuilles les plus vieilles peuvent finir par faner. La croissance est ralentie; les tiges principales sont grêles, courtes et peu ramifiées. La densité du couvert est réduite. La période de floraison est raccourcie, et le nombre de siliques, réduit.
Carence en phosphore
La carence en phosphore limite la croissance des racines et des parties aériennes du plant. Le système radiculaire des plants touchés est réduit, les tiges principales sont grêles, dressées et peu ramifiées, et les feuilles sont petites et étroites. Une carence grave peut provoquer l'apparition sur les feuilles d'une coloration vert bleuâtre foncé, souvent accompagnée d'une teinte violacée. Les tiges prennent aussi parfois une couleur vert bleuâtre, parfois teintée de violet ou de rouge.
Carence en potassium
La carence en potassium provoque un ralentissement de la croissance des plants, de sorte que les feuilles sont plus petites et les tiges, plus frêles. Les plants touchés réagissent également moins bien aux apports en azote et en phosphore et ont tendance à faner. En cas de carence grave, le bord des feuilles les plus vieilles jaunit ou roussit; il peut arriver que ces feuilles meurent, mais elles restent dans ce cas attachées à la tige.
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