Normes sur le confinement des installations vétérinaires
Sections 6 - 8


6. Pratiques opérationnelles

6.1 Exigences générales

Les pratiques générales suivantes doivent être observées lors de travaux dans un laboratoire de confinement ou dans une installation animalière :

  • l'accès doit être limité au personnel de laboratoire, aux soigneurs d'animaux, au personnel d'entretien et aux personnes qui s'y rendent pour affaires officielles;
  • seules les personnes répondant aux exigences d'entrée (immunisation, contrôle du sérum) peuvent accéder à un laboratoire de confinement, sauf si ce laboratoire a été convenablement décontaminé;
  • un programme de surveillance médicale doit être mis en place suivant les recommandations de Santé Canada;
  • le personnel doit recevoir une formation sur les risques potentiels associés aux travaux, de même que sur les précautions à mettre en oeuvre pour empêcher l'exposition aux agents zoonotiques et la libération d'agents non indigènes; le personnel doit démontrer qu'il a bien compris la formation reçue; cette formation doit être documentée et signée par l'employé et par le surveillant;
  • un manuel de procédures documenté doit être établi; ce manuel doit être observé;
  • toutes les personnes (visiteurs, personnel d'entretien, etc.) qui entrent dans une zone de confinement doivent avoir reçu la formation nécessaire pour connaître et suivre les protocoles opérationnels du projet en cours; les stagiaires doivent être accompagnés d'une personne ayant reçu cette formation;
  • les personnes qui entrent dans une installation de confinement doivent être bien préparées; elles doivent apporter avec elles tout le matériel et tout l'équipement dont elles auront besoin; en cas d'oubli de matériel ou d'équipement, les personnes doivent observer les règles de circulation adoptées (p. ex. ne pas revenir en arrière chercher ce qui manque; demander plutôt par téléphone à quelqu'un de l'apporter, ou sortir de la zone en observant les protocoles);
  • les employés qui travaillent dans la zone de confinement doivent posséder des connaissances générales concernant le fonctionnement et la conception du laboratoire (p. ex. gradients de pression de l'air entre les zones, schéma directionnel de l'écoulement de l'air, signaux d'alarme en cas de panne des systèmes d'aération, périmètre de confinement);
  • des règles de circulation entre les zones non contaminées et les zones contaminées doivent être établies et observées (les déplacements doivent toujours s'effectuer vers une zone plus contaminée);
  • des essais de fumée (à l'aide d'un dispositif fumigène) doivent être effectués périodiquement par le personnel du laboratoire pour vérifier l'écoulement de l'air;
  • les protocoles relatifs à l'entrée et à la sortie des personnes, des animaux, de l'équipement, des échantillons et des déchets doivent être consignés par écrit, affichés et observés; les protocoles généraux doivent être complétés par des protocoles spécifiques aux activités en cours;
  • les procédures d'urgence à suivre concernant l'entrée et la sortie, le nettoyage en cas de déversement, le traitement d'air et la sécurité biologique en cas de panne de l'enceinte, les incendies et d'autres situations d'urgence doivent être consignées par écrit, affichées et observées;
  • en cas de situation urgente constituant un danger de mort, on doit accorder la priorité à la santé et à la sécurité des personnes; doivent être établis des protocoles d'évacuation où il est prévu de passer outre aux procédures habituelles; on devra désigner une aire de rassemblement où seront prises d'autres mesures (désinfection des chaussures, changement de vêtements, douche) avant de quitter la zone de confinement;
  • tout déversement, accident, exposition manifeste ou potentielle à des matières infectieuses, et toute perte d'efficacité de confinement (pressurisation positive du laboratoire) doivent être signalés immédiatement au surveillant du laboratoire; des registres écrits de ces incidents doivent être maintenus;
  • un programme efficace de contrôle des rongeurs et des insectes doit être établi et observé.

6.2 Laboratoires

Pratiques opérationnelles de base à observer pour les zones conformes au niveau de confinement 2 des agents pathogènes pour animaux :

  • en plus de connaître parfaitement la marche à suivre en cas d'urgence, le personnel doit recevoir une formation complète sur l'utilisation du matériel de laboratoire, sur les enceintes de sécurité biologique, sur les procédures à observer pour réduire la production d'aérosols de même que sur les procédures de décontamination;
  • les blessures, les coupures, les égratignures et les éraflures ouvertes doivent être couvertes de pansements à l'épreuve de l'eau;
  • il est interdit de manger, de mâcher, de boire, de fumer, de ranger des aliments et de se maquiller;
  • les articles personnels comme les sacs à main et les vêtements de ville doivent être gardés à l'écart des zones de travail;
  • les zones de travail contenant des substances dangereuses doivent être gardées exemptes d'éléments ou de matières qui ne sont pas pertinentes aux activités et qui ne peuvent être facilement décontaminées (journaux, livres, correspondance, etc.); les rapports écrits et autres documents doivent être gardés à l'extérieur de ces zones de travail;
  • tout le matériel de référence pertinent au laboratoire doit être gardé dans la zone de laboratoire;
  • les membres du personnel doivent se laver les mains après avoir enlevé leurs gants, avant de quitter le laboratoire et chaque fois qu'ils ont manipulé du matériel contaminé;
  • on ne doit porter dans le laboratoire ni chaussures à talons hauts ni chaussures qui ne recouvrent pas les orteils;
  • les cheveux longs doivent être attachés de sorte qu'ils ne pourront pas venir en contact avec les mains, les spécimens, les contenants ou l'équipement
  • les personnes doivent porter des gants intacts, en vinyle ou en latex, lorsqu'elles font la manipulation de substances infectieuses; des gants en cottes de mailles peuvent être portés en dessous des gants en latex ou en vinyle afin d'obtenir une protection contre les aiguilles et les objets acérés;
  • porter un sarrau, une blouse ou une combinaison pour travailler dans le laboratoire; ces vêtements ne doivent pas être portés à l'extérieur des zones de laboratoire (p. ex. bureau, locaux de l'administration, cafétéria, bibliothèque);
  • il est interdit de ranger les vêtements de protection dans le même vestiaire que les vêtements de ville;
  • les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés au blanchissage (sauf si les installations de blanchissage sont à l'intérieur de la zone de laboratoire et si on a démontré qu'elles peuvent décontaminer les vêtements de manière efficace);
  • une protection des yeux et du visage doit être portée lorsqu'il est nécessaire de se protéger contre les éclaboussures de substances dangereuses, les projections de particules et contre les lumières et les rayonnements dangereux;
  • les portes des laboratoires doivent être gardées fermées, en accord avec le rôle de l'installation;
  • toutes les activités comportant un risque de libération d'aérosols infectieux (p. ex. agents zoonotiques) ainsi que de grandes concentrations ou de volumes importants de substances zoonotiques doivent être effectuées dans des enceintes de sécurité biologique;
  • les plans de travail contaminés doivent être décontaminés;
  • tous les éléments contaminés doivent être décontaminés avant d'être éliminés ou avant d'être nettoyés en vue d'une réutilisation;
  • le matériel contaminé sorti du laboratoire aux fins d'entretien ou d'élimination doit être décontaminé comme il se doit;
  • un contrôle d'efficacité des autoclaves doit être effectué au moins une fois par semaine, à l'aide d'indicateurs biologiques et suivant la fréquence d'utilisation de l'autoclave; les résultats de ces contrôles doivent être conservés en dossier; les registres des cycles et des paramètres de fonctionnement des autoclaves (p. ex. durée, température et pression) doivent également être conservés en dossier.

Aux pratiques opérationnelles générales concernant le niveau de confinement 2 s'ajoutent les pratiques opérationnelles minimum concernant le niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux :

  • un protocole spécifique aux activités du laboratoire doit être établi; ce protocole doit avoir été lu par tous les employés; ces derniers doivent certifier par écrit qu'ils saisissent bien le contenu de ce protocole;
  • la zone de laboratoire doit être verrouillée;
  • les agents infectieux doivent être entreposés à l'intérieur de la zone de laboratoire; les agents infectieux rangés à l'extérieur de la zone de laboratoire doivent être gardés dans un endroit verrouillé, dans des contenants étanches;
  • le personnel doit avoir une compétence démontrée en matière de pratiques et de techniques microbiologiques (c'est-à-dire une expérience de la manipulation d'organismes infectieux ou de cultures cellulaires);
  • les articles personnels comme les sacs à main et les vêtements de ville doivent être laissés à l'extérieur de la zone de laboratoire;
  • un contrôle de confinement doit être conduit avant l'entrée dans la zone de laboratoire (p. ex. pour vérifier si le laboratoire est en pression négative comme il se doit);
  • une garde d'eau doit être maintenue dans les siphons des évacuations (soit par une utilisation régulière des éviers et des douches et/ou soit en ajoutant de l'eau aux siphons qui ne sont pas utilisés);
  • les échantillons et les fournitures de laboratoire peuvent être soit transportés à l'intérieur de la zone de laboratoire, soit passés par un sas ventilé; lorsqu'on se sert de l'autoclave installé à la barrière de confinement pour passer des matériels à l'intérieur du laboratoire, l'autoclave doit avoir effectué un cycle avant que soit ouverte la porte extérieure donnant sur le côté «non contaminé»;
  • avant d'entrer dans la zone de laboratoire, les personnes doivent enlever leurs vêtements de ville de même que leurs bijoux; elles doivent ensuite mettre des vêtements et des chaussures réservés aux travaux en laboratoire;
  • les personnes qui ne portent pas des vêtements assurant une protection complète du corps doivent passer sous la douche à leur sortie du laboratoire; lorsqu'il y a eu exposition connue ou probable aux aérosols (retombée de substances infectieuses), une douche doit être prise à la sortie de la zone de laboratoire;
  • une douche (y compris le lavage des cheveux et de la barbe) doit être prise à la sortie d'une zone de laboratoire où sont manipulés des agents pathogènes non indigènes pour animaux; les lunettes doivent être désinfectées à la barrière de confinement;
  • une deuxième épaisseur de vêtements de protection (blouse de laboratoire unie à l'avant avec poignets serrés, gants) doit être portée par-dessus les vêtements de laboratoire lors des manipulations directes de substances infectieuses (c'est-à-dire des substances qui doivent être utilisées dans les enceintes de sécurité biologique);
  • les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés au blanchissage (sauf si les installations de blanchissage sont situées à l'intérieur de la zone de laboratoire et s'il a été démontré qu'elles peuvent efficacement décontaminer les micro-organismes susceptibles de se trouver dans le laboratoire);
  • tous les travaux avec des substances infectieuses doivent être effectués dans une enceinte de sécurité biologique; sinon on devra utiliser d'autres dispositifs de confinement physique ainsi que des vêtements et des équipements de protection individuelle; aucun travail comportant des contenants ouverts renfermant des substances infectieuses ne doit être effectué sur une table non protégée;
  • la centrifugation de substances infectieuses doit être effectuée dans des godets de sécurité ou des agitateurs scellés qui sont chargés et déchargés dans une enceinte de sécurité biologique;
  • tous les matériaux de rebuts contaminés quittant la zone de laboratoire doivent être décontaminés dans un autoclave à deux portes, à la barrière de confinement, avant d'être éliminés; les deux portes de l'autoclave ne doivent pas être ouvertes en même temps;
  • les substances sensibles à la chaleur qui ne peuvent pas être sorties de la zone de laboratoire en passant par l'autoclave doivent être décontaminées à la barrière de confinement (p. ex. elles doivent être décontaminées à l'aide de formaldéhyde, de peroxyde d'hydrogène vaporisé, de produits chimiques liquides ou de tout autre moyen dont l'efficacité a été démontrée).

Aux pratiques opérationnelles générales correspondant aux niveaux 2 et 3, s'ajoutent les pratiques opérationnelles minimum concernant le niveau de confinement 4 des agents pathogènes pour animaux :

  • toutes les personnes qui entrent dans la zone de laboratoire doivent avoir suivi avec succès un cours de formation sur les procédures spécifiques aux laboratoires conformes aux niveaux de confinement 4; ces personnes doivent démontrer qu'elles ont bien compris la matière de la formation; cette formation doit être documentée et signée par l'employé et le surveillant;
  • des protocoles doivent être établis pour les urgences susceptibles de se produire, y compris en cas de dommages aux combinaisons portées par les personnes, de défaut d'alimentation dans le cas des combinaisons raccordées à une source d'air et de défaillance de douche chimique;
  • dans les cas d'utilisation d'agents pathogènes nécessitant un niveau de confinement 4 selon Santé Canada, les employés doivent porter sur eux une carte de suivi médical (indiquant le nom de l'employé, le nom et le numéro de téléphone de son surveillant et du remplaçant de ce dernier, le numéro de téléphone de l'installation); les employés doivent immédiatement avertir leur surveillant lorsqu'ils souffrent d'une maladie fébrile; les surveillants doivent communiquer avec tout employé qui s'absente sans motif apparent;
  • un registre doit être maintenu de toutes les activités du laboratoire;
  • les agents infectieux doivent être entreposés à l'intérieur de la zone de laboratoire;
  • on doit contrôler une fois par jour les systèmes de laboratoire ;
  • les personnes qui entrent dans le laboratoire doivent enlever leurs vêtements de ville de même que leurs bijoux; elles doivent ensuite passer des vêtements et des chaussures réservés aux travaux en laboratoire;
  • les personnes qui manipulent des agents zoonotiques nécessitant un niveau de confinement 4 selon Santé Canada doivent porter une combinaison en pression positive; l'étanchéité de ces combinaisons doit être vérifiée régulièrement;
  • une douche doit être prise à la sortie de la zone de laboratoire;
  • les personnes qui portent une combinaison doivent prendre une douche chimique de durée appropriée; le désinfectant utilisé doit être efficace contre les agents pathogènes en présence; il doit être dilué selon les recommandations et fraîchement préparé.

6.3 Installations animalières

Manipuler des animaux comporte une variété de dangers particuliers, notamment l'exposition aux agents infectieux (présents naturellement ou introduits dans le cadre d'expériences), les morsures et griffures d'animaux, les ruades et les lésions par écrasement, les agents physiques (bruit, température) et les agents chimiques (agents de nettoyage, désinfectants). Des conditions allergènes peuvent être créés par le contact avec le pelage ou le poil, avec la litière et avec les déjections animales. Au moins un cinquième des personnes qui manipulent des rongeurs, des cobayes et des lapins de laboratoire développent des allergies. Il faut assurer une protection contre les allergènes, par le biais des mesures d'ingénierie, la ventilation, l'utilisation d'isolateurs et de cages à couvercles filtrant et l'utilisation appropriée de dispositifs de protection respiratoire.

L'animalier doit posséder des connaissances sur les caractéristiques générales de l'animal, par exemple son tempérament, ses instincts et ses attributs physiques. Il doit tenir compte également de la nature des animaux, c'est-à-dire leurs ectoparasites et endoparasites naturels, des zoonoses auxquelles ils sont sujets et des voies possibles d'excrétion et de dissémination

Voici les exigences minimales à observer en matière de pratiques opérationnelles dans les installations pour petits animaux (PA) :

  • une combinaison et des chaussures appropriées doivent être portées lors des travaux dans les installations pour petits animaux (PA) conformes au niveau de confinement 2 des agents pathogènes;
  • les personnes qui entrent dans des installations PA conformes aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes pour animaux doivent mettre des vêtements et des chaussures spécifiques;
  • des gants doivent être portés pour la manipulation d'animaux infectés;
  • il faut se laver les mains après avoir manipulé des animaux infectés, après avoir enlevé ses gants et avant de quitter l'installation animalière;
  • des respirateurs à filtre HEPA sont requis pour les manipulations dans des installations PA conformes aux niveaux de confinement 2 et 3 des agents pathogènes, lorsque des aérosols infectieux d'agents zoonotiques peuvent être produits et lorsqu'on effectue des activités conduisant à la production d'aérosols d'agents zoonotiques qui ne peuvent être contenus dans un dispositif de confinement primaire;
  • des combinaisons alimentées en air en pression positive doivent être portées pour les manipulations d'animaux infectés par des agents zoonotiques nécessitant un niveau de confinement 4 selon Santé Canada;
  • une douche (y compris le lavage des cheveux et de la barbe) doit être prise à la sortie d'une installation PA conforme au niveau de confinement 3 des agents pathogènes, où sont manipulés des agents non indigènes, et dans tous les cas de manipulation d'agents dont les aérosols ne peuvent être confinés dans des dispositifs de confinement primaire; les lunettes doivent être désinfectés au passage de la barrière de confinement;
  • une douche doit être prise à la sortie d'installations PA conformes au niveau de confinement 4 des agents pathogènes; les personnes qui portent une combinaison doivent prendre une douche chimique;
  • si les les vêtements ne sont pas changés à la sortie de chaque salle animalière, les personnes doivent prendre un bain de pied désinfectant (le désinfectant utilisé doit être efficace contre les micro-organismes en présence et remplacé régulièrement selon sa durée utile);
  • les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés à la blanchisserie (sauf si les installations de blanchissage sont situées à l'intérieur de la zone de laboratoire et s'il a été démontré qu'elles sont efficaces contre les micro-organismes susceptibles de se trouver dans le laboratoire);
  • chaque salle animalière doit porter une inscription portant des indications particulières aux risques présents de même qu'aux exigences à observer à l'entrée (p. ex. protection respiratoire);
  • les portes des salles animalières doivent être gardées fermées, en accord avec la fonction de l'installation;
  • une garde d'eau doit être maintenue en tout temps dans les siphons des évacuations (utilisation régulière des éviers/douches, drains de plancher et/ou remplissage des siphons qui ne sont pas utilisés);
  • les cages logeant des animaux infectés doivent être clairement identifiées;
  • des cages de confinement (p. ex. enceintes à flux laminaire), des cages à murs et plancher pleins avec couvercle filtrant ou d'autres systèmes de confinement équivalents doivent être utilisés pour confiner les aérosols infectieux dans les installations PA conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux;
  • des systèmes de cages de confinement doivent être utilisés dans les installations PA conformes au niveau de confinement 4 des agents pathogènes pour animaux;
  • des procédures de manipulation sécuritaires doivent être observées afin de réduire la production d'aérosols et la dissémination de poussière à partir des cages, des résidus et des animaux eux-mêmes;
  • des méthodes appropriées d'immobilisation doivent être utilisées pour réduire les risques de griffure, de morsure et d'auto-inoculation accidentelle;
  • l'autopsie de petits animaux infectés par un agent zoonotique de même que l'inoculation intranasale d'animaux dans des installations PA conformes aux niveaux 3 et 4 de confinement des agents pathogènes, doivent être effectuées dans des enceintes de sécurité biologique; le transport des animaux vers l'enceinte de sécurité biologique doit s'effectuer de manière sécuritaire;
  • pour apporter des fournitures, des matériels et des équipements à l'intérieur d'une installation PA conforme aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes, il faut les transporter ou les faire transiter par un sas ventilé; des autoclaves, des chambres de fumigation ou des sas à air installé à la barrière peuvent être utilisés pourvu qu'ils aient été décontaminés avant que soit ouverte la porte extérieure (côté non contaminé);
  • pour enlever la litière, on doit employer une méthode qui réduit au minimum la production d'aérosols et de poussière; dans le cas des installations PA conformes aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes, où sont manipulés des agents zoonotiques, il faut décontaminer les cages avant de retirer la litière;
  • tout ce le matériel contaminé doit être décontaminé avant d'être évacué ou avant d'être nettoyé en vue d'une réutilisation;
  • le passage à l'autoclave demeure la méthode préférée pour décontaminer les cages avant de les laver; dans le cas des dispositifs mécaniques utilisés pour le lavage des cages, la température de l'eau utilisée pour le rinçage final doit être d'au moins 82° C;
  • les carcasses et les tissus d'animaux doivent être incinérés ou traités à l'aide de nouvelles techniques dont l'efficacité a été démontrée; les carcasses doivent être transportées de la salle animalière à l'incinérateur dans des contenants étanches portant des étiquettes appropriées.

Voici les exigences minimales à observer en matière de pratiques opérationnelles dans les installations pour gros animaux (GA) :

  • une combinaison et des chaussures appropriées doivent être portées lors des travaux dans les installations pour gros animaux (GA) conformes au niveau de confinement 2 des agents pathogènes;
  • les personnes qui entrent dans des installations GA conformes aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes pour animaux doivent mettre des vêtements et des chaussures spécifiques;
  • les personnes qui entrent dans des boxes conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes, des boxes conformes au niveau de confinement 3 accessibles par un seul corridor ou des boxes conformes au niveau de confinement 4 doivent, à l'entrée du box, mettre des vêtements et des bottes spécifiques;
  • si on ne change pas de vêtements à l'entrée/sortie du box, on doit mettre une deuxième couche de vêtements de protection en entrant dans le box (p. ex. bottes, gants et combinaison en caoutchouc); cette couche de vêtements doit être décontaminée à la sortie du box (p. ex. bain de pieds désinfectant);
  • des gants doivent être portés pour manipuler des animaux infectés;
  • il faut se laver les mains après avoir manipulé des animaux infectés, après avoir enlevé ses gants et avant de quitter l'installation animalière;
  • des respirateurs à filtre HEPA sont requis pour les manipulations d'animaux susceptibles de libérer des d'aérosols infectieux d'agents zoonotiques`;
  • des combinaisons alimentées en air en pression positive doivent être portées pour les manipulations d'animaux infectés par des agents zoonotiques nécessitant un niveau de confinement 4 selon Santé Canada;
  • une douche (y compris le lavage des cheveux et de la barbe) doit être prise à la sortie d'une installation GA conforme aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes; les lunettes doivent être désinfectés à la barrière de confinement;
  • une douche doit être prise à la sortie des boxes conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes et qui sont accessibles par un seul corridor, de même qu'à la sortie des boxes conformes au niveau de confinement 4; les lunettes doivent être désinfectées à la barrière de confinement;
  • les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés à la blanchisserie (sauf si les installations de blanchissage sont à l'intérieur du laboratoire et sauf s'il a été démontré qu'elles sont efficaces contre les micro-organismes susceptibles d'être présents dans le laboratoire) (nota :le passage à l'autoclave des vêtements très souillés (sang, excréments, etc.) peut laisser des taches sur les vêtements; dans de tels cas, il peut être nécessaire de faire un premier lavage des vêtements, à la condition que les machines soient à l'intérieur de la zone de confinement);
  • chaque box doit porter une inscription portant des indications particulières aux risques présents de même qu'aux exigences à observer à l'entrée (p. ex. protection respiratoire);
  • les portes des boxes doivent être gardées fermées, en accord avec la fonction de l'installation;
  • une garde d'eau doit être maintenue en tout temps dans les siphons des évacuations (utilisation régulière des éviers/douches, drains de plancher et/ou remplissage des siphons qui ne sont pas utilisés);
  • des méthodes appropriées d'immobilisation doivent être utilisées pour réduire les risques de griffure, de morsure et d'auto-inoculation accidentelle;
  • pour apporter des fournitures, des matériels et des équipements à l'intérieur d'une installation GA conforme aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes, il faut les transporter ou les faire transiter par un sas ventilé; des autoclaves, des chambres de fumigation ou des sas à air peuvent être utilisés pourvu qu'ils aient été décontaminés avant que soit ouverte la porte extérieure (côté non contaminé);
  • amener les animaux dans une installation GA conforme aux niveaux de confinement 2, 3 et 4 des agents pathogènes; on doit faire passer les animaux par un sas à air;
  • il est généralement inacceptable d'entrer dans plus d'un box à partir du corridor non contaminé; il peut être acceptable d'entrer dans plus d'un box à partir du corridor contaminé, selon la nature du projet (p. ex. si les déplacements sont effectués entre zones de mêmes conditions ou si l'on travaille d'abord avec des animaux témoins négatifs avant de passer à des animaux infectés);
  • les surfaces extérieures des contenants d'échantillons biologiques à retirer des sales animalières contaminées doivent être décontaminés; les échantillons sensibles à la chaleur peuvent être désinfectés chimiquement (p. ex. par immersion dans un désinfectant, à la barrière de confinement);
  • à la fin de l'expérience, les matériels (p. ex. fournitures, nourriture) restés à l'intérieur du box doivent être retirés et décontaminés;
  • les carcasses et les tissus d'animaux doivent être incinérés ou traités à l'aide de nouvelles techniques dont l'efficacité a été démontrée (p. ex. autoclave pour tissus); les carcasses doivent être transportées du box en passant par le corridor contaminé (on peut aussi utiliser des contenants étanches pour le transport;
  • une fois l'expérience terminée, les boxes ainsi que le corridor contaminé doivent être nettoyés puis décontaminés au moyen de la procédure appropriée; le désinfectant employé doit être efficace contre les micro-organismes en présence; on devra effectuer d'abord un lavage préliminaire au moyen de jets d'eau à basse pression et d'un désinfectant/détergent pour usage général; on passera ensuite à la décontamination par vaporisation ou par fumigation d'un désinfectant s'il y a lieu.

6.4 Salles d'autopsie

Les risques rencontrés dans les salles d'autopsie ne se limitent pas aux éclaboussures et aux aérosols de substances infectieuses. Des accidents peuvent également être causés par des instruments coupants, les extrémités acérées d'ossements cassés, des planchers glissants, le matériel électrique, des fixateurs chimiques et des désinfectants.

Précautions générales :

  • seules les personnes autorisées peuvent utiliser les installations d'autopsie;
  • le personnel doit avoir reçu une formation appropriée sur l'utilisation de tous les matériels et de tous les outils (p. ex. palan/monorail électriques, outils, table d'autopsie, incinérateur);
  • le personnel doit avoir été formé sur les procédures adéquates de désinfection et de nettoyage;
  • la zone doit être gardée propre et en ordre; les équipements, les documents, les rapports, etc. doivent être rangés de façon ordonnée; on évitera de les accumuler dans la salle d'autopsie afin de faciliter les opérations de nettoyage et de décontamination; les planchers doivent être libres de tout obstacle;
  • chaque projet doit comporter des protocoles spécifiques qui doivent être observés; en outre, on devra prévoir des protocoles d'entrée/sortie (s'appliquent aux personnes, animaux, équipements et échantillons), des protocoles concernant le nettoyage et la désinfection des vêtements et des équipements de protection, sur l'utilisation de l'incinérateur et des autoclaves ainsi que sur les mesures d'urgence.

Préparation d'une autopsie :

  • les personnes qui se trouvent dans la salle d'autopsie doivent porter des vêtements de protection à la mesure du niveau de confinement des pathogènes pour animaux et des risques possibles; avant d'entrer, les personnes doivent enlever leurs vêtements de ville et passer des vêtements et des chaussures de protection; lorsqu'il existe un risque d'aérosols de substances infectieuses, les personnes doivent utiliser un respirateur muni d'un filtre HEPA; doivent également être portés des tabliers imperméables, des gants, une protection faciale/des yeux (masque, lunettes); un casque de sécurité doit être porté pour manoeuvrer un palan/monorail électriques;
  • des protocoles particuliers doivent être établis pour les déplacements d'animaux et de carcasses dans la salle d'autopsie (p. ex. palan pour gros animaux, chariot pour petits animaux d'élevage, contenants solides pour la volaille et les animaux de laboratoire).

Procédures d'autopsie :

  • l'autopsie doit être accompagnée de mesures de sécurité propres à l'espèce animale sur laquelle les travaux sont effectués (p. ex. sur l'utilisation d'instruments coupants afin d'éviter les blessures);
  • avant de commencer l'autopsie, on doit mouiller (eau et/ou désinfectant) les animaux, et plus particulièrement les oiseaux et les petits animaux de laboratoire;
  • il faut user d'une grande habileté pour empêcher la dissémination excessive de contaminants et la production d'aérosols à partir de fluides et de tissus (cette précaution est d'autant plus importante lorsqu'on travaille avec des agents pathogènes pour animaux); aucun effort ne doit être ménagé pour éviter la contamination; cette mesure s'impose davantage lorsqu'il existe une possibilité que des substances soient échappées à partir d'une position élevée.

Procédures de nettoyage et d'élimination :

  • une fois l'autopsie terminée, tous les outils et les instruments utilisés doivent être décontaminés à l'autoclave ou être désinfectés (utiliser un désinfectant efficace contre les micro-organismes en présence); étant donné que certains désinfectants sont inactivés en présence de substances organiques, on éliminera la contamination grossière avant de passer à la désinfection;
  • les aiguilles, seringues, lames, plaques de verre et autres articles jetables de même nature doivent être mis dans un contenant approprié en vue de leur décontamination;
  • la table d'autopsie, le plancher de la pièce et toute autre aire de travail contaminée doivent être nettoyés et désinfectés à la fin de l'expérience, en observant une procédure appropriée; un lavage préliminaire doit être effectué à l'aide d'un désinfectant/déterge nt tout usage; il faut prendre des précautions particulières lorsqu'on utilise un tuyau pour laver la zone des travaux (p. ex. afin d'empêcher la dispersion de la contamination et la production d'aérosols); ensuite on pourra effectuer la décontamination de la salle d'autopsie par pulvérisation ou fumigation au moyen d'un désinfectant efficace contre les micro-organismes en présence;
  • les échantillons (congelés, frais ou fixés) destinés à une étude plus approfondie doivent être placés dans des contenants étanches, correctement étiquetés; on doit nettoyer et désinfecter l'extérieur du contenant à la fin de l'autopsie ou à la sortie de la salle d'autopsie; les échantillons ne peuvent être ouverts que dans une zone de laboratoire bénéficiant partout du même niveau de confinement des pathogènes pour animaux;
  • tous les déchets animaux doivent être incinérés ou traités à l'aide de nouvelles techniques dont l'efficacité a été démontrée, par exemple l'autoclavage des tissus; idéalement, l'incinérateur ou l'autoclave devrait être situé à proximité de la salle d'autopsie;
  • lorsque de gros échantillons doivent être divisés en plus petites parties et transportés à l'incinérateur, on devrait placer soigneusement les parties dans des contenants étanches afin de prévenir les éclaboussures et la production d'aérosols; l'extérieur des contenants de tissus entreposés avant l'incinération doit être nettoyé et désinfecté avant le transport en dehors de la salle d'autopsie; les contenants doivent porter des étiquettes indiquant leur contenu ainsi que le nom et le numéro de téléphone d'une personne-ressource.

Procédures de sortie :

  • l'obligation de prendre une douche à la sortie de la salle d'autopsie dépend du micro-organisme en présence; une douche complète (y compris le lavage des cheveux, de la barbe et des lunettes) à la sortie de l'installation est obligatoire lorsque les expériences portent sur des agents pathogènes nécessitant des niveaux de confinement 3 et 4, ainsi que sur des agents non indigènes;
  • les vêtements de protection contaminés doivent être décontaminés avant d'être éliminés ou réutilisés; le linge contaminé est d'abord traité en autoclave (à moins qu'on utilise des appareils de buanderie traversables dont l'efficacité contre le micro-organisme en présence a été démontrée);

6.5 Procédures de décontamination

La décontamination est l'élimination ou l'atténuation des effets d'une contamination; elle comprend à la fois la stérilisation (destruction complète de tous les micro-organismes) et la désinfection (destruction de types particuliers de micro-organismes). Les procédures de décontamination concernant l'élimination des déchets, l'enlèvement de matériaux, d'équipements, d'échantillons venant des zones de confinement, la blanchisserie, les surfaces contaminées, les locaux, etc. sont des éléments critiques du maintien de la barrière de confinement. Le moindre manquement à ces procédures peut causer une dispersion accidentelle d'agents pathogènes à partir de la zone de confinement. Il incombe au responsable de chaque installation de s'assurer que tous observent les procédures et que l'efficacité du confinement est maintenue. Le choix de la méthode appropriée sera fonction de la nature de la substance à traiter.

  • toutes les procédures de décontamination et de gestion des déchets doivent être conformes aux règlements applicables des gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux;
  • tous les employés doivent avoir reçu une formation sur les procédures de décontamination concernant particulièrement leurs activités, et ils doivent connaître les facteurs qui peuvent influer sur l'efficacité de ces procédures;
  • des procédures écrites, documentées, doivent être disponibles pour chaque méthode de décontamination utilisée;
  • on doit conserver en dossier tous les registres des essais d'efficacité et des cycles de décontamination; ces documents doivent pouvoir être inspectés au besoin.

Voici un aperçu de quelques méthodes de décontamination :

Autoclaves :

L'efficacité de la décontamination à la vapeur dans un autoclave est fonction de la température à laquelle le matériel est soumis et de la durée de l'exposition. Une attention particulière doit être apportée à l'emballage du matériel, y compris la grosseur des contenants et leur répartition à l'intérieur de l'autoclave. Les contenants employés doivent avoir une bonne perméabilité à la vapeur et ils doivent être disposés dans l'autoclave de façon à permettre la libre circulation de la vapeur. Par contre, les contenants à fermeture étanche ne laissent pas entrer la vapeur; en outre, l'empilement des contenants de même que l'utilisation d'un chargement trop dense peuvent compromettre l'efficacité de l'opération.

Pour établir des critères d'efficacité, on développera des chargements et des durées de traitement standard par l'emploi de thermocouples et d'indicateurs biologiques placés au centre du chargement. On pourra également utiliser les indicateurs biologiques à intervalle régulier (p. ex. une fois par semaine, selon la fréquence d'utilisation de l'autoclave) afin de contrôler l'efficacité du cycle de stérilisation. La durée de traitement, la température et la pression pour chaque chargement devront être consignées dans des registres.

Nota : Les paramètres chimiques relatifs à la vapeur, la durée de traitement et la température peuvent être utiles pour les contrôles au jour le jour afin de s'assurer que tout le chargement a été traité; néanmoins, ces paramètres ne peuvent servir de critères de stérilité.

Désinfection chimique et fumigation :

On se sert des désinfectants chimiques pour décontaminer les surfaces et les matériels qui ne peuvent être passés à l'autoclave, les contenants de spécimens sortis de la zone de confinement, les déversements de substances infectieuses, les équipements et les vêtements de protection, les laboratoires, les boxes des animaux et les autres installations de logement, de même que toute une variété de procédures de décontamination dans les cas où il n'est pas possible d'utiliser le traitement thermique. Pour choisir le désinfectant chimique on tiendra compte de la résistance des micro-organismes en présence (p. ex. s'agit-il de micro-bactéries résistantes ou d'espèces de bactéries sensibles), du type d'application (traitement liquide ou fumigation gazeuse) et de la nature du matériel à désinfecter (surface dure ou surface poreuse).

L'efficacité de la procédure de désinfection peut être modifiée par la présence de matière organique, par la température, l'humidité relative, la concentration de désinfectant utilisée et la durée de contact. Chacun de ces paramètres doit faire l'objet d'une évaluation soignée puis doit être défini selon les propriétés du désinfectant utilisé et la procédure spécifique de désinfection employée.

Systèmes de traitement des effluents liquides :

Les systèmes de traitement des effluents liquides utilisent habituellement la chaleur comme moyen d'action; ils servent à la décontamination des écoulements de déchets liquides provenant des bâtiments, y compris les éviers, les douches, toilettes, autoclaves, machines à laver et drains de plancher. Des paramètres (p. ex. temps et température) de décontamination doivent être définis; ces paramètres doivent être efficaces contre les micro-organismes en cause. Pendant toute la durée du cycle, on devra consigner la température intérieure de même que la pression des réservoirs d'effluents ainsi que la durée de la décontamination. Les systèmes de décontamination faisant appel à des produits chimiques peuvent être utilisés à petite échelle, pour des volumes moins importants d'effluents liquides.

Les liquides décontaminés libérés par le système de traitement doivent être conformes à tous les règlements pertinents (p. ex. aux règlements municipaux pour ce qui est de la température, de la teneur en produits chimiques/métaux, des matières solides en suspension, de la présence d'huiles/de graisses et de la demande biochimique en oxygène).

Systèmes d'élimination des carcasses :

Les déchets anatomiques animaliers peuvent être incinérés. L'efficacité de l'incinération dépend de plusieurs facteurs : utilisation d'un équipement adéquat; possibilité d'intervenir sur des paramètres comme la durée, la température, la turbulence et l'alimentation en air comburant afin de réaliser une oxydation complète, alimentation soignée de l'incinérateur. D'autres technologies dont l'efficacité a été démontrée du point de vue de la décontamination (autoclaves pour tissus) peuvent être utilisées à la place de l'incinération. Il est important de définir les paramètre (temps, température et pression) de l'autoclave pour tissus et de les consigner pendant toute la durée du cycle. Enfin, il faudra observer les exigences fixées par les règlements provinciaux et territoriaux pour ce qui est de l'exploitation et des émissions des incinérateurs, et des décharges des autoclaves pour tissus.

Irradiation :

L'irradiation aux rayons gamma (p. ex. cobalt60) peut être utilisée pour la décontamination des substances sensibles à la chaleur; cette méthode en est une efficace pour décontaminer les produits chimiques et les solvants retirés d'une installation de confinement. L'efficacité de la technologie du traitement se mesure à la pénétration des articles traités par les rayons gamma et dépend donc de la densité de la substance traitée de même que de la puissance fournie par la source de rayonnement.

L'irradiation par micro-ondes n'est pas répandue pour la décontamination dans les installations de confinement. Comme pour la vapeur dans les autoclaves, la chaleur est le principal moyen utilisé pour éliminer les micro-organismes viables et c'est habituellement la technologie de l'autoclave qui est retenue. Parmi les facteurs qui influent sur l'efficacité du traitement aux micro-ondes, on compte la fréquence et la longueur d'onde des rayonnements, la durée de l'exposition et le degré de destruction, ainsi que la teneur en humidité des substances à décontaminer.

Pour ce qui est des rayonnements ultraviolets (UV), ils ne devraient pas constituer la seule méthode de décontamination des matériels retirés d'une installation de confinement (les rayons UV ne pénètrent pas la matière; la sensibilité aux UV est différente selon les micro-organismes). Les rayons UV sont efficaces pour réduire les contaminants en suspension dans l'air, et en surface, pourvu que les lampes soient propres, correctement maintenues et qu'elles fournissent la bonne intensité.

7. Certification

Aux fins du présent document, la «certification» désigne la vérification de la construction physique et de la performance d'éléments critiques de confinement. La certification des systèmes de confinement peut être intégrée à l'ensemble du processus de mise en service normalement utilisé pour s'assurer que l'installation satisfait aux codes et aux normes applicables, et que sa construction est conforme à l'intention des plans et de devis.

Pour s'assurer qu'ils répondent aux exigences physiques associées au niveau spécifié de confinement et à l'utilisation prévue de l'installation, chaque laboratoire et chaque installation animalière doivent subir une série d'épreuves de certification. Ces épreuves supposent la vérification et la documentation d'éléments critiques de confinement. Avant que la certification puisse être effectuée, il faut fournir un jeu complet de dessins des ouvrages construits et des ouvrages modifiés, démontrer que l'on connaît l'utilisation prévue de l'installation et les travaux à effectuer, fournir une liste des besoins en équipement, fournir les résultats de tous les essais et montrer que l'on connaît le rôle de tous les systèmes.

On trouvera ci-après une liste de contrôle des composants critiques de confinement à vérifier au moment de la certification initiale. D'autres certifications devront être effectuées à intervalles réguliers afin que soit suivie la performance des systèmes. La fréquence des recertifications sera établie selon plusieurs facteurs dont la fréquence d'utilisation; ce n'est qu'après avoir surveillé l'installation pendant un certain temps qu'on pourra déterminer la fréquence à laquelle elle doit être certifiée. Au début, la recertification devra être effectuée sur une base annuelle. Il serait bon de comparer les résultats alors obtenus à ceux relevés lors de la certification initiale. Des registres détaillés devront être tenus sur le processus de certification et sur les résultats des essais.

On devra également établir des protocoles opérationnels avant que puissent commencer des activités en présence d'agents pathogènes, au niveau de confinement spécifié. Dans ce processus, la formation du personnel joue un rôle important et, de ce fait, il se peut que les premiers travaux soient conduits en présence de pathogènes nécessitant habituellement un niveau inférieur de confinement. En plus des procédures scientifiques, les utilisateurs doivent connaître les systèmes de confinement et leur fonctionnement.

7.1 Étanchéité de la pièce

On pourra faire des essais de fumigation pour vérifier l'étanchéité d'une pièce de confinement et détecter toute fuite visible dans le périmètre de cette pièce. Tous les joints, les coins et les pénétrations scellés devront être observés. Un essai de perte de pression fournit une bonne indication de l'étanchéité du périmètre d'une pièce (c.-à-d. l'aptitude de la membrane du périmètre et de ses pénétrations à empêcher les gaz et les liquides de passer).

Procédure de base à observer pour soumettre une pièce à un essai de perte de pression, sous vide :

  • pour isoler la zone à contrôler, fermer et verrouiller toutes les portes, robinets et registres hermétiques à la barrière de confinement (éviter les mesures temporaires de scellement des portes, des fenêtres et des réseaux qui auraient pour effet d'obturer les dispositifs d'étanchéité permanents et d'empêcher ainsi que l'on vérifie s'ils fuient); raccorder toutes les canalisations des capteurs de pression, par exemple, les débitmètres à hélice;
  • raccorder une source de vide à la pièce et créer une pression négative supérieure à une pression négative de 600 Pa; laisser la pression se stabiliser dans la pièce puis couper la source de vide;
  • observer la perte de pression à partir de 600 Pa jusqu'à ce que la pression négative dans la pièce descende à 200 Pa; consigner la pression à intervalles de 10 secondes, pendant une période d'au moins 30 minutes;
  • au début et à la fin de l'essai, enregistrer la température ambiante de même que la pression barométrique extérieure;
  • l'installation doit satisfaire aux critères d'acceptation ci-après (nota : dans les joints, les angles, les pénétrations scellées, etc., on peut déceler les fuites d'air à l'aide d'une solution savonneuse ou d'une solution achetée dans le commerce).

Exigences d'essai et critères de certification des laboratoires :

  • l'étanchéité des laboratoires conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux doit être vérifiée par fumigation;
  • l'étanchéité des laboratoires conformes au niveau 4 de confinement des agents pathogènes pour animaux doit être vérifiée par essai de perte de pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa, pendant une période de 20 minutes.

Exigences d'essai et critères de certification des installations pour petits animaux :

  • l'étanchéité des laboratoires pour petits animaux conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux doit être vérifiée par fumigation;
  • il est recommandé de soumettre à un essai de perte de pression les logements pour animaux conforme au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux';
  • l'étanchéité des logements pour animaux conformes au niveau 3 de confinement des agents pathogènes pour animaux, où les animaux ne sont pas laissés à l'intérieur de cages de confinement, doit être vérifiée à l'aide d'un essai de perte de pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa, pendant une période de 20 minutes;
  • l'étanchéité des logements pour animaux conformes au niveau de confinement 4 des pathogènes pour animaux doit être vérifiée au moyen d'un essai de perte de pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa, pendant une durée de 20 minutes.

Exigences d'essai et critères de certification des installations pour gros animaux :

  • l'étanchéité de la salle d'autopsie et des boxes pour animaux conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux doit être vérifiée par fumigation;
  • il est recommandé de soumettre à un essai de perte de pression les salles d'autopsie et les boxes pour animaux conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux ;
  • les salles d'autopsie et les boxes pour animaux conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux, où il y a présence d'agents non indigènes doivent être soumis à un essai de perte de pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa pendant une période de 20 minutes;
  • l'étanchéité de la salle d'autopsie et des boxes pour animaux conforme au niveau de confinement 4 des pathogènes pour animaux doivent être vérifiés au moyen d'un essai de perte de pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa pendant une durée de 20 minutes.

7.2 Système de traitement d'air

Les divers composants du système de traitement d'air d'une pièce de confinement doivent être certifiées. De plus, les écoulements d'air des enceintes de sécurité biologique doivent satisfaire aux spécifications établies par leur fabriquant. Les filtres HEPA doivent être soumis à des essais de retenue de particules afin de s'assurer que le milieu filtrant n'est pas percé, que l'étanchéité est maintenue entre le milieu filtrant et son cadre, et autour du joint du cadre et de son support. Les réseaux de conduits d'air doivent être soumis à des essais de perte de pression; ces essais visent à assurer que les taux de fuite admissibles sont respectés. On trouvera à la norme N510 de l'American Society of Mechanical Engineers (ASME), Testing of Nuclear Air Treatment Systems (1989), les procédures de contrôle d'étanchéité des conduits et des caissons d'air. Tous les systèmes de commande et de régulation de pression de la pièce doivent fonctionner selon les spécifications (les pressions négatives doivent être maintenues en tout temps).

Enceintes de sécurité biologique :

  • toutes les enceintes de sécurité biologique doivent faire l'objet d'essais sur place, conformément aux exigences de la norme CSA Z316.3-95, Biological Containment Cabinets : Installation and Field Testing (1995);
  • les dispositifs d'interverrouillage (p. ex. entre le moteur de l'enceinte de sécurité biologique et le ventilateur d'extraction) doivent être vérifiés; ces essais visent à assurer que les dispositifs interviennent comme il se doit;
  • on doit simuler des situations d'alarme afin de vérifier si les pannes des enceintes de sécurité biologique et/ou des ventilateurs d'extraction sont effectivement détectées.

Hottes de laboratoires :

  • toutes les hottes de laboratoires de même que leur système connexe d'évacuation et d'extraction doivent être soumis à des essais sur place conformément aux exigences de la norme CSA Z316.5-94, Fume Hoods and Associated Exhaust Systems (1994).

Filtres HEPA et boîtiers :

  • l'efficacité des filtres HEPA installés dans les conduits de soufflage et d'extraction doit être vérifiée sur place au moyen d'un essai de retenue de particules et d'un contrôle par balayage; la pénétration des particules ne doit pas dépasser 0,01 %;
  • l'étanchéité des boîtiers de filtres HEPA munis de registres hermétiques étanches installés dans les conduits de soufflage et d'extraction doit être vérifiée sur place au moyen d'un essai de perte de pression effectué conformément à la norme ASME N510, Testing of Nuclear Air Treatment Systems (1989); le taux de fuite d'air, par minute, à 2 500 Pa, ne doit pas dépasser 0,2 % du volume;
  • les filtres installés en canalisation (tuyaux d'évent de plomberie, canalisations de gaz, tuyaux d'évacuation des autoclaves, etc.) doivent être soumis à un essai de retenue de particules; l'efficacité de ces filtres doit être équivalente à celle des filtres HEPA.

Conduits de soufflage et d'extraction :

La norme ASME N510, Testing of Nuclear Air Treatment Systems, décrit la procédure de base concernant les essais de perte de pression des réseaux de conduits d'air :

  • isoler et rendre étanche le réseau de conduits à soumettre à un essai;
  • installer des capteurs conçus pour donner la température et la pression à l'intérieur du réseau;
  • avec de l'air, établir une pression d'au moins 500 Pa à l'intérieur du conduit et laisser cette pression se stabiliser;
  • consigner la température régnant à l'intérieur du conduit d'air au début et à la fin de l'essai;
  • établir une tendance continue de la perte de pression; consigner la pression à intervalles de 10 secondes, pendant une période d'au moins 30 minutes;
  • l'installation doit satisfaire aux critères d'acceptation ci-après décrits (nota : pour déceler les fuites d'air dans les joints, les coins, les pénétrations scellées, etc., on peut utiliser une solution savonneuse ou toute solution adéquate achetée dans le commerce).

Exigences d'essai et critères d'acceptation des conduits d'air :

  • dans le cas des laboratoires, des logements pour petits animaux, des boxes pour petits animaux et des salles d'autopsie conformes aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes pour animaux, les conduits de soufflage et d'extraction compris entre le périmètre de la pièce de confinement et le registre hermétique doivent être conformes aux exigences du HVAC Air Duct Leakage Test Manual (1985), de la Sheet Metal and Air Conditioning Contractors National Association (SMACNA) pour ce qui est du degré d'étanchéité de la catégorie A («Seal Class A»);
  • dans le cas des pièces conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux, où les animaux ne sont pas logés dans des cages de confinement, et dans le cas des boxes pour petits animaux et des salles d'autopsie où il n'y a pas d'agents indigènes, les conduits de soufflage et d'extraction compris entre le périmètre de la pièce de confinement et le registre hermétique doivent être soumis sur place à des essais de perte de pression; le taux de fuite d'air par minute, à 500 Pa, ne doit pas dépasser 0,2 % du volume du conduit;
  • dans le cas des laboratoires, des logements pour petits animaux, des boxes pour petits animaux et des salles d'autopsie conformes au niveau de confinement 4 des agents pathogènes pour animaux, les conduits de soufflage et d'extraction compris entre le périmètre de la pièce de confinement et le registre hermétique doivent être soumis sur place à un essai de perte de pression; le taux de fuite d'air par minute, à 500 Pa, ne doit pas dépasser 0,1 % du volume du conduit.

Équilibrage de l'air et pression :

  • l'écoulement de l'air vers l'intérieur doit pouvoir être démontré visuellement au moyen d'un essai par la fumée;
  • on doit vérifier les écarts de pression de part et d'autre d'une barrière de confinement (sas à air, laboratoire, logement des animaux et boxes, corridor); l'écart minimum recommandé est de 25 Pa.

Systèmes de contrôle de CVCA :

  • les systèmes de contrôle doivent être soumis à un essai de sécurité de fonctionnement en cas de panne ou d'anomalie (p. ex. porte ouverte, pannes ventilateur, alimentation électrique, enceinte de sécurité biologique); les systèmes de contrôle doivent empêcher que l'air de la pièce ou du boxe soit en pression positive;
  • la vérification de la performance du système de contrôle doit également s'intéresser au temps d'intervention, à la précision et à la fidélité;
  • simuler des conditions d'alarme afin de vérifier si les avertisseurs sonores fonctionnent efficacement en cas de pressurisation positive et en cas de panne de systèmes de traitement d'air.

7.3 Services de laboratoire

  • les dispositions destinées à prévenir le refoulement de l'alimentation en eau doivent être vérifiées conformément aux exigences de la norme CAN/CSA-B64.10-94, Guide de sélection, d'installation, d'entretien et d'essais à pied d'oeuvre des dispositifs antirefoulement (1994);
  • on doit également vérifier les dispositions antirefoulement des autres réseaux (p. ex. canalisations d'alimentation en gaz) afin de s'assurer que ces réseaux fonctionneront comme il est prévu;
  • le débit et la température de l'eau des douches oculaires et des douches déluge doivent être vérifiés conformément aux exigences de la norme ANSI Z3858.1, Emergency Eyewash and Shower Equipment;
  • les systèmes d'alimentation en air comprimé respirable doivent être vérifiés conformément aux exigences de la norme CAN3-Z180.1-M85, Air comprimé respirable : Production et distribution (1994);
  • le bon fonctionnement de l'équipement de protection individuelle alimenté en air en pression positive (combinaisons ventilées) doit être vérifié sur place; l'équipement doit fonctionner selon les spécifications;
  • on doit également s'assurer du bon fonctionnement des systèmes de douches à l'eau et de douches chimiques afin de s'assurer qu'ils sont conformes aux spécifications;
  • vérifier les systèmes de lavage des cages afin de s'assurer qu'ils fonctionnent selon les spécifications; la température de l'eau utilisée pour le rinçage final doit être d'au moins 82 °C;
  • soumettre le groupe électrogène de secours à en essai dans des conditions de charge appropriées afin de s'assurer qu'il fonctionne selon les spécifications;
  • vérifier les systèmes de sécurité (contrôle d'accès, télévision en circuit fermé) afin de s'assurer qu'ils fonctionnent selon les spécifications;
  • vérifier si les systèmes de communication et de transfert électronique de documents (interphone, téléphone, télécopieur, etc.) fonctionnent selon les spécifications
  • soumettre tous les systèmes de stérilisation (p. ex. autoclave, systèmes de traitement des effluents liquides) à des essais afin de vérifier s'ils fonctionnent selon les spécifications et s'ils assurent leur rôle d'élimination des risques biologiques; dans ce dernier cas il faudra utiliser des charges représentatives; dans les cas des technologies fondées sur l'utilisation de chaleur - utiliser des spores Bacillus stearothermophilus; dans les cas des technologies fondées sur les produits chimiques - utiliser des spores Bacillus subtilis;
  • les évacuations et la tuyauterie connexe, conduisant vers les systèmes de traitement des effluents liquides (y compris les canalisations de ventilation) doivent être soumises à des essais conformément aux exigences de la section 3.6 du Code canadien de plomberie, Essais des réseaux d'évacuation de ventilation (1990); pour l'essai d'étanchéité des réseaux d'évacuation utiliser une pression offrant un facteur de sécurité supérieur aux exigences du code, lesquelles sont de 35 kPa (p. ex. utiliser une pression égale à deux fois celle prescrite par le code);
  • vérifier si tous les systèmes de désinfection (cuves à immersion, chambres de fumigation, etc.) fonctionnent selon les spécifications; vérifier également, à l'aide de charges représentatives, si ces systèmes assurent leur rôle de protection contre les risques micro-biologiques; la résistance de l'organisme d'essai doit être représentative de celle des organismes susceptibles d'être rencontrés.

8. Références

Air comprimé respirable : Production et distribution. CAN3.Z180.1-M85.

Association canadienne de normalisation, Toronto, Ontario, 1994.Biological Containment Cabinets: Installation and Field Testing. CSA Z316.3-95, Canadian Standards Association, Toronto, ON. 1995.

Class II Biohazard Cabinetry. Standard No. 49. National Sanitation Foundation, Ann Arbor, MI. 1992.

Code canadien de la plomberie. Comité associé du Code national du bâtiment. Conseil national de recherches Canada, Ottawa, Ontario, 1990.

Code national du bâtiment du Canada. Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies/Conseil national de recherches Canada. Ottawa, Ontario, 1995.

Emergency Eyewash and Shower Equipment. ANSI Z358.1. American National Standards Institute, New York, NY. 1990.

Fume Hoods and Associated Exhaust Systems. Z316.5-94. Canadian Standards Association, Toronto, ON. 1994.

Gravimetric and Dust-spot Procedures for Testing Air-Cleaning Devices Used in General Ventilation for Removing Particulate Matter. Standard 52.1. American Society of Heating, Refrigerating, and Air-conditioning Engineers, Inc., Atlanta, GA. 1992.

Guide de sélection, d'installation, d'entretien et d'essais à pied d'oeuvre des dispositifs antirefoulement. CAN/CSA-B64.10-94. Association canadienne de normalisation, Toronto, Ontario, 1994.

Heating, Ventilating, and Air-Conditioning Applications. American Society of Heating, Refrigeration and Air-Conditioning Engineers, Inc., Atlanta, Ga. 1995.

HVAC Air Duct Leakage Test Manual. Sheet Metal and Air Conditioning Contractors National Association, Inc., Chantilly, Virginia. 1985.

Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire. Santé Canada, Approvision-nements et Services Canada, Ottawa, Ontario, 1996.

Manuel sur le soin et l'utilisation des animaux. Conseil canadien de protection des animaux, Ottawa, Ontario, 1993.

Method of Testing Performance of Laboratory Fume Hoods. American Society of Heating, Refrigerating and Air-conditioning Engineers, Inc., Atlanta, GA. 1995.

Primary Containment for Biohazards: Selection, Installation, and Use Biological Safety Cabinets. Centers for Disease Control/National Institutes of Health. U.S. Government Printing Office, Washington, D.C. 1995.

Recommended Practice for HEPA Filters. IES-RP-CC-001-86. Institute of Environmental Sciences, Mount Prospedct, IL. 1986.

Testing of Nuclear Air Treatment Systems. ASME N510. American Society of Mechanical Engineers, New York, NY. 1989.

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