La cécidomyie du chou-fleur, Contarinia nasturtii, a été détectée pour la première fois en Ontario en 2000. Des pertes de rendements significatives, qui ont été attribuées en premier à des carences en éléments minéraux, avaient été observées dans des champs de brocoli de cette province depuis 1996. Lorsque la cécidomyie du chou-fleur a été confirmée en Ontario, il est apparu clair que ces pertes étaient plutôt dues à des dommages causés par la cécidomyie.
Les hôtes de C. nasturtii comprennent une vaste gamme d'espèces de la famille des Brassicacées : brocoli (B. oleracea var italica), chou-fleur (Brassica oleracea var botrytis), chou (B. oleracea var capitata) et radis (Raphanus sativus).
Les adultes hivernants émergent en mai et en juin. Les femelles pondent leurs oeufs sur la première plante disponible. Les oeufs sont pondus en chapelets ou en grappes de 15 à 20 sur les plus jeunes parties de la plante, p. ex., les boutons floraux ou la base des pétioles. Chaque femelle pond environ 100 oeufs. Après trois jours, les larves commencent à éclore et se nourrissent surtout à proximité du point végétatif. Toutefois, les larves peuvent vivre sur presque n'importe quelle partie de la plante dans un environnement presque liquide. Après 2 à 3 semaines, les larves ont atteint leur croissance maximale et elles sautent ou se laissent tomber sur le sol et filent un cocon dans le sol où elles se nymphosent. Deux semaines plus tard, la nouvelle génération de mouches fait son apparition.
En Europe, jusqu'à 4 générations se chevauchent chaque année, mais le nombre varie selon le climat. En Ontario, on a observé trois générations par année. Les adultes de la génération hivernante émergent de la fin mai jusqu'au début d'août et atteignent un sommet en juin; une deuxième génération (été) émerge de la mi-juillet jusqu'à la première moitié d'août. La troisième génération émerge entre la fin d'août et le début de septembre.
Les femelles deviennent inactives lorsque la température tombe sous les 20 °C. Pendant ces périodes de sécheresse, les larves peuvent entrer dans une période de dormance, et reprendre leur croissance après la pluie. Lorsque le temps est sec, les larves matures fabriquent des cocons sphériques enfouis dans le sol à une profondeur supérieure à la normale et remontent à la surface du sol après la sécheresse, mais seulement pour y retourner et fabriquer de nouveaux cocons ovoïdes dans lesquels elles se nymphoser ont.
Ontario Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation
Institut National de la Recherche Agronomique
Texte : Service de l'évaluation des risques phytosanitaires
Références photographiques : Fig.1., Fig. 3., Fig. 4., Fig. 5., et Fig. 6. Dr. R.H. Hallett, Dept. of Environmental Biology, University of Guelph, Guelph (Ontario) Fig. 2. et 7, Institut national de la recherche agronomique, Paris (France).