PI-011 – Protocole d'éradication pour les pépinières de vente au détail infestées par le Phytophthora ramorum

2ième révision

Table des matières


Personne-ressource

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA)

Révision

La présente directive sera examinée lorsque de nouvelles informations concernant les méthodes appropriées d'éradication ou de lutte contre la dissémination du P. ramorum seront recueillies.

Approbation

Approuvée par :


Joanne Rousson, Coordinateur de project


Greg Stubbings, Dirigeant principal de la protection des végétaux

Registre des modifications

Les modifications apportées au présent document seront numérotées consécutivement. Elles seront affichées sur la page de Phytophthora ramorum l'intranet de l'ACIA

Numéro de la modification : Modifié par : Date de présentation aux fins d'approbation : Résumé de la modification et nombre de page(s) modifiée(s) :
1 John McDonald 18 septembre 2009 Date de révision a été modifié. Aucun autre changement n'a été effectué.
2 Shane Sela 25 février 2010 Modifié l'annexe 4 pour des clarifications.

Liste de distribution

La version la plus récente du présent document sera affichée sur le site Internet de l'ACIA. En outre, l'original signé sera conservé au bureau du (de la) coordonnateur (trice) du Comité du Système qualité et la copie maîtresse électronique, par le (la) coordonnateur (trice) du Comité du Système qualité.

1.0 Introduction

Le Phytophthora ramorum est un organisme nuisible de quarantaine réglementé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) dans la directive D-01-01, Exigences phytosanitaires visant à prévenir l'introduction et la propagation du Phytophthora ramorum, À l'instar de plusieurs autres pays, le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) réglemente des marchandises afin de prévenir l'introduction ou le déplacement du P. ramorum.

Étant donné que les pépinières de vente au détail sont à la fin de la chaîne de distribution, elles risquent moins de distribuer des végétaux infectés que les pépinières de multiplication.

2.0 Définitions

Les définitions des termes utilisés dans le présent document se trouvent dans le Glossaire - Division de la protection des végétaux

3.0 Objectifs

Ce protocole a pour objectif d'établir des normes en vue de garantir l'éradication systématique et efficace du P. ramorum dans les pépinières de vente au détail. Une pépinière de vente au détail est un lieu où sont revendus des végétaux qui ont été achetés dans d'autre lieux de production.

La collaboration des gestionnaires des pépinières de vente au détail est essentielle. Il est capital de détecter rapidement tout cas d'infection par le P. ramorum et de le signaler afin de garantir l'enrayement de toute infection et de réduire au minimum la dissémination du pathogène. Les principes d'éradication utilisés dans ce protocole sont semblables à ceux employés par les États-Unis et l'Union européenne.

4.0 Modalités d'application du protocole

Ce protocole doit être mis en oeuvre lorsque la présence de P. ramorum dans une pépinière de vente au détail aura été confirmée par les résultats d'analyse des échantillons qui peuvent avoir été prélevés lors d'un retraçage amont ou aval, d'une enquête nationale sur le P. ramorum ou par tout autre moyen. Les échantillons qui s'avèrent infectés devront avoir été analysés dans un laboratoire de l'ACIA à l'aide d'une méthode approuvée par l'ACIA.

5.0 Contrôle réglementaire – Sécurisation de la pépinière de vente au détail

Dès la détection du P. ramorum dans une pépinière de vente au détail, toutes les plantes s'avérant infectées, toutes les plantes hôtes présentes dans un rayon de 4 m des végétaux infectés et toutes les plantes hôtes à risque élevé [les genres énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] qui s'y trouvent doivent être mises en quarantaine. À cette fin, il faut émettre un avis approprié, tel que précisé dans l'annexe 4. Tous les végétaux en quarantaine doivent être détenus dans une zone sécurisée et inaccessible au public jusqu'à ce que des mesures d'élimination aient été définies et menées à bien et que l'enquête de délimitation soit terminée. La pépinière de vente au détail doit prendre les mesures de biosécurité appropriées, telles que décrites dans l'annexe 3.

Durant la quarantaine, la pépinière de vente au détail sera autorisée à continuer de prodiguer des soins aux végétaux en quarantaine, pourvu que ces activités ne contreviennent pas aux normes établies par les présentes ou aux avis émis par un inspecteur de l'ACIA ni ne soient contraires aux pratiques prescrites dans l'annexe 3.

Les mesures phytosanitaires doivent garantir la sécurité de toute terre ou eau d'irrigation susceptible sont fixées jusqu'à ce que toutes les analyses soient terminées.

Lorsque les enquêtes de délimitation sont terminées et que les résultats de l'échantillonnage ont confirmé l'ampleur de l'infection, il faudra établir des parcelles de destruction et/ou de traitement conformément à la section 8 du présent protocole. Les parcelles de destruction et les zones de quarantaine, telles que désignées aux sections 8 et 10, doivent demeurer en quarantaine jusqu'à ce que les résultats d'analyse confirment l'absence de tout signe du P. ramorum.

6.0 Enquête et inspection de la pépinière de vente au détail et du périmètre

Un inspecteur de l'ACIA doit identifier la pépinière et consigner les détails liés à ses activités sur la liste de contrôle fournie à l'annexe 5.

6.1 Présentation des échantillons

Tous les échantillons prélevés doivent être présentés conformément aux directives de l'annexe 7 et être expédiés à l'adresse suivante :

À l'attention du Laboratoire de phytopathologie
Laboratoires des végétaux de l'Ontario
2e étage
3851, chemin FALLOWFIELD
Boîte postale 11300
OTTAWA (ONTARIO) K2H 8P9

6.2 Enquête de délimitation

Lorsqu'une plante infectée est détectée, l'ACIA doit inspecter toutes les plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] du lieu de production, en prêtant une attention particulière aux plantes hôtes à risque élevé. Il faut identifier et échantillonner toute plante présentant des symptômes qui s'apparentent à ceux causés par le P. ramorum, puis soumettre les échantillons selon les protocoles détaillés exposés dans les annexes 6 et 7.

Une fois l'enquête de délimitation terminée, toute plante dans laquelle la présence du P. ramorum a été confirmée et tous les végétaux adjacents, comme le décrit la section 8 ci-dessous, doivent être mis en quarantaine et détruits. Toutes les plantes hôtes à risque élevé [les genres énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] doivent être mises en quarantaine durant cette période.

6.3 Enquêtes de retraçage aval et de retraçage en amont

Les inspecteurs doivent, si possible, repérer tous les envois de plantes hôtes à risque élevé (et/ou de plantes hôtes à risque faible provenant du même lieu de production que les plantes hôtes à risque élevé reçues par la pépinière de vente au détail) ayant été déplacées dans la pépinière dans les 12 mois précédant la détection du premier cas d'infection par le P. ramorum.

Les inspecteurs doivent également effectuer un retraçage en amont pour tenter de déterminer l'origine des végétaux infectés qui peuvent avoir été déplacés l'établissement.

Les renseignements sur les sources de plantes infectées retracées hors de la zone locale doivent être transmis au spécialiste responsable de la lutte contre le P. ramorum qui les communiquera aux autres régions aux fins d'inspection ou d'autres mesures, le cas échéant.

6.4 Échantillonnage de la terre et du terreau

Le matériel végétal peut avoir été infecté par de la terre ou du terreau contaminé ou peut être lui-même et avoir contaminé le terreau. Les inspecteurs doivent échantillonner la terre ou le terreau où des plantes infectées ont été découvertes, la terre des zones adjacentes aux plantes infectées, les aires de rempotage et de préparation des milieux de culture et la terre de toute parcelle située en aval des plantes infectées où des végétaux sont présents. Les inspecteurs doivent également déterminer le contenu et l'origine (composition) de la terre ou du terreau utilisé par l'établissement ainsi que les méthodes d'entreposage et de manipulation. L'annexe 6 expose en détail les méthodes d'échantillonnage de la terre et du terreau. Il faut conserver séparément les échantillons de terre et de terreau.

6.5 Échantillonnage de l'eau

Il faut déterminer la source d'eau qu'utilise l'établissement pour irriguer les plantes. Il faut également déterminer l'endroit vers où l'eau de drainage s'écoule, le(s) type(s) de système d'irrigation utilisé(s), les endroits où s'accumule de l'eau stagnante et tout dispositif anti-refoulement. Il faut analyser la terre et l'eau si l'eau d'irrigation n'est pas traitée, si elle est recirculée, si les eaux de surface présentent un risque de contamination par le P. ramorum ou si la terre contient des matières végétales rejetées ou de l'écorce de plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)].

L'annexe 6 présente le protocole détaillé d'échantillonnage de l'eau. Il faut penser à échantillonner toute eau de surface, source d'eau d'irrigation et eau de ruissellement de la pépinière de vente au détail. Il n'est pas nécessaire d'échantillonner l'eau d'irrigation qui provient d'installations municipales de traitement et d'alimentation en eau, mais il faut toutefois prélever des échantillons d'eau dans tout bassin de rétention et dans tout endroit de la pépinière de vente au détail où s'accumule de l'eau.

6.6 Empilement de matières végétales rejetées

Il faut noter l'emplacement de tout empilement de matières végétales rejetées qui peut être contaminé par du matériel végétal infecté ou de la terre ou du terreau pouvant lui être associé. Il faut inspecter les empilements de matières végétales rejetées à la recherche de plantes présentant des symptômes d'infection par le P. ramorum et, s'il y a lieu, prélever des échantillons. Il faut préciser sur les avis les méthodes d'élimination des matières végétales rejetées (p. ex., compostage, mise en décharge, etc.) au cas où l'empilement se révélerait contaminé infecté. Il faut également vérifier si le P. ramorum est présent dans la terre près des empilements de matières végétales rejetées et ordonner qu'elle soit traitée et détruite si les analyses révèlent qu'elle est contaminée. Il faut porter une attention particulière à la terre en bordure de l'empilement, du côté aval.

6.7 Surveillance des fongicides utilisés

Déterminer si la pépinière de vente au détail effectue des applications de fongicides. Le cas échéant, il faut conserver des copies des registres faisant état des dates de traitement, de la/des substance(s) utilisée(s), des quantités et des doses appliquées et consigner ces renseignements. L'inspecteur doit déterminer si les végétaux, la terre ou le milieu de culture reçoivent un autre type quelconque de traitement (amendement, engrais).

7.0 Contrôle réglementaire – Destruction du matériel infecté

Les résultats de l'échantillonnage serviront à délimiter les zones qu'il faut détruire. Une parcelle de destruction comprend toutes les plantes dont l'infection a été confirmée ainsi que toutes les plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] présentes dans un rayon de deux (2) mètres. Tous ces végétaux doivent être détruits.

Il faut utiliser l'avis approprié, comme le précisent les directives de l'annexe 4, pour signifier des ordres de destruction à la pépinière de vente au détail.

Pour ramasser les débris végétaux dans la parcelle de destruction, il faut ratisser un périmètre de trois (3) mètres à partir de l'extérieur du périmètre de la parcelle de destruction en direction des végétaux infectés. Il faut placer les débris dans des sacs doubles et les éliminer avec les végétaux infectés conformément aux exigences phytosanitaires.

8.0 Contrôle réglementaire – Traitement de la terre et de l'eau contaminée

Lorsque l'eau, la terre ou les milieux de culture de l'établissement s'avèrent contaminés par le P. ramorum, ils doivent être traités selon les modalités prescrites dans l'annexe 2. De plus, si l'eau contaminée a été utilisée à des fins d'irrigation, la totalité des plantes et des milieux de culture présents dans la zone irriguée doivent être analysés et mis en quarantaine dans l'établissement jusqu'à ce que des analyses confirment que les plantes sont exemptes de la présence du P. ramorum.

Si des plantes, du matériel végétal, des milieux de culture ou de la terre d'un empilement s'avèrent contaminés par le P. ramorum, l'empilement de matières végétales rejetées doit être traité ou détruit à l'aide d'une des techniques ou plus décrites en détail dans l'annexe 2. Il faut émettre l'avis pertinent, conformément à l'annexe 4.

9.0 Contrôle réglementaire – Zones de quarantaine à la suite de la destruction

Une fois les activités de destruction et de traitement prescrites par l'ACIA terminées, toutes les plantes hôtes [les plantes réglementées qui sont énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] restantes présentes dans un rayon de deux (2) mètres de la parcelle de destruction identifiée à la section 8 seront détenues durant 90 jours. Cette zone et la zone de quarantaine. La période de 90 jours doit être propice à la détection du pathogène chez les végétaux.

Pendant la période de quarantaine :

  • Les végétaux en quarantaine ne peuvent être déplacés dans la zone de quarantaine ou retirés de celle-ci que si un inspecteur de l'ACIA a émis un avis autorisant le déplacement.
  • Toutes les plantes hôtes à risque élevé [les plantes réglementées qui sont énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)] présentes dans la zone de quarantaine doivent être inspectées et échantillonnées à au moins deux reprises lorsque les conditions du milieu sont propices à l'expression de la maladie. Toute autre plante présentant des symptômes semblables à ceux causés par le P. ramorum doit également être échantillonnée. Les végétaux doivent être inspectés et échantillonnés une fois vers le milieu de la période de quarantaine prévue, puis une autre fois vers la fin de la période mais assez tôt pour que les résultats d'analyse soient disponibles à la fin de la quarantaine.
  • Si un échantillon de plante analysé s'avère positif pour le P. ramorum, il faudra délimiter à nouveau la (les) parcelle(s) de destruction et redémarrer une nouvelle période de quarantaine.
  • Si des échantillons d'eau, de terre et/ou de milieux de culture s'avèrent contaminés par le P. ramorum lors de l'enquête de délimitation, il faudra prélever de nouveaux échantillons d'eau, de terre et/ou de milieux de culture contaminés lors de chacune des deux campagnes d'échantillonnage de la période de quarantaine, puis les analyser. Si ces échantillons s'avèrent positif pour par le P. ramorum, il faut décréter de nouvelles activités de destruction et de traitement et redémarrer une nouvelle période de quarantaine. Nota : si l'eau ne sert pas à la production de végétaux, il peut ne pas être nécessaire d'effectuer un échantillonnage ultérieur.
  • Si un échantillon de terre ou de terreau s'avère contaminé, il faudra délivrer un avis de quarantaine approprié visant toutes les plantes (hôtes et non hôtes) de la parcelle dont la terre est contaminée, puis prélever des échantillons et les analyser.

10.0 Levée de la quarantaine dans la pépinière de vente au détail

La quarantaine sera levée dans la pépinière de vente au détail lorsque les activités de destruction et les traitements ordonnés par l'ACIA seront terminés et si les résultats d'analyse des échantillons prélevés conformément à la section 10 ci-dessus révèlent l'absence dans la pépinière de vente au détail de tout autre cas ou signe d'infection par le P. ramorum.

11.0 Surveillance après éradication

Les pépinières qui ont été contaminées continueront de faire l'objet d'une surveillance durant les deux années suivant la levée de la quarantaine. Des échantillons seront prélevés lorsque les conditions saisonnières propices à la croissance du P. ramorum et à l'apparition de symptômes sont optimales. Ces pépinières ne sont pas visées par une quarantaine ou une mesure réglementaire, à moins que d'autres foyers d'infection ne soient détectés.

12.0 Annexes

Annexe 1 – Liste des plantes hôtes à risque élevé
Annexe 2 – Traitements et désinfection
Annexe 3 – Mesures de biosécurité visant les pépinières sous contrôle réglementaire
Annexe 4 – Recommandations générales relatives à l'utilisation des formulaires réglementaires
Annexe 5 – Liste de contrôle et dossier de l'inspecteur
Annexe 6 – Échantillonnage de la terre et de l'eau
Annexe 7 – Manutention et présentation des échantillons au laboratoire


Annexe 1

Liste des plantes hôtes à risque élevé

Plantes des genres suivants :

  • Camellia
  • Rhododendron
  • Pieris
  • Kalmia
  • Viburnum

Annexe 2

Traitements et désinfection

L'ACIA peut ordonner que les traitements suivants soient effectués en cas de dépistage du P. ramorum chez des plantes ou dans la terre, le terreau ou l'eau.

D'autres traitements peuvent être proposés par l'ACIA et peuvent être utilisés s'ils sont approuvés par écrit par l'ACIA.

1. Végétaux infectés

Nota : le matériel hôte, y compris la litière feuillue, ne doit pas être placé dans des tas de compost ni être éliminé avec les ordures ou les rebuts de l'établissement. Il doit être soit ramassé et incinéré, soit placé dans des sacs doubles et enfoui en profondeur dans un lieu approuvé par l'ACIA.

Incinération (réduction en cendres) : Les végétaux infectés, les milieux de culture et les récipients (c.-à-d., les pots et plateaux) qui leur sont associés, tous les débris de feuilles présents dans le lieu d'entreposage des plantes ou près de celui-ci peuvent être éliminés par incinération dans des installations ou un autre endroit (p. ex., sur place) autorisés par la législation et la réglementation provinciales et municipales et jugés acceptables par l'ACIA. Il faut prendre toutes les précautions qui s'imposent lors du transport hors de la pépinière et déployer tous les efforts nécessaires pour éviter de disperser les débris végétaux et la terre associés aux végétaux infectés avant l'incinération. Cette dernière peut se faire à ciel ouvert ou dans un incinérateur.

Enfouissement en profondeur : Les végétaux infectés, les milieux de culture et les récipients (c.-à-d., les pots et plateaux) qui leur sont associés, tous les débris de feuilles présents dans le lieu d'entreposage des plantes ou près de celui-ci doivent être placés dans des doubles sacs de plastique de 2 mm d'épaisseur ou plus et enfouis à une profondeur d'au moins deux mètres dans un lieu approuvé par l'ACIA. Il faut déployer tous les efforts nécessaires pour éviter de disperser les débris végétaux et la terre associés aux végétaux infectés.

2. Surfaces non poreuses

La plupart des désinfectants ne sont pas homologués pour décontaminer la terre et ne sont utiles que pour les matériaux non poreux comme les planchers de béton, les pots de pépinière et les revêtements en plastique. Certains désinfectants sont homologués pour les surfaces non poreuses et peuvent réduire efficacement les populations des espèces de Phytophthora. Les outils, comme les couteaux, les sécateurs, les embouts brise-jet, les tubes-rallonges et les autres instruments utilisés dans la zone de quarantaine, doivent, si possible, n'être utilisés que dans la zone de quarantaine. Si les outils et d'autres instruments doivent être utilisés à l'extérieur de la zone de quarantaine, ils doivent être décontaminés à l'aide d'un désinfectant apte à éliminer le P. ramorum avant d'être déplacés vers un autre endroit. Toute surface poreuse (semblable à de la terre) doit être décontaminée à l'aide de la même méthode de traitement que celle décrite pour la terre.

Eau

Il faut traiter l'eau avec une méthode approuvée par l'ACIA, p. ex., une quantité de chlore actif suffisante pour que les échantillons prélevés à la sortie des tuyaux goutteurs/asperseurs aient une teneur en chlore de 2 mg/litre ou plus. Le traitement doit être approuvé par l'agent chargé de la réglementation et doit être surveillé et documenté adéquatement.

3. Terre et terreau

Terreau : Le terreau d'empotage doit être chauffé jusqu'à ce que la température centrale du lot traité atteigne au moins 82 °C pendant 30 minutes. Le traitement doit être effectué en présence d'un inspecteur.

Terre : La terre doit être chauffée jusqu'à ce que la température centrale du lot traité ou de la terre, jusqu'à une profondeur d'au moins 10 cm, atteigne au moins 82 °C pendant 30 minutes. Le traitement doit être effectué en présence d'un inspecteur.


Annexe 3

Mesures de biosécurité visant les pépinières sous contrôle réglementaire

Les mesures suivantes doivent être mises en oeuvre par les pépinières touchées et peuvent être prescrites par les inspecteurs de l'ACIA :

1. Accès restreint

Seuls les fonctionnaires et les employés doivent avoir accès aux lieux infectés et de détention. Il faut prendre les mesures nécessaires pour empêcher tout accès non autorisé, y compris utiliser des barrières matérielles, comme des rubans de bouclage, des clôtures temporaires, des bâches suspendues, et installer des affiches supplémentaires précisant qu'il s'agit d'un lieu à accès restreint. Un établissement qui doit accueillir des visiteurs doit prendre toutes les précautions nécessaires pour empêcher la dissémination de terre ou de débris contaminés et de végétaux infectés par les visiteurs.

2. Mesures sanitaires

Il faut prendre les mesures de biosécurité qui s'imposent pour s'assurer que le P. ramorum n'est pas transporté de la parcelle de destruction vers des lieux non infectés de la pépinière de vente au détail. Il faut planifier les tâches de façon à ce que les employés commencent leur journée dans les zones à faible risque avant de travailler dans la zone de quarantaine où les risques sont plus élevés. Dans la mesure du possible, aucun inspecteur ne doit, au cours d'une même journée, travailler dans la parcelle de destruction, puis effectuer l'enquête de délimitation dans le reste de l'établissement.

3. Véhicules

Les véhicules doivent être garés, si possible, loin de le la zone d'inspection immédiate, dans des aires de stationnement revêtues d'asphalte, de béton ou de gravier. Les pneus (ou autres parties en contact avec la terre) des véhicules doivent être débarrassés de la terre qui peut y adhérer avant de quitter l'établissement contaminée. Il faut désigner une zone propre dans le véhicule et une zone souillée (comme le coffre arrière ou un autre espace clos précis) où seront placés dans de doubles sacs les vêtements, l'équipement et le matériel à éliminer.

4. Vêtements

Les inspecteurs doivent porter une combinaison (en tissu ou jetable) lors des activités d'inspection. Une fois l'inspection terminée ou avant de travailler dans d'autres parties de la pépinière de vente au détail, l'inspecteur doit placer sa combinaison (à jeter/à nettoyer) dans un sac double, puis ranger le tout dans la zone souillée désignée de son véhicule.

5. Chaussures

Il faut nettoyer/désinfecter les chaussures à l'arrivée pour atténuer tout risque de dissémination de l'organisme de quarantaine et pour donner l'assurance à l'exploitant de l'établissement que l'ACIA prend toutes les mesures de biosécurité qui s'imposent. Lorsque de la terre ou des débris végétaux risquent d'être transportés par les chaussures, un bain de pieds rempli de désinfectant doit être installé à l'entrée de la zone de quarantaine et être utilisé par tout employé qui y entre ou en sort. Le désinfectant doit être renouvelé chaque jour. Des couvre-chaussures jetables peuvent être utilisés à la place d'un bain de pieds. Une fois l'inspection terminée, tous doivent gratter leurs chaussures pour en décoller la terre, puis les désinfecter, ou placer leurs couvre-chaussures jetables dans des sacs doubles puis ranger le tout dans la zone souillée désignée de leur véhicule.

6. Mains

Les personnes qui manipulent le matériel végétal soupçonné d'être infecté (y compris les plantes) ou qui sont en contact avec celui-ci doivent se laver les mains avec du savon ou un désinfectant dès qu'elles ont terminé leur tâche. De plus, il faut bien se laver les mains à l'eau et au savon (bien se frotter les mains avec une eau savonneuse pendant au moins 20 secondes) avant d'entrer dans le site d'inspection et après en être sorti. En l'absence d'un poste de lavage des mains, il faut se frotter les mains à l'aide d'un produit de rinçage/gel/agent antiseptique (à teneur minimale en alcool éthylique de 70 %). Les gants jetables peuvent être utilisés et doivent être placés dans un sac double en vue de leur élimination.

7. Matériel

Les outils, comme les couteaux, les sécateurs, les embouts brise-jet, les tubes-rallonges et les autres instruments utilisés dans la zone de quarantaine, doivent être utilisés uniquement dans la zone de quarantaine. Par ailleurs, le matériel doit être désinfecté le plus souvent possible sur place et, s'il doit être désinfecté ailleurs, il doit être placé dans des sacs doubles, puis rangé dans la zone souillée désignée du véhicule.


Annexe 4

Recommandations générales relatives à l'utilisation des formulaires réglementaires

Nota : Les formulaires réglementaires recommandés ainsi que le libellé présenté dans le tableau ci dessous sont des recommandations générales seulement, et ne doivent pas être interprétés comme des directives rigoureuses nécessairement applicables dans toutes les situations. Les conditions présentées dans chaque cas doivent orienter l'application du plan de mesures qui convient le mieux pour permettre une éradication efficace.

Procédé/Étapes Instructions/Exigences Formulaires recommandés
(y compris l'information sur le libellé par rapport à certains modèles)
1. Lorsque la présence de P. ramorum est détectée dans une pépinière de multiplication a. Mettre en quarantaine et retenir (i) toutes les plantes hôtes, et (ii) toutes les plantes dans les parcelles où les plantes infestées ont été repérées (mise en quarantaine dans l'établissement ), jusqu'à ce que l'échantillonnage de délimitation dans la pépinière et les analyses soient terminés et qu'on ait déterminé les parcelles de destruction ou de traitement.

b. Autoriser la pépinière à poursuivre ses activités de manière à maintenir la santé des plantes, conformément aux normes établies dans le protocole ou dans les avis de l'ACIA et aux modalités d'exploitation (annexe 3).

c. Selon le cas, protéger les empilements de matières végétales rejetées ainsi que la terre ou l'eau d'irrigation qui pourraient être infestées, jusqu'à ce que toutes les analyses soient terminées.

1. Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04):

Se terminant le (date) : Jusqu'à l'émission d'un avis de levée de quarantaine.

Description de la (des) chose(s) : Toutes les plantes hôtes, parties de plantes hôtes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, présents sur les lieux décrits ci-dessous. On entend par plantes hôtes les plantes énumérées dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges). De plus, toutes les plantes, parties de plantes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, présents dans les parcelles où les plantes infestées ont été repérées. Une parcelle de plantes désigne un regroupement de plantes dont la limite est constituée par une séparation de deux (2) mètres, produite par des plantes non hôtes ou par une zone sans plantes.
*S'il y a lieu, ajouter comme chose les matériaux végétaux rejetés empilés, la terre et/ou l'eau d'irrigation.

Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint.

2. Lorsque la présence de P. ramorum a été détectée dans des échantillons d'eau, de terre, de milieux de culture ou de matières végétales empilées, provenant notamment de plantes, de matériel végétal, de milieux de culture ou de terre dans les empilements. a. Ordonner le traitement et/ou la destruction du matériel à l'aide d'une ou de plusieurs des techniques et spécifications décrites dans l'annexe 2.

b. Si de l'eau contaminée a été utilisée aux fins d'irrigation, mettre en quarantaine les plantes et les milieux de culture présents dans la zone irriguée jusqu'à ce que des analyses confirment que les plantes sont exemptes de la présence de P. ramorum.

2a. Avis de traitement ou transformation, CFIA/ACIA 0112 (2008/02), selon le cas :

Description du lieu ou de la (des) chose(s) : Décrire la chose en question et le lieu où les plantes ont été repérées en fonction des circonstances particulières.

Traitement ou transformation : Voir les traitements énoncés dans l'annexe 2 en fonction des circonstances particulières.

Modalités de traitement ou transformation : Voir les méthodes de traitement mentionnées dans l'annexe 2 en fonction des circonstances particulières.

ET/OU

Avis de disposition, CFIA/ACIA 0107 (2004/07), selon le cas :

Modalités de disposition : Voir les méthodes d'élimination énoncées dans l'annexe 2. Préciser les choses dont il faut disposer de manière à empêcher l'entrée, l'introduction ou la propagation d'organismes nuisibles au Canada, soit par incinération, soit par enfouissement à une profondeur d'au moins deux (2) mètres dans un lieu qui ne sera pas perturbé par la suite. Le matériel non conforme doit être immédiatement recouvert de terre. Le producteur doit veiller à ce que les choses dont il faut disposer demeurent identifiées tout au long du processus d'élimination afin de permettre à l'ACIA de savoir ce qui a été déplacé et de suivre le cheminement complet du matériel touché.

Lieu de disposition : Voir les méthodes d'élimination énoncées dans l'annexe 2. Cette description doit être conforme à la méthode utilisée pour disposer du matériel, c.-à-d., qu'il faudra indiquer l'emplacement de la décharge sanitaire s'il s'agit d'un enfouissement en profondeur. Dans un tel cas, un certificat de circulation sera également nécessaire.

Description de la (des) chose(s) : Décrire la (les) chose(s) en question.

Certificat de circulation, CFIA/ACIA 0108 (2002/09):

Description de la (des) chose(s) : Ce document doit décrire avec précision les choses à déplacer. L'ACIA doit être capable de vérifier que le matériel expédié est identifiable une fois rendu à destination. Il est recommandé d'utiliser des étiquettes, etc. Il incombe au producteur de veiller à ce que les choses à déplacer demeurent identifiées.

Conditions de circulation : Voir les mesures de protection illustrées dans l'annexe 2 et selon le cas.

2b.Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04):

Se terminant le (date) : Jusqu'à l'émission d'un avis de levée de quarantaine.

Description de la (des) chose(s) : Décrire les plantes et/ou les milieux de culture se trouvant dans la zone irriguée.

Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint.

3. Lorsque l'étendue de l'infestation est connue, c.-à-d., lorsque l'enquête de délimitation et l'échantillonnage sont terminés a. Déterminer les parcelles de destruction, selon le protocole (7.0, 7.1, 7.2).

b. Ordonner la destruction des plantes présentes dans les parcelles déterminées, qui doit être effectuée selon les spécifications de l'annexe 2.

c. Ramasser les débris végétaux, les placer dans des sacs doubles et les éliminer conformément au protocole de l'annexe 2.

3. Avis de disposition, CFIA/ACIA 0107 (2004/07):

Modalités de disposition: Voir les méthodes d'élimination énoncées dans l'annexe 2. Préciser les choses dont il faut disposer de manière à empêcher l'entrée, l'introduction ou la propagation d'organismes nuisibles au Canada, soit par incinération, soit par enfouissement à une profondeur d'au moins deux (2) mètres dans un lieu qui ne sera pas perturbé par la suite. Le matériel non conforme doit être immédiatement recouvert de terre. Le producteur doit veiller à ce que les choses dont il faut disposer demeurent identifiées tout au long du processus d'élimination afin de permettre à l'ACIA de savoir ce qui a été déplacé et de suivre le cheminement complet du matériel touché. De plus, il faut indiquer que pour le ramassage des débris végétaux dans la parcelle de destruction, il faut ratisser un périmètre de trois (3) mètres à partir de l'extérieur du périmètre de la parcelle de destruction en direction des végétaux infectés. Il faut placer les débris dans des sacs doubles et les éliminer avec les végétaux infectés conformément aux exigences phytosanitaires.

Lieu de disposition : Voir les méthodes d'élimination mentionnées dans l'annexe 2. Cette description doit être conforme à la méthode utilisée pour disposer du matériel, c.-à-d., qu'il faudra indiquer l'emplacement de la décharge sanitaire s'il s'agit d'un enfouissement en profondeur. Dans un tel cas, un certificat de circulation sera également nécessaire.

Description de la (des) chose(s) : Décrire les plantes dans la parcelle de destruction visée, en se fondant sur le fait que les plantes contaminées sont des plantes hôtes à risque élevé ou à risque faible et sur les critères correspondants (7.1 et 7.2).

Certificat de circulation, CFIA/ACIA 0108 (2002/09):

Description de la (des) chose(s) : Ce document doit décrire avec précision les choses à déplacer. L'ACIA doit être capable de vérifier que le matériel expédié est identifiable une fois rendu à destination. Il est recommandé d'utiliser des étiquettes, etc. Il incombe au producteur de veiller à ce que les choses à déplacer demeurent identifiées.

Conditions de circulation : Voir les mesures de protection illustrées dans l'annexe 2 et selon le cas.

4. Lorsque les plantes ont été détruites conformément à l'ordonnance a. a. Lever la quarantaine visant l'établissement.

b. Mettre en quarantaine une zone de 10 m entourant les parcelles de destruction déterminées, retenir toutes les plantes hôtes de la zone de quarantaine pendant un minimum de 90 jours suivant la date des premiers résultats positifs (mise en quarantaine après la destruction ).

c. Limiter le déplacement des plantes non hôtes à la zone mise en quarantaine après la destruction.

d. Si un échantillon de plante analysé s'avère infecté durant la quarantaine après la destruction, délimiter à nouveau la (les) parcelle(s) de destruction et la zone de quarantaine et entreprendre une nouvelle période de quarantaine (voir l'étape 3 ci-dessus).

e. Le cas échéant, si un échantillon de terre ou de terreau s'avère contaminé, mettre en quarantaine toutes les plantes de la parcelle jusqu'à ce que les plantes aient été échantillonnées et analysées.

4a. Avis de levée de quarantaine, CFIA/ACIA 0109 (2004/01):

Description de la (des) chose(s) : Il faut énumérer tous les articles mentionnés dans l'avis de quarantaine, sauf les articles qui ont été détruits par traitement ou qui ont été éliminés.

4b/c. Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04):

Se terminant le (date) : Quatre-vingt-dix (90) jours suivant la date des premiers résultats positifs.

Description de la (des) chose(s) : Toutes les plantes hôtes, parties de plantes hôtes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, dans une parcelle à partir des plantes infestées jusqu'à une distance de 10 mètres autour de la parcelle de destruction déterminée. On entend par plantes hôtes les plantes énumérées dans l'annexe 1, Liste des espèces réglementées à l'égard du Phytophthora ramorum de la directive D-01-01 de l'ACIA.

Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint. Aux fins de prévention ou de maîtrise de la propagation de P. ramorum, les plantes non hôtes de la parcelle visée par la quarantaine ne peuvent être déplacées que si les conditions de déplacement ont été prescrites par écrit par un inspecteur de l'ACIA conformément au Certificat de circulation.

4e. Avis de quarantaine, CFIA/ACIA 0106 (2003/04), selon le cas :

Se terminant le (date) : Jusqu'à l'émission d'un avis de levée de quarantaine.

Description de la (des) chose(s) : Toutes les plantes, parties de plantes ainsi que la terre et le milieu de culture y adhérant, dans la parcelle où la terre ou le terreau contaminé ont été repérés. Une parcelle de plantes désigne un regroupement de plantes dont la limite est constituée par une séparation de deux (2) mètres, produite par des plantes non hôtes ou par une zone sans plantes.

Conditions de quarantaine : Les activités peuvent être poursuivies de manière à maintenir la santé des plantes, à la condition que ces activités ne contreviennent pas aux normes et aux mesures de biosécurité contenues dans le document ci-joint.

5. Lorsque la période de quarantaine après la destruction est terminée a. Lever la quarantaine après la destruction, si les conditions sont respectées (10.2).*

*Dans certaines conditions (10.1), la quarantaine peut être levée avant la période de quarantaine après la destruction.

5a. Avis de levée de quarantaine, CFIA/ACIA 0109 (2004/01):

Description de la (des) chose(s) : Il faut énumérer toutes les choses mentionnées dans l'avis de quarantaine.

 


Annexe 5

Liste de contrôle et dossier de l'inspecteur

Nom de l'entreprise :

Nom du gestionnaire :

Nom du propriétaire :

Adresse du lieu :

Adresse postale :

Numéro de téléphone de la personne-ressource :

Numéro de télécopie de la personne-ressource :

Type d'établissement :

checkbox Pépinière de vente au détail

checkbox Pépinière de multiplication

checkbox Serre de vente au détail

checkbox Serre de multiplication

checkbox Autre

Coordonnées GPS : 

Superficie du lieu :

Renseignements sur le lieu :

Quelle est la source d'eau?

L'eau est-elle recyclée/recirculée? Dans l'affirmative, décrire le système de recyclage.

L'eau est-elle traitée? Dans l'affirmative, donner des détails sur le traitement.

Des mesures de biosécurité visant le personnel et l'utilisation du matériel ont-elles été mises en oeuvre? Dans l'affirmative, donner des détails.

La terre/le milieu de culture proviennent-ils de l'extérieur du lieu? Dans l'affirmative, quelle en est la source?

Ajoute-on des matières compostées ou de l'écorce au milieu de culture? Dans l'affirmative, quelle en est la source?

Énumérer les endroits où sont empilés les matières végétales rejetées et les débris du lieu :

Joindre un croquis de l'établissement (incluant les aires d'expédition).

Utilisation de produits chimiques

L'établissement applique-t-il des fongicides?

À quelle date remonte la dernière application de fongicide sur les végétaux qui se sont avérés infectés?

Quel a été le produit utilisé et à quelle dose a-t-il été appliqué?

État des plantes

Les plantes suspectes ont-elles été parées ou taillées?

Comment ces résidus ont-ils été éliminés?

Le matériel végétal est-il dans des pots?

Ces pots ont-ils été éliminés ou réutilisés?

Comment les pots réutilisés ont-ils été manipulés?

Le producteur a-t-il remarqué si les plantes de son établissement présentaient un problème quelconque? Dans l'affirmative, donnez des détails.

Le producteur a-t-il déplacé des plantes vers un lieu différent?

Préciser les types/variétés qui ont été déplacés.

Quand le producteur les a-t-il déplacés?

Quelle est l'adresse de ce lieu?

Activités de retraçage amont

Quelle est l'origine (remonter jusqu'au lieu de multiplication) du matériel infecté?

Les plantes ont été multipliées par

Types de plantes

Nombre de plantes

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Annexe 6

Échantillonnage de la terre et de l'eau

1. Échantillonnage de la terre et du terreau

La terre ou les milieux de culture contaminés sont tout à fait identiques à la terre ou aux milieux de culture non contaminés. Il faut donc les manipuler avec précaution. Tous les outils utilisés pour prélever des échantillons de terre ou de terreau doivent être désinfectés à l'aide d'une solution d'eau de Javel à 10 % ou d'une solution d'ammonium quaternaire ou être flambés à l'aide d'un chalumeau au gaz propane entre chaque prélèvement d'échantillons. Il faut gratter les outils pour les débarrasser de toute terre et matière organique avant de les désinfecter. Il faut faire attention de ne pas transporter d'une parcelle à une autre de la terre ou du milieu de culture sur ses chaussures ou ses vêtements. Tout le matériel d'échantillonnage doit être nettoyé et désinfecté avant d'entrer dans la pépinière. Il faut prendre toutes les précautions qui s'imposent pour éviter que la terre ou le milieu de culture non infecté ne soit contaminé par de la terre ou un milieu de culture infecté. Si l'on connaît des endroits où la terre/le milieu de culture est contaminé(e) ou soupçonné(e) de l'être, il faut les échantillonner en dernier. En d'autres termes, il faut commencer l'échantillonnage de la terre ou du milieu de culture à la périphérie de la zone tampon et progresser vers la (les) parcelle(s) de destruction.

1.1 Préparatifs en vue de l'échantillonnage

Il faut prélever des échantillons composites de la terre et des milieux de culture. Les échantillons composites des milieux de culture doivent être conservés séparément des échantillons de terre. Un échantillon composite se compose d'un mélange de sous-échantillons. Les sous-échantillons (voir la figure 1) sont de petites quantités de terre (ou de milieu de culture) prélevées dans le sol (ou un pot), puis mélangées pour former l'échantillon composite. Le recours au sous-échantillonnage accroît les chances de détecter le P. ramorum s'il est présent. Les échantillons doivent contenir un volume maximal de terre et/ou de milieu de culture de 500 ml (la moitié d'un sac de plastique de type Ziploc® d'environ 1 litre). Le nombre d'échantillons composites prélevés dépendra de la superficie de la pépinière de vente au détail échantillonnée (voir le tableau 1). Il doit y avoir au moins deux échantillons, l'un de milieu de culture et l'autre de terre, à moins que tous les végétaux et leur milieu de culture aient été détruits ou que les végétaux ne soient pas placés sur le sol (p. ex., qu'elles soient sur le béton ou l'asphalte). Si la surface du sol est couverte de gravier, prélever des sous-échantillons de terre sous le gravier. Il faut enlever le géotextile perméable recouvrant le gravier ou sous le gravier avant de prélever les échantillons de terre.

Tableau 1 : Nombre d'échantillons composites à prélever selon la superficie de la pépinière.
Superficie des sites traités (hectares) Mètres carrés Nombre d'échantillons de terre et de milieu de culture prélevés (total)
0.00<n<0.1 n>1012 5 (10)
0.1<n<0.2 1012<n<2023 10 (20)
0.2<n<0.4 2023<n<4046 20 (40)
n>0.4 n>4046 30 (60)

Chaque échantillon composite doit comporter au moins cinq sous-échantillons de terre ou de milieux de culture provenant de la zone ciblée. Le prélèvement de cinq échantillons est un minimum, mais il est préférable de prélever 24 sous-échantillons de terre ou de milieu de culture pour chaque échantillon, à condition que la zone soit suffisamment grande (pour les échantillons de terre) et qu'elle compte un nombre suffisant de plantes (pour les échantillons de milieu de culture). Il faut prélever les sous-échantillons en zigzag, comme l'illustre le diagramme ci-dessous (figure 1). Si des feuilles ou d'autres débris des végétaux infectés sont présents sur le sol, il est également possible de prélever des sous-échantillons dans les endroits où ils se trouvent. Il faut consigner la position de chaque échantillon composite (donner de préférence les coordonnées GPS, sinon marquer au moins à l'aide de jalons) au cas où un traitement ultérieur de la terre ou du milieu de culture contre le P. ramorum serait nécessaire. On peut également prélever de la même manière des échantillons composites chez les plantes non infectées voisines. Si vous prélevez des échantillons dans des parcelles de plantes non infectées, commencez par prélever les échantillons composites de terre//milieu de culture afin de réduire au minimum les risques de contamination de la terre/du terreau non infecté. Si la totalité du milieu de culture susceptible d'être infecté a été détruite en même temps que les végétaux infectés, prélever des échantillons composites chez les plantes hôtes (les plantes réglementés qui sont énumérés dans la Liste des genres réglementés à l'égard du Phytophthora ramorum (Encre des chênes rouges)) restantes se trouvant entre 2 et 10 m des plantes initialement infectées et placées en détention. Cibler de préférence le milieu de culture des plantes présentes en aval (p. ex., selon l'ordre d'arrosage) des plantes initialement infectées.

Figure 1 : Méthode de prélèvement en zigzag recommandée pour l'obtention de sous échantillons pour les échantillons composites de terre et/ou de milieu de culture.

Figure 1 : Méthode de prélèvement en zigzag recommandée pour l'obtention de sous échantillons pour les échantillons composites de terre et/ou de milieu de culture.

2. Échantillons d'eau

2.1 Échantillonnage in situ de l'eau avec des feuilles comme appât
  1. Préparer les feuilles (communiquer avec le Laboratoire central de la défense des végétaux, maintenant le Centre d'expertise sur les ravageurs justiciables de quarantaine, pour connaître les feuilles appropriées à utiliser) qui serviront d'appât en découpant dans le limbe des chevrons jusqu'à la nervure centrale (mais sans la traverser) ou en coupant l'extrémité du pétiole de chaque feuille.
  2. Placer 3 ou 4 feuilles dans un sac en filet. Fixer au sac une étiquette en plastique portant la date, la source d'eau (lieu) et la pépinière (c.-à-d., le numéro de permis de la pépinière).
  3. Déposer le sac en filet dans la source d'eau pendant au moins 48 heures et jusqu'à 1 semaine (de préférence).
  4. Ne pas laisser l'appât dans la source d'eau pendant plus d'une semaine car les feuilles vont commencer à se décomposer.
  5. Placer les sacs de manière que les feuilles demeurent submergées en tout temps (c.-à-d. même si le niveau d'eau de la source varie). Si possible, placer l'appât près de l'influent provenant de la zone la plus proche des plantes infestées ou contenant les plantes infestées.
  6. Retirer l'appât de la source d.eau et le transférer dans un sac scellable.
2.2 Échantillonnage de l'eau pour filtration
  1. Les échantillons d'eau doivent être prélevés dans des flacons stériles à large ouverture et conservés à des températures de 5 à 10 °C.
  2. Les échantillons d'eau doivent être prélevés en surface pour accroître les probabilités d'obtenir des zoospores de Phytophthora.
  3. Les échantillons doivent être d'environ 1 000 ml. Le nombre d'échantillons à prélever dépendra de la superficie de l'étang de la pépinière (tableau 1).
  4. Les échantillons doivent être analysés dans les 48 heures suivant leur prélèvement. Tous les échantillons doivent être présentés conformément aux protocoles précisés dans l'annexe 7.
Tableau 1. Nombre d'échantillons composites prélevés selon la superficie de l'étang.
Superficie de l'étang (acres) Nombre d'échantillons d'eau prélevés (litres)
0.00 - 0.25 1
0.26 - 0.5 2
0.50 - 1.0 4
1.01 - 2.50 8
>2.51 12

 


Annexe 7

Manutention et présentation des échantillons au laboratoire

Instructions essentielles pour la présentation des échantillons :

  1. Remplir un rapport d'identification d'organisme nuisible (RION) (formulaire CFIA/ACIA 1303) disponible sur Informed Filler.
  2. Prévenir le laboratoire du nombre approximatif d'échantillons qui seront expédiés et de la date à laquelle ils devraient être expédiés.
  3. Chaque échantillon doit être placé dans un sac individuel. (S'il s'agit de bouteilles contenant des échantillons d'eau, les placer dans un sac.).
  4. Sur chaque sac individuel, inscrire au marqueur indélébile les renseignements suivants : lieu d'échantillonnage, code de zone (si possible), genre végétal (si possible), date d'échantillonnage, numéro du RION.
  5. Placer tous les sacs individuels dans un grand sac de plastique, pour l'expédition.
  6. Expédier tous les échantillons par messagerie exprès, dans une glacière en styromousse renfermant des blocs réfrigérants (de type Ice pak). Les échantillons ne doivent pas être directement en contact avec les blocs réfrigérants.
  7. Pour séparer les sacs d'échantillons, utiliser quelques épaisseurs de papier journal ou d'un autre matériau isolant.
  8. À la fin de chaque jour de prélèvement, entreposer les échantillons dans une chambre froide ou au réfrigérateur, à 4 °C ± 2 °C, jusqu'à leur expédition.
  9. S'assurer de mettre un exemplaire de tous les RION dans la boîte. Inscrire P. ramorum sur la boîte d'échantillons.
  10. Envoyer tous les échantillons par messagerie.