La version 4.0 du Programme d'inspection des cultures de semences généalogiques est datée du le 1er avril 2008.
La personne-ressource pour le présent document est le chef, Bureau de la conception et l'exécution du programme des semences, Section des semences.
La présente Procédure du système qualité, Programme des semences, fait l'objet d'une mise à jour périodique et elle sera modifiée régulièrement afin de satisfaire les besoins du moment.
La présente Procédure du système qualité, Programme des semences, est approuvée par:
Directeur, Division de la production des végétaux
Date
La version la plus récente du présent document se trouvera sur le site Internet de l'ACIA. De plus, l'original signé est conservé par le gestionnaire national de la Section des semences.
La présente Procédure du système qualité (PSQ), expose les grandes lignes des principes et de la stratégie de mise en oeuvre du programme canadien d'inspection des cultures de semences généalogiques. L'objet étant l'inspection et la certification des cultures de semences. La production de semences généalogiques exige le maintien et la sauvegarde de l'identité et de la pureté variétales pendant la multiplication des semences. Au Canada, l'établissement des normes applicables à la plupart des cultures de semences généalogiques incombe, aux termes de la Loi sur les semences et son règlement d'application, à l'Association canadienne des producteurs de semences (ACPS). L'application du programme d'inspection des cultures de semences généalogiques prévu par la même loi est dévolue à l'autre organisme de certification officiel, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).
La présente PSQ du programme d'inspection des cultures de semences généalogiques est conforme aux dispositions de la Loi sur l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), de la Loi sur les semences et son règlement d'application et des documents suivants:
La présente PSQ s'applique chaque fois que des services d'inspection de cultures de semences généalogiques sont rendus par le personnel de l'ACIA ou par des inspecteurs agréés des cultures de semences.
Les publications citées dans la présente PSQ sont celles qui figurent dans le CRPS 111 et les suivantes:
Aux fins de la présente PSQ, les définitions données dans le CRPS 101 et celles présentées ci-après s'appliquent:
L'ACIA est tenue de faire appel à des inspecteurs qualifiés pour ses inspections officielles des cultures de semences généalogiques. La présente PSQ expose les procédures d'inspection que doivent suivre tous les inspecteurs, qu'ils soient inspecteurs officiels ou agréés. La vérification des inspecteurs officiels et agréés des cultures est effectuée conformément aux politiques et procédures de vérification du programme.
Lorsque les inspections des cultures de semences généalogiques sont effectuées par des services d'inspection agréés de cultures de semences, l'ACIA est tenue de démontrer que leurs inspecteurs possèdent les compétences requises pour offrir les services visés et qu'ils font l'objet de vérifications et d'évaluations. Tous les inspecteurs employés par une industrie doivent être individuellement agréés par l'Agence d'inspection, conformément au Programme d'inspection des cultures de semences approuvé (PSQ 142.2).
Durant l'exercice de leurs fonctions, les inspecteurs doivent se conformer à la PSQ 142.1 aux Instructions particulières (IP) pertinentes et à la Circulaire 6 de l'ACPS, Règlements et procédures pour la production des semences pédigrées au Canada (et ses modifications).
L'Association canadienne des producteurs de semences (ACPS) est, aux termes de la Loi sur les semences, l'organisme officiel de certification des cultures de semences, à l'exception de semences de pommes de terre. L'ACPS établit des normes officiellement reconnues pour la pureté variétale et émet des certificats de récolte officiellement reconnus à l'égard des cultures de semences répondant à ses normes.
L'ACPS est responsable de:
Veuillez-vous rapporter à l'avant-propos de la Circulaire 6 de l'ACPS pour un aperçu du système canadien de certification des semences généalogiques et de sa structure.
Les régions sont tenues de se conformer à la norme CRPS 141 Organisme d'inspection - Exigences relatives à l'exécution du Programme d'inspection des cultures de semences généalogiques et aux PSQ et IP pertinents.
5.3.1 Certification d'inspecteurs officiels de cultures de semences
Pour devenir un inspecteur officiel de cultures de semences, le candidat doit:
5.3.2 Confirmation de la compétence des inspecteurs officiels des cultures de semences
Dans le cadre de la confirmation de la compétence des inspecteurs officiels, la région doit:
5.3.3 Remise de licences pour des inspecteurs de cultures de semences privés
Les procédures pour remettre des licences aux inspecteurs de cultures de semences privés, ainsi que les restrictions applicables à l'exercice de leurs fonctions, sont décrites dans la PSQ 142.2, Programme d'inspection de cultures de semences approuvé.
L'inspecteur est tenu de s'assurer que les inspections ont lieu à un moment propice de la journée et à la bonne étape de croissance des végétaux. L'inspecteur doit également bien organiser ses inspections de façon à maximiser l'efficacité et assurer le respect des normes de gestion des ressources.
C'est la responsabilité de l'inspecteur de présenter à l'ACPS, dans les meilleurs délais, un rapport décrivant fidèlement la culture inspectée au moment de l'inspection.
L'inspecteur doit se référer à la description de la variété, les Règlements et procédures pour la production des semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications) et au Rapport d'inspection des cultures de semences, lorsqu'il se questionne sur les normes de puretés variétales.
L'inspecteur ne doit, en aucune circonstance, anticiper les décisions que l'ACPS pourrait prendre ou formuler des recommandations concernant le refus ou l'acceptation d'une culture.
L'inspecteur doit assurer la confidentialité et la protection de l'information relative aux inspections. Cette information inclut les renseignements commerciaux, le volume et/ou la valeur de la production, et l'origine génétique de la variété ou les méthodes de production qui sont de nature confidentielle. L'inspecteur ne doit pas discuter avec un producteur les observations faites sur les cultures d'autres producteurs. De plus, l'inspecteur doit s'assurer que les rapports d'inspection, ou leur contenu, ne soient accessibles à aucune autre partie. Les renseignements confidentiels personnels ou commerciaux sous la responsabilité de l'ACIA ne doivent en aucun cas être divulgués, sauf pour les besoins auxquels ils sont destinés. L'ACIA pourra toutefois partager ces renseignements confidentiels avec l'ACPS et le demandeur.
L'inspecteur doit également s'assurer de la protection des renseignements confidentiels donnés par les sélectionneurs dans leurs descriptions de variétés. Les descriptions de variétés obtenues du SEP ou de l'ACPS sont strictement réservées à l'inspection des cultures et à la vérification des variétés. Elles ne doivent en aucun cas être distribuées en dehors de l'Agence, puisqu'elles peuvent constituer pour le propriétaire de la variété des renseignements confidentiels.
Outre ces obligations, l'inspecteur doit:
5.4.1 Relations avec les producteurs et le public en général
Il est important que l'inspecteur observe les règles de bonne conduite durant l'exercice de ses fonctions. Voici quelques exemples qui illustrent la façon dont un inspecteur de cultures de semences devrait se comporter:
5.4.2 Santé et sécurité au travail
Chaque inspecteur officiel est responsable de suivre les pratiques de Santé et sécurité des inspecteurs de cultures de l'ACIA qui se retrouve dans l'Annexe I. Pour toute question ou préoccupation reliée à la santé et la sécurité au travail, le superviseur est le premier contact de l'employé. L'inspecteur doit informer son superviseur de ses déplacements pour la journée avant de quitter le bureau (date et lieu).
L'inspecteur doit effectuer son travail uniquement dans des conditions sécuritaires. Toute situation ou activité jugée non sécuritaire doit être immédiatement signalée à son superviseur ou au responsable du site. L'inspecteur ne doit reprendre son travail qu'une fois les conditions de travail sont redevenues sécuritaires.
L'inspecteur doit se munir de vêtements adaptés aux conditions climatiques, incluant des températures froides. Un habit imperméable consistant de bottes, de pantalons, et d'un manteau lui sera utile lorsqu'il pleuvra ou qu'un champ sera irrigué. L'inspecteur ne doit jamais marcher pieds nus ou porter des sandales pendant son travail. En cas d'annonce d'orage, il doit demeurer dans son véhicule ou y retourner. Un insectifuge ou un filet contre les moustiques sont souvent nécessaires.
Avant d'entrer dans une culture, l'inspecteur doit s'informer auprès du producteur des produits chimiques qui ont été appliqués et de la date de leur application. L'inspecteur doit communiquer avec le producteur pour déterminer la nature du produit appliqué et quand il sera possible d'inspecter la culture en toute sécurité. Un inspecteur ne devrait jamais pénétrer dans une culture qui dégage une odeur de produits chimiques récemment appliqués avant d'avoir l'assurance que tout danger est écarté et doit demeurer attentif à la présence d'avions de pulvérisation aérienne dans la région concernée. L'inspecteur devrait aussi s'informer auprès du producteur d'autres éventuels dangers présents dans la culture et agir en conséquence. L'inspecteur doit prendre garde aux animaux dangereux et aux dangers dissimulés qu'il pourrait rencontrer en marchant ou en conduisant dans le champ. L'inspecteur doit s'abstenir de conduire un véhicule agricole appartenant au producteur. D'autres risques peuvent être présents. Le guide de l'ACIA sur le travail en plein air est inclus dans l'annexe I. L'inspection des cultures implique généralement un travail sous le soleil et dans la chaleur. Des recommandations pour se protéger contre ceux-ci sont décrits également dans le guide retrouvé dans l'annexe I.
Le producteur qui souhaite produire une culture de semences généalogiques doit faire inspecter cette culture par un inspecteur officiel ou agréé de cultures de semences. À cette fin, il doit présenter à l'ACPS, avant la date limite établie, une demande d'inspection. Si le producteur a fait inspecter une culture l'année précédente, l'ACPS lui transmettra automatiquement un formulaire de demande. Le producteur qui en est à sa première demande ou qui n'a pas présenté de demande l'année précédente doit demander à l'ACPS de lui transmettre un formulaire de demande d'inspection. Ce formulaire comportera de l'information pertinente reliée à l'inspection et à la vérification de la pureté variétale de la culture.
Lorsqu'un entrepreneur a sous contrat la production d'une culture par un producteur, l'application doit être faite au nom du producteur, bien que le certificat de la culture puisse être remise à l'entrepreneur le formulaire F179 de l 'ACPS. Cette entente contractuelle est généralement conclue lorsqu'un producteur n'a pas de droits de propriété qui lui permettent de produire ou de vendre la variété. La demande d'inspection de parcelles de sélectionneur doit être faite au nom du sélectionneur ou de l'institution de sélection et non au nom du producteur.
Le formulaire de demande devrait être accompagné des frais d'inspection. L'ACPS est chargée de recueillir les frais reliés aux inspections des cultures (sauf pour la réinspection ou l'inspection de l'utilisation des terres). Les frais de service sont décrits dans le tableau des frais exigés qui accompagne la demande. Ceux dont la demande est acceptée deviennent automatiquement membres de l'ACPS.
La participation du producteur au processus d'inspection assure l'efficacité du service. Le producteur doit s'assurer que ses cultures sont inspectées avant la mise en andains ou la coupe. Les cultures mises en andains ou coupées ne peuvent être inspectées qu'avec la permission de l'ACPS. Le producteur est responsable de retirer les plantes indésirables de sa culture et d'établir les distances d'isolation.
Voici quelques exemples de ce qu'un inspecteur peut demander à un producteur:
L'ACIA offre actuellement trois types d'inspection de cultures de semences:
Comme ces inspections sont décrites dans la Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications comme étant nécessaires dans certaines circonstances, les frais additionnels applicable à ces inspections sont les même que ceux de l'ACIA pour une inspection régulière, comme indiqué dans l'Avis sur les prix de l'ACIA, partie 14. Les frais d'inspection destinés à vérifier l'enlèvement d'une bordure sont basés sur la superficie totale de la culture.
Les rapports préimprimés de l'ACPS pour les inspections d'utilisation des terres portent la mention « Utilisation des terres », ce qui devrait faciliter le processus de facturation par la Région.
Ces dernières inspections sont différentes des deux autres types d'inspection parce qu'elles ne sont pas des normes décrites dans la Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications et qu'elles doivent être traitées cas par cas. Ces inspections ne peuvent être intégrées à l'horaire des inspections régulières et doivent être effectuées indépendamment et uniquement si le temps et les ressources le permettent.
Pour les deuxième et troisième types d'inspection, l'inspecteur doit remplir un Rapport d'inspection de cultures de semences au moment de l'inspection. Le bureau régional facturera le coût de l'inspection au producteur.
La PSQ 142.2 contient de l'information sur les inspections que peuvent effectuer les services agréés d'inspection des cultures de semences.
L'inspecteur doit faire tout ce qui est possible pour contacter le producteur avant l'inspection, afin que ce dernier assume les responsabilités décrites à la section 5.5.
6.1.1 Documents et matériel requis
6.1.2 Activités préparatoires
L'inspecteur doit examiner avec soin la demande et le Rapport d'inspection des cultures de semences qui aura été imprimé à l'avance par l'ACPS, en gardant à l'esprit les renseignements exigés. Il prendra soin également, dans le cas de cultures de semences importées, de vérifier les étiquettes même si cela n'est pas exigé. L'annexe IV contient la plupart des codes instructifs et des abréviations utilisées par l'ACPS. Pendant cet examen, l'inspecteur doit déterminer la qualité généalogique de la culture à inspecter, son étape de croissance approximative, et son mécanisme de pollinisation. L'annexe XI fournit la liste des codes de l'ACPS que l'inspecteur pourra se servir pour déterminer la qualité généalogique de la culture. Si l'application indique que la culture a été semée avec des semences certifiées, l'inspecteur doit se référer à la Section 10.4.
L'inspecteur doit essayer de joindre le producteur pour déterminer l'étape de croissance de la culture afin de planifier l'inspection. Il devra rencontrer le producteur avant l'inspection pour vérifier les certificats de récolte et les étiquettes des parents plantés. Il pourra également vérifier le stade de croissance de la culture afin de déterminer le moment propice pour évaluer la pureté variétale.
Il est de la responsabilité de l'inspecteur de planifier ses inspections de manière à ce que les cultures soient inspectées au stade de maturité approprié et de manière à maximiser son temps efficacement. Il est approprié pour l'inspecteur de retarder l'inspection lorsque la culture n'est pas au stade propice pour se faire inspecter ou lorsqu'un pesticide vient d'être appliqué (ou qu'une application est imminente) et que ce n'est pas sécuritaire d'entrer au champ.
L'inspecteur doit examiner la description de la variété et les IP se rapportant à l'espèce avant de procéder à l'inspection.
Lorsqu'il n'est pas certain du statut prévu d'une culture de semences généalogiques, l'inspecteur doit se référer à la norme la plus élevée. Il pourrait, par exemple, se demander si une culture de céréales plantée avec des semences Select est destinée à la production de semences Certifiées ou de semences Fondation, ou si une culture de canola hybride est destiné à l'exportation en vertu d'un système de certification de l' OCDE ou destinées au marché intérieur. Dans de tels cas, l'inspecteur doit fournir suffisamment d'information pour conclure le statut des semences Fondation pour les céréales et les cultures hybride de canola ainsi que pour l'exportation en vertu d'un système de certification de l' OCDE.
La description de variété officielle précise les caractères morphologiques du plant, les variants au sein de la variété et leur population maximale acceptable, tel que défini par le sélectionneur. L'inspection de la culture ne peut avoir lieu si l'inspecteur n'a pas accès à la description de la variété à inspecter. Pour les variétés enregistrées, l'inspecteur officiel peut obtenir les descriptions de son superviseur ou du Système d'enregistrement des produits (SEP). Si le SEP indique qu'une demande d'enregistrement a été reçue, l'inspecteur doit communiquer avec le Bureau d'enregistrement des variétés pour vérifier si la description est disponible. Si l'inspecteur n'arrive pas à trouver la description de la variété requise dans le SEP, il doit communiquer avec son superviseur ou le Spécialiste du réseau du centre opérationnel. L'ACPS se charge de fournir les descriptions des variétés exemptées d'exigences d'enregistrement. Dans d'autres circonstances, comme dans le cas des activités de multiplication pour l' OCDE ou d'inspection des cultures par des inspecteurs agréés, il appartient au producteur/sous-traitant de fournir une description dans l'une des deux langues officielles du Canada. La description de la variété pourra également contenir des normes et exigences additionnelles de certification (par exemple, distances d'isolement accrues établies par le sélectionneur). Il appartient alors à l'inspecteur de tenir compte de ces exigences additionnelles pendant l'inspection.
L'inspecteur qui est incapable de localiser la culture avec les renseignements qu'il possède doit demander au producteur son emplacement exact.
Avant d'entrer dans une culture, l'inspecteur doit faire un examen d'ensemble pour s'assurer qu'il s'agit bien de la culture à inspecter. Cet examen permettra d'en visualiser la taille, la forme, la topographie afin de déterminer le parcours d'inspection.
L'inspecteur doit également déterminer l'identité variétale de la culture pour s'assurer qu'il se trouve au bon endroit. L'inspecteur devrait consigner dans ses notes de brouillon un croquis du champ, le tracé du parcours d'inspection et les emplacements où s'effectueront les comptages. Veuillez noter que malgré le fait que la prise de notes, incluant les schémas, n'est pas obligatoire, celle-ci est fortement recommandée car elle peut s'avérer très utile et servir de référence dans plusieurs situations. Lorsque des notes sont prises, celles-ci doivent avoir un lien précis avec le rapport final, c'est-à-dire qu'elles doivent être sur la fiche d'information l'emplacement du champ.
L'inspecteur doit choisir le parcours d'inspection approprié, lui permettant une précision d'inspection, mais aussi un bon usage de son temps. Le meilleur parcours d'inspection est celui qui permet d'inspecter le maximum de surface en un minimum de temps. L'annexe IX contient les parcours d'inspection les plus communément utilisés et des commentaires sur leur utilisation.
Pour plus d'impartialité, l'inspecteur doit choisir les emplacements de comptage au hasard. Le comptage des contaminants doit être effectué à des points prédéterminés avant l'inspection. L'inspecteur doit effectuer des comptages additionnels lorsque les zones d'inquiétude ou d'intérêt se trouvent en dehors des tracés du parcours définis.
Lorsque les cultures sont complètement ou partiellement en andain étalés, un rapport d'inspection pour les cultures de semences doit être complété. Ce rapport doit inclure la région ou le(s) endroit(s) qui ont été en andain étalés, les distances d'isolation, l'utilisation de la terre, la vérification des étiquettes, le pourcentage des cultures qui ont été en andain étalés et, lorsque possible, la condition générale des mauvaises herbes ainsi que tout autres informations additionnelles qui peuvent être fournies.
Inspecter des cultures implique l'exécution systématique et intégrée des trois tâches suivantes:
Lors de son entrée dans la culture, l'inspecteur doit confirmer la conformité de la culture avec la description officielle de la variété et la superficie approximative contenant la population de plants requise pour le comptage (voir l'annexe III). Pour effectuer une évaluation approximative de la pureté variétale des cultures affectées par la verse, l'inspecteur doit soulever de petits groupes de plants et en examiner soigneusement les têtes.
Durant son inspection, l'inspecteur doit observer et noter ce qui suit:
6.4.1 Identification des cultures
L'inspecteur doit confirmer que la culture à inspecter est conforme à la description de la variété. Certains écarts par rapport à la description peuvent résulter des conditions environnementales et des pratiques de gestion (dans le cas de certains caractères comme la hauteur des plants).
L'inspecteur doit déterminer l'aspect général de la culture, y compris son stade de maturité, d'uniformité, degré de verse, et les problèmes environnementaux, par ex., les dommages causés par les insectes, la grêle et/ou les produits chimiques. De plus, l'inspecteur doit noter la présence de maladies à déclaration obligatoire, les plants dont les semences sont difficiles à séparer des mauvaises herbes, les mauvaises herbes indésirables et leur fréquence (voir l'annexe VI).
L'inspecteur doit aussi noter si la culture à inspecter a été plantée avec une culture compagne. Dans de tel cas, l'inspecteur doit rapporter le type de culture compagne et son stade de croissance.
L'inspecteur doit savoir si les conditions climatiques et de luminosité peuvent altérer l'apparence et le port des cultures. Le vent rend l'inspection difficile, car il masque la présentation naturelle de la fleur et de l'épi des plants. Dans la mesure du possible, l'inspecteur devrait marcher dos au soleil. Ce dernier point est important lors de l'inspection de cultures fleurissantes, comme le canola, puisque leurs fleurs se tournent pour faire face au soleil. Cette démarche facilite ainsi l'identification des traits de la fleur.
6.4.2 Vérification de l'état des bandes d'isolement
L'inspecteur doit identifier les cultures adjacentes à la culture à inspecter. Pour les cultures à pollinisation libre, l'inspecteur doit rapporter la distance séparant la culture à inspecter du champ le plus proche, portant la même espèce et se trouvant à l'intérieur de la distance requise d'isolement.
L'inspecteur officiel qui inspecte une culture, dont l'isolement insuffisant risque de nuire à son statut généalogique, doit fournir au producteur une copie complétée de l'Avis de vérification officielle de l'isolement trouvée dans l'annexe X, et noter la disposition de ce délai sur le rapport de l'inspection des cultures de semences.
6.4.3 Identification et comptage des impuretés
Durant l'inspection d'une culture, l'inspecteur peut rencontrer des plants qui s'écartent des caractères normaux de la variété, c'est-à-dire des plants qui ne possèdent pas les mêmes caractères morphologiques ou physiques que le reste de la culture. Il doit alors tenir compte des effets environnementaux possibles (température, humidité, vent, insectes, maladies, dommages causés par les animaux ou les produits chimiques) au moment de déterminer l'identité d'un plant qui s'écarte des caractères normaux de la variété. Certaines différences morphologiques seront faciles à identifier, par exemple, des têtes de blé entièrement aristés au sein d'une variété qui porte des arêtes à la cime, ou la couleur de la fleur d'un pois. Certaines différences physiques seront cependant plus difficiles à identifier ou à décrire; par exemple, la fécondité d'une semence de canola composée, ou la précocité de maturation entre des variétés similaires de la même espèce.
Des variations entre les plants peuvent être associées à la description des parties de l'inflorescence (la couleur, la forme, le type, les caractéristiques de la glume, le port, la structure refermant les graines et la graine elle-même), de l'architecture du plant et d'autres caractéristiques (le port, les réactions aux stress environnementaux, le cycle de vie, la maturation). Dans certains cas, le plant qui diffère fait partie de la variété et est inclus dans sa description en tant que variant connu. L'inspecteur doit consulter la description de la variété pour être en mesure de mieux décrire et classer les plants qui s'écartent des caractères normaux de la variété.
L'inspecteur doit déclarer le nombre de plants qui présentent des différences marquées par rapport aux caractères normaux de la variété, y compris les plants d'autres espèces. Les plants différents peuvent comprendre des variants au sien de la variété, des hors-types, des espèces semblables pouvant se croiser avec la culture, des mauvaises herbes ou d'autres espèces dont les semences sont difficiles à séparer (voir les annexes V et VI). Les plants qui présentent des différences marquées par rapport aux caractères normaux de la variété doivent être décrits dans le rapport d'inspection de cultures de semences avec le plus de détails possibles. Lorsque des plants sont décrits par rapport à d'autres variétés, par exemple, type « Glenlea », l'inspecteur doit également décrire les caractères utilisés pour déterminer qu'un plant est de type Glenlea en indiquant, par exemple, que l'épi est non aristé et qu'il est effilé aux deux extrémités. Ces détails aideront le personnel de l'ACPS à évaluer les rapports d'inspection.
L'inspecteur officiel qui trouve, dans différentes cultures d'une même espèce et variété, des plants comportant les mêmes différences marquées ou inhabituelles par rapport aux caractères normaux de la variété, doit transmettre les renseignements suivants à son superviseur régional:
Ces renseignements doivent être envoyés au Spécialiste du réseau du centre opérationnel. Ils permettront à la Section des semences d'être informée des problèmes éventuels et aideront le Bureau d'enregistrement des variétés (de concert avec le sélectionneur et l'ACPS) à déterminer si les plants qui s'écartent des caractères normaux de la variété sont des hors-types ou des variants au sein de la variété et s'il existe des solutions possibles, c'est-à-dire modifier la description de la variété, remonter à la source des hors-types.
Lorsque de l'avoine fatuoïde ou fausse folle avoine est observée dans une culture d'avoine, ces plants doivent être comptés et documentés dans la section « Hors-types ou autres variétés » du rapport d'inspection des cultures de semence. Lorsque de la folle avoine est présente dans une culture d'avoine, ces plants doivent être comptés et rapportés dans la section « Mauvaises herbes difficiles à enlever ». Lorsque de la folle avoine est présente dans d'autres cultures de céréales, ces plants doivent être rapportés en tant que « Mauvaises herbes indésirables ». Si l'avoine fatuoïde ou la fausse folle avoine se retrouvent dans d'autres cultures de céréales, ces plants doivent être comptés et rapportés comme « Autres cultures difficiles à enlever ».
Dans l'est et dans l'ouest du Canada, le sarrasin de Tartarie présent dans la plupart des cultures céréales doit être rapporté comme mauvaise herbe indésirable. Lorsque le sarrasin de Tartarie et/ou la renouée liseron sont présents dans une culture de sarrasin, ils doivent être comptés et rapportés dans la section « Types indésirables et Autres variétés » du rapport d'inspection des cultures de semences.
Dans le cas de spécimens de plants inhabituels nécessitant la confirmation de l'identité variétale, l'inspecteur officiel devrait recueillir des échantillons de façon à protéger leur qualité (voir l'annexe VII, « Procédures recommandées pour l'échantillonnage des plants ou de leurs parties aux fins d'examen en laboratoire ») et les expédier avec les renseignements susmentionnés à l'Unité de vérification des cultivars, Laboratoires de Fallowfield, 3851 Ch. Fallowfield, immeuble numéro 210, Ottawa, Ontario, K2H 8P9. La soumission de ces échantillons doit être documentée dans le rapport de l'inspection des cultures de semence.
6.4.3.1 Comptage des impuretés
L'inspecteur doit suivre les procédures suivantes:
L'inspecteur doit remplir le rapport d'inspection de cultures de semences immédiatement après son inspection, à partir des notes prises pendant l'inspection.
L'inspecteur qui ne dispose pas d'un rapport d'inspection, imprimé à l'avance par l'ACPS, doit remplir un formulaire vierge et indiquer la raison dans la section « Commentaires » du formulaire. Le rapport contient quatre copies, respectivement destinées à l'ACPS, au producteur/demandeur, au bureau régional de l'ACIA et à l'inspecteur de l'ACIA.
L'inspecteur qui craint manquer d'espace en remplissant son rapport peut utiliser les codes et abréviations acceptés par l'ACPS fournis dans l'annexe IV.
L'inspecteur doit remettre une copie du rapport au producteur et à l'ACPS le plus rapidement possible. En aucun temps il ne doit retarder la soumission de rapports d'inspection, même si des cultures additionnelles doivent être inspectées.
Si un rapport démontre qu'une culture ne respecte pas les normes exposées dans les Règlements et procédures pour la production des semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications), le rapport doit être envoyé par télécopieur à l'ACPS le plus rapidement possible.
L'inspecteur qui est convaincu que la personne qui a demandé l'inspection et dont le nom apparaît sur le rapport d'inspection n'est pas la personne responsable de la gestion directe de la culture doit aviser l'ACPS dans la section « Commentaires » du rapport d'inspection de cultures des semences.
L'inspecteur ne doit pas détruire le rapport original de l'inspection et ses notes brouillon. Ces notes doivent être lisibles, accessibles et présentées dans un format qui pourra être utilisé par une tierce partie (généralement l'Agent régional ou l'inspecteur principal), pour servir, le cas échéant, de preuves tangibles au rapport d'inspection. Bien que la prise de notes ne soit pas obligatoire, celles-ci peuvent servir de références et être utilisées dans plusieurs situations. La prise de note est donc fortement recommandée.
L'inspecteur doit écrire les noms entiers des espèces, des variétés, des mauvaises herbes ou des maladies, à moins d'utiliser les abréviations acceptées par l'ACPS fournis dans l'annexe IV.
S'il y a lieu, l'inspecteur doit indiquer les écarts éventuels importants entre la superficie de la culture à inspecter inscrite sur le formulaire de demande et sa superficie réelle (+/- 10%). Pour modifier la superficie, encercler et rayer la superficie indiquée, puis inscrire la superficie modifiée dans la section Commentaires du formulaire (section 7.7). Pour les cultures partiellement mises en andains, déclarer la superficie mise en andain et non la superficie inspectée. Une demande doit accompagnée les informations demandées pour les cultures mises en andains ou partiellement mises en andains dans la section 6.3.
La superficie d'une parcelle Select doit être indiquée en mètres x mètres. Si la parcelle n'est pas parfaitement carrée ou rectangulaire, ou si elle a la forme d'un triangle, l'inspecteur doit s'efforcer d'en mesurer la superficie avec exactitude.
Le rendement estimatif peut s'avérer utile en cas d'enquête. L'inspecteur doit estimer le rendement comme étant inférieur à la moyenne, moyen ou supérieur à la moyenne. L'inspecteur utilisera l'état général du type de culture qui se retrouve dans le secteur comme référence.
7.2.1 Détermination de la classe généalogique
Lorsque le producteur a utilisé ses propres semences, il faut vérifier le certificat de récolte du producteur et inscrire le numéro de ce certificat sur le rapport d'inspection. Si le producteur a acheté les semences, il faut vérifier si le rapport d'inspection, imprimé à l'avance par l'ACPS, indique les mêmes numéros de certificat de récolte et de lot que ceux inscrits sur les étiquettes, la dénomination de catégorie inscrite sur les étiquettes, et le nombre d'étiquettes que le producteur a en sa possession. Lorsque les étiquettes ne sont pas disponibles, l'inspecteur doit en signaler l'absence dans la section « No. d'étiquettes vérifiées » du rapport (section 11.5). En l'absence d'étiquettes, l'inspecteur pourra vérifier les factures et les formulaires de semences généalogiques en vrac. La responsabilité appartient au producteur de s'assurer que les étiquettes soient disponibles pour vérification.
L'inspecteur qui vérifie des étiquettes inter-agence doit s'assurer que la vérification est effectuée de la manière décrite précédemment, à l'exception du numéro de référence qui pourra remplacer le numéro du certificat de récolte. Pour les semences non enregistrées ou étrangères, la désignation généalogique complète et une étiquette de semences généalogiques ou sa copie devra être annexée au rapport d'inspection.
7.2.2 Textes de référence de l'ACPS
Les Règlements et procédures pour la production des récoltes de semences du sélectionneur au Canada et les Règlements et procédures pour la production de semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications) contiennent des informations sur les étiquettes et les documents employés pour l'inspection et la certification des semences généalogiques.
7.2.2.1 Étiquettes de l'ACPS
Les étiquettes pour les semences Select et les semences du sélectionneur sont fournies par l'ACPS. Avant de vendre ou de transférer des semences Select, le producteur de semences Select doit présenter une demande d'étiquettes à l'ACPS. Les semences du sélectionneur doivent porter des étiquettes émises par le sélectionneur ou l'agent. Voir les exemples d'étiquettes de l'ACIA et de l'ACPS dans les Règlements et procédures pour la production de semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications).
L'inspecteur doit indiquer dans son rapport l'utilisation qui a été faite des terres avant les semis. Il doit se référer aux Règlements et procédures pour la production de semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications) pour connaître le nombre d'années pour lequel il doit faire rapport (ce nombre varie en fonction de l'espèce et de la classe généalogique). Pour les cultures vivaces, cette section ne doit être remplie que pour la première année d'inspection.
L'inspecteur doit fournir les numéros des certificats de récolte des cultures généalogiques antérieures lorsque possible. Il pourra se contenter d'inscrire uniquement les deux premiers et les trois derniers chiffres du numéro de certificat de récole (par ex., 03-111) lorsque ce certificat est celui du demandeur.
Lorsque l'inspecteur remarque pendant l'examen du chaume que la culture antérieure diffère de celle inscrite sur l'application d'inspection et qu'elle semble appartenir à une espèce identique à celle de la culture inspectée, il doit noter cette observation dans la section Commentaires du rapport d'inspection.
L'inspecteur doit rapporter l'état de la bande d'isolement (non la distance) comme « bon » s'il s'agit d'un gazon coupé, d'une jachère d'été maintenue propre, ou d'une culture grainière fauchées et complètement enlevées. L'état sera « passable » si certaines tentatives d'isolement ont été faites, alors qu'il sera « mauvais » lorsque la bande contient des mauvaises herbes, des plants dont les semences sont difficiles à séparer, ou pouvant polliniser la variété inspectée. L'inspecteur doit également indiquer ce qui se trouve au-delà de la bande d'isolement.
NOTE: L'inspecteur doit indiquer dans la section Commentaires du rapport d'inspection la raison pour laquelle il considère « mauvais » l'état de la bande d'isolement.
De plus les points suivants doivent être considérés:
L'inspecteur doit utiliser un des termes suivants lorsqu'il décrit « l'état général des mauvaises herbes »:
Ces termes sont également utilisés pour décrire la fréquence des mauvaises herbes indésirables.
« Très nombreux » indique que les mauvaises herbes compromettent la pureté variétale et mécanique de la culture. Lorsqu'il juge la présence de mauvaises herbes « Très nombreuses » dans des endroits distincts, l'inspecteur doit indiquer le nombre d'endroits, leur taille approximative, et leur emplacement dans la section appropriée du rapport d'inspection, par exemple, « chiendent, très nombreux, un endroit, 30 m x 6 m, coin nord-ouest ».
Mauvaises herbes contestables - Mauvaises herbes classifiées comme Classe 1 interdites selon l'Arrêté de 2005 sur les graines de mauvaises herbes doivent être mentionnées selon leur taux de fréquence (c'est-à-dire peu ou nombreuses). De plus, toutes les mauvaises herbes indésirables, spécifiques à la culture inspectée, comme indiqué dans l'annexe VI, en indiquant leur nom et leur incidence, par exemple, chiendent (rare). Il est important d'indiquer si l'on ne s'attend pas à ce que les mauvaises herbes présentes maturent et produisent de graines avant la récolte. Seules les mauvaises herbes qui se retrouvent dans cette PSQ 142.1 ou toute autre instruction particulière (IP) peuvent être rapportées, à l'exception de celles fournis dans la section 11.6 de cette PSQ. L'information sur les mauvaises herbes et les cultures pour lesquelles le rapport n'est pas exigé peut être fourni dans la section commentaires seulement lorsque la population est élevée et que les mauvaises herbes/autres cultures font concurrence à la culture inspectée, rendant l'inspection difficile.
L'inspecteur doit déclarer les symptômes visibles des maladies transmises par les semences, telles que le charbon nu de l'orge, et l'anthracnose et la brûlure bactérienne dans les haricots, en indiquant le nombre, l'emplacement et la superficie approximative (en pourcentage) des sites touchés par la maladie. Si l'inspecteur doute qu'il s'agisse de symptômes d'une des maladies précitées, il pourra soumettre des échantillons de plants infectés pour analyse au Laboratoire du Centre des phytoravageurs justiciables de quarantaine, Section des maladies transmises par les semences, IRV-CPJQ , 2 étage, 3851 chemin Fallowfield, C.P. 11300, Ottawa, Ontario K2H 8P9. Si un inspecteur soumet des échantillons pour vérification, il/elle doit:
L'inspecteur doit se référer à l'annexe XII pour des instructions supplémentaires sur la soumission d'un échantillon pour la détection des maladies.
Lorsque la condition d'isolement est médiocre et/ou les mauvaises herbes sont très nombreuses et/ou une modification est apportée à la superficie, l'inspecteur doit donner des explications dans la section « Commentaires » du formulaire.
Lors de circonstances exceptionnelles l'inspecteur est amené à réduire la superficie de comptage. L'inspecteur doit absolument justifier pourquoi les procédures de comptage réduit de l'annexe VIII. ont été choisies. La densité de la population de plants doit être précisée dans la section « Commentaires » du rapport d'inspection, par exemple, « densité de 60 plants par mètre carré ». Lorsque le compte réduit est utilisé, l'inspecteur doit fournir immédiatement une copie du rapport d'inspection au producteur, à l'ACPS et l'inspecteur en chef, et à son superviseur ou le Spécialiste du réseau de centre opérationnel.
L'inspecteur doit signaler dans la section « Commentaires » du rapport d'inspection, toutes situations ou conditions qui n'ont pas été signalées ailleurs. Il peut choisir de clarifier la situation ou la condition en donnant une description complète de la culture. L'inspecteur doit éviter d'écrire au dos des feuilles du rapport d'inspection, de peur de ne pas transcrire les informations sur toutes les feuilles du rapport, et de rendre le formulaire illisible. Il pourra toutefois écrire ses remarques sur des feuilles de formulaire vierge, qu'il annexera au rapport.
Ce qui suit peut également être rapporté dans la section « Commentaires », et dans quelques cas offre des directives à suivre:
Si l'inspection de la culture est annulée avant l'inspection, le terme « annulée » doit être inscrit sur le Rapport d'inspection des récoltes de semence qui avait été imprimé à l'avance par l'ACPS. Ce formulaire doit être signé par le producteur et par l'inspecteur avant d'être distribué comme requis. Les cultures de semences pédigrées qui sont mise en andain ou récolté avant l'inspection, mais non initialement annulées, doivent être reportées comme indiqué dans la section 6.3.
L'inspecteur qui inspecte une culture dont la superficie réelle diffère de celle qui est indiquée doit rayer la superficie apparaissant sur le rapport d'inspection, puis inscrire et encercler la superficie réelle. L'inspecteur doit également préciser dans la section « Commentaires » du rapport d'inspection le nombre d'hectares soustraits ou ajoutés, et demander au producteur de confirmer ce changement par sa signature.
Lorsqu'un nouveau champ est ajouté à une demande d'inspection, l'inspecteur doit remplir un rapport d'inspection vierge et doit demander au producteur de confirmer ce changement par sa signature. À une date ultérieure, le producteur de semences sera facturé par l'ACPS pour l'inspection de la nouvelle culture.
Lorsque la superficie indiquée sur un rapport d'inspection est divisée en plusieurs champs, le numéro de séquence doit apparaître sur le rapport initial seulement. Les rapports additionnels seront préparés à partir de formulaires vierges et remis sans numéro séquentiel. L'inspecteur doit indiquer dans la section « Commentaires » du rapport d'inspection la raison pour laquelle des rapports additionnels on été préparés, en précisant le numéro de séquence du rapport d'inspection initial ainsi que le numéro de champ.
L'inspecteur doit remettre au demandeur une copie du rapport d'inspection des cultures de semences dès que possible une fois l'inspection terminée. Si le demandeur est absent, l'inspecteur doit laisser le rapport d'inspection à son domicile ou le lui expédier par la poste immédiatement après l'inspection. Lorsque le rapport d'inspection des cultures de semences est expédié au producteur par la poste, l'inspecteur doit communiquer sans délai par téléphone avec le producteur afin de l’aviser de la fin de l'inspection de ses cultures ainsi que pour lui communiquer les observations notées dans le cadre de l'inspection. Ces informations pourraient entraîner le refus de la culture par l'Association canadienne des producteurs de semences (ACPS) ou communiquer les mesures correctives nécessaires afin qu'un certificat de culture soit délivré.
Le producteur qui n'est pas satisfait de la décision prise par l'ACPS à la suite de l'inspection de la culture peut immédiatement porter en appel cette décision auprès de l'ACPS. Le producteur dont la demande de réinspection a été acceptée par l'ACPS doit contacter le superviseur d'inspection régional et déterminer avec lui si la réinspection est possible et en déterminer la date. Le montant des frais d'inspection doit aussi être discuté. L'inspecteur ne peut ni offrir de réinspecter une culture ni donner suite à une demande de réinspection fait par le producteur. La réinspection d'une culture ne peut être conduite qu'avec l'approbation préalable du superviseur. Lorsqu'un inspecteur fait une réinspection pour une culture de semences, celui-ci doit rédiger un nouveau rapport d'inspection pour cette culture et écrire « Réinspection » en haut du formulaire. Cette mesure vise à assurer que l'état de la culture au moment de la réinspection est dûment notifié à l'ACPS et au producteur.
Les demandes de rapports d'inspection par des personnes autres que le demandeur doivent être référées à l'ACPS.
L'inspecteur doit mettre en évidence dans son rapport d'inspection toutes conditions susceptibles de ne pas respecter les règlements de l'ACPS. Ces conditions doivent être encerclées, afin d'attirer l'attention de l'évaluateur de l'ACPS. Lorsque cela advient, l'inspecteur doit également encourager le producteur de communiquer avec l'ACPS et, si possible, de télécopier le rapport d'inspection à l'ACPS
L'inspecteur qui doute que les bandes d'isolement respectent les exigences de l'ACPS doit fournir au producteur un Avis vérification officielle de l'isolement (voir l'annexe X). L'inspecteur doit noter que l'avis a été donné au producteur dans la section « commentaires » du rapport d'inspection pour les cultures de semences. L'inspecteur ne doit pas anticiper que l'ACPS basera sa décision sur son rapport d'inspection.
L'inspecteur doit vérifier les étiquettes ou les certificats de récolte.
L'inspecteur doit indiquer dans son rapport la superficie et la dimension des parcelles inspectées en mètres. Une parcelle ne doit pas dépasser un hectare (2.5 acres), si elle le dépasse, l'inspecteur doit écrire: « parcelle dépassant un hectare », dans la section « Commentaires » du rapport. Les mesures doivent être prises à l'aide d'un compteur rotatif ou d'un autre outil de mesure fiable.
L'inspecteur doit examiner l'ensemble de la parcelle pour vérifier l'état de la culture, c'est-à-dire son uniformité, son aspect général, et le degré d'envahissement des mauvaises herbes. Un minimum de six comptages (20 000 plants chacun) sont basés sur les standards indiqués dans les Règlements et procédures pour la production des semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications) pour les cultures inspectées. Pour les parcelles de chanvre industriel, 6 comptes par 10 000 plantes doivent être faits. Pour les parcelles de tournesol, 6 comptes par 200 plantes doivent être faits. L'inspecteur peut se référer à l'annexe III pour le calcul de la superficie de comptage. L'accent devrait être mis sur la précision de l'identification et de la quantification des impuretés dans les régions de comptage, plutôt que sur la présence d'impuretés à l'extérieur de la région de comptage.
Lorsque le nombre total de plants est inférieur à 20 000, l'inspecteur doit estimer le nombre total de plants dans la parcelle et l'inscrire dans le rapport d'inspection. La culture doit alors être traitée comme une seule superficie de comptage.
Piquetage de parcelles
Certaines parcelles peuvent être délimitées par des piquets, à la place des méthodes d'isolement habituelles, lorsque la culture entourant la parcelle a été ensemencée avec de la semence de la même variété et du même statut généalogique. Le producteur doit alors s'assurer que le piquetage est fait avant l'inspection de la parcelle et visible au-dessus de la cime des cultures.
L'inspecteur doit signaler dans son rapport d'inspection que le périmètre de la parcelle a été piqueté et indiquer les impuretés comptées à l'intérieur de la bande d'isolement normalement requise.
Lorsqu'une demande d'inspection de culture est reçue par l'ACPS pour une variété non enregistrée au Canada, ce qui suit doit être considéré avant l'inspection de la culture:
Le producteur peut contester la classification ou l'identification de plants hors-types et demander une inspection arbitrée. Les inspections arbitrées ne sont pas effectuées lorsque la quantification de plants hors-types est contestée par le producteur ou lorsque la culture a connu des modifications après la première inspection. Cela doit être vérifié avec le producteur avant l'inspection.
Les inspections arbitrées doivent être considérées comme des activités prioritaires et doivent être effectuées par un autre inspecteur que celui qui a fait la première inspection. L'inspecteur arbitre doit toujours discuter des résultats de la première inspection avec le premier inspecteur et, le cas échéant, lui demander de l'accompagner dans son inspection.
Le producteur est responsable des coûts de l'inspection arbitrée lorsqu'elle ne change en rien les résultats de l'inspection initiale. Si des changements sont requis, l'inspecteur doit immédiatement concéder le nouveau rapport d'inspection au producteur et envoyer une copie par télécopieur à l'ACPS. L'inspecteur doit signaler au Spécialiste du réseau du centre opérationnel la demande d'inspections arbitrées et le tenir informé des résultats de cette inspection.
Les inspections de l'utilisation des terres sont obligatoires pour les cultures de semences non généalogiques afin de déterminer si les terres conviendraient à des cultures de semences généalogiques la prochaine année. Les inspections de l'utilisation des terres sont effectuées dans des récoltes sur pied ou des terres en jachère, généralement à la fin de la saison, lorsque les plantes spontanées sont découvertes et facilement identifiables, mais avant la récolte de la culture sur pied. L'inspecteur doit indiquer dans son rapport d'inspection toute contamination susceptible de soulever un problème de pureté variétale dans les cultures de semences généalogiques qui seront plantées.
L'inspecteur doit également indiquer dans son rapport d'inspection ce qui suit:
Veuillez laissez vide les sections sur le rendement, l'isolement et l'état de la culture.
Les frais des inspections de l'utilisation des terres sont les mêmes que ceux des inspections des cultures de semences généalogiques conformes à l'Avis sur les prix de l'ACIA, partie 14.
Les inspections de l'utilisation des terres ne sont pas des activités prioritaires et ne doivent pas nuire aux inspections avec une plus haute priorité.
Les cultures de semences certifiées selon les systèmes de l' OCDE doivent être inspectées conformément aux Règlements et procédures pour la production de semences pédigrées au Canada, à la PSQ 142.1, aux IP spécifiques à la culture et autres procédures d'inspection pertinentes.
La certification OCDE est également assortie des exigences qui suivent:
10.3.1 Production de légumineuses fourragères
10.3.2 Production de maïs hybride
10.3.3 Production de canola
10.3.4 Production de céréales
10.3.5 Production de tournesol et de carthame
Les inspecteurs recevront parfois des demandes d'inspection de cultures issues de semences certifiées. Il est possible que la culture fasse l'objet d'une nouvelle certification ou d'un reclassement, comme il est expliqué ci-dessous. Cependant, il est possible que le producteur ne comprenne pas les règles visant la production de cultures de semences de généalogie contrôlée.
Lorsqu'il reçoit une demande d'inspection de cultures issues de semences certifiées, l'inspecteur doit tenter par tous les moyens de communiquer avec le producteur pour:
Les tâches liées à l'inspection d'une culture non destinée à la production de cultures de semences de généalogie contrôlée sont considérées comme des « exigences supplémentaires en matière d'inspection ». Lorsque l'ACPS présente une demande d'inspection d'une culture, elle devra prendre des dispositions pour facturer les frais au producteur. Bien qu'il soit important de procéder à l'inspection de ces cultures lorsque la situation le permet, cette inspection ne doit pas être faite aux dépends des cultures destinées à la production de cultures de semences de généalogie contrôlée.
10.4.1 Recertification des cultures
En vertu des normes de l'AOSCA, la multiplication des semences ne peut dépasser deux générations au-delà de la classe Fondation, sauf si l'organisme de certification déclare une situation d'urgence dans laquelle il estime que les quantités de semences Fondation et de semences Enregistrées sont insuffisantes pour semer les cultures Certifiées. La production d'une génération Certifiée additionnelle est accordée sur une base annuelle. La recertification des cultures peut également être obtenue dans le cadre du système de certification des semences de l' OCDE. Au Canada, cette recertification est tributaire des politiques de l'ACPS et soumise à son approbation. Dans tous les cas, les inspections de recertification ne sont pas des activités prioritaires et dépendent des ressources d'inspection.
Cette vérification est exigée lorsque le dixième chiffre du numéro du certificat de récolte est 4 (code pour les semences certifiées). L'inspecteur doit s'assurer que la recertification des cultures qu'il inspecte ait été approuvée par l'ACPS.
Lorsque le dixième chiffre du certificat de récolte est « 8 », ceci indique que la semence est de classe certifiée, et a été produite à partir de semences Certifiées. Ces semences ne peuvent être recertifiées.
La recertification est parfois accordée après les semis, et il est possible que les étiquettes des semences généalogiques ne soient plus disponibles. Il importe alors de vérifier la classe généalogique des semences avec les bons de commande ou les reçus. De même, il arrive parfois que les conditions d'utilisation des terres et d'isolement ne respectent plus les normes de l'ACPS, parce que l'intention initiale de production ait été changée.
L'inspecteur doit prévoir que la décision de recertifier des cultures après les semis, ou l'ignorance des normes de production de semences généalogiques du producteur, peuvent engendrer des problèmes de communication.
Les procédures d'inspection des cultures recertifiées sont identiques aux procédures d'inspection habituelles des cultures de semences généalogiques.
10.4.2 Inspections des cultures de semences reclassées
Les semences déclassées peuvent être reclassées et ainsi, retrouver leur classe originale ou une classe intermédiaire. Par exemple, des semences Fondation déclassées en semences certifiées peuvent être semées comme semences Certifiées et inspectées comme culture Fondation ou Enregistrée.
Les semences reclassées portent un « R » au dixième caractère sur leur certificat de récolte quand il s'agit de semences déclassées en semences Enregistrées et un C quand il s'agit de semences déclassées en semences Certifiées. Dans ces cas, l'inspecteur doit communiquer avec l'ACPS pour clarifier si le reclassement de la semence a été autorisé. Lorsqu'il juge possible le reclassement d'une semence, l'inspecteur doit donner toutes les précisions qui permettront à l'ACPS d'évaluer le champ en fonction du statut le plus élevé.
Le producteur dont la culture sera déclassée en raison de distances d'isolement insuffisantes notées au moment de l'inspection peut demander une inspection des mesures correctives prises. Le producteur qui été informé de telles lacunes avant la récolte peut demander une réinspection de sa culture avant la récolte. La réinspection doit être fait en second lieu à une inspection de cultures de semences généalogiques et doit être coordonnée à une inspection de culture de semences généalogiques lorsque possible.
Dans le cas des semences visées par les sections 2, 3, et 12 des Règlements et procédures pour la production de semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications), l'inspecteur doit, après la récolte, retourner dans les cultures pour inspecter les mesures correctives d'isolement prises. Il doit pour se faire s'assurer qu'une bande de culture, correspondant à la distance d'isolement requise, a été laissée sur pied. Cette réinspection doit être effectuée en fonction des ressources disponibles et des conditions climatiques et est assujettie à des frais, conformément à l'Avis sur les prix de l'ACIA, partie 14. L'évaluation des ressources disponibles appartient au superviseur, après consultation avec l'inspecteur. Losque les ressources ne sont pas disponibles, il est de la responsabilité du superviseur de communiquer avec l'ACPS pour lui indiquer que d'autres arrangements doivent être pris. Les résultats pour réinspections sont inscrits sur le rapport d'inspection des cultures de semences en indiquant clairement qu'il s'agit d'une réinspection.
Étant donné la densité des semis et l'étroitesse des rangs des champs de chanvre, l'inspecteur peut rarement se rendre suffisamment loin dans les cultures pour faire 6 comptages de 10 000 plants. En conséquence, les cultures de semences généalogiques de chanvre industriel nécessitent trois inspections séparées pour assurer qu'assez de comptage soit fait sur des populations moins nombreuses. L'inspecteur doit donc soumettre la « Fiche de comptage pour les trois inspections » avec le « Rapport d'inspection de cultures de chanvre industriel ».
En plus des inspections pour le compte de l'ACPS, Santé Canada demande chaque année l'inspection de plusieurs cultures de chanvre industriel. L'inspecteur pourra effectuer les deux types d'inspections au même moment, à condition que l'étape de croissance des cultures le permette. Les rapports d'inspection et de prélèvement d'échantillons de Santé Canada sont disponibles au Bureau de l'exécution et de la conception du programme des semences, Section des semences. L'inspecteur qui effectue une inspection au nom de Santé Canada doit être désigné en vertu de la Loi sur les drogues et autres substances.
L'inspecteur qui, au cours de son inspection d'une culture de chanvre industriel ou de toute autre culture, trouve une culture ou des plants de chanvre qu'il soupçonne de ne pas faire partie de la liste annuelle des cultures de semences approuvées, doit avertir la Section des semences ou le Bureau des substances contrôlées, section du chanvre industriel, de Santé Canada. Ces mêmes autorités doivent être avisés si il rencontre une culture de chanvre industriel qu'il soupçonne avoir été plantée sans autorisation. L'inspecteur ne doit ni renforcer les règlements sur le chanvre industriel, ni faire de recommandations au producteur.
L'inspecteur qui est témoin de problèmes répétés pour une variété en particulier doit en faire part à son superviseur. Il est important que le Spécialiste du réseau du centre opérationnel soit informé de cette situation. Une fois avertie, la Section des semences cherchera les solutions appropriées avec l'ACPS et le sélectionneur.
Le producteur peut demander une inspection hâtive ou tardive d'une culture. Similaire aux demandes d'annulation, les demandes d'inspection hâtives ou tardives doivent être accompagnées d'une preuve de l'autorisation du producteur. L'intention du producteur de réclamer une inspection à une date en particulier doit être clairement indiquée dans un registre téléphonique ou confirmée par sa signature sur le rapport d'inspection des cultures de semences.
Les rapports d'inspection hâtives ou tardives doivent inclure une description détaillée de ce qui suit:
L'inspecteur doit rappeler au producteur qui présente une demande d'inspection hâtive ou tardive que les Règlements et procédures pour la production de semences pédigrées au Canada (Circulaire 6 de l'ACPS et ses modifications) indiquent que « les cultures non inspectées au stade de croissance appropriée pour déterminer la pureté variétale peuvent se voir refuser le statut de semences généalogiques ».
L'inspecteur qui inspecte des semences achetées en sacs dont les étiquettes ne sont pas fixées, sont non conformes aux exigences du Règlement sur les semences, ou portent un mauvais numéro de lot, doit aviser son superviseur et lui demander de prendre les mesures de conformité et d'application de la loi appropriées contre le contre le vendeur de la semence. L'inspecteur agréé est tenu de rapporter au bureau local de l'ACIA tout problème d'étiquetage des semences.
L'ACIA peut demander, dans le cadre d'ententes écrites, les services d'un particulier ou d'un organisme, pour lui fournir toute autre information non contenue dans la présente PSQ et les IP qui lui sont reliés.
Ces ententes sont sujets à un recouvrement total des coûts, de la responsabilité et des exigences de formation, ainsi qu'aux textes de loi sur l'accès à l'information et à la protection des renseignements personnels.
L'inspecteur à qui il est demandé, à son arrivée sur le site d'une inspection, d'effectuer une inspection additionnelle, doit respecter la procédure suivante :