PI-010 – Protocole d'éradication visant les pépinières de multiplication infectées par le Phytophthora ramorum
2ième révision
Table des matières
- Personne-ressource
- Révision
- Approbation
- Registre des modifications
- Liste de distribution
- 1.0 Introduction
- 2.0 Définitions
- 3.0 Objectif
- 4.0 Modalités d'application du Protocole
- 5.0 Contrôle réglementaire – Sécurisation de la pépinière
- 6.0 Enquête et inspection de la pépinière et du périmètre
- 7.0 Contrôle réglementaire – Destruction du matériel infesté
- 8.0 Contrôle réglementaire – Traitement du sol infesté et de l'eau contaminée
- 9.0 Contrôle réglementaire – Zones mises en quarantaine après la destruction
- 10.0 Levée de la quarantaine dans la pépinière
- 11.0 Surveillance après éradication
- 12.0 Annexes
- Annexe 1 – Liste des plantes hôtes à risque élevé
- Annexe 2 – Traitements et désinfection
- Annexe 3 – Mesures de biosécurité visant les pépinières sous contrôle réglementaire
- Annexe 4 – Recommendations générales relatives à l'utilisation des formulaires réglementaires
- Annexe 5 – Échantillonnage de délimitation du Protocole officiel visant les pépinières
- Annexe 6 – Liste de contrôle et dossiers de l'inspecteur
- Annexe 7 – Échantillonnage de la terre et de l'eau
- Annexe 8 – Manutention et expédition des échantillons
- Annexe 9 – Mesures à prendre par les pépinières de multiplication en présence de contamination par le P. ramorum dans l'année suivant la réception d'un avis de levée de quarantaine
- Annexe 10 – Résumé des activités d'éradication
Personne-ressource
L'agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).
Révision
La présente directive sera révisée lorsque de nouvelles données concernant les méthodes appropriées d'éradication ou de lutte contre la propagation du P. ramorum seront déterminées.
Approbation
Approuvée par :
Joanne Rousson, Coordinateur de project
Greg Stubbings, Dirigeant principal de la protection des végétaux
Registre des modifications
Les modifications apportées au présent document seront numérotées consécutivement. Elles seront affichées sur la page de Phytophthora ramorum l'intranet de l'ACIA
| Numéro de la modification : | Modifié par : | Date de présentation aux fins d'approbation : | Résumé de la modification et nombre de page(s) modifiée(s) : |
|---|---|---|---|
| 1 | John McDonald | 18 septembre 2009 | Date de révision a été modifié. Aucun autre changement n'a été effectué. |
| 2 | Shane Sela | 25 février 2010 | Modifié l'annexe 4 pour des clarifications. |
Liste de distribution
La version la plus récente du présent document sera affichée sur le site Internet de l'ACIA. En outre, l'original signé sera conservé au bureau du (de la) coordonnateur (trice) du Comité du Système qualité et la copie maîtresse électronique se trouve chez le coordonnateur (trice) du Comité du Système qualité.
1.0 Introduction
Le Phytophthora ramorum est un organisme de quarantaine réglementé par l'ACIA dans la directive D-01-01, Exigences phytosanitaires visant à prévenir l'introduction et la propagation du Phytophthora ramorum. Le département de l'Agriculture des États Unis (USDA) ainsi que de nombreux autres pays réglementent les marchandises pour empêcher l'entrée ou le déplacement de P. ramorum.
Au cours des dernières années, des incursions de P. ramorum ont été détectées dans des pépinières comme conséquence prévisible des échanges commerciaux de plantes infestées. Les introductions du pathogène dans des régions cultivées des États Unis et du Canada ont obligé des organismes de réglementation des deux pays à mettre en oeuvre des mesures d'éradication. Le USDA et l'ACIA tentent d'harmoniser, chaque fois que cela est possible, les procédures antiparasitaires de terrain contre le P. ramorum. Le présent document expose les mesures réglementaires prises par le Canada en vue d'éradiquer les incursions de P. ramorum dans les pépinières commerciales spécialisées dans la multiplication de végétaux.
2.0 Définitions
Les définitions des termes utilisés dans le présent document se trouvent dans le Glossaire – Division de la protection des végétaux
3.0 Objectif
Le présent protocole vise à garantir que toute infestation dans les pépinières de multiplication fait l'objet de mesures systématiques et efficaces d'éradication. Un pépinière de multiplication est un lieu de production où des végétaux destinés à la plantation sont multipliés, à l'exclusion des plantes qui multiplient des végétaux destinés à la plantation uniquement par semences ou cultures tissulaires.
La collaboration des gestionnaires des pépinières est essentielle. Il est essentiel de détecter rapidement la présence de P. ramorum et de la signaler afin de garantir l'enrayement de l'infestation et de réduire au minimum sa propagation. Les principes d'éradication employés dans le présent protocole sont semblables à ceux mis en oeuvre par les États Unis et l'Union européenne.
4.0 Modalités d'application du Protocole
Un résumé des mesures et des activités mentionnées dans le présent protocole se trouve à l'annexe 10.
Le présent protocole est mis en oeuvre lorsque la présence de P. ramorum dans une pépinière de multiplication aura été confirmée par les résultats d'analyse des échantillons prélevés lors d'un retraçage aval, d'un retraçage amont, d'une enquête nationale sur le P. ramorum ou par tout autre moyen. Les échantillons qui s'avèrent infectés devront avoir été analysés dans un laboratoire de l'ACIA à l'aide d'une méthode approuvée par l'ACIA.
Si le P. ramorum est détecté dans une pépinière de multiplication moins d'un an après la délivrance d'un Avis de levée de quarantaine, il peut s'agir d'un signe de l'inefficacité des mesures d'éradication utilisées précédemment. Dans ce cas, la pépinière de multiplication doit mettre en oeuvre les mesures établies dans l'annexe 9.
5.0 Contrôle réglementaire – Sécurisation de la pépinière
Lorsque la présence de P. ramorum est détectée dans une pépinière de multiplication, toutes les plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] à risque élevé et toutes les plantes se trouvant dans les parcelles où les plantes infestées ont été repérées doivent être mises en quarantaine et retenues jusqu'à ce qu'un échantillonnage de délimitation dans la pépinière et les analyses soient terminés. On entend par parcelle de plantes, un regroupement de plantes. La limite de la parcelle est constituée par une séparation de deux (2) m produite par des plantes non hôtes ou par une zone sans plantes. La quarantaine doit être établie par la délivrance de l'avis approprié mentionné dans l'annexe 4.
Pendant la période de quarantaine, la pépinière est autorisée à poursuivre ses activités de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes établies dans le protocole ou dans les avis et recommandées par un inspecteur de l'ACIA ou s'opposent aux modalités d'exploitation prescrites dans l'annexe 3.
Les mesures de quarantaine doivent garantir que les matières végétales rejetées et la terre ou l'eau d'irrigation qui pourrait être infestées soit protégées jusqu'à ce que toutes les analyses soient terminées.
Lorsque l'enquête de délimitation est terminée et que les résultats de l'échantillonnage ont confirmé l'étendue de l'infestation, il faut déterminer les parcelles de destruction et/ou de traitement conformément à la section 8 du présent protocole. La quarantaine peut alors être levée. La parcelle de destruction et la zone de quarantaine, déterminées dans les sections 8 et 10, doivent demeurer en quarantaine jusqu'à ce que les analyses confirment que la pépinière est exempte de la maladie.
Conformément à l'annexe 3, tout le matériel utilisé dans le site de la pépinière ne doit pas être déplacé du lieu de production ou d'un champ infesté sans avoir été bien nettoyé. Il est interdit au personnel de la pépinière de pénétrer dans les zones de quarantaine, à moins d'avoir reçu l'autorisation de l'ACIA. Les mesures sanitaires supplémentaires mentionnées dans l'annexe 3 peuvent être exigées pour empêcher la propagation du P. ramorum. Ces mesures doivent être énoncées en détail sur l'avis pertinent.
6.0 Enquête et inspection de la pépinière et du périmètre
Un inspecteur de l'ACIA doit identifier la pépinière et consigner les détails liés à ses activités sur la liste de vérification se trouvant dans l'annexe 6.
6.1 Présentation des échantillons au laboratoire
Tous les échantillons prélevés doivent être présentés conformément aux directives de l'annexe 8 et être expédiés à l'adresse suivante :
À l'attention du Laboratoire de phytopathologie
Laboratoires des végétaux de l'Ontario
2e étage
3851, chemin FALLOWFIELD
Boîte postale 11300
OTTAWA (ONTARIO) K2H 8P9
6.2 Enquête de délimitation
Lorsqu'une plante infectée a été détectée, l'ACIA doit inspecter toutes les plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] se trouvant dans le lieu de production, principalement les plantes hôtes à risque élevé. On doit inspecter toutes les plantes se trouvant dans les aires de détention, les aires de vente au détail et les aires de multiplication. On doit identifier et échantillonner les plantes présentant des symptômes correspondant aux maladies causées par le P. ramorum. Les échantillons doivent être expédiés au laboratoire conformément aux protocoles énoncés dans les annexes 7 et 8.
Une fois l'enquête de délimitation terminée, toute plante dans laquelle la présence du P. ramorum a été confirmée et tous les végétaux adjacents, comme le décrit la section 8 ci-dessous, doivent être mis en quarantaine et détruits. Toutes les plantes hôtes à risque élevé [les genres énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] doivent être mises en quarantaine durant cette période.
6.3 Retraçage aval et retraçage amont
Lorsque cela est possible, l'inspecteur de l'ACIA doit repérer tous les envois de plantes infestées (et/ou de plantes hôtes du même lieu de production) effectués dans les 12 mois précédant la détection du premier cas de P. ramorum. Les activités de retraçage aval doivent porter sur les déplacements des plantes vers les lieux de production et les lieux de distribution étant donné que ces lieux représentent le risque le plus important de dissémination du pathogène. Lorsqu'il existe des registres, on peut aussi retracer les envois aux aménagements paysagers et aux points de vente.
L'inspecteur doit aussi tenter de déterminer l'origine des plantes infestées qui pourraient avoir été transportées dans l'établissement par des activités de retraçage amont.
Les renseignements provenant du retraçage amont concernant les plantes infestées provenant d'un lieu hors de la zone locale doivent être transmis au spécialiste responsable de la lutte contre le P. ramorum qui les communiquera aux autres régions aux fins d'inspection ou autres mesures, le cas échéant.
6.4 Échantillonnage de la terre et du terreau
Si des plantes hôtes à risque élevé (les plantes des genres énumérés dans l'annexe 1 de ce document) infestées se trouvent dans le sol, sur une surface perméable couvrant la terre ou que des aires de terre se trouvent en aval des plantes infestées, l'inspecteur doit échantillonner ces aires afin d'établir si ces sols ont été contaminés. L'inspecteur doit aussi déterminer le contenu et l'origine (composition) de la terre ou du terreau utilisé par l'établissement ainsi que les méthodes d'entreposage et de manipulation. L'annexe 7 expose en détail les méthodes d'échantillonnage de la terre et du terreau. Conserver séparément les échantillons de terre et de terreau.
6.5 Échantillonnage de l'eau
Il faut déterminer la source d'eau qui approvisionne l'établissement aux fins d'irrigation des plantes. Si l'eau d'irrigation provient de l'eau de surface du site, l'eau d'irrigation doit être échantillonnée conformément aux normes mentionnées dans l'annexe 7. Il n'est pas nécessaire d'échantillonner l'eau d'irrigation provenant d'un réseau d'aqueduc municipal qui traite l'eau avant de la distribuer.
6.6 Inspection du périmètre
Il faut effectuer une inspection du périmètre visant toutes les plantes hôtes à risque élevé (les plantes des genres énumérés dans l'annexe 1 de ce document) présentes dans la zone de 10 mètres entourant la pépinière de multiplication. Cette inspection a pour objectif de s'assurer que le P. ramorum présent dans la pépinière infectée ne s'est pas propagé et de vérifier que le foyer d'infection de la pépinière touchée ne provient pas du milieu environnant. Cette inspection doit être effectuée durant une période propice à l'expression des symptômes de la maladie et durant la période de mise en quarantaine de la pépinière conformément aux indications de la section 6 ci-dessus.
6.7 Surveillance des fongicides utilisés
Déterminer si la pépinière effectue des applications de fongicides. Le cas échéant, il faut consigner la date de traitement, la substance utilisée, la quantité et la dose appliquées et conserver les registres. L'inspecteur doit déterminer si les végétaux, la terre ou les milieux de culture reçoivent un autre type quelconque de traitement (amendements, engrais).
7.0 Contrôle réglementaire – Destruction du matériel infesté
Une zone de destruction comprenant un groupe de plantes contigus dans laquelle un ou plusieurs plantes qui sont infectées par la P. ramorum et qui vont être détruites seront identifiés, selon les critères établis dans les sections 8.1 et 8.2 de ce document. La portée de l'ordre de destruction des plantes infestées dépend s'il s'agit de plantes infestées à risque élevé ou à risque faible. Les ordres de destruction sont transmis à la pépinière de multiplication à l'aide de l'avis approprié, conformément aux instructions dans l'annexe 4.
Pour ramasser les débris végétaux dans la parcelle de destruction, il faut ratisser un périmètre de trois (3) mètres à partir de l'extérieur du périmètre de la parcelle de destruction en direction des végétaux infectés. Il faut placer les débris dans des sacs doubles et les éliminer avec les végétaux infectés conformément aux exigences phytosanitaires.
7.1 Destruction des plantes hôtes à risque élevé
Si les plantes infestées sont des plantes hôtes à risque élevé (les plantes des genres énumérés dans l'annexe 1 de ce document), il faut établir une parcelle de destruction comprenant toutes les plantes hôtes d'une parcelle de plantes. On entend par parcelle de plantes, un regroupement de plantes. La limite de la parcelle est constituée par une séparation de deux (2) mètres produite par des plantes non hôtes ou par une zone sans plantes.
Les plantes doivent être détruites conformément aux spécifications de l'annexe 2. Les plantes non hôtes présentes dans une parcelle de destruction seront conservées, ou déplacées sous supervision officielle vers une zone sûre à surface non poreuse, durant la période de quarantaine et seront visées par les mêmes conditions que les plantes hôtes se trouvant dans les zones de quarantaine.
7.2 Destruction des plantes hôtes à risque faible
Si les plantes infestées sont des plantes hôtes à risque faible [les plantes énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)], à l'exclusion des plantes identifiés comme des hôtes à risque élevé dans l'annexe 1 de ce document), il faut déterminer une parcelle de destruction comprenant toutes les plantes hôtes se trouvant à moins de deux (2) m des plantes infestées. Les plantes doivent être détruites conformément aux spécifications énoncées dans l'annexe 2.
8.0 Contrôle réglementaire – Traitement du sol infesté et de l'eau contaminée
Lorsque l'eau, la terre ou les milieux de culture de l'établissement sont contaminés par le P. ramorum, il faut appliquer un traitement conformément aux spécifications de l'annexe 2. De plus, si l'eau contaminée a été utilisée aux fins d'irrigation, toutes les plantes et les milieux de culture présents dans la zone irriguée doivent être analysés et mis en quarantaine dans l'établissement jusqu'à ce que des analyses confirment que les plantes sont exemptes de la présence de P. ramorum. Si des plantes, du matériel végétal, des milieux de culture ou de la terre d'un empilement de matières végétales rejetées sont positifs (infestées par le P. ramorum), l'empilement de matières végétales rejetées doit être traité ou détruit à l'aide d'une ou de plusieurs des techniques décrites en détail dans l'annexe 2. Un avis de disposition pertinent doit être délivré conforment à l'annexe 4.
9.0 Contrôle réglementaire – Zones mises en quarantaine après la destruction
Une zone de 10 m entourant les parcelles de destruction doit être mise en quarantaine à l'aide de l'avis pertinent spécifié dans l'annexe 4. Toutes les plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] dans cette zone doivent être retenues pendant un minimum de 90 jours suivant la date des premiers résultats positifs, en s'assurant que les 90 jours comprennent la période où les conditions environnementales sont propices à l'expression de la maladie. Les plantes non hôtes de cette zone peuvent être déplacées, à condition que les conditions de déplacement aient été prescrites par écrit par un inspecteur de l'ACIA.
Pendant la période de quarantaine :
Les plantes hôtes ne peuvent pas être déplacées dans ou hors de le zone de quarantaine.
Toutes les plantes hôtes à risque élevé (les plantes des genres énumérés dans l'annexe 1 de ce document) dans la zones doivent être inspectées et échantillonnées conformément au protocole énoncé en détail dans l'annexe 6 à au moins deux reprises pendant la période où les conditions environnementales sont propices à l'expression de la maladie. D'autres plantes présentant des symptômes similaires à ceux causés par le P. ramorum doivent aussi être échantillonnées. L'inspection et l'échantillonnage doivent être effectués vers le milieu de la période de quarantaine prévue et une autre fois vers la fin de la période de quarantaine, pour que les résultats d'analyse soient disponibles à la fin de la quarantaine.
Si un échantillon de plante s'avère infecté par le P. ramorum, il faudra à nouveau délimiter la parcelle de destruction et la zone sous quarantaine et entreprendre une nouvelle période de quarantaine.
Si un échantillon d'eau, de terre et/ou de milieu de culture s'avère contaminé par le P. ramorum durant l'enquête de délimitation, des échantillons d'eau, de terre et/ou de milieu contaminés seront prélevés lors de chacun des deux échantillonnages prévus durant la période quarantaine, puis analysés.
Si un échantillon de terre ou de terreau s'avère contaminé, un avis de quarantaine visant toutes les plantes (hôtes ou non hôtes) de la parcelle dont la terre est contaminée sera délivré, puis les plantes seront échantillonnées et analysées.
10.0 Levée de la quarantaine dans la pépinière
Le contrôle réglementaire peut être levé de deux façons :
10.1 Levée du contrôle réglementaire avant la fin de la période de quarantaine
Si les résultats d'analyse des échantillons d'eau, de terre et de terreau et du périmètre sont négatifs, les gestionnaires peuvent soustraire la pépinière de multiplication à la période de quarantaine de 90 jours spécifiée dans la section 10 s'ils décident de détruire volontairement toutes les plantes et parties de plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] présentes dans la parcelle de destruction et dans la zone sous quarantaine précisée dans la section 10. De plus, ils doivent avoir mené à bien tout traitement requis par les autorités. La pépinière doit, cependant, faire l'objet d'une nouvelle visite après environ 90 jours pendant lesquels les conditions étaient propices au développement de la maladie afin d'effectuer une inspection et un échantillonnage de la terre dans la parcelle de destruction.
OU
10.2 Levée du contrôle réglementaire à la fin de la période de quarantaine
Une fois la période de quarantaine de 90 jours terminée, l'ACIA peut lever la quarantaine visant la pépinière de multiplication si les conditions suivantes sont remplies :
Pendant la période durant laquelle les conditions étaient propices au développement de la maladie, les protocoles d'échantillonnage et d'analyse approuvés par l'ACIA n'ont permis de dépister aucun autre cas d'infection du matériel de la pépinière par le P. ramorum dans la zone sous quarantaine précisée dans la section 10 après la destruction des plantes infestées et/ou le traitement de la terre ou de l'eau.
Les résultats d'analyse des échantillons d'eau, de terre et de terreau, en conformité avec les protocoles d'échantillonnage et d'analyse approuvés par l'ACIA, étaient également négatifs.
11.0 Surveillance après éradication
Les pépinières qui ont été infectées continueront de faire l'objet d'une surveillance au cours des deux années qui suivent la levée de quarantaine. Des échantillons seront prélevés lorsque les conditions saisonnières propices à la croissance du P. ramorum et à l'apparition de symptômes sont optimales. Ces pépinières ne sont pas visées par une quarantaine ou une mesure réglementaire, à moins que d'autres foyers d'infection ne soient dépistés.
12.0 Annexes
Annexe 1 – Liste des plantes hôtes à risque élevé
Annexe 2 – Traitements et désinfection
Annexe 3 – Mesures de biosécurité visant les pépinières sous contrôle réglementaire
Annexe 4 – Recommendations générales relatives à l'utilisation des formulaires réglementaires
Annexe 5 – Échantillonnage de délimitation du Protocole officiel visant les pépinières
Annexe 6 – Liste de contrôle et dossiers de l'inspecteur
Annexe 7 – Échantillonnage de la terre et de l'eau
Annexe 8 – Manutention et expédition des échantillons
Annexe 9 – Mesures à prendre par les pépinières de multiplication en présence de contamination par le P. ramorum dans l'année suivant la réception d'un avis de levée de quarantaine
Annexe 10 – Résumé des activités d'éradication
Annexe 1
Liste des plantes hôtes à risque élevé
Plantes des genres suivants :
- Camellia
- Rhododendron
- Pieris
- Kalmia
- Viburnum
Annexe 2
Traitements et désinfection
L'ACIA peut ordonner que les traitements suivants soient effectués en cas de dépistage du P. ramorum chez des plantes ou dans la terre, le terreau ou l'eau.
D'autres traitements peuvent être proposés par l'ACIA et peuvent être utilisés s'ils sont approuvés par écrit par l'ACIA.
1. Végétaux infectés
Nota : le matériel hôte, y compris la litière feuillue, ne doit pas être placé dans des tas de compost ni être éliminé avec les ordures ou les rebuts de l'établissement. Il doit être soit ramassé et incinéré, soit placé dans des sacs doubles et enfoui en profondeur dans un lieu approuvé par l'ACIA.
Incinération (réduction en cendres) : Les végétaux infectés, les milieux de culture et les récipients (c.-à-d., les pots et plateaux) qui leur sont associés, tous les débris de feuilles présents dans le lieu d'entreposage des plantes ou près de celui-ci peuvent être éliminés par incinération dans des installations ou un autre endroit (p. ex., sur place) autorisés par la législation et la réglementation provinciales et municipales et jugés acceptables par l'ACIA. Il faut prendre toutes les précautions qui s'imposent lors du transport hors de la pépinière et déployer tous les efforts nécessaires pour éviter de disperser les débris végétaux et la terre associés aux végétaux infectés avant l'incinération. Cette dernière peut se faire à ciel ouvert ou dans un incinérateur.
Enfouissement en profondeur : Les végétaux infectés, les milieux de culture et les récipients (c.-à-d., les pots et plateaux) qui leur sont associés, tous les débris de feuilles présents dans le lieu d'entreposage des plantes ou près de celui-ci doivent être placés dans des doubles sacs de plastique de 2 mm d'épaisseur ou plus et enfouis à une profondeur d'au moins deux mètres dans un lieu approuvé par l'ACIA. Il faut déployer tous les efforts nécessaires pour éviter de disperser les débris végétaux et la terre associés aux végétaux infectés.
2. Surfaces non poreuses
La plupart des désinfectants ne sont pas homologués pour décontaminer la terre et ne sont utiles que pour les matériaux non poreux comme les planchers de béton, les pots de pépinière et les revêtements en plastique. Certains désinfectants sont homologués pour les surfaces non poreuses et peuvent réduire efficacement les populations des espèces de Phytophthora. Les outils, comme les couteaux, les sécateurs, les embouts brise-jet, les tubes-rallonges et les autres instruments utilisés dans la zone de quarantaine, doivent, si possible, n'être utilisés que dans la zone de quarantaine. Si les outils et d'autres instruments doivent être utilisés à l'extérieur de la zone de quarantaine, ils doivent être décontaminés à l'aide d'un désinfectant apte à éliminer le P. ramorum avant d'être déplacés vers un autre endroit. Toute surface poreuse (semblable à de la terre) doit être décontaminée à l'aide de la même méthode de traitement que celle décrite pour la terre.
Eau
Il faut traiter l'eau avec une méthode approuvée par l'ACIA, p. ex., une quantité de chlore actif suffisante pour que les échantillons prélevés à la sortie des tuyaux goutteurs/asperseurs aient une teneur en chlore de 2 mg/litre ou plus. Le traitement doit être approuvé par l'agent chargé de la réglementation et doit être surveillé et documenté adéquatement.
3. Terre et terreau
Terreau : Le terreau d'empotage doit être chauffé jusqu'à ce que la température centrale du lot traité atteigne au moins 82 °C pendant 30 minutes. Le traitement doit être effectué en présence d'un inspecteur.
Terre : La terre doit être chauffée jusqu'à ce que la température centrale du lot traité ou de la terre, jusqu'à une profondeur d'au moins 10 cm, atteigne au moins 82 °C pendant 30 minutes. Le traitement doit être effectué en présence d'un inspecteur.
Annexe 3
Mesures de biosécurité visant les pépinières sous contrôle réglementaire
Les mesures suivantes doivent être mises en oeuvre par les pépinières touchées et peuvent être prescrites par les inspecteurs de l'ACIA :
1. Accès restreint
Seuls les fonctionnaires et les employés doivent avoir accès aux lieux infectés et de détention. Il faut prendre les mesures nécessaires pour empêcher tout accès non autorisé, y compris utiliser des barrières matérielles, comme des rubans de bouclage, des clôtures temporaires, des bâches suspendues, et installer des affiches supplémentaires précisant qu'il s'agit d'un lieu à accès restreint. Un établissement qui doit accueillir des visiteurs doit prendre toutes les précautions nécessaires pour empêcher la dissémination de terre ou de débris contaminés et de végétaux infectés par les visiteurs.
2. Mesures sanitaires
Il faut prendre les mesures de biosécurité qui s'imposent pour s'assurer que le P. ramorum n'est pas transporté de la parcelle de destruction vers des lieux non infectés de la pépinière de vente au détail. Il faut planifier les tâches de façon à ce que les employés commencent leur journée dans les zones à faible risque avant de travailler dans la zone de quarantaine où les risques sont plus élevés. Dans la mesure du possible, aucun inspecteur ne doit, au cours d'une même journée, travailler dans la parcelle de destruction, puis effectuer l'enquête de délimitation dans le reste de l'établissement.
3. Véhicules
Les véhicules doivent être garés, si possible, loin de le la zone d'inspection immédiate, dans des aires de stationnement revêtues d'asphalte, de béton ou de gravier. Les pneus (ou autres parties en contact avec la terre) des véhicules doivent être débarrassés de la terre qui peut y adhérer avant de quitter l'établissement contaminée. Il faut désigner une zone propre dans le véhicule et une zone souillée (comme le coffre arrière ou un autre espace clos précis) où seront placés dans de doubles sacs les vêtements, l'équipement et le matériel à éliminer.
4. Vêtements
Les inspecteurs doivent porter une combinaison (en tissu ou jetable) lors des activités d'inspection. Une fois l'inspection terminée ou avant de travailler dans d'autres parties de la pépinière de vente au détail, l'inspecteur doit placer sa combinaison (à jeter/à nettoyer) dans un sac double, puis ranger le tout dans la zone souillée désignée de son véhicule.
5. Chaussures
Il faut nettoyer/désinfecter les chaussures à l'arrivée pour atténuer tout risque de dissémination de l'organisme de quarantaine et pour donner l'assurance à l'exploitant de l'établissement que l'ACIA prend toutes les mesures de biosécurité qui s'imposent. Lorsque de la terre ou des débris végétaux risquent d'être transportés par les chaussures, un bain de pieds rempli de désinfectant doit être installé à l'entrée de la zone de quarantaine et être utilisé par tout employé qui y entre ou en sort. Le désinfectant doit être renouvelé chaque jour. Des couvre-chaussures jetables peuvent être utilisés à la place d'un bain de pieds. Une fois l'inspection terminée, tous doivent gratter leurs chaussures pour en décoller la terre, puis les désinfecter, ou placer leurs couvre-chaussures jetables dans des sacs doubles puis ranger le tout dans la zone souillée désignée de leur véhicule.
6. Mains
Les personnes qui manipulent le matériel végétal soupçonné d'être infecté (y compris les plantes) ou qui sont en contact avec celui-ci doivent se laver les mains avec du savon ou un désinfectant dès qu'elles ont terminé leur tâche. De plus, il faut bien se laver les mains à l'eau et au savon (bien se frotter les mains avec une eau savonneuse pendant au moins 20 secondes) avant d'entrer dans le site d'inspection et après en être sorti. En l'absence d'un poste de lavage des mains, il faut se frotter les mains à l'aide d'un produit de rinçage/gel/agent antiseptique (à teneur minimale en alcool éthylique de 70 %). Les gants jetables peuvent être utilisés et doivent être placés dans un sac double en vue de leur élimination.
7. Matériel
Les outils, comme les couteaux, les sécateurs, les embouts brise-jet, les tubes-rallonges et les autres instruments utilisés dans la zone de quarantaine, doivent être utilisés uniquement dans la zone de quarantaine. Par ailleurs, le matériel doit être désinfecté le plus souvent possible sur place et, s'il doit être désinfecté ailleurs, il doit être placé dans des sacs doubles, puis rangé dans la zone souillée désignée du véhicule.
Annexe 4
Recommandations générales relatives à l'utilisation des formulaires réglementaires
Nota : Les formulaires réglementaires recommandés ainsi que le libellé présenté dans le tableau ci dessous sont des recommandations générales seulement, et ne doivent pas être interprétés comme des directives rigoureuses nécessairement applicables dans toutes les situations. Les conditions présentées dans chaque cas doivent orienter l'application du plan de mesures qui convient le mieux pour permettre une éradication efficace.
| Procédé/Étapes | Instructions/Exigences | Formulaires recommandés (y compris l'information sur le libellé par rapport à certains modèles) |
|---|---|---|
| 1. Lorsque la présence de P. ramorum est détectée dans une pépinière de multiplication | a. Mettre en quarantaine et retenir (i) toutes les plantes hôtes, et (ii) toutes les plantes dans les parcelles où les plantes infestées ont été repérées ( mise en quarantaine dans l'établissement ), jusqu'à ce que l'échantillonnage de délimitation dans la pépinière et les analyses soient terminés et qu'on ait déterminé les parcelles de destruction ou de traitement.
b. Autoriser la pépinière à poursuivre ses activités de manière à maintenir la santé des plantes, conformément aux normes établies dans le protocole ou dans les avis de l'ACIA et aux modalités d'exploitation (annexe 3). c. Selon le cas, protéger les empilements de matières végétales rejetées ainsi que la terre ou l'eau d'irrigation qui pourraient être infestées, jusqu'à ce que toutes les analyses soient terminées. |
1. Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04):
Se terminant le (date) : Jusqu'à l'émission d'un avis de levée de quarantaine. Description de la (des) chose(s) : Toutes les plantes hôtes, parties de plantes hôtes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, présents sur les lieux décrits ci-dessous. On entend par plantes hôtes les plantes énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges). De plus, toutes les plantes, parties de plantes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, présents dans les parcelles où les plantes infestées ont été repérées. Une parcelle de plantes désigne un regroupement de plantes dont la limite est constituée par une séparation de deux (2) mètres, produite par des plantes non hôtes ou par une zone sans plantes. Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint. |
| 2. Lorsque la présence de P. ramorum a été détectée dans des échantillons d'eau, de terre, de milieux de culture ou de matières végétales empilées, provenant notamment de plantes, de matériel végétal, de milieux de culture ou de terre dans les empilements. | a. Ordonner le traitement et/ou la destruction du matériel à l'aide d'une ou de plusieurs des techniques et spécifications décrites dansl' annexe 2.
b. Si de l'eau contaminée a été utilisée aux fins d'irrigation, mettre en quarantaine les plantes et les milieux de culture présents dans la zone irriguée jusqu'à ce que des analyses confirment que les plantes sont exemptes de la présence de P. ramorum. |
2a. Avis de traitement ou transformation, CFIA/ACIA 0112 (2008/02), selon le cas :
Description du lieu ou de la (des) chose(s) : Décrire la chose en question et le lieu où les plantes ont été repérées en fonction des circonstances particulières. Traitement ou transformation : Voir les traitements énoncés dans l'annexe 2 en fonction des circonstances particulières. Modalités de traitement ou transformation : Voir les méthodes de traitement mentionnées dans l'annexe 2 en fonction des circonstances particulières. ET/OU Avis de disposition, CFIA/ACIA 0107 (2004/07), selon le cas : Modalités de disposition : Voir les méthodes d'élimination énoncées dans l'annexe 2. Préciser les choses dont il faut disposer de manière à empêcher l'entrée, l'introduction ou la propagation d'organismes nuisibles au Canada, soit par incinération, soit par enfouissement à une profondeur d'au moins deux (2) mètres dans un lieu qui ne sera pas perturbé par la suite. Le matériel non conforme doit être immédiatement recouvert de terre. Le producteur doit veiller à ce que les choses dont il faut disposer demeurent identifiées tout au long du processus d'élimination afin de permettre à l'ACIA de savoir ce qui a été déplacé et de suivre le cheminement complet du matériel touché. Lieu de disposition : Voir les méthodes d'élimination énoncées dans l'annexe 2. Cette description doit être conforme à la méthode utilisée pour disposer du matériel, c.-à-d. qu'il faudra indiquer l'emplacement de la décharge sanitaire s'il s'agit d'un enfouissement en profondeur. Dans un tel cas, un certificat de circulation sera également nécessaire. Description de la (des) chose(s) : Décrire la (les) chose(s) en question. Certificat de circulation, CFIA/ACIA 0108 (2002/09): Description de la (des) chose(s) : Ce document doit décrire avec précision les choses à déplacer. L'ACIA doit être capable de vérifier que le matériel expédié est identifiable une fois rendu à destination. Il est recommandé d'utiliser des étiquettes, etc. Il incombe au producteur de veiller à ce que les choses à déplacer demeurent identifiées. Conditions de circulation : Voir les mesures de protection illustrées dans l'annexe 2 et selon le cas. 2b.Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04): Se terminant le (date) : Jusqu'à l'émission d'un avis de levée de quarantaine. Description de la (des) chose(s) : Décrire les plantes et/ou les milieux de culture se trouvant dans la zone irriguée. Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint. |
| 3. Lorsque l'étendue de l'infestation est connue, c. à d. lorsque l'enquête de délimitation et l'échantillonnage sont terminés | a. Déterminer les parcelles de destruction, selon le protocole (7.0, 7.1, 7.2).
b. Ordonner la destruction des plantes présentes dans les parcelles déterminées, qui doit être effectuée selon les spécifications de l'annexe 2. c. Ramasser les débris végétaux, les placer dans des sacs doubles et les éliminer conformément au protocole de l'annexe 2. |
3. Avis de disposition, CFIA/ACIA 0107 (2004/07):
Modalités de disposition: Voir les méthodes d'élimination énoncées dans l'annexe 2. Préciser les choses dont il faut disposer de manière à empêcher l'entrée, l'introduction ou la propagation d'organismes nuisibles au Canada, soit par incinération, soit par enfouissement à une profondeur d'au moins deux (2) mètres dans un lieu qui ne sera pas perturbé par la suite. Le matériel non conforme doit être immédiatement recouvert de terre. Le producteur doit veiller à ce que les choses dont il faut disposer demeurent identifiées tout au long du processus d'élimination afin de permettre à l'ACIA de savoir ce qui a été déplacé et de suivre le cheminement complet du matériel touché. De plus, il faut indiquer que pour le ramassage des débris végétaux dans la parcelle de destruction, il faut ratisser un périmètre de trois (3) mètres à partir de l'extérieur du périmètre de la parcelle de destruction en direction des végétaux infectés. Il faut placer les débris dans des sacs doubles et les éliminer avec les végétaux infectés conformément aux exigences phytosanitaires. Lieu de disposition : Voir les méthodes d'élimination mentionnées dans l'annexe 2. Cette description doit être conforme à la méthode utilisée pour disposer du matériel, c.-à-d. qu'il faudra indiquer l'emplacement de la décharge sanitaire s'il s'agit d'un enfouissement en profondeur. Dans un tel cas, un certificat de circulation sera également nécessaire. Description de la (des) chose(s) : Décrire les plantes dans la parcelle de destruction visée, en se fondant sur le fait que les plantes contaminées sont des plantes hôtes à risque élevé ou à risque faible et sur les critères correspondants (7.1 et 7.2). Certificat de circulation, CFIA/ACIA 0108 (2002/09): Description de la (des) chose(s) : Ce document doit décrire avec précision les choses à déplacer. L'ACIA doit être capable de vérifier que le matériel expédié est identifiable une fois rendu à destination. Il est recommandé d'utiliser des étiquettes, etc. Il incombe au producteur de veiller à ce que les choses à déplacer demeurent identifiées. Conditions de circulation : Voir les mesures de protection illustrées dans l'annexe 2 et selon le cas. |
| 4. Lorsque les plantes ont été détruites conformément à l'ordonnance | a. a. Lever la quarantaine visant l'établissement.
b. Mettre en quarantaine une zone de 10 m entourant les parcelles de destruction déterminées, retenir toutes les plantes hôtes de la zone de quarantaine pendant un minimum de 90 jours suivant la date des premiers résultats positifs ( mise en quarantaine après la destruction ). c. Limiter le déplacement des plantes non hôtes à la zone mise en quarantaine après la destruction. d. Si un échantillon de plante analysé s'avère infecté durant la quarantaine après la destruction, délimiter à nouveau la (les) parcelle(s) de destruction et la zone de quarantaine et entreprendre une nouvelle période de quarantaine (voir l'étape 3 ci-dessus). e. Le cas échéant, si un échantillon de terre ou de terreau s'avère contaminé, mettre en quarantaine toutes les plantes de la parcelle jusqu'à ce que les plantes aient été échantillonnées et analysées. |
4a. Avis de levée de quarantaine, CFIA/ACIA 0109 (2004/01):
Description de la (des) chose(s) : Il faut énumérer tous les articles mentionnés dans l'avis de quarantaine, sauf les articles qui ont été détruits par traitement ou qui ont été éliminés. 4b/c. Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04): Se terminant le (date) : Quatre-vingt-dix (90) jours suivant la date des premiers résultats positifs. Description de la (des) chose(s) : Toutes les plantes hôtes, parties de plantes hôtes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, dans une parcelle à partir des plantes infestées jusqu'à une distance de 10 mètres autour de la parcelle de destruction déterminée. On entend par plantes hôtes les plantes énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges). Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint. Aux fins de prévention ou de maîtrise de la propagation de P. ramorum, les plantes non hôtes de la parcelle visée par la quarantaine ne peuvent être déplacées que si les conditions de déplacement ont été prescrites par écrit par un inspecteur de l'ACIA conformément au Certificat de circulation. 4e. Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04), selon le cas : Se terminant le (date) : Jusqu'à l'émission d'un avis de levée de quarantaine. Description de la (des) chose(s) : Toutes les plantes, parties de plantes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, dans la parcelle où la terre ou le terreau contaminé ont été repérés. Une parcelle de plantes désigne un regroupement de plantes dont la limite est constituée par une séparation de deux (2) mètres, produite par des plantes non hôtes ou par une zone sans plantes. Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint. |
| 5. Lorsque la période de quarantaine après la destruction est terminée | a. Lever la quarantaine après la destruction, si les conditions sont respectées (10.2).*
*Dans certaines conditions (10.1), la quarantaine peut être levée avant la période de quarantaine après la destruction. |
5a. Avis de levée de quarantaine, CFIA/ACIA 0109 (2004/01):
Description de la (des) chose(s) : Il faut énumérer toutes les choses mentionnées dans l'avis de quarantaine. |
Annexe 5
Échantillonnage de délimitation du Protocole officiel visant les pépinières
Cette procédure est mise en oeuvre dans un lieu où le P. ramorum a été dépisté dans un échantillon. Si un échantillon positif peut être rattaché à une parcelle de destruction unique, il n'est pas nécessaire de prélever d'autres échantillons dans cette parcelle qui peut alors être détruite. Toutefois, si un échantillon positif fait partie d'un échantillon composite prélevé dans plusieurs parcelles, il faut ré-échantillonner ces parcelles à l'aide de la méthode 1 ci-dessous. Appliquer la méthode 2 dans les autres parcelles négatives situées dans le lieu où la maladie a été découverte.
L'unité d'échantillonnage de l'une ou l'autre méthode est l'espèce hôte dans une parcelle. Dans ce cas, une parcelle désigne une parcelle de destruction , telle qu'indiquée à la section du Protocole officiel visant les pépinières où sont présentées les définitions.
Méthodes d'échantillonnage 1
Utiliser cette méthode lorsqu'il est impossible de rattacher à une parcelle unique l'échantillon positif. Le tableau 1 sert à déterminer le nombre de plantes hôtes qu'il faut inspecter au hasard à la recherche de symptômes dans les parcelles visées et associées à un échantillon positif. L'inspecteur doit prélever des échantillons de tissus chez toutes les plantes inspectées qui présentent des symptômes caractéristiques d'infection par le P. ramorum. Par exemple, si 5 % des plantes d'une parcelle comptant 5 000 plantes hôtes présentent de tels symptômes, il faudra alors prélever 42 échantillons. Chaque échantillon se compose de tissu suspect prélevé chez une plante présentant des symptômes. Il doit comporter si possible au moins 7 feuilles présentant des symptômes. Il ne faut prélever un échantillon physique chez chaque plante inspectée que lorsque le tissu végétal présente des symptômes d'infection par le P. ramorum. Toutefois, si une seule feuille présente des lésions, ne prélever que cette feuille. Il faut marquer chaque plante échantillonnée de la pépinière à l'aide d'une étiquette, d'un ruban de marquage ou d'un jalon indiquant le numéro d'échantillon correspondant.
| Nombre de plantes hôtes de la parcelle | Nombre de plantes à inspecter |
|---|---|
| <500 | tous |
| 1 000 | 632 |
| 5 000 | 792 |
| 10 000 | 815 |
| >50 000 | 839 |
Méthode d'échantillonnage 2.
Utiliser cette méthode dans les parcelles où les résultats étaient négatifs lors de l'enquête nationale ou du retraçage aval effectué dans un lieu où la maladie a été détectée. S'efforcer d'utiliser un plan d'inspection du matériel hôte qui soit systématique et représentatif de la disposition physique des parcelles. Le tableau 2 indique les modalités d'échantillonnage, par genre et par parcelle, des plantes présentant des symptômes. Vous obtiendrez ainsi un échantillon composite constitué de plantes présentant des symptômes dans la parcelle. Dans la plupart des cas, il ne faudra prélever que quelques feuilles par plante pour former l'échantillon composite.
Le nombre de plantes indiqué au tableau 2 est un minimum. Toutefois, si le nombre de plantes présentant des symptômes dans une parcelle est inférieur à celui indiqué au tableau 2, il faudra alors prélever suffisamment d'échantillons pour atteindre le minimum indiqué. Si le nombre de plantes présentant des symptômes dans une parcelle est exceptionnellement élevé, vous pouvez alors prélever un plus grand nombre d'échantillons sans toutefois dépasser le double des valeurs indiquées au tableau 2.
| Nombre de plantes par genre et par parcelle | Nombre minimal de plantes présentant des symptômes, par genre et par parcelle, de l'échantillon composite |
|---|---|
| <150 | 3 |
| 151-500 | 5 |
| 501-1 200 | 8 |
| 1201-10 000 | 13 |
| 10 001-35 000 | 20 |
| 35 001-500 000 | 32 |
| >500 000 | 50 |
Annexe 6
Liste de contrôle et dossiers de l'inspecteur
Nom de l'entreprise :
Nom du gestionnaire :
Nom du propriétaire :
Adresse du lieu :
Adresse postale :
Numéro de téléphone de la personne-ressource :
Numéro de télécopie de la personne-ressource :
Type d'établissement :
Pépinière de vente au détail
Pépinière de multiplication
Serre de vente au détail
Serre de multiplication
Autre
Coordonnées GPS :
Superficie du lieu :
Renseignements sur le lieu
Quelle est la source d'eau?
L'eau est-elle recyclée/recirculée? Dans l'affirmative, décrire le système de
recyclage.
L'eau est-elle traitée? Dans l'affirmative, donner des détails sur le traitement.
Des mesures de biosécurité visant le personnel et l'utilisation du matériel ont-elles été mises en oeuvre? Dans l'affirmative, donner des détails.
La terre/le milieu de culture proviennent-ils de l'extérieur du lieu? Dans l'affirmative, quelle en est la source?
Ajoute-on des matières compostées ou de l'écorce au milieu de culture? Dans l'affirmative, quelle en est la source?
Énumérer les endroits où sont empilés les matières végétales rejetées et les débris du lieu :
Joindre un croquis de l'établissement (incluant les aires d'expédition) :
Utilisation de produits chimiques
L'établissement applique-t-il des fongicides?
À quelle date remonte la dernière application de fongicide sur les végétaux qui se sont avérés infectés?
Quel a été le produit utilisé et à quelle dose a-t-il été appliqué?
État des plantes
Les plantes suspectes ont-elles été parées ou taillées?
Comment ces résidus ont-ils été éliminés?
Le matériel végétal est-il dans des pots?
Ces pots ont-ils été éliminés ou réutilisés?
Comment les pots réutilisés ont-ils été manipulés?
Le producteur a-t-il remarqué si les plantes de son établissement présentaient un problème quelconque? Dans l'affirmative, donnez des détails.
Le producteur a-t-il déplacé des plantes vers un lieu différent?
Préciser les types/variétés qui ont été déplacés.
Quand le producteur les a-t-il déplacés?
Quelle est l'adresse de ce lieu?
Activités de retraçage amont
Quelle est l'origine (remonter jusqu'au lieu de multiplication) du matériel infecté?
Les plantes ont été multipliées par
Types de plantes
Nombre de plantes
Se procurer les factures, les bordereaux de marchandises et autres documents pertinents des 12 derniers mois
Annexe 7
Échantillonnage de la terre et de l'eau
1. Échantillonnage de la terre et du terreau
La terre ou les milieux de culture contaminés sont tout à fait identiques à la terre ou aux milieux de culture non contaminés. Il faut donc les manipuler avec précaution. Tous les outils utilisés pour prélever des échantillons de terre ou de terreau doivent être désinfectés à l'aide d'une solution d'eau de Javel à 10 % ou d'une solution d'ammonium quaternaire ou être flambés à l'aide d'un chalumeau au gaz propane entre chaque prélèvement d'échantillons. Il faut gratter les outils pour les débarrasser de toute terre et matière organique avant de les désinfecter. Il faut faire attention de ne pas transporter d'une parcelle à une autre de la terre ou du milieu de culture sur ses chaussures ou ses vêtements. Tout le matériel d'échantillonnage doit être nettoyé et désinfecté avant d'entrer dans la pépinière. Il faut prendre toutes les précautions qui s'imposent pour éviter que la terre ou le milieu de culture non infecté ne soit contaminé par de la terre ou un milieu de culture infecté. Si l'on connaît des endroits où la terre/le milieu de culture est contaminé(e) ou soupçonné(e) de l'être, il faut les échantillonner en dernier. En d'autres termes, il faut commencer l'échantillonnage de la terre ou du milieu de culture à la périphérie de la zone tampon et progresser vers la (les) parcelle(s) de destruction.
1.1 Préparatifs en vue de l'échantillonnage
Il faut prélever des échantillons composites de la terre et des milieux de culture. Les échantillons composites des milieux de culture doivent être conservés séparément des échantillons de terre. Un échantillon composite se compose d'un mélange de sous-échantillons. Les sous-échantillons (voir la figure 1) sont de petites quantités de terre (ou de milieu de culture) prélevées dans le sol (ou un pot), puis mélangées pour former l'échantillon composite. Le recours au sous-échantillonnage accroît les chances de détecter le P.ramorum s'il est présent. Les échantillons doivent contenir un volume maximal de terre et/ou de milieu de culture de 500 ml (la moitié d'un sac de plastique de type Ziploc® d'environ 1 litre). Le nombre d'échantillons composites prélevés dépendra de la superficie de la pépinière de vente au détail échantillonnée (voir le tableau 1). Il doit y avoir au moins deux échantillons, l'un de milieu de culture et l'autre de terre, à moins que tous les végétaux et leur milieu de culture aient été détruits ou que les végétaux ne soient pas placés sur le sol (p. ex., qu'elles soient sur le béton ou l'asphalte). Si la surface du sol est couverte de gravier, prélever des sous-échantillons de terre sous le gravier. Il faut enlever le géotextile perméable recouvrant le gravier ou sous le gravier avant de prélever les échantillons de terre.
| Superficie des sites traités (hectares) | Mètres carrés | Nombre d'échantillons de terre et de milieu de culture prélevés (total) |
|---|---|---|
| 0,00<n<0,1 | n>1012 | 5 (10) |
| 0,1<n<0,2 | 1012<n<2023 | 10 (20) |
| 0,2<n<0,4 | 2023<n<4046 | 20 (40) |
| n>0,4 | n>4046 | 30 (60) |
Chaque échantillon composite doit comporter au moins cinq sous-échantillons de terre ou de milieux de culture provenant de la zone ciblée. Le prélèvement de cinq échantillons est un minimum, mais il est préférable de prélever 24 sous-échantillons de terre ou de milieu de culture pour chaque échantillon, à condition que la zone soit suffisamment grande (pour les échantillons de terre) et qu'elle compte un nombre suffisant de plantes (pour les échantillons de milieu de culture). Il faut prélever les sous-échantillons en zigzag, comme l'illustre le diagramme ci-dessous (figure 1). Si des feuilles ou d'autres débris des végétaux infectés sont présents sur le sol, il est également possible de prélever des sous-échantillons dans les endroits où ils se trouvent. Il faut consigner la position de chaque échantillon composite (donner de préférence les coordonnées GPS, sinon marquer au moins à l'aide de jalons) au cas où un traitement ultérieur de la terre ou du milieu de culture contre le P. ramorum serait nécessaire. On peut également prélever de la même manière des échantillons composites chez les plantes non infectées voisines. Si vous prélevez des échantillons dans des parcelles de plantes non infectées, commencez par prélever les échantillons composites de terre//milieu de culture afin de réduire au minimum les risques de contamination de la terre/du terreau non infecté. Si la totalité du milieu de culture susceptible d'être infecté a été détruite en même temps que les végétaux infectés, prélever des échantillons composites chez les plantes hôtes [les plantes réglementés qui sont énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] restantes se trouvant entre 2 et 10 m des plantes initialement infectées et placées en détention. Cibler de préférence le milieu de culture des plantes présentes en aval (p. ex., selon l'ordre d'arrosage) des plantes initialement infectées.
Figure 1 : Méthode de prélèvement en zigzag recommandée pour l'obtention de sous échantillons pour les échantillons composites de terre et/ou de milieu de culture.

2. Échantillons d'eau
2.1 Échantillonnage in situ de l'eau avec des feuilles comme appât
- Préparer les feuilles (communiquer avec le Laboratoire central de la défense des végétaux, maintenant le Centre d'expertise sur les ravageurs justiciables de quarantaine, pour connaître les feuilles appropriées à utiliser) qui serviront d'appât en découpant dans le limbe des chevrons jusqu'à la nervure centrale (mais sans la traverser) ou en coupant l'extrémité du pétiole de chaque feuille.
- Placer 3 ou 4 feuilles dans un sac en filet. Fixer au sac une étiquette en plastique portant la date, la source d'eau (lieu) et la pépinière (c.-à-d., le numéro de permis de la pépinière).
- Déposer le sac en filet dans la source d'eau pendant au moins 48 heures et jusqu'à 1 semaine (de préférence).
- Ne pas laisser l'appât dans la source d'eau pendant plus d'une semaine car les feuilles vont commencer à se décomposer.
- Placer les sacs de manière que les feuilles demeurent submergées en tout temps (c.-à-d. même si le niveau d'eau de la source varie). Si possible, placer l'appât près de l'influent provenant de la zone la plus proche des plantes infestées ou contenant les plantes infestées.
- Retirer l'appât de la source d.eau et le transférer dans un sac scellable.
2.2 Échantillonnage de l'eau pour filtration
- Les échantillons d'eau doivent être prélevés dans des flacons stériles à large ouverture et conservés à des températures de 5 à 10 °C.
- Les échantillons d'eau doivent être prélevés en surface pour accroître les probabilités d'obtenir des zoospores de Phytophthora.
- Les échantillons doivent être d'environ 1 000 ml. Le nombre d'échantillons à prélever dépendra de la superficie de l'étang de la pépinière (tableau 1).
- Les échantillons doivent être analysés dans les 48 heures suivant leur prélèvement. Tous les échantillons doivent être présentés conformément aux protocoles précisés dans l'annexe 7.
| Superficie de l'étang (acres) | Nombre d'échantillons d'eau prélevés (litres) |
|---|---|
| 0,00 - 0,25 | 1 |
| 0,26 - 0,5 | 2 |
| 0,50 - 1,0 | 4 |
| 1,01 - 2,50 | 8 |
| >2,51 | 12 |
Annexe 8
Manutention et expédition des échantillons
Instructions essentielles pour la présentation des échantillons :
- Remplir un rapport d'identification d'organisme nuisible (RION) (formulaire CFIA/ACIA 1303) disponible sur Informed Filler.
- Prévenir le laboratoire du nombre approximatif d'échantillons qui seront expédiés et de la date à laquelle ils devraient être expédiés.
- Chaque échantillon doit être placé dans un sac individuel. (S'il s'agit de bouteilles contenant des échantillons d'eau, les placer dans un sac.).
- Sur chaque sac individuel, inscrire au marqueur indélébile les renseignements suivants : lieu d'échantillonnage, code de zone (si possible), genre végétal (si possible), date d'échantillonnage, numéro du RION.
- Placer tous les sacs individuels dans un grand sac de plastique, pour l'expédition.
- Expédier tous les échantillons par messagerie exprès, dans une glacière en styromousse renfermant des blocs réfrigérants (de type Ice pak). Les échantillons ne doivent pas être directement en contact avec les blocs réfrigérants.
- Pour séparer les sacs d'échantillons, utiliser quelques épaisseurs de papier journal ou d'un autre matériau isolant.
- À la fin de chaque jour de prélèvement, entreposer les échantillons dans une chambre froide ou au réfrigérateur, à 4 °C ± 2 °C, jusqu'à leur expédition.
- S'assurer de mettre un exemplaire de tous les RION dans la boîte. Inscrire P. ramorum sur la boîte d'échantillons.
- Inclure les échantillons d'un seul type d'activité SOD dans une demande d'analyse de laboratoire. Par exemple, les échantillons SOD de l'enquête nationale seraient soumis en utilisant un formulaire de demande distinct de celui utilisé pour les échantillons soumis pour une enquête de délimitation ou une activité de retraçage aval.
- Dans la demande, il faut inclure une liste sommaire des plantes (variétés, s'il y a lieu) et des parcelles ou 'zones' dans lesquelles les échantillons ont été prélevés et le nombre d'échantillons de chacun.
- Utiliser les codes d'enquête suivants de la section Projet du RION :
SOD-NAT – enquête nationale
SOD-REF – renvoi (comme les renvois British Columbia Landscape Nursery Association)
SOD-PE1 – première année après l'éradication
SOD-PE2 – deuxième année après l'éradication
SOD-DEL – enquête de délimitation
SOD-INV – enquête
SOD-TF – retraçage aval
SOD-TB – retraçage amont
SOD-ZO1 – 1er échantillonnage (jour 1) de la zone de 90 jours
SOD-ZO2 – 2e échantillonnage (jour 45) de la zone de 90 jours
SOD-ZO3 – 3e échantillonnage (jour 80) de la zone de 90 jours
SOD-BUF – zone tampon entourant une pépinière infectée
SOD-OTH – Autre - Envoyer tous les échantillons par messagerie.
Annexe 9
Mesures à prendre par les pépinières de multiplication en présence de contamination par le P. ramorum dans l'année suivant la réception d'un avis de levée de quarantaine
En plus des mesures prescrites dans le présent protocole, les mesures suivantes doivent être mises en oeuvre dans une pépinière de multiplication contaminée par le P. ramorum dans l'année suivant la réception d'un Avis de levée de quarantaine. L'inspecteur de l'ACIA ordonne ces mesures en utilisant l'avis approprié prescrit dans l'annexe 4.
Durant la période de quarantaine, il faut effectuer une autre inspection de toutes les plantes hôtes présentes dans l'établissement. Il faut échantillonner et analyser les plantes présentant des signes ou des symptômes d'infection causée par le P. ramorum conformément aux protocoles établies décrits dans l'annexe 7 et l'annexe 8.
Les mesures de biosécurité prescrites dans l'annexe 3 sont ordonnées par l'ACIA sur un avis approprié conformément aux indications de l'annexe 4. L'inspecteur doit vérifier systématiquement que la pépinière respecte ces mesures. Ces mesures restent en vigueur pendant au moins deux ans suivant la levée de quarantaine de la pépinière.
Il faut enlever et détruire toutes les feuilles des plantes hôtes à risque élevé (les plantes des genres énumérés dans l'annexe 1 de ce document) qui est tombées autour de ces plantes à tous les trois mois pour empêcher que l'infestation se propage à la terre ou à l'eau.
Le personnel formé de la pépinière doit inspecter dans un endroit sécuritaire tout le matériel de pépinière à risque élevé qui entre dans la pépinière de multiplication avant d'être transporté dans les zones de production. Les plantes présentant les symptômes de la maladie doivent être placées dans la zone protégée à au moins 10 m des autres plantes hôtes à risque élevé aux fins d'inspection par l'ACIA. Si ces plantes sont déclarées infectées, elles doivent être détruites conformément au présent protocole. Il faut échantillonner et analyser toute les autres plantes hôtes importées avec les plantes contaminées conformément aux protocoles établis décrits dans la section 7.2 ci-dessus.
Annexe 10
Résumé des activités d'éradication
| Élément déclencheur | Plante hôte positive |
|---|---|
| Mesure quarantenaire découlant de l'élément déclencheur | Toutes les plantes à risque élevé présentes dans l'établissement et dans les parcelles avec des plantes infestées sont retenues en attendant les résultats de l'échantillonnage et des analyses. La quarantaine de l'établissement peut être levée lorsque les zones d'infestation et les mesures de destruction ont été déterminées.
Une zone de quarantaine de 10 m entourant la parcelle de destruction est maintenue jusqu'à la levée de quarantaine (voir ci-dessous). |
| Mesure d'éradication découlant de l'élément déclencheur | Lorsqu'une plante hôte à risque élevé est identifiée, toutes les plantes hôtes d'une parcelle sont détruites jusqu'à une distance de 2 m sans plantes ou plantes non hôtes, ou
Lorsqu'une plante hôte à risque faible est déterminée infestée, toutes les plantes hôtes à moins de 2 m des plantes infestées sont détruites. |
| Mesure de surveillance découlant de l'élément déclencheur | Tous les plantes symptomatiques, en particulier les plantes hôtes à risque élevé sont échantillonnées.
La terre, l'eau, les empilements de végétaux rejetés sont aussi échantillonnés et analysés. Dans un périmètre de 10 m à l'extérieur de la pépinière, les plantes hôtes à risque élevé sont échantillonnées et analysées. |
| Activités de retraçage | Tous les envois de plantes hôtes apparentées déplacées vers d'autres pépinières de multiplication au cours des 12 derniers mois sont identifiés et retracés.
L'origine des plantes infestées est retracée. |
| Surveillance subséquente exigée aux fins de levée de la quarantaine | Option 1 : Achèvement de la destruction des plantes hôtes dans la parcelle d'éradication et la zone sous quarantaine.
Option 2 : Achèvement de la destruction des plantes hôtes dans la parcelle d'éradication et analyse des plantes après une quarantaine de 90 jours. |
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