Ces normes seront harmonisées dans les Normes et lignes directrices canadiennes sur la biosécurité en collaboration avec l'Agence de la santé publique du Canada. Entre-temps, les normes actuelles s'appliquent toujours.
Glossaire
Chapitre 1 - Introduction
Chapitre 2 - Exigences physiques
Chapitre 3 - Isolement ou confinement des gros animaux
Chapitre 4 - Pratiques opérationnelles
Chapitre 5 - Décontamination
Chapitre 6 - Certification des installations
CBS: Confinement des biorisques et de la sécurité
Confinement des gros animaux : Les exigences physiques et les pratiques opérationnelles énoncées dans le présent document permettent le prélèvement et l'élimination appropriée des excrétas des gros animaux infectés par l'EST et minimisent le contact avec ces animaux.
Isolement des gros animaux : Lors de certaines périodes, les excrétions naturelles et les contacts accidentels avec des animaux infectés par l'EST ne poseraient aucun risque pour la transmission de l'agent pathogène. Ainsi, bien que les animaux doivent demeurer isolés de façon adéquate, il n'est pas nécessaire de les garder dans un environnement qui limite les contacts ainsi que le prélèvement et l'élimination des excrétats.
Déchets : toute matière solide ou liquide à éliminer qui est produite par les activités menées à l'intérieur de l'établissement
EB : enceinte de biosécurité
EPI : équipement de protection individuelle
ESB : encéphalopathie spongiforme bovine
EST : encéphalopathie spongiforme transmissible; maladies neurodégénératives fatales qui affectent les humains et les animaux.
Filtre HEPA : filtre à particules à haute efficacité
Gros animaux : ce terme désigne le type de cage plutôt que la taille de l'animal. Les gros animaux sont hébergés de façon à ce que la pièce serve de barrière principale de confinement.
MDC : maladie du dépérissement chronique
MCJ : maladie de Creutzfeldt-Jakob
NC : niveau de confinement
Petits animaux (PA) : ce terme renvoie au type de cage et non à la taille de l'animal. Les petits animaux sont hébergés dans des micro-isolateurs ou d'autres installations de confinement primaire.
Périmètre de confinement : la limite entre le laboratoire, l'installation vétérinaire, ou la salle de nécropsie et les pièces se trouvant à l'extérieur de la zone de confinement. Dans le cas où l'entrée se fait par un sas, celui-ci se situe dans le périmètre de confinement.
Prion : petite particule protéique jugée responsable des maladies encéphalopathie spongiforme transmissible (EST).
Salle de nécropsie : zone où les animaux sont autopsiés. La pièce sert de principale barrière de confinement.
Sas : une pièce séparant le laboratoire, l'installation vétérinaire, ou la salle de nécropsie du couloir de façon à assurer une séparation entre les vêtements personnels et les vêtements dédiés à cet établissement.
vMCJ : variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob
VPH : Vaporisation de peroxyde d'hydrogène
Il existe diverses maladies causées par les prions, aussi connues sous le nom d'encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST), qui touchent les animaux et les humains. L'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie débilitante chronique, l'encéphalopathie spongiforme féline, l'encéphalopathie transmissible du vison et la tremblante sont des maladies à prions qui touchent les animaux. La maladie de Creutzfeldt-Jakob, la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, le syndrome Gerstmann-Straussler-Scheinker, l'insomnie familiale fatale et le kuru sont des exemples de maladies à prions qui touchent les humains.
Jusqu'à présent, ni les Normes sur le confinement des installations vétérinaires(1) , ni les Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire(2) n'ont traité des exigences particulières aux maladies à prions. Les Normes sur le confinement des installations vétérinaires(1) formulent des recommandations sur la conception et les besoins opérationnels des établissements (c.-à-d., les laboratoires, les installations pour les petits et les gros animaux et les salles de nécropsie vétérinaire) qui manipulent des agents zoopathogènes. Les Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire(2) donnent également des conseils sur la conception et les exigences opérationnelles des laboratoires qui manipulent des agents anthropopathogènes. Il faut se reporter à ces documents pour les installations qui manipulent des agents pathogènes autres que des agents responsables de l'encéphalopathie spongiforme transmissible (EST), car d'autres exigences peuvent être nécessaires. Le Guide de prévention des infections de Santé Canada, intitulé La maladie de Creutzfeldt-Jakob classique au Canada(3), constitue une référence utile pour les établissements de santé qui examinent des patients et effectuent des interventions chirurgicales et des autopsies.
Les Normes de confinement pour les laboratoires, les installations gouvernementales, universitaires, industrielles ou tout autre établissement au Canada qui manipulent des prions portent sur les exigences minimales pour les installations qui manipulent des matières et des animaux testés positifs pour l'EST.
Aucune preuve n'est disponible à ce jour permettant de croire que les maladies à prions se transmettent par inhalation(4). Rien n'empêche cependant de limiter toute exposition possible lorsqu'on effectue des interventions qui produisent des aérosols ou des éclaboussures. Les conséquences à court et à long termes de la contamination de la muqueuse des cavités nasales, olfactives et buccales et de l'ingestion secondaire possible ne sont toujours pas connues. Il est primordial de former le personnel oeuvrant dans de telles installations. Ce dernier doit connaître les risques associés à la manipulation d'agents responsables de l'EST. L'ingestion et l'inoculation constituent les voies les plus probables de transmission des agents responsables des maladies à prions aux humains. Les meilleures approches pour protéger les travailleurs consistent à se doter de procédures pour éviter les coupures et les piqûres accidentelles à insister sur une hygiène appropriée. Il est nécessaire d'utiliser un équipement de protection individuelle (EPI), tel que des gants résistants aux coupures, et de faire attention aux ponctions.
Les laboratoires de diagnostic de l'EST doivent respecter au minimum les exigences physiques du niveau de confinement 2, conformément aux Normes sur le confinement des installations vétérinaires(1) ainsi que les exigences physiques suivantes. L'entrée du laboratoire devrait permettre la séparation des vêtements de protection et des vêtements des employés, préférablement dans un sas séparé. Dans une nouvelle construction, il faudrait tenir compte des exigences relatives aux revêtements de finition des surfaces énoncées à la section 2.2. Ainsi, les surfaces doivent être non poreuses, lavables et résister aux produits chimiques utilisés lors de la décontamination. Toutes ouvertures dans les zones de confinement où le risque de déversements est présent devraient être scellées (c.-à-d., calfeutrer) pour permettre une décontamination complète des surfaces. Nous recommandons des enceintes de biosécurité (EB) à filtre HEPA avec sac à gant. En l'absence de telles enceintes, une procédure pour assurer le retrait des filtres HEPA en milieu fermé doit être en place. Idéalement, l'autoclave devrait se situer dans le laboratoire. Si elle se situe ailleurs dans les installations, établir des protocoles afin d'identifier correctement les déchets (y compris les paramètres de traitement) et d'assurer le transport sécuritaire dans l'immeuble. Les procédures opérationnelles énoncées au chapitre 4 des Normes de confinement pour les laboratoires, les installations vétérinaires et les salles de nécropsie qui manipulent des prions devront être suivies. Dans la mesure du possible, le laboratoire et l'équipement utilisé pour la manipulation des prions devraient être réservés à cette fin. S'il est impossible d'utiliser de l'équipement réservé à cette fin, établir un protocole de décontamination efficace.
Les systèmes de traitement des effluents ne sont pas nécessaires pour les salles de nécropsie où les animaux ne sont pas infectés par l'EST. Cependant, des procédures opérationnelles pour recueillir et traiter les déchets liquides lors de la découverte d'un animal infecté devraient être en place. Par exemple, l'utilisation des tampons de plastique ou des tampons absorbants pour retenir les liquides durant la nécropsie des animaux qui présentent des signes de maladie neurologique peut être considérée. Les tissus doivent être incinérés et les surface décontaminées.
L'unité du confinement des biorisques et de la sécurité (CBS) examine les demandes de permis pour l'importation d'agents zoopathogènes et zoonotiques, évalue les installations de confinement et émet des permis d'importation. L'obtention de ce permis est nécessaire à l'importation de tous agents zoopathogènes au Canada. La Loi sur la santé des animaux(5) et son règlement(6), fournissent l'assise législative nécessaire pour contrôler l'utilisation d'agents zoopathogènes importés et de pathogènes associés à des maladies animales à déclaration obligatoire. Le Bureau de la sécurité des laboratoires de l'Agence de Santé Publique du Canada examine les demandes de permis pour l'importation d'agents anthropopathogènes et zoonotiques, évalue les installations de confinement aux fins d'importation et délivre des permis d'importation. Le Règlement sur l'importation des agents anthropopathogènes(7) (DORS/94-558) réglemente l'importation et l'exportation des agents anthropopathogènes au Canada.
Les exigences physiques décrites ci-après s'appliquent au confinement des agents responsables de l'EST chez les humains et les animaux. Elles s'inspirent à la fois des Normes sur le confinement des installations vétérinaires(1) et des Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire(2).
En plus de ces exigences en matière de bioconfinement, le travail auprès d'animaux doit respecter toutes les lois et lignes directrices applicables de la province où se s'effectuera la recherche, y compris les lignes directrices du Conseil canadien de protection des animaux et les lois provinciales en matière de bien-être des animaux expérimentaux.
Puisque les bovins infectés par l'agent responsable de l'ESB ou les moutons atteints de la tremblante n'excrètent pas l'agent infectieux pendant un certain temps après une inoculation expérimentale, il est donc possible de les garder dans une zone isolée. Le chapitre 3 traite des exigences d'isolement. Le mode de transmission de la MDC entre animaux reste incompris. Ainsi, pour protéger l'environnement, les mesures de confinement suivantes s'appliquent aux essais sur de gros animaux atteints de la MDC durant toute la durée de l'expérience. Les expériences relatives à l'EST chez des espèces non hôtes doivent également respecter les exigences en matière de confinement énoncées dans le présent chapitre.
Légende :
- Obligatoire
- Recommandé
| 2.1 | Endroit et accès | Laboratoire | Installation pour petits animaux | Installation pour gros animaux | Salle de nécropsie |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Séparé des zones publiques par une porte. | ||||
| 2 | Accès limité au personnel autorisé. | ||||
| 3 | Portes pour restreindre l'accès au moyen d'un système de contrôle d'accès (p. ex., carte-clé, dispositif de verrouillage) ou l'équivalent. Cela ne s'applique pas aux zones à l'intérieur de l'établissement. | ||||
| 4 | Les portes des salles doivent être munies d'affiches appropriées (c.-à-d., désignation du risque biologique, niveau de confinement, coordonnées de la personne-ressource, conditions d'entrée). | ||||
| 5 | L'entrée doit se faire par un sas. | ||||
| 6 | L'entrée doit se faire par une aire de changement de vêtements conçue pour assurer une séparation entre les vêtements personnels et les vêtements dédiés au laboratoire (c.-à-d., aire de changement non contaminée isolée de l'aire contaminée). | ||||
| 7 | Les bureaux doivent être situés à l'extérieur du périmètre de confinement. Les postes de travail pour la collecte de données peuvent être installés à l'intérieur de la zone de confinement à condition qu'ils soient situés à l'écart des aires réservées au travail de laboratoire. | ||||
| 8 | Les portes doivent être assez grandes pour permettre le passage de l'équipement requis (c.-à-d., peuvent être sur dimensionnées en hauteur et en largeur en fonction de la taille de l'équipement). |
| 2.2 | Revêtement de finition des surfaces (c.-à-d., planchers, murs - au niveau et au-dessous de la surface de travail; tables de travail) | Laboratoire | Installation pour petits animaux | Installation pour gros animaux | Salle de nécropsie |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Les portes et leur bâti doivent être en matériaux non absorbants et leurs revêtements de finition doivent être pleins (le bois naturel sans couche de finition n'est pas acceptable); les portes à âme creuse doivent être scellées. | ||||
| 2 | Les surfaces intérieures (p. ex., planchers, murs, encadrements, plafonds, etc.) doivent être non absorbantes et résister aux méthodes de décontamination (p. ex. eau de Javel ou NaOH). | ||||
| 3 | Les revêtements intérieurs doivent pouvoir être nettoyés. | ||||
| 4 | Les surfaces intérieures doivent être continues (les revêtements de sol avec joints soudés sont acceptables). | ||||
| 5 | Les surfaces intérieures doivent offrir une résistance aux chocs correspondant à la fonction des installations. | ||||
| 6 | Les matériaux contigus des surfaces intérieures de même que les matériaux qui se recouvrent doivent être compatibles pour qu'ils restent adhérents et que la continuité du périmètre soit maintenue. | ||||
| 7 | La continuité de l'étanchéité doit être maintenue entre le sol et les murs (une plinthe à gorge sur le mur est recommandée). | ||||
| 8 | Les planchers doivent être antidérapants. | ||||
| 9 | La surface des tables de travail ne doit comprendre aucun joint ouvert. | ||||
| 10 | Les surfaces des tables de travail doivent pouvoir contenir les déversements de matériel (p. ex., être munies de rebords et d'arrêts d'écoulement). |
| 2.3 | Périmètre de confinement | Laboratoire | Installation pour petits animaux | Installation pour gros animaux | Salle de nécropsie |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Toutes les traversées de réseaux électriques, mécaniques et autre services dans le périmètre de confinement doivent être scellées au niveau et au-dessous de la surface de travail. | ||||
| 2 | Les fenêtres placées sur le périmètre de confinement doivent être scellées; le vitrage utilisé doit fournir le niveau de sécurité requis. | ||||
| 3 | L'autoclave doit être capable d'atteindre au moins 134 °C ou 121 °C si un processus à deux étapes (traitement chimique puis thermique) est utilisé. | ||||
| 4 | L'autoclave à double porte doit être située au périmètre de confinement ou à l'intérieur du périmètre de confinement. | ||||
| 5 | S'il est impossible d'installer l'autoclave au périmètre de confinement ou à l'intérieur, il faut adopter des procédures strictes de contrôle des déchets pour le transport des déchets et de l'équipement dans des contenants étanches et résistants aux chocs vers une autoclave appropriée à l'intérieur de l'établissement. | ||||
| 6 | Le corps de l'autoclave doit être situé à l'extérieur de la zone de confinement pour faciliter l'entretien. | ||||
| 7 | L'autoclave installée au périmètre de confinement doit être équipée d'un mécanisme d'interverrouillage afin d'empêcher que les deux portes ne s'ouvrent en même temps. | ||||
| 8 | L'autoclave doit être équipée d'un enregistreur de cycle (c.-à-d., indiquant la durée, la température et la pression). | ||||
| 9 | Une aire disponible pour la décontamination chimique du matériel et de l'équipement. | ||||
| 10 | D'autres techniques acceptées pour la décontamination (p. ex., incinération, traitement chimique en cuve d'immersion, hydrolyse alcaline) doivent être accessibles au périmètre de confinement. | ||||
| 11 | S'il est impossible de mettre en place d'autres techniques acceptées au périmètre de confinement ou à l'intérieur, il faut adopter des procédures strictes de contrôle des déchets pour le transport des déchets vers ces systèmes. |
Rien n'indique que les prions se transmettent par inhalation, mais il est tout de même fortement recommandé d'avoir un écoulement d'air directionnel vers l'intérieur pour prévenir la propagation de contaminants atmosphériques vers d'autres zones occupées de l'établissement. Le contrôle des odeurs et des allergènes provenant des animaux et des produits chimiques représente un autre incitatif pour le maintien d'un écoulement d'air directionnel vers l'intérieur de la zone de confinement. En général, lorsqu'une intervention produisant des aérosols est effectuée à l'extérieur d'un dispositif de confinement primaire (tel qu'une EB), il est prudent de s'assurer que les aérosols produits ne se propagent pas vers d'autres zones occupées (p. ex., couloirs et bureaux).
Lorsqu'il est jugé essentiel que l'air s'écoule vers l'intérieur suite à une évaluation des risques ou selon les codes applicables, une jauge de pression de type Magnehelic peut être installer pour s'assurer que la pression voulue soit maintenue(6). Les utilisateurs devraient en vérifier visuellement le fonctionnement au moyen d'une poire à fumée ou d'une autre aide visuelle. Des sas (antichambres munies de deux portes à chaque extrémité et de mécanismes de fermeture des portes empêchant que les deux portes ne soient ouvertes en même temps) peuvent être utilisés pour réduire au minimum l'apport d'air requis(6).
Avant de choisir une EB, il faut évaluer le type de travail qui y sera effectué (c.-à-d., déterminer si des produits chimiques volatils ou des radionucléotides seront manipulés). À l'installation d'une EB, il faut considérer la possibilité de retirer le filtre HEPA de l'EB en toute sécurité, la décontamination de l'EB pour son entretien ainsi que l'emplacement de l'EB dans le laboratoire. Pour plus d'information sur les EB, les Normes sur le confinement des installations vétérinaires(2) ou les Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire(2) de Santé Canada peuvent être consultées.
L'usage de vapeur de paraformaldéhyde n'est pas efficace pour inactiver les prions. Lorsque des établissements choisissent cette méthode de décontamination pour d'autres raisons, ils peuvent choisir d'installer des dispositifs de prévention de refoulement d'air sur les conduits de soufflage et d'extraction pour isoler les installations.
| 2.4 | Système de traitement d'air | Laboratoire | Installation pour petits animaux | Installation pour gros animaux | Salle de nécropsie |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Il faut prévoir une ventilation suffisante en cas d'utilisation de produits chimiques caustiques. | ||||
| 2 | Le laboratoire devrait être équipé d'une EB. | ||||
| 3 | Une évaluation du risque doit être effectuée pour le type d'EB requise (c.-à-d., à jonction rigide ou à recirculation). | ||||
| 4 | Les EB doivent avoir des filtres HEPA avec sac à gant. | ||||
| 5 | Lorsqu'on ne dispose d'EB à filtre HEPA avec sac à gant, prévoir une procédure pour l'enlèvement sécuritaire des filtres HEPA.* | ||||
| 6 | Les diffuseurs d'alimentation et d'évacuation ne doivent pas nuire au fonctionnement des EB ou des hottes. | ||||
| 7 | Le système d'évacuation de l'air doit être indépendant de celui d'autres zones. |
*Les filtres HEPA avec sac à gant sont recommandés puisque la fumigation au formaldéhyde est inefficace contre les prions. Une étude récente a démontré que la vaporisation de peroxyde d'hydrogène (VPH) entraîne une réduction significative de l'infectiosité (6). La décontamination des filtres HEPA par la méthode de VHP suivie de l'incinération représente une option acceptable pour l'enlèvement et l'élimination sécuritaire des filtres.
Les salles de nécropsie où sont examinés les animaux qui ne sont présumément pas infectés par les agents responsables de l'EST, ne doivent pas nécessairement être équipées de systèmes de traitement des effluents, mais des procédures doivent avoir été élaborées pour la collecte et le traitement des déchets liquides dans le cas où un animal soit trouvé positif.
| 2.5 | Réseaux du bâtiment (eau, gaz comprimés, électricité) | Laboratoire | Installation pour petits animaux | Installation pour gros animaux | Salle de nécropsie |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Les évacuations et la tuyauterie connexe (y compris l'évacuation des condensats de l'autoclave) doivent être isolées des zones à niveau de confinement inférieur (c.-à-d., être connectées à un système de traitement des effluents liquides s'il y a lieu). | ||||
| 2 | Si les effluents sont traités, les évacuations connectées au système de traitement des effluents devraient être disposées en pente vers le système de traitement pour favoriser l'écoulement par gravité; l'installation de valves afin de pouvoir isoler des tronçons de l'évacuation aux fins de la décontamination peut être considérée; la tuyauterie doit résister à la chaleur et aux produits chimiques, en fonction du type d'utilisation; les joints doivent être réalisés par fusion thermo-chimique ou par soudage afin de garantir l'étanchéité du réseau (au moyen d'essais de perte de pression spécifiés dans les Normes sur le confinement des installations vétérinaires(1)). | ||||
| 3 | Des siphons de sol devraient être installés où déterminé essentiel. | ||||
| 4 | Les dispositifs de commande d'alimentation en eau doivent être situés à l'extérieur de l'établissement. | ||||
| 5 | La canalisation d'alimentation en eau potable doit être pourvue de dispositifs antirefoulement installés conformément au document CAN/CSA-B64.10- 01/B64.10.1-01(7), et la valve d'isolement doit être située à proximité du périmètre de confinement. | ||||
| 6 | Les bouteilles de gaz comprimé (à l'exception des extincteurs d'incendie) doivent être situées à l'extérieur du périmètre de confinement. | ||||
| 7 | Au besoin, une pompe à vide portative doit être munie d'un dispositif pour réduire au minimum la contamination interne de la pompe (p. ex., installation de l'équivalent de filtres HEPA sur la canalisation de vide, utilisation de siphons de désinfectant). | ||||
| 8 | Prévoir des lavabos situés près de la sortie ou dans le sas pour le lavage des mains. | ||||
| 9 | Prévoir des installations « mains libres » pour les lavabos. | ||||
| 10 | Des postes de rinçage oculaire d'urgence doivent être installés dans la zone de confinement en fonction des activités qui y sont effectuées et conformément au règlement applicable (c.-à-d., ANSI Z358.1-1998(8) ). | ||||
| 11 | Une douche d'urgence doit être installée dans la zone de confinement en fonction des activités qui y sont effectuées et conformément au règlement applicable (c.-à-d., ANSI Z358.1-1998(8) ). | ||||
| 12 | Les joints hydrauliques doivent être maintenus en bon état dans les siphons par l'usage régulier des lavabos (amorceur de garde d'eau) ou le remplissage des siphons dans les zones non utilisées). | ||||
| 13 | Les canalisations d'évent de la plomberie doivent résister à la chaleur et aux produits chimiques suivant l'utilisation à laquelle elles sont soumises. | ||||
| 14 | Les conduits d'alimentation et le câblage doivent être scellés au niveau et au-dessous de la surface de travail pour permettre une décontamination des surfaces. | ||||
| 15 | Les disjoncteurs du circuit d'alimentation électrique doivent être installés à l'extérieur du périmètre de confinement. | ||||
| 16 | Les systèmes de sécurité, l'éclairage, les EB et tout autre équipement essentiel doivent être raccordés à une alimentation de secours. | ||||
| 17 | Un système doit permettre la communication entre l'intérieur du périmètre de confinement et l'extérieur. | ||||
| 18 | Un système (p. ex., télécopieur, ordinateur) doit assurer le transfert électronique des données et de l'information vers l'extérieur de la zone de confinement. |
S'il est vrai que la tremblante est décrite comme une maladie des moutons et des chèvres depuis les années 1700, l'immense effort de recherche consacré aux EST depuis la découverte de l'ESB en Grande-Bretagne a fait énormément progresser notre compréhension de l'épidémiologie de l'ESB comme de la tremblante. Bien que la susceptibilité génétique semble jouer un rôle important dans la distribution de la tremblante dans les populations ovines, la possibilité de transmission horizontale a été confirmée. Des études récentes montrent que la gestation déclenche la migration de la protéine prion anormale vers l'appareil reproducteur. Les liquides et les tissus évacués au moment de la mise bas, tels que le placenta, chez les femelles infectées contiennent de grandes quantités de l'agent responsable de la tremblante. Les animaux en santé contractent l'infection en mangeant ou en léchant le matériel contaminé dans l'enclos d'agnelage ou de mise bas(1, 2).
Par contre, rien n'indique qu'il y ait transmission horizontale de l'agent responsable de l'ESB. Des études de longue durée en cours au Royaume-Uni ont aussi révélé que l'ESB n'était pas transmise aux petits(3, 4). L'ingestion de tissus infectés par l'agent responsable de l'ESB (aliments pour animaux - viande, farine d'os) demeure la seule voie de transmission documentée pour l'ESB.
Bien que la maladie du dépérissement chronique (MDC) des cervidés se transmette horizontalement, d'animal à animal de même que par contact avec un environnement fortement contaminé, la voie par laquelle le prion anormal est excrété de l'organisme reste toujours inconnue. Jusqu'à ce qu'on dispose de cette information essentielle concernant l'épidémiologie de la MDC, tous les produits d'excrétion des cerfs et des wapitis infectés doivent être considérés comme potentiellement infectieux (5, 6).
En raison des longues périodes d'incubation des EST chez les espèces hôtes (plusieurs années), il est logique de prendre en compte la durée prolongée de captivité pour déterminer si l'animal de laboratoire pose le même risque de transmission de prions durant toute cette période. À la lumière des progrès récents dans la compréhension de l'épidémiologie de l'ESB et de la tremblante, il a été établi que ces pathogènes inoculés chez des espèces hôtes ne présentent un risque important de transmission de pathogènes que durant des périodes déterminées qui sont définies dans le tableau ci-dessous. Durant ces périodes, les animaux infectés doivent être confinés comme il se doit de façon à permettre le prélèvement et l'élimination adéquate des excrétats tout en réduisant au minimum le contact avec ces animaux. Durant les périodes restantes, les déjections naturelles produites par ces animaux et les contacts occasionnels avec les animaux ne présenteraient pas de risque de transmission de pathogènes. Ainsi, bien que les animaux doivent demeurer bien isolés, il n'est pas obligatoire de les garder d'une manière ou dans un lieu qui limite les contacts et facilite le prélèvement et l'élimination des excrétats.
Les exigences énumérées ci-dessous représentent les conditions minimales pour l'isolement des hôtes naturels infectés par l'agent responsable de l'ESB ou de la tremblante. Le plan expérimental ou d'autres facteurs (p. ex., valeur des animaux) peuvent appeler l'adoption de mesures plus strictes de contrôle pour l'hébergement.
Le tableau qui suit indique la période pendant laquelle les hôtes naturels des maladies correspondantes doivent être hébergés dans une zone de confinement, conformément au chapitre 2, ou peuvent être isolés moyennant la prise des précautions énumérées au chapitre 3.
| Étape expérimentale | ESB | Tremblante | MDC |
|---|---|---|---|
| après l'inoculation | confiner (EST) - pendant au moins 4 semaines | confiner (EST) - pendant au moins 4 semaines | confiner (EST) |
| incubation | isoler | isoler | confiner (EST) |
| clinique* | confiner (EST) | confiner (EST) | confiner (EST) |
| mise bas | isoler | confiner (EST) | confiner (EST) |
* Au premier signe de maladie clinique, les animaux doivent être confinés et les déchets doivent être traités. Les femelles gestantes ruminantes devraient être confinées après 140 jours de gestation. Le placenta et les litières contaminés par le liquide placentaire doivent être rassemblés et décontaminés.
Le personnel des installations, les préposés aux soins des animaux et les pathologistes qui manipulent des tissus infectés ou potentiellement infectés peuvent être exposés à des prions infectieux à la suite d'une inoculation, d'une coupure et d'une piqûre accidentelle causées par des instruments contaminés, d'un contact avec des plaies ouvertes, d'un contact avec les muqueuses et d'une ingestion accidentelle. L'ingestion et l'inoculation constituent les voies de transmission aux humains les plus probables des agents responsables des maladies à prions. La meilleure approche pour protéger les travailleurs consiste à se doter de procédures pour éviter les coupures et les piqûres accidentelles de même qu'à insister sur une hygiène appropriée. Il est nécessaire d'utiliser un EPI, tel que des gants résistants aux coupures, et de faire attention aux piqûres.
Des pratiques en matière de biosécurité devraient être établies par écrit et appliquées dans les installations qui manipulent des animaux, des tissus, du sang et des liquides organiques infectés afin de prévenir la transmission des agents infectieux et l'exposition des travailleurs à du matériel contaminé par des agents de responsables de l'EST.
D'autres pays, comme le Royaume-Uni(3), l'Allemagne(4, 5) et l'Australie(6, 7). disposent de lignes directrices pour la manipulation des tissus infectés par des agents responsables de l'EST. Santé Canada(8) et l'Organisation mondiale de la Santé (9) ont également produit des guides de prévention des infections pour les établissements de santé qui reçoivent des patients et des tissus infectés par des agents responsables de l'EST.
Des pratiques générales doivent être observées dans tous les laboratoires de confinement ou installations vétérinaires. Se reporter également aux Normes sur le confinement des installations vétérinaires(1) pages 45-46, et aux Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire(2).
En plus des exigences générales énumérées dans les Normes sur le confinement des installations vétérinaires et les Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire, la section suivante décrit les pratiques opérationnelles minimales qui doivent être observées pour le confinement des laboratoires qui s'intéressent aux EST.
Le travail auprès de petits animaux comporte tout un éventail de dangers particuliers, notamment l'exposition à des morsures et à des griffures d'animaux.
Des conditions allergènes peuvent être créées par le contact avec le pelage ou le poil des animaux, avec les litières et avec les déjections animales(1).
Au moins un cinquième des personnes qui manipulent des rongeurs, des cobayes et des lapins de laboratoire développent des allergies. Il faut assurer une protection contre les allergènes par des mesures de contrôle techniques, par la ventilation, l'utilisation d'isolateurs et de cages à couvercle filtrant et l'utilisation appropriée de dispositifs de protection respiratoire.
Les animaliers doivent posséder des connaissances sur les caractéristiques générales des espèces, par exemple le tempérament, les instincts et les attributs physiques. Ils doivent également tenir compte des ectoparasites et endoparasites naturels des animaux et des zoonoses auxquelles ceux-ci sont susceptibles, y compris la voie possible d'excrétion et de dissémination.
Le confinement des petits animaux renvoie au type de cage et non à la taille de l'animal. Les petits animaux sont hébergés dans des micro-isolateurs ou d'autres installations de confinement primaire.
Les paragraphes qui suivent, en plus des sections 4.1 et 4.2, décrivent les pratiques opérationnelles minimales qui doivent être observées dans les installations pour petits animaux.
Le travail auprès de gros animaux comporte tout un éventail de dangers particuliers, notamment les ruades, l'écrasement, la lutte ou la fuite (selon l'espèce) et/ou l'auto-inoculation accidentelle. Les gros animaux devraient être acclimatés à leur nouvel environnement avant le début d'un essai.
Les animaliers doivent posséder des connaissances sur les caractéristiques générales des espèces, par exemple le tempérament, les instincts et les attributs physiques. Ils doivent également tenir compte des ectoparasites et endoparasites naturels des animaux et des zoonoses auxquelles ceux-ci sont susceptibles, y compris la voie possible d'excrétion et de dissémination.
Le confinement des gros animaux renvoie au type de cage plutôt qu'à la taille de l'animal. Les gros animaux sont hébergés soit dans une salle, une grange ou une cage, où la pièce sert de principale barrière de confinement.
Les paragraphes qui suivent, en plus des sections 4.1 et 4.2, décrivent les pratiques opérationnelles minimales à observer dans les installations pour gros animaux.
Comme pour les autres types d'installations, il faut établir des protocoles, une formation et une documentation pour les salles de nécropsie. Les dangers dans la salle de nécropsie ne se limitent pas aux éclaboussures et aux aérosols de matières infectieuses. Des accidents peuvent aussi être causés par des instruments coupants, les extrémités acérées des os cassés, des planchers glissants, le matériel électrique, des fixateurs chimiques et des désinfectants.
En plus des exigences décrites dans les Normes sur le confinement des installations vétérinaires(1), les pratiques opérationnelles suivantes doivent être observées dans les salles de nécropsie.
Chapitre 5 Décontamination
Les agents responsables de l'EST sont particulièrement résistants aux méthodes physiques et chimiques conventionnelles de décontamination(1). L'inactivation complète n'est pas toujours possible, mais il faut veiller par tous les moyens à ce que la décontamination soit adéquate. Ce chapitre décrit les méthodes de décontamination acceptées à l'échelle internationale (p. ex., WHO Infection Control Guidelines for Transmissible Spongiform Encephalopathies - PDF (194 ko). Ces recommandations pourraient changer à mesure que de nouveaux renseignements sont disponibles. Les technologies de traitement décrites dans ce document sont limitées à celles visant à décontaminer les déchets des laboratoires, des installations vétérinaires et des salles de nécropsie qui manipulent des agents pathogènes de maladies à prions. De ce point de vue, les nouvelles technologies nécessiteront une plus grande évaluation, y compris des preuves de l'inactivation des prions publiées dans des journaux scientifiques examinés par des pairs.
Santé Canada évalue les désinfectants chimiques liquides pour en assurer la sécurité, l'efficacité et la qualité. Il n'existe présentement aucune méthode certifiée pour analyser les « désinfectants » efficaces contre les prions. Les fabricants qui désirent apposer une étiquette alléguant l'efficacité contre les prions devraient communiquer avec la Direction des produits thérapeutiques, dont l'adresse du site Web est la suivante : http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/prodpharma/index-fra.php.
Voir le Guide de prévention des infections : La maladie de Creutzfeldt-Jakob classique au Canada de Santé Canada(2) pour prendre note des méthodes de décontamination appropriées aux établissements de santé destinés aux humains.
Tissus et carcasses d'animaux infectés :
Litières et déchets contaminés de petits animaux :
Litières et déchets contaminés de gros animaux :
Déchets solides (EPI jetable, ordures, etc.)
Instruments qui doivent être jetés
Les essuie-tout utilisés pour nettoyer les instruments doivent être traitées comme des déchets solides.
Instruments qui doivent être réutilisés
Les instruments et le matériel réutilisables doivent demeurer humides entre le moment où ils sont exposés à du matériel infectieux et leur nettoyage et leur décontamination ultérieurs(4).
Les essuie-tout utilisés pour essuyer les instruments doivent être traités comme des déchets solides.
Liquides
Surfaces
Le personnel devrait bien connaître (et observer) les lignes directrices en matière de sécurité pour le travail avec des produits chimiques. Il faut lire soigneusement les étiquettes et les fiches signalétiques. Il convient de porter l'EPI approprié pour prévenir les expositions à des produits chimiques. Le NaOH réagit avec le CO2 pour former des carbonates qui neutralisent le NaOH et diminuent son efficacité comme décontaminant.
L'exposition des solutions de NaOCl à l'air et à la lumière amplifie la perte de chlore disponible. Il est donc recommandé de :
Les exemples qui suivent montrent comment préparer des solutions qui serviront à la décontamination chimique.
Préparation d'une solution de chlore disponible à 2 % (20 000 ppm)
La concentration de NaOCl dans l'eau de Javel vendue dans le commerce varie. Il faut donc vérifier la garantie sur l'étiquette du produit avant de calculer le facteur de dilution.
| Exemple 1 | Exemple 2 |
|---|---|
| L'eau de Javel domestique contient en général 5,25 % de
NaOCl
2/5 X 5,25 % = 2,1 % NaOCl Ajouter 2 parties d'eau de Javel domestique pour 3 parties d'eau. |
L'eau de Javel vendue pour les piscines contient de 10 à 12 % de
NaOCl
1/5 X 10 % = 2 % NaOCl Ajouter 1 partie d'eau de Javel du commerce pour 4 parties d'eau. |
Préparation d'une solution de NaOH 2M :
La molarité (M) et la normalité (N) du NaOH sont égales. Autrement dit, une solution de NaOH 2N équivaut à une solution de NaOH 2M (M = ,mol/L, 1 mol de NaOH = 40 g).
Exemple
Préparer un litre d'une solution de NaOH 2M.
2M NaOH (aq) = 2 mol de NaOH / L
eau
= 2 (40 g)/L
= 80 g/L
Ajouter 80 g de NaOH par litre d'eau.
Mise en garde : Il faut être prudent lorsqu'on mélange du NaOH et de l'eau, car une réaction exothermique se produit et libère de la chaleur
L'établissement sera certifié par l'agence canadienne d'inspection des aliments (ESB, MDC, la tremblante du mouton) ou par l'agence de la fonction publique du Canada (MCJ) en fonction des pathogènes qui seront manipulés dans cet établissement.La section 6.3 donne un aperçu des éléments critiques du système de confinement qui doivent être vérifiés dans le cadre de la certification initiale. Un plan d'étage des installations avec des précisions concernant les surfaces doit être présenté. Des protocoles opérationnels doivent également être établis et soumis avant que le travail avec des agents responsables de l'EST ne puisse être effectué. La formation du personnel est un aspect critique de ce processus et peut comporter un travail initial sur des tissus non infectés. Les utilisateurs doivent comprendre les systèmes de confinement et leur fonctionnement en plus de connaître les méthodes scientifiques. Des registres détaillés du processus de certification et des rapports des tests doivent être tenus. Une inspection de l'établissement peut être nécessaire avant sa certification.
La certification devrait également être renouvelée tous les deux ans. Des registres détaillés du processus de re-certification et des rapports des tests doivent être tenus. Avant de faire des changements au programme, il faudrait soumettre les procédures opérationnelles en vue d'un examen.
Finition des surfaces de travail
Les tables de travail, les encadrements, les murs et les planchers doivent être inspectés visuellement pour déterminer s'ils sont lavables et s'ils peuvent résister aux méthodes de décontamination. Les surfaces devraient être continues, sans joint. Les ouvertures au niveau et au-dessous de la surface de travail devraient être scellées pour permettre un nettoyage et une décontamination en profondeur.
Dispositifs de communication
Les systèmes de communication et de transfert électronique sur papier (p. ex., intercom, téléphone, télécopieur) doivent être vérifiés pour s'assurer qu'ils fonctionnent tel que prévu.
Dispositifs de contrôle d'accès/sécurité
Les systèmes de sécurité (p. ex., accès contrôlé) doivent être vérifiés pour s'assurer qu'ils fonctionnent tel que prévu.
Autoclaves et systèmes de décontamination
Il faut vérifier le bon fonctionnement de tous les systèmes de stérilisation (p. ex., autoclaves, systèmes de traitement des effluents liquides) et utiliser des charges représentatives au moment des essais.
Les indicateurs biologiques sont inactivés à des températures inférieures à celles requises pour les agents de maladies à prions (c.-à-d., de 134 à 138°C). L'utilisation d'indicateurs biologiques pourrait donc donner une fausse assurance d'inactivation de prions. Il faudrait par conséquent utiliser des indicateurs chimiques spécialement conçus pour les prions ou une température de charge interne pour confirmer les paramètres du traitement. Pour les techniques faisant appel aux produits chimiques, les recommandations du chapitre 5 doivent être suivies. Fournir assez de documentation pour les produits nouveaux pour permettre la vérification de l'inactivation des prions. Tous les autres systèmes de décontamination (p. ex., cuves d'immersion) doivent être vérifiés afin de s'assurer qu'ils fonctionnent selon les spécifications. Il faut fournir une description de la méthode à suivre.
Enceintes de biosécurité
Les essais et la certification des EB doivent se faire conformément à la norme CSA Z316.3-95(1) ou à la norme pertinente du NSF(2).
Les dispositifs d'interverrouillage (p. ex., ventilateur de soufflage et ventilateur d'extraction de classe II type B2) doivent faire l'objet d'essais conformément à la norme pertinente du NSF(3).
On doit simuler des conditions d'alarme afin de vérifier si les pannes des EB et/ou des ventilateurs d'extraction sont effectivement détectées.
Hottes de laboratoire
Toutes les hottes de laboratoire de même que leurs systèmes connexes d'extraction et d'évacuation doivent être soumis à des essais sur place conformément aux exigences de la norme CSA Z316.5-94, Fume Hoods and Associated Exhaust Systems (1994)(4).
Clapets de non-retour
Les dispositifs de prévention du refoulement de l'eau doivent être soumis à des essais conformément à la norme CAN/CSA-B64.10-94(5).
Bassins oculaires et douches d'urgence
Le débit et la température de l'eau des bassins oculaires et des douches d'urgence doivent être vérifiés conformément à la norme ANSI Z3858.1(6).
Génératrice de secours
La génératrice électrique de secours doit être soumise à des essais dans des conditions de charge appropriées pour s'assurer que les systèmes fonctionneront selon les spécifications.
Traitement des effluents (au besoin)
Les tuyaux d'évacuation et les conduites connexes reliées aux systèmes de traitement des effluents (y compris les conduits de ventilation connexes) doivent être soumis à des essais conformément à la section 3.6, Essais des réseaux d'évacuation de ventilation (1990) du Code canadien de la plomberie(7); la pression au cours de l'essai à l'air du réseau d'évacuation devant dépasser par un facteur de sécurité la pression établie par le Code, qui est de 35 kPa (p. ex., correspondre au double de la pression prescrite par le Code).
Le traitement des effluents doit être adéquat pour les prions.
Procédures opérationnelles
Les procédures opérationnelles pour les installations EST doivent faire l'objet d'un examen.
Ce document a été rédigé par l'unité du confinement des biorisques et de la sécurité de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.
Un comité formé d'un groupe consultatif scientifique et de spécialistes en biosécurité a passé en revue le document. Le groupe était composé des personnes suivantes.
Dr Aruguma Balachandran
Pathologiste vétérinaire, Encéphalopathies spongiformes
transmissibles
Laboratoire d'Ottawa (Fallowfield)
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Dre Catherine Bergeron, MD,
FRCPC
Professeure agrégée et neuropathologiste
Centre for Research in Neurodegenerative
Diseases
Université de Toronto
Toronto (Ontario)
Andréanne Bonhomme
Spécialiste en confinement biologique
Bureau de la sécurité en laboratoire
Agence de santé publique du Canada
Ottawa (Ontario)
Dr Peter Cairns
Agent de biosécurité
Centre national des maladies animales exotiques
Agence canadienne d'inspection des aliments
Winnipeg (Manitoba)
Dr Neil Cashman
Professeur, Department of Medicine and Medical Biophysics
Centre for Research in Neurodegenerative Diseases
Université de Toronto
Toronto (Ontario)
Dr Mike Coulthart
Chef, Laboratoire national pour les
maladies à prions
Laboratoire national de génétique de
l'hôte et des maladies à prions
Santé Canada
Winnipeg (Manitoba)
Dre Catherine Curtis
Pathologiste vétérinaire
Laboratoire de Lethbridge
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Dre Stefanie Czub
Chef, Pathologie
Centre national des maladies animales exotiques
Agence canadienne d'inspection des aliments
Winnipeg (Manitoba)
Mary Louise Graham
Chef, Division de la biosécurité
Bureau de la sécurité en laboratoire
Agence de santé publique du Canada
Ottawa (Ontario)
Dre Penny Greenwood
Vétérinaire principale
Contrôle des maladies, Tremblante/encéphalopathie
spongiforme bovine
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Dr Gary Little
Vétérinaire principal
Contrôle des maladies, Encéphalopathie spongiforme bovine
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Lisa Manning
Biologiste, Histologie
Centre national des maladies animales exotiques
Agence canadienne d'inspection des aliments
Winnipeg (Manitoba)
Stephen Norman
Chef, Programme des services de biosécurité
Unité du confinement des biorisques et de la sécurité
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Dr Shane Renwick, DMV, MSc
Directeur, Services de laboratoire en santé animale
Direction des laboratoires
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Shirley Paton
Chef, Section des infections nosocomiales
et professionnelles
Santé Canada
Ottawa (Ontario)
Dr Brian Peart
Vétérinaire principal
Contrôle des maladies, Maladie du dépérissement chronique
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Dr Yves Robinson
Pathologiste
Laboratoire de St-Hyacinthe
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Ken Ugwu
Ingénieur principal, Confinement
biologique
Bureau de la sécurité en laboratoire
Agence de santé publique du Canada
Ottawa (Ontario)
Dr David Westaway
Professeur agrégé
Centre for Research in
Neurodegenerative Diseases
Université de Toronto
Toronto (Ontario)
Lisa Young
Chef, Programme de bioconfinement
et de certification
Unité du confinement des biorisques et de la sécurité
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)
Viviane Bergevin
Chef intérimaire, Programme de bioconfinement et de certification
Unité du confinement des biorisques et de la sécurité
Agence canadienne d'inspection des aliments
Ottawa (Ontario)