Exigences américaines relatives aux importations de poivrons frais du Canada
Dès le vendredi 22 octobre, le département de l'Agriculture des États Unis (USDA) autorisera l'importation de poivrons frais du Canada lorsqu'ils sont accompagnés d'un certificat d'origine délivré par l'industrie prouvant qu'ils ont été cultivés au Canada ou dans l'un des quatre pays approuvés, c'est à dire la Belgique, le Mexique, la République dominicaine ou les États Unis (É. U.).
Cette mesure découle de la récente découverte, par les É. U., de la présence de la chenille Thaumatotibia leucotreta dans un envoi de poivrons frais importés des Pays Bas. Le 1er octobre, les É. U. ont interrompu les importations de poivrons frais des Pays Bas et renforcé davantage les mesures préventives en exigeant qu'un certificat d'origine accompagne les envois de poivrons en provenance du Canada.
Les É. U. n'autoriseront pas l'entrée au pays de poivrons n'ayant pas été cultivés au Canada ou dans l'un des quatre pays susmentionnés, peu importe leur lieu d'expédition. L'USDA appliquera sa réglementation dans le cas de chaque envoi faisant l'objet d'une fausse déclaration à la frontière en ce qui concerne son pays d'origine. Au titre du Règlement sur la protection des végétaux du Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) exige que tous les exportateurs respectent les exigences de l'USDA en matière d'importation.
L'ACIA examinera les exigences de l'USDA en ce qui concerne l'importation de poivrons frais à partir d'autres pays en vue d'accroître la liste des pays producteurs de poivrons pour lesquels le Canada peut effectuer une réexportation vers les É. U. L'ACIA devra évaluer les exigences phytosanitaires pour chacun des pays d'origine afin de déterminer si une certification peut être allouée pour la réexportation vers les É. U.
L'ACIA continue de permettre l'importation de poivrons frais provenant des Pays Bas. On inspectera la totalité des envois provenant de ce pays afin de s'assurer qu'ils sont exempts de la chenille Thaumatotibia leucotreta, et ce, jusqu'à ce que les autorités néerlandaises en matière de protection des végétaux respectent en tout temps les exigences phytosanitaires. En outre, l'ACIA exige désormais que les envois de poivrons frais en provenance des Pays Bas soient accompagnés d'un certificat phytosanitaire confirmant qu'ils n'ont pas été contaminés par la chenille Thaumatotibia leucotreta, quel que soit le stade de croissance de celle ci.
De nombreux pays considèrent la chenille Thaumatotibia leucotreta comme étant un ravageur important puisqu'il peut nuire à une grande variété de végétaux. Cependant, le Canada ne le considère pas comme un ravageur justiciable de quarantaine.
Publié initialement le 23 octobre 2009 (Avis à l'industrie)
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