Le présent document a été préparé sous la forme d'un résumé des commentaires reçus en réponse à la proposition d'une modification du règlement, proposition publiée dans la Gazette du Canada, partie I, et visant à instaurer un système assoupli d'enregistrement des variétés au Canada. Il fournit les réponses précises de l'ACIA aux commentaires reçus.
Cette modification réglementaire s'appuie sur la rétroaction reçue pendant les consultations approfondies avec les intervenants (y compris les créateurs de variétés, les représentants du commerce des semences, les producteurs de semences, les agriculteurs, les représentants du grand public, ainsi que les ministères et les organismes gouvernementaux concernés) au sujet des changements apportés à compter de 1998 au système d'enregistrement des variétés. Au début, le processus pour obtenir un consensus entre les intervenants s'est heurté à certaines difficultés en raison de l'absence d'une tribune appropriée permettant l'engagement des intervenants. Créé en 2005, le Forum national sur les semences est tenu pour les intervenants et dirigé par l'industrie en collaboration avec le gouvernement. Ce forum a travaillé à l'élaboration d'une nouvelle approche pour introduire un cadre flexible d'enregistrement des variétés. Les consultations concernant cette proposition de cadre assoupli (à volets) ont débuté en 2006 et étaient constituées d'une consultation sur Internet de six mois et de cinq réunions des intervenants régionaux et deux réunions au niveau national.
Ces consultations ont mené le 28 juin 2008 à une proposition d'amendement du Règlement sur les semences afin d'assouplir le système d'enregistrement des variétés. Cette proposition a été pré publiée dans la partie I de la Gazette du Canada, et assortie d'une période de commentaires de 75 jours se terminant le 11 septembre 2008.
(Pas clair)Trente-cinq documents écrits ont été reçus pendant la période de commentaires tandis que neuf autres réponses ont été obtenues pour un total de 44 mémoires. L'ACIA a répondu par écrit à chaque répondant. Les répondants représentaient une multitude d'intérêts présents dans l'industrie des semences : créateurs de variétés, distributeurs, détaillants, agriculteurs, manutentionnaires de grains, transformateurs, utilisateurs finaux (alimentaires ou agricoles) et exportateurs. La distribution des répondants est la suivante :
La proposition d'un nouveau cadre souple pour l'enregistrement des variétés a obtenu un appui général de l'ACPS, de l'ACCS et de cinq autres organisations commerciales, d'entreprises semencières privées, d'une université, d'un détaillant d'intrants agricoles, d'une association réservée à une culture précise et d'un comité régional de recommandation en matière de cultures. Ce même groupe a aussi insisté sur la nécessité de conserver les types de cultures actuellement exempts en dehors du cadre d'enregistrement des variétés alors qu'un concepteur de semences a suggéré qu'il y ait un mécanisme pour soustraire à l'enregistrement un type de culture. Une subdivision importante du groupe (organisations commerciales et entreprises semencières privées) s'est montrée en faveur d'une accélération du processus puisqu'un système d'enregistrement est nécessaire pour favoriser l'innovation et rester en adéquation avec le marché.
La modification proposée vise à combler les lacunes du système actuel d'enregistrement des variétés touchant l'évolution de la technologie et des exigences du marché tout en veillant à ce que le rôle de supervision et d'application de la loi de l'ACIA ne soit pas compromis. L'ACIA apprécie que l'intervenant exige un changement rapide du système d'enregistrement des variétés. Antérieurement, une absence de consensus chez les intervenants dans l'industrie des semences a retardé la modernisation du système d'enregistrement des variétés. Un effort concerté au sein de l'ACIA en matière de consultation et en vue de l'obtention d'un consensus et a été déployé pendant plusieurs années. La modification actuelle visant à assouplir le cadre d'enregistrement des variétés en est l'aboutissement. La modification réglementaire est assujettie aux processus établis afin d'assurer les meilleurs résultats possibles pour les Canadiens. En ce qui concerne l'examen des 52 types de cultures assujettis à l'enregistrement pour leur éventuel placement dans l'annexe III, l'ACIA les examinera d'une manière systématique le plus rapidement possible. Les placements de cultures proposés par l'ACCS et d'autres intervenants seront assujettis à la remise d'un mémoire de justification du changement et à une consultation avec les intervenants. Les changements seront proposés si un consensus est atteint.
D'un autre côté, il y avait opposition générale aux changements proposés, de la part de la NFU et de quatre personnes ayant présenté des commentaires. L'opposition aux changements en question s'explique par les raisons suivantes :
Enfin, la NFU fait observer qu'il n'existe pas de mécanisme pour que le public ou les agriculteurs puissent en appeler des décisions relatives à l'enregistrement des variétés.
La NFU a exprimé une préoccupation au sujet du danger de permettre la réduction de la définition de la valeur à un seul caractère. L'ACCS ainsi que deux de ses sociétés membres ont insisté sur le fait que les comités de recommandation doivent disposer de toute l'autorité nécessaire pour faire des recommandations à l'ACIA relativement aux protocoles des épreuves ainsi que pour recommander les caractéristiques qui peuvent faire partie de la définition de la valeur pour une culture donnée.
La modification proposée permet aux intervenants qui s'occupent d'une culture précise de proposer une définition de valeur comportant un ou plusieurs caractères. Pour changer la définition de valeur, il faut obtenir un consensus et une justification au sujet du changement proposé. Les répercussions éventuelles sur la culture et le secteur des cultures seront soigneusement considérées avant approbation ou refus des changements de procédure. Tel que pour le protocole actuel, les procédures du comité de recommandation (y compris l'évaluation de la valeur) pour l'évaluation et la recommandation d'une variété sont assujetties à l'approbation annuelle de l'ACIA au nom du Ministre.
La NFU a exprimé une préoccupation au sujet du retrait de la valeur étant donné qu'il permettrait l'introduction possible de variétés inférieures. L'ACCS a remis en question la valeur de la partie II et a fait observer que les exigences d'enregistrement doivent être clarifiées. L'ACCS et deux de ses sociétés membres ont aussi indiqué qu'il faut qu'il soit clair que cette catégorie doit être assujettie seulement à des données objectives d'épreuves avant l'enregistrement. Une autre société membre de l'ACCS a demandé si les données d'entreprises privées ou une déclaration d'exécution signée par le sélectionneur suffiraient pour l'enregistrement des variétés des types de cultures inscrites à l'annexe II. Une personne s'est montrée surprise par le fait que davantage de types de culture n'ont pas été proposées pour faire partie de la partie II de la modification proposée.
L'annexe III, partie II (aucune exigence quant à la valeur, exigence relativement à l'évaluation préalable à la commercialisation) est un régime d'enregistrement qui nécessite des comités de recommandations. Les exigences propres aux cultures relativement aux épreuves normalisées préalables à la commercialisation seront détaillées dans le document de procédures des comités de recommandations. Ce document est assujetti à l'approbation annuelle de l'ACIA. La valeur de la partie II tient à la réduction du fardeau réglementaire en raison du retrait de l'exigence quant à la valeur, équilibrée avec des exigences normalisées relativement aux épreuves avant l'enregistrement. Les demandes d'enregistrement de variétés devront comprendre tous les renseignements de base nécessaires pour la partie III ainsi qu'une preuve d'essais sur le terrain préalables à la commercialisation conformément aux protocoles propres aux cultures approuvées du comité de recommandation.
Encore une fois, la NFU a exprimé une préoccupation quant au retrait de la valeur parce qu'elle permettrait l'introduction possible de variétés inférieures. Il y avait aussi une préoccupation quant au fait qu'un tel changement conduirait à une introduction commerciale accélérée des variétés transgéniques.
La partie III concerne les exigences de base pour l'enregistrement des variétés. Elle ne nécessite pas un comité de recommandation; il n'y a pas d'exigence d'évaluation de la valeur ni d'évaluation préalable à la commercialisation. L'enregistrement de base des variétés permettra encore à l'ACIA de veiller à ce que les exigences en matière de santé et de sécurité soient respectées, de surveiller et de suivre les semences sur le marché, de prendre des mesures de conformité et d'application, de certifier l'identité et la pureté variétales des semences, de prévenir la fraude, de vérifier les réclamations et d'assurer une supervision appropriée des VCN.
Ce type d'enregistrement est considéré comme adapté aux situations où les cultivateurs intervenants au Canada trouvent de la valeur seulement dans les exigences d'enregistrement de base des variétés. Il s'appliquerait aux types de cultures où les essais et les évaluations de qualité, de pathologie et d'agronomie pour l'enregistrement des variétés seraient réputés avoir peu ou pas de conséquences pour le marché. Par exemple, le cas des tournesols non ornementaux pour lesquels il n'existe pas de sélection au Canada, expose/démontre/illustre que presque toutes les variétés sont étrangères et que la récolte est exportée en grande partie. Les variétés qui arrivent au Canada sont sélectionnées pour des régions spécifiques qui sont reconnues comme étant similaires à celles où le tournesol est cultivé au Canada. Depuis toujours, selon le processus d'évaluation de la valeur et de recommandation des variétés, les variétés devaient attendre d'une à trois années avant d'entrer sur le marché canadien. Cette attente mettait les cultivateurs canadiens en désavantage distinct par rapport à la concurrence étrangère (variétés plus âgées et moins désirables). Les exigences minimales qu'on trouve dans la partie III sont suffisantes pour que l'ACIA remplisse son mandat de supervision et de protection du commerce des semences.
Les variétés transgéniques continueront d'être assujetties à des évaluations de sécurité strictes pour l'alimentation humaine, l'alimentation animale et l'environnement. Ces évaluations sont distinctes de celles des exigences relatives à l'enregistrement des variétés. Le système d'enregistrement proposé n'accélère pas le processus d'évaluation.
L'ACCS et l'une de ses sociétés membres ont insisté sur le fait que le processus d'enregistrement pour la partie III doit demeurer simple, rapide et abordable.
Pour les types de cultures inscrites à la partie III, le processus d'enregistrement devrait être accéléré. La partie III exige seulement les renseignements minimaux nécessaires pour que l'ACIA s'acquitte de son mandat et de l'application du Règlement sur les semences.
L'ACIA travaillera avec les intervenants afin de donner un placement approprié à chaque culture qui sera examinée individuellement. L'ACIA encourage les projets de placements de cultures émanant des intervenants et travaillera avec ceux-ci pour élaborer une justification du changement et une éventuelle modification réglementaire. L'ACIA traitera en priorité les types de cultures pour lesquelles existent une justification et un consensus clairs, de sorte que les propositions de changement du placement des cultures devraient être annoncées rapidement dans la partie I de la Gazette du Canada.
L'ACCS, l'une de ses sociétés membres, deux sélectionneurs de pommes de terre, un représentant d'un gouvernement provincial et un biologiste du ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire ont présenté une justification et exprimé leur appui à l'égard du déplacement des pommes de terre destinées à la production commerciale dans la partie III. Un employé du ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire a insisté sur le fait que les essais normalisés du glyco-alcaloïde total doivent rester en place et être offerts à un coût raisonnable aux sélectionneurs privés et publics. La NFU s'est dite surprise au nom de ses membres de l'Est producteurs de pommes de terre et s'oppose au déplacement de cette culture dans la partie III.
Les pommes de terre destinées à la production commerciale sont maintenant énumérées dans la partie III parce qu'il y a justification et consensus à l'égard du déplacement du produit en question dans la partie III. L'ACIA a aussi reçu des commentaires des producteurs de pommes de terre à l'appui du changement en question.
Un grand nombre d'intervenants (entreprises semencières, producteurs, détaillants, distributeurs, sociétés faisant commerce de grains), y compris la NSAC et l'ACCS, ont présenté une justification et exprimé leur appui à l'égard du déplacement des tournesols non ornementaux dans la partie III. Le Comité du tournesol de la Saskatchewan était opposé au déplacement de cette culture dans la partie III en raison du retrait de l'obligation de fournir les renseignements des épreuves préalables à l'enregistrement. Une entreprise semencière a fait observer que si le tournesol est maintenu dans le status quo, alors il faudrait davantage se concentrer sur les caractères qui dépendent des agriculteurs, p. ex., le rendement, la taille et la teneur en huile des semences.
Les tournesols non ornementaux sont maintenant énumérés dans la partie III parce qu'il y a justification et consensus à l'égard du déplacement de cette culture dans la partie III. L'ACIA a aussi reçu des commentaires de producteurs de tournesols à l'appui du changement en question.
Le secteur du sarrasin a soulevé des préoccupations au sujet du déplacement proposé du sarrasin dans la partie II de l'annexe III, plus spécifiquement que le système d'enregistrement doit continuer d'inclure une évaluation de valeur de la qualité du sarrasin avant son entrée dans le marché canadien, afin de protéger la qualité des cultures d'exportation.
À l'origine, on a proposé de déplacer le sarrasin dans la partie II de l'annexe III au moment de la prépublication dans la partie I de la Gazette du Canada. L'ACIA a reconnu que le moment n'était pas idéal pour aller de l'avant avec le changement proposé étant donné l'absence de consensus confirmé dans les commentaires et les justifications reçus du secteur du sarrasin. Ce cultivar est actuellement inclus dans la partie I, conformément au status quo.
L'ACCS
et deux de ses sociétés membres et la Canadian Cattlemen's Association ont
proposé de déplacer toutes les cultures fourragères dans la partie III. Le Canadian Forum on Forages and Rangelands était en
désaccord puisqu'il dispose d'une liste des cultures fourragères
qu'il se proposerait de déplacer dans la partie II de
l'annexe III. Le Canadian Forum on Forages and Rangelands a
présenté une justification qui proposait de déplacer les cultures
fourragères suivantes dans la partie II : luzerne,
brome, trèfle rouge, dactyle pelotonné et fléole des près. Il a aussi
proposé de déplacer les cultures fourragères restantes dans la partie
III.
Une société semencière privée a émis le commentaire selon
lequel l'évaluation de la valeur ne devrait être requise que pour la
qualité du canola (par défaut dans la partie I).
L'ACCS et deux de ses sociétés membres ont appuyé le déplacement des fèves de soya dans la partie III de l'annexe III tandis qu'une autre des sociétés membres de l'organisme a appuyé le retrait de l'évaluation de valeur, mais la conservation de la preuve d'essais agronomiques au Canada (par défaut dans la partie II).
L'ACCS et l'une de ses sociétés membres ont exprimé leur appui au déplacement des haricots de grande culture dans la partie III de l'annexe III. Une personne a formulé un commentaire selon lequel elle comprenait qu'on appuyait le déplacement des haricots dans la partie II.
Un sélectionneur du secteur privé a appuyé soit l'exemption d'enregistrement pour l'avoine à grains nus, soit le changement des exigences pour les rendre équivalentes à celles qui sont appliquées à l'avoine fourragère.
Une entreprise semencière privée a appuyé le déplacement du seigle dans la partie II ou III de l'annexe III.
Une entreprise semencière privée a appuyé le déplacement du lupin, du carthame, de l'épeautre et du tabac dans la partie III de l'annexe III.
En ce qui concerne les six commentaires additionnels propres à une culture donnée (cultures fourragères, soja oléagineux, haricots de grande culture, avoine à grains nus, seigle, lupin, carthame, épeautre et tabac), l'ACIA reconnaît le désir de déplacement. Toutefois, un changement quelconque du placement des cultures devra être assujetti à une consultation des intervenants, à un consensus clair, à l'élaboration et à la présentation d'une justification du changement et, enfin, à une proposition de modification du Règlement sur les semences.
Une personne a présenté le commentaire selon lequel on avait compris que Santé Canada avait soutenu l'addition du chanvre industriel à la liste des types de cultures nécessitant un enregistrement de variété (annexe III).
Il n'est pas question d'ajouter le chanvre industriel à l'annexe III. Pour les cultures actuellement exemptes (p. ex., chanvre), le status quo est maintenu.
L'ACCS et l'une de ses sociétés membres ont exprimé un appui général aux règlements proposés en ce qui concerne l'établissement et le fonctionnement des comités de recommandations, mais ont aussi indiqué qu'il est nécessaire de procéder à un examen régulier afin d'assurer la conformité au paragraphe 65.1. Deux entreprises semencières privées ont exprimé le sentiment que certains comités de recommandations de cultures étaient devenus bien trop enracinés et ont recommandé qu'on instaure une limite de temps à l'appartenance aux comités de recommandations de cultures.
La modification actuelle ajoute le paragraphe 65.1 au Règlement pour définir les responsabilités des comités de recommandations en ce qui concerne les types de cultures énumérés dans la partie I de l'annexe III. La définition de comité de recommandation a aussi été modifiée. Le Registraire continuera d'examiner les protocoles des comités de recommandations annuellement pour déterminer si les procédures établies relatives aux essais préalables à l'enregistrement et à l'évaluation de la valeur sont fondées sur des principes scientifiques et appropriés au mandat des comités en vertu du Règlement. En outre, le Registraire continuera à examiner les procédures de gouvernance des comités eux-mêmes pour vérifier que leur fonctionnement est équitable, cohérent, transparent et efficace.
L'ACPS a insisté sur la nécessité d'implanter un système d'enregistrement contractuel révisé fondé sur les risques pour combler les lacunes de souplesse du système actuel pour certains intervenants. L'ACPS avertit qu'en l'absence de changement, les secteurs de culture qui continuent à être assujettis à une évaluation de valeur peuvent ne pas avoir une occasion propice de soumettre certaines variétés précises à l'enregistrement, alors qu'il existe une demande sur le marché, mais que les variétés ne répondent pas aux critères de valeur pour un ou deux caractères.
La modification réglementaire proposée ne contient aucun changement des exigences d'enregistrement contractuel. L'enregistrement contractuel sera examiné dans le cadre d'une initiative distincte.
L'ACCS appuyait l'amélioration de clarté en ce qui concerne la liste des exigences relatives à l'enregistrement des variétés par rapport à la liste des critères de refus d'enregistrement. Elle a aussi fait observer qu'il faut réviser la définition de valeur pour indiquer clairement que la valeur d'une culture donnée peut être fondée sur un caractère unique quelconque ou sur une combinaison de caractères.
En réponse au commentaire reçu, on a clarifié encore la définition de valeur, reconnaissant que la valeur peut être conférée par un ou plusieurs caractères.
L'ACCS a aussi exprimé un commentaire sur l'acceptation du terme distinction en ce qui concerne une variété soumise à l'enregistrement et a mis en garde contre tout usage futur du terme caractères distinctifs, qui est celui employé pour la protection des obtentions végétales (POV).
Le processus d'enregistrement des variétés continuera de fonctionner sur la base de la distinction comme exigence d'enregistrement. Il n'y a pas de changement par rapport au status quo. Quant au terme caractères distinctifs, il constitue une exigence pour l'octroi des obtentions végétales, mais ne constitue pas une exigence d'enregistrement des variétés.
Une entreprise semencière a exprimé la préoccupation que le processus de consultation était trop exigeant pour un petit groupe de professionnels de l'industrie.
L'ACIA reconnaît et apprécie le temps et les ressources que les intervenants investissent pour s'impliquer dans le processus de consultation. La participation aux réunions consultatives prévues par l'ACIA, bien qu'idéale, n'est pas l'unique manière de contribuer. S'il n'est pas possible de s'engager directement, on peut s'investir dans le processus de consultation en communiquant avec l'ACIA par lettre, par courriel et par téléphone pour exprimer ses commentaires et visiter le site Web de l'ACIA pour consulter une mise à jour sur l'Initiative de modernisation du Programme des semences (IMPS).
L'ACPS a insisté sur la continuelle nécessité de consultations propres aux cultures au sujet du déplacement des cultures au sein des volets du Règlement afin de maintenir la confiance des intervenants dans le système. La NFU a soulevé des préoccupations selon lesquelles un processus de consultation propre aux cultures serait contrôlé par les organisations de l'industrie.
Il existe un certain nombre de questions en suspens qu'il faut régler avant d'aller de l'avant avec la proposition d'établir ou de reconnaître un processus officiel pour les discussions propres aux cultures. Toutefois, il convient de noter que les consultations et les consensus auprès des intervenants propres aux cultures font partie intégrante du processus de placement des cultures et sont incorporés dans le document préliminaire d'orientation au sujet des exigences en information pour l'évaluation des répercussions des changements aux exigences d'enregistrement des variétés (placement des cultures). L'ACIA veillera à ce que toute la chaîne de valeur propre à des cultures données se voie fournir l'occasion d'exprimer ses commentaires lorsqu'on envisagera des changements du placement des cultures. Le processus de consultation n'est pas contrôlé par un individu ni par un groupe d'intervenants. Tous les intervenants de la chaîne de valeur de culture ont l'occasion de formuler des commentaires.
La NFU a exprimé que le processus de consultation, à ce jour, semblait ne pas tenir compte du point de vue des agriculteurs. La NFU a soulevé des préoccupations selon lesquelles ses commentaires dans le passé étaient considérés hors du ressort de la modification réglementaire proposée même si les changements en question sont appelés à avoir d'énormes conséquences. Une entreprise semencière privée a exprimé son appréciation du fait que le processus de consultation ait permis jusqu'à maintenant de noter que les commentaires devraient être en dehors de la portée des changements du système d'enregistrement des variétés proposé lorsque c'était le cas.
Tout a été mis en œuvre pour veiller à ce que tous les intervenants, y compris les agriculteurs, soient traités d'une manière équitable pendant les consultations que mène l'ACIA au sujet de la modification réglementaire proposée. Tous les commentaires sont pris en considération pendant les délibérations de l'ACIA. Certains commentaires exprimés étaient en dehors du mandat des changements proposés. Bien que les commentaires en question soient notés et communiqués aux autres ministères lorsque c'était approprié, il convient de faire observer que le mandat de l'ACIA est limité par la Loi sur les semences. L'ACIA n'a pas le pouvoir d'opérer en dehors de son mandat et, en conséquence, n'a pas la capacité de s'occuper directement de certains des commentaires reçus.
Une personne s'est dite préoccupée quant à la hausse constante des coûts d'intrants nécessaires pour produire assez d'aliments pour le monde.
La modification proposée réduit les coûts pour les créateurs de variété (coûts directs et énergie et temps moindre consacrés à la commercialisation) et n'entraîne pas d'augmentation directe ou indirecte des coûts liés à la variété pour les cultivateurs.
La Canadian Cattlemens' Association aimerait voir retirées complètement les exigences relatives aux végétaux à caractères nouveaux afin de favoriser l'innovation et l'harmonisation avec la communauté internationale.
Le processus réglementaire pour les végétaux à caractères nouveaux est indépendant de l'enregistrement des variétés et géré par une section différente de la Direction de la protection des végétaux et biosécurité, de l'ACIA. Ce processus ne fait pas partie de la modification en vue d'un assouplissement du système d'enregistrement des variétés. Toutefois, l'ACIA continue à travailler avec les intervenants de l'industrie pour répondre à des préoccupations qui ont été soulevées au sujet de l'enclenchement de l'application de la réglementation pour les végétaux à caractères nouveaux et les aliments nouveaux du bétail.
Trois personnes se sont dites préoccupées par les types de cultures transgéniques du point de vue de la santé, de la sécurité, des répercussions sur la biodiversité et de la menace faite à la production d'aliments biologiques.
Tous les produits végétaux de la biotechnologie nécessitent des évaluations rigoureuses préalables à la commercialisation en matière d'innocuité des aliments, d'innocuité des aliments pour animaux et de sécurité environnementale. Ce processus est distinct de l'enregistrement des variétés.
La NFU et deux personnes se sont dites préoccupées : par (a) la nécessité pour l'agriculteur d'avoir le droit de conserver des semences. Quant à la NFU seule, elle s'est dite préoccupée par : (b) l'ampleur du contrôle des entreprises semencières canadiennes détenue par de grandes multinationales dans le domaine des produits chimiques, des semences et des caractères; par (c) le fait que l'ACIA ne devrait pas désenregistrer les variétés lorsqu'il n'y a pas de motif valable afin de permettre aux agriculteurs un accès libre après l'expiration de la protection des obtentions végétales (POV); et par (d) la capacité actuelle des entreprises de semences et de caractères de poursuivre les agriculteurs pour des questions relatives à l'usage des semences ou des caractères; la NFU souhaite qu'on remplace cette capacité par une vérification de la propriété faite par un tiers et par un mécanisme d'arbitrage des conflits. Enfin, la NFU aimerait aussi voir : (e) les technologies restreignant l'utilisation génétique bannies du Canada et (f) une augmentation du financement de la sélection des variétés dans le secteur public.