Instructions particulières : Légumineuses

IP 142.1.2-3

Table des matières

Date

La présente version des IP concernant les méthodes d'inspection des légumineuses à grains a été produite le 15 mai 2012.

Personne-ressource

La personne responsable des instructions particulières (IP) du Programme des semences est gestionnaire national, Section des semences.

Révision

Les présentes instructions particulières du Programme des semences subiront des examens périodiques. Les modifications seront apportées de manière à ce que les IP répondent toujours aux besoins.

Approbation

Les présentes instructions particulières du Programme des semences sont approuvées par :


Directeur, Division des grandes cultures et d’intrants


Date

Distribution

La version la plus à jour du présent document sera diffusée sur les sites Intranet et Internet de l'ACIA. En outre, l'original signé sera conservé par le gestionnaire national, Section des semences.

0.0 Introduction

Le programme d'inspection des cultures vise la conduite d'inspections impartiales et la présentation, à l'Association canadienne des producteurs de semences (ACPS), d'un rapport décrivant les conditions d'isolement, l'état et la pureté d'une culture. Il incombe à l'inspecteur de décrire la culture telle qu'elle est au moment de l'inspection.

1.0 Portée

Les présentes Instructions particulières (IP) du Programme des semences décrivent en grandes lignes les méthodes qu'un inspecteur doit suivre pour examiner les cultures de haricots, de pois chiches, de féveroles, de lentilles, de lupins et de pois en vue de l'attribution d'une catégorie selon la qualité généalogique. Ces inspections aident l'ACPS à déterminer si les cultures de semences produites en vue de l'attribution d'une catégorie selon la qualité généalogique sont conformes aux exigences concernant la pureté variétale, aux normes de la culture telles que précisées dans la circulaire 6 de l'ACPS Règlement et procédures pour la production des semences pedigrées au Canada.

2.0 Références

Les publications citées dans les présentes IP figurent dans le CRPS 111. À celles-ci s'ajoutent les suivantes :

3.0 Définitions et acronymes

3.1 Définitions

Pour les besoins des présentes IP, les définitions données dans le CRPS 101 et les suivantes s'appliquent :

Anthocyanine
Le pigment variant du rouge au violet et au bleu.
Entre-noeud
La partie entre deux noeuds.
Fasciation
L'aplatissement des tiges chez certaines espèces végétales.
Haricot
Ça comprend le haricot de grande culture, le haricot commun, le haricot blanc, le petit haricot rond blanc et le haricot sec comestible.
Hors-type
Une plante qui, dans un champ de semences, dévie d'un ou de plusieurs caractères mentionnés dans la description officielle de la variété
Lentilles
Ça comprend celles utilisées pour la réclamation et comme engrais vert.
Noeud
Le point d'attache souvent renflé de la feuille sur la tige.
Pois
Ça comprend le pois de grande culture, le pois de spécialité, le pois jardinière et le pois fourrager.
Variant
Toute semence ou tout plant qui : a) est distinct de la variété, mais apparaît naturellement au sein de celle-ci; b) est stable et prévisible avec une fiabilité comparable à celle des autres variétés du même type et dans les limites de tolérance connues; c) faisait partie à l'origine de la variété lors de sa mise en marché et n'est pas un hors-type.

3.2 Acronymes

ACIA
Agence canadienne d'inspection des aliments
ACPS
l'Association canadienne des producteurs de semences
CRPS
Cadre réglementaire du programme des semences
IP
Instructions particulières
PSQ
Procédure du système qualité
SEP
Système d’enregistrement des produits

4.0 Procédures d'inspections particulières

4.1 Évaluation de la demande

S'il manque de l'information sur la demande, il faut communiquer avec l'auteur afin d'avoir en main tous les renseignements nécessaires avant de procéder à l'inspection initiale de la culture.

La lentille est un type de culture précoce dont la récolte, en des conditions idéales, commence au début d’août. Les demandes devraient être examinées en tenant compte du moment choisi pour procéder à l’inspection des cultures.

4.2 Exigences concernant l'inspection

L'inspection des légumineuses à grains diffère de celles de toutes les autres cultures, parce que le moment propice et le nombre de visites à cette fin varient pour chaque type de légumineuses à grains.

  • Pois (tous les types) - une inspection au début de la floraison, environ 60 jours après la plantation.
  • Lentilles, pois chiches et lupins - une inspection en pleine floraison.
  • Haricots (de grande culture) - deux inspections, une 10 à 20 jours suivant la pleine floraison et une à maturité au moment où les feuilles commencent à tomber.
  • Féverole (les variétés à tanin faible) - une inspection après la floraison.
  • Féverole (les autre variétés) - une inspection à maturité lorsqu'au moins 90 % des plantes ont perdu toutes leurs feuilles.

On peut trouver les exigences d’inspection de la gesse cultivée aux IP 142.1.2-5 Procédures d'inspection des cultures de semences généalogiques des espèces à fourrage vert, à gazon, à couverture et espèces indigènes.

4.3 Inspection de la culture

Les variétés de haricots de grande culture, de féveroles à petites graines, de lentilles comestibles, de lupins comestibles et fourragers et de pois de culture commerciale, doivent toutes être enregistrées. Les descriptions des variétés enregistrées sont disponibles dans le SEP.

On peut obtenir les descriptions des variétés de féveroles à grosses graines, de pois chiches, de lentilles servant d'engrais vert, ainsi que de pois fourragers et de spécialité (pois cajan, et pois perdrix) auprès du producteur ou de l'ACPS.

Avant de débuter l'inspection, l'inspecteur doit s'assurer qu'il ou elle se trouve au bon endroit en comparant l'information fournie sur la demande (y compris une carte) avec l'emplacement du champ.

4.3.1 Pois de grande culture

Pour l'inspection, par pois on entend notamment les pois fourragers et ceux de spécialité. Comme la mobilité durant l'inspection des cultures de pois peut être entravée par la hauteur et la densité de peuplement des cultures à maturité, il faut procéder à l'inspection au début de la floraison.

Dans des circonstances exceptionnelles, il peut s'avérer nécessaire de réduire le nombre de plants par comptage afin de pouvoir examiner de plus près les hors-types qui sont très difficiles à distinguer dans la culture. Les hors-types communs sont les types feuillés et semi-aphylles, qui peuvent être plus courts par rapport à la hauteur normale établie pour la variété. Les méthodes décrites à l'annexe I s'appliquent dans les cas exceptionnels où l'inspecteur ne peut pas procéder à des comptages de 10 000 plants chacun. Là où l'on procède à un comptage réduit, on peut repérer les hors-types plus facilement. La méthode est donc rarement appliquée et n'est pas utilisée pour les hors-types facilement repérables, comme ceux dont la couleur des fleurs diffère ou dont la différence de hauteur est très marquée. Dans ces cas, il est toujours requis de procéder à six comptages de 10 000 plants chacun. On peut trouver les exigences de rapportage dans la Section 4.4 et l'Annexe I.

L'annexe II contient de l'information sur la biologie et les caractères distinctifs du pois de grande culture, ainsi que des illustrations de ces caractères.

4.3.2 Pois chiches

Les inspecteurs doivent surveiller les mélanges possibles de variétés à feuilles composées ou unifoliées, qui sont difficiles à voir. L'annexe III contient de l'information sur la biologie et les caractères distinctifs des pois chiches ainsi que des illustrations de ces caractères.

4.3.3 Haricots de grande culture

L'annexe IV fournit de l'information sur la biologie et les caractères distinctifs des haricots de grande culture, ainsi que des illustrations de ces caractères. Il est important de reconnaître les divers ports.

Il faut signaler la présence de la brûlure commune et de l'anthracnose en indiquant le nombre et l'emplacement des foyers, ainsi que l'étendue approximative de l'infection (en pourcentage) dans la culture atteinte (annexe V). Il faut aussi prélever des échantillons pour confirmer le diagnostic conformément aux dispositions du document IP 142.1 Programme d'inspection des cultures de semences généalogiques si l'incidence est très faible et si les symptômes sont peu évidents. S'il soupçonne la présence de l'anthracnose dans la culture, au moment de sortir de celui-ci, l'inspecteur désinfectera ses bottes pour réduire les possibilités de propagation de la maladie aux autres cultures. Idéalement, les inspections seraient remises à plus tard durant la journée lorsque le feuillage a eu l’occasion de sécher afin de réduire la possibilité de transmission de maladie.

Dans les parcelles :

L'inspecteur examinera toute la parcelle, à raison de cinq à six rangs de largeur, en se déplaçant en ligne droite; il signalera toute infection conformément aux dispositions du document IP 142.1 Programme d'inspection des cultures de semences généalogiques.

Aux cultures :

L'inspecteur examinera la culture au complet et au hasard. Il signalera toute infection conformément aux dispositions du document IP 142.1 Programme d'inspection des cultures de semences généalogiques. En présence de la brûlure commune ou de l'anthracnose, il importe que l'inspecteur précise si la culture est uniformément infectée ou si les foyers sont localisés. Dans ce dernier cas, il indiquera l'emplacement des foyers dans la culture en les localisant sur un dessin.

Les exigences concernant l'isolement des parcelles du sélectionneur et de celles de probation sont plus rigoureuses que celles qui s'appliquent à d'autres types mentionnés dans les présentes IP. La distance d'isolement exigée peut atteindre jusqu'à 30 mètres. Les cultures de semences de fondation doivent être isolées par une distance de 20 mètres d'une culture de haricots non assujettie à une inspection comme culture de semences contrôlées.

4.3.4 Lupins, lentilles et féveroles

Les annexes VI, VII et VIII contiennent de l'information sur la biologie et les caractères distinctifs de ces légumineuses et, au besoin, des illustrations de ces caractères.

4.4 Production du rapport d'inspection de récoltes de semences contrôlées

Chaque inspection repose sur six comptages de 10 000 plants chacun. Dans des circonstances exceptionnelles où l'on réduit les comptages d'ápres l'Annexe I, il faut clairement préciser et expliquer cette décision. L'inspecteur doit indiquer la densité de peuplement dans la partie « Commentaires » du rapport, en particulier quand il réduit les comptages (p. ex. : « densité de peuplement : 60 plants/m2 »). Lorsqu'il réduit les comptages, l'inspecteur doit immédiatement fournir au producteur, à l'ACPS, ainsi qu'à l'inspecteur en chef ou au superviseur, une copie du rapport d'inspection de récoltes de semences.

En ce qui concerne les haricots de grande culture, l'inspecteur doit conserver le rapport d'inspection de récoltes de semences contrôlées jusqu'à la fin de la seconde inspection. Il doit rapporter des résultats de la première inspection avec le producteur. Si la première inspection révèle un problème possible d'isolement ou de pureté, il enverra une copie de son rapport par télécopieur à l'ACPS.

En cas de découverte de hors-types dans plusieurs cultures d'une variété donnée, l'inspecteur en informera son superviseur ou le spécialiste des semences du programme du centre opérationnel et l'ACPS, car cela peut indiquer que les semences mères sont contaminées.

L'inspecteur doit aussi préciser, dans la partie « Commentaires », la présence d'une culture-abri, s'il y a lieu. Il doit aussi préciser l'espèce, la variété et la qualité généalogique de la culture-abri.

Annexes

Annexe I : Méthodes de réduction du nombre dans les comptages

Quand :

  1. dans des circonstances exceptionnelles, on ne peut procéder à six comptages de 10 000 plants chacun à cause de la variété et de la nature des variants et des hors-types trouvés (d'après l'expérience acquise avec la variété ou selon les résultats de trois comptages initiaux de 1 000 plants chacun), ET
  2. que la norme de l'ACPS pour les hors-types ou d'autres variétés du même type est la suivante :
    Fondation et enregistrées : 1 par 10 000
    Certifiées : 5 par 10 000,

il faut suivre la méthode suivante :

Cultures productrices de semences Comptages initiaux Hors-types trouvés lors des comptages initiaux
0 1 2 3 4 5 6 >6
Fondation 15 comptages de 1 000 plants D A A D C C C D
Enregistrées 15 comptages de 1 000 plants D A A D C C C D
Certifiées 10 comptages de 1 000 plants D D D D B B B D

A = procéder à 15 comptages additionnels de 1 000 plants chacun, afin que l'ACPS puisse clairement déterminer si le champ est conforme à la norme courante.

B = procéder à 10 comptages additionnels de 1 000 plants chacun, afin que l'ACPS puisse clairement déterminer si le champ est conforme à la norme courante.

C = procéder à 5 comptages additionnels de 1 000 plants chacun, afin que l'ACPS puisse clairement déterminer si le champ est conforme à la norme déclassée.

D = cesser les comptages.

Dans des circonstances exceptionnelles où l'on réduit les comptages, il faut clairement préciser et expliquer cette décision. Lorsqu'il réduit les comptages, l'inspecteur doit immediatement fournir une copie du rapport au producteur, ainsi qu'à l'ACPS, à l'inspecteur à chef ou au superviseur.

Annexe II : Pois de grande culture - description et illustrations

Le pois de grande culture (Pisum sativum) est une légumineuse à grains d'été frais. On observe deux ports principaux. Le premier type produit des feuilles normales et des tiges grimpantes de trois à six pieds; le second est semi-aphylle et ses folioles modifiées sont réduites à des vrilles, de sorte que les tiges sont plus courtes (de deux à quatre pieds). Habituellement, le pois produit une seule tige, mais peut se ramifier à partir des noeuds sous la première fleur.

La plupart des variétés de pois sont autofecondées et produisent des fleurs blanches à pourpre rougeâtre. Chaque fleur donnera une gousse contenant de 4 à 9 graines. Les variétés de pois ont une floraison indéterminée ou déterminée.

Les variétés à floraison indéterminée fleuriront longtemps et le mûrissement peut se prolonger même par temps frais et humide. Elles sont plus tardives, affichant une précocité fluctuant de 90 à 100 jours. Les variétés déterminées fleuriront pendant une certaine période et mûriront plus tôt, soit au bout de 80 à 90 jours. Le pois est sensible au stress causé par la chaleur au moment de la floraison; la chaleur peut en effet limiter la formation des gousses et la grenaison. Les variétés indéterminées sont plus aptes à compenser pour les périodes de chaleur et de sécheresse et sont mieux adaptées aux régions arides. Les variétés déterminées semi-aphylles ont une bonne récoltabilité et sont mieux adaptées aux régions humides.

La floraison survient habituellement de 40 à 50 jours après la plantation. Elle dure normalement de deux à quatre semaines selon le type de floraison et les conditions météorologiques durant ce stade.

Caractères distinctifs

  • port du plant
  • présence de folioles
  • hauteur du plant
  • forme de la base l'étendard de la fleur
  • précocité
  • longueur, largeur et courbure de la gousse
  • pigmentation anthocyanique
  • couleur du cotylédon
  • longueur de la tige
  • nombre maximal de folioles

Fasciation de la tige

L'expression de la fasciation varie considérablement selon les conditions ambiantes, bien que la présence ou l'absence de ce caractère soit habituellement claire.

Longueur des tiges

La longueur de la tige indiquée dans la description de variété est habituellement celle des plants récoltés au stade de la graine verte mûre. La mesure comprend les noeuds et les feuilles à écailles. La hauteur de la plante au stade de la floraison et la longueur de la tige au stade de la graine verte mûre peuvent varier selon l'endroit et la saison en raison des diverses réactions de la culture à la photopériode, à la température et à l'humidité du sol. Cependant, ces deux caractères sont de bons discriminateurs au fil des ans à un endroit et permettent de distinguer les différentes variétés.

Nombre de noeuds

L'expression peut varier suite à l'avortement des fleurs dans certaines conditions ambiantes. Il faut vérifier la présence de noeuds avec des feuilles à écailles.

Pigmentation anthocyanique de l'aisselle

Pourpre rougeâtre ou rose chez les variétés exprimant ce caractère. L'évaluation de l'expression de la couleur de l'aisselle doit être réalisée sur la plante entière; les anneaux doubles ne sont pas toujours clairement définis à un noeud particulier. Il est plus facile d'observer ce caractère sur le dessous des stipules.

Nombre maximal de folioles

Il faut établir le nombre maximal pour la plante entière. Même si ce caractère semble continuellement exprimé, il est stable. Parfois, des plants comptent un grand nombre de folioles. Le nombre maximal de folioles pour un échantillon de plantes doit être consigné et la moyenne, calculée.

Dentelure du bord de la feuille

Il faut examiner la plante entière, à l'exception des six noeuds les plus bas et les ramifications apicales et basales.

Dentelure de la feuille

Dentelure du bord de la feuille - très faible, faible.

Dentelure du bord de la feuille - moyenne, forte, très forte.

Longueur du pétiole

Les observations doivent être faites seulement au deuxième noeud fertile chez les variétés sans foliole. La longueur doit être consignée de l'aisselle jusqu'aux premières vrilles.

Diagramme - longueur du pétiole.

Développement des stipules

Les stipules rudimentaires sont lancéolées et leur surface est considérablement réduite de jusqu'à 80 p. 100. Les stipules en forme d'oreilles de lapin ne constituent pas des exemples de stipules rudimentaires.

Stipules en forme d'oreilles de lapin

Ce type de stipules sont parallèles plutôt que divergentes et leur extrémité est pointue.

Stipules en forme d'oreilles de lapin - absentes et présentes

Taille de la stipule

Les observations concernant la longueur et la largeur doivent être faites au deuxième noeud fertile. Les stipules doivent être détachées du plant et aplaties, puis mesurées dans leur partie la plus large.

Longueur du pédoncule :

mesurée de l'aisselle jusqu'au premier noeud ou jusqu'à la courbure du pédoncule.

Diagramme - longueur du pédoncule.

Macule de la stipule

Les observations doivent être réalisées sur la plante entière. Pour ce faire, la plante doit avoir au moins huit noeuds, car chez certaines variétés, la macule n'apparaît pas sur les noeuds inférieurs.

Densité de la macule sur la stipule

Diagramme - Densité de la macule sur la stipule - très clairsemée, clairsemée et moyenne Densité de la macule sur la stipule - dense et très dense

Forme de la base de l'étendard de la fleur

Les observations doivent être faites sur un échantillon de 20 plants. L'étendard doit être détaché de la fleur et aplati sur une surface dure.

Forme de la base de l'étendard de la fleur - très élevée, élevéeForme de la base de l'étendard de la fleur - aplatie, arquéeForme de la base de l'étendard de la fleur - fortement arquée

Longueur de la gousse

La longueur doit être mesurée au deuxième noeud fertile sur un échantillon de 20 plants. Les gousses doivent être bien développées ou renflées. Les graines vertes doivent être fermes et en voie de s'amylacer.

Largeur de la gousse

La largeur doit être mesurée au deuxième noeud fertile sur un échantillon de 20 plants. La mesure doit être prise d'une suture à l'autre sur des gousses non ouvertes.

Parchemin de la gousse

Parchemin de la gousse - absent, partiellement présent, entièrement présent

L'observation doit être faite sur un échantillon composé de plusieurs plants, quand les gousses sont sèches et semblables à du papier.

Il faut ouvrir la gousse le long de la suture, sans endommager les bords des deux moitiés. La distribution du sclérenchyme, qui constitue le parchemin, peut être observée à l'intérieur de la paroi de la gousse, par transparence de celle-ci sous la lumière (de préférence la lumière du jour).

S'il est difficile de déterminer la présence du parchemin, il faut alors examiner les gousses à d'autres noeuds du même plant.

Degré de courbure de la gousse

Degré de courbure de la gousse - nulle ou trè, faibleDegré de courbure de la gousse - faible, moyenne  forte, très forte

Orientation de la courbure de la gousse

Orientation de la courbure de la gousse - convexe et concave.

Forme de la partie distale de la gousse

Forme de la partie distale de la gousse - pointue et tronquée.

Les observations doivent être faites seulement sur des variétés dont les gousses ont des parois minces. Il faut observer ce caractère sur un échantillon de plants et sur plusieurs noeuds de chaque plant, quand les gousses sont bien développées. Il faut porter une attention toute spéciale aux gousses fortement courbées dont le bec est plus long que l'extrémité de la gousse ou dont le parchemin est incomplet. Certaines variétés ont une extrémité tronquée, mais le bec est plus haut sur la gousse.

Couleur de la gousse

Les variétés à gousses jaunes peuvent aussi présenter des pédoncules et des sépales jaune laiteux. En présence d'anthocyanine, les gousses paraîtront rouge pâle.

L'apparence verte des gousses est due au fait que les couleurs jaune, pourpre et bleu vert ne sont pas exprimées.

Les gousses bleu vert sont foncées et légèrement bleuâtres, mais pas aussi bleues que le feuillage bleu vert. La couleur se développe avec le temps et peut être accentuée par temps chaud et sec.

L'expression des gousses pourpres peut varier et est instable, la couleur se dissipant sur le même plant ou ici et là sur la gousse.

Fils de la suture

Les observations doivent être faites sur des gousses bien développées. Si l'examen porte sur des gousses immatures, les fils de la suture seront absents ou partiels. On peut mieux observer l'expression du caractère à des températures supérieures à 20 °C. Par temps frais et/ou sur des gousses plus développées, les fils de la suture apparaissent plus tard que d'habitude. La présence de graines moins ridées chez les types de grains d'amidon composés semble être associée à l'absence ou au nombre réduit de fils de suture.

Pigmentation anthocyanique de la suture de la gousse

Les observations doivent être faites sur des variétés à pigmentation anthocyanique. Elles doivent l'être sur la plante entière, quand les gousses sont bien développées et commencent à sécher.

Intensité de la couleur verte de la graine immature

Il faut observer ce caractère quand les graines sont fermes, mais avant qu'elles ne prennent un goût amylacé.

Les graines des types à cotylédon vert peuvent être d'un blanc crémeux avant leur plein développement. Les variétés à gousses bleu vert peuvent aussi produire des graines vert très foncé.

Annexe III : Pois chiche - description et illustrations

Le pois chiche (Cicer arietinum) est classé selon les types « desi » ou « kabuli », surtout d'après la couleur de la graine. Les pois chiches de type « desi » ont un tégument épais et pigmenté (chamois à noir) et produisent de petites graines et des fleurs colorées. Ceux de type « kabuli », appelés parfois « pois Garbanzo », possèdent quant à eux un tégument mince blanc à crème et forment des graines de différentes grosseurs (petites à grosses; > 100 à < 50 graines/30 g) et des fleurs blanches.

Les pois chiches mûrissent plus tard que les pois secs ou les lentilles et préfèrent une saison de croissance plus longue et plus chaude. Ceux de type « desi » fleurissent un jour à une semaine plus tôt que ceux de type « kabuli », selon les variétés particulières comparées. Les variétés « kabuli » à grosses graines mûrissent habituellement une à deux semaines plus tard celles de type « desi », mais les sélectionneurs canadiens ont mis au point de nouvelles variétés plus hâtives de type « kabuli ». La précocité moyenne dépend de la variété et en particulier des conditions climatiques; elle se situe entre 100 à 130 jours.

Le plant à port dressé comporte des ramifications primaires et secondaires et ressemble à un petit buisson. Il existe deux types de feuilles, soit les feuilles composées qui comptent de nombreuses folioles attachées à un seul pétiole et les feuilles simples (unifoliées) présentes chez certaines variétés du type « kabuli ». La plupart des variétés possèdent des feuilles composées qui mesurent environ 5 cm de longueur et comprennent de 9 à 15 folioles. Le plant fleurit abondamment et affiche un port indéterminé, continuant de fleurir et de produire des gousses tant que les conditions du temps sont favorables. Le pois chiche est autofecondées ou est pollinisé par des insectes comme les abeilles et les bourdons.

Types de pois chiches - feuille composée et unifoliée.

Les gousses sont courtes, renflées et ovales; elles contiennent généralement une à deux graines. La plante mesure en général entre 25 et 65 cm de hauteur, les pois chiche de type « kabuli » étant souvent légèrement plus grands que ceux de type « desi ». Les gousses les plus basses apparaissent habituellement à 10 à 15 cm à partir de la surface du sol dans les régions arides.

Diagramme - Pois de Chiche avec des gousses

Caractères distinctifs

  • hauteur et port du plant
  • type, couleur, longueur et largeur de la foliole
  • pigmentation anthocyanique de la tige
  • précocité de floraison
  • couleur des fleurs et de la tige
  • longueur et largeur de la gousse
  • intensité de la coloration verte de la gousse
  • précocité
  • couleur, forme et aspect côtelé de la graine

Annexe IV : Haricot de grande culture - description et illustrations

Parmi les haricots secs comestibles, on trouve deux types fondamentaux de plants, soit ceux à port déterminé (buissonnant) ou à port indéterminé (tige grimpante ou rampante). Les variétés peuvent être classées selon le type de port. Par exemple, les variétés de petits haricots ronds blancs peuvent être buissonnantes ou grimpantes.

On observe trois principaux ports chez le haricot sec :

Type I - buissonnant déterminé;
Type II - buissonnant indéterminé;
Type III - grimpant indéterminé.

Les variétés à port déterminé possèdent de cinq à neuf noeuds sur la tige principale et produisent deux ramifications ou plus. La tige cesse de s'allonger quand les racèmes de la fleur terminale de la tige principale ou des branches latérales se sont développés. Les variétés à port indéterminé ont une tige principale comptant de 12 à 15 noeuds. Chez celles-ci, la floraison et le remplissage des gousses se déroulent simultanément ou en alternance tant que la température et l'humidité favorisent la croissance.

Caractères distinctifs du haricot de grande culture

  • port du plant
  • précocité
  • longueur de la tige
  • couleur de l'étendard de la fleur et des ailes
  • forme de la foliole terminale
  • longueur du bec de la gousse
  • couleur de l'étendard de la fleur
  • longueur de la gousse
  • courbure de la gousse
  • couleur de la graine
  • pigmentation de la gousse

Degré de courbure de la gousse

Ce diagramme montre les différents types de degré de courbure de la gousse - nulle, légère, moyenneCe diagramme montre les différents types de degré de courbure de la gousse - forte, très forte

Forme de la courbure de la gousse

Forme de la courbure de la gousse - vers la partie centrale, en former de SForme de la courbure de la gousse - vers la partie dorsale.

Forme de la graine

Forme de la graine - elliptique étroite, elliptique, elliptique large, ovale étroite, ovale, ovale large, circulaire, réniforme étroite,réniforme, réniforme large

Annexe V : Maladies déclarables du haricot de grande culture

Les inspections pour le dépistage de la brûlure commune ont lieu 10 à 20 jours après la pleine floraison, quand les feuilles sont vertes et attachées et que les premières gousses mesurent environ un pouce de longueur. La brûlure commune se manifeste sur les feuilles.

Brûlure commune

La brûlure commune (common et fuscous blight) est causée par Xanthomonas phaseoli et X. phaseoli var. fuscans. Les symptômes dus à ces deux agents pathogènes sont pratiquement identiques, de sorte qu'on ne peut distinguer ces deux organismes qu'en laboratoire. Cependant, les deux agents pathogènes peuvent différer quant aux variétés infectées.

La brûlure commune causée par ces deux agents est la maladie la plus importante du point de vue économique au Canada. Elle apparaît habituellement à la fin de juillet et en août et s'aggrave progressivement à mesure que les haricots mûrissent.

Les feuilles sont les premières atteintes. Les feuilles infectées présentent des cloques ou des taches vert pâle, qui brunissent ensuite et s'assèchent. Ces taches peuvent se fondent pour former des lésions irrégulières de tailles variées, entourées d'une étroite bordure chlorosée. Des taches similaires, mais chancreuses et graisseuses, apparaissent sur les gousses. Ces petites taches se fondent et forment alors des lésions brun rougeâtre plus grandes.

Anthracnose

L'anthracnose est causée par Colletotrichum lindemuthianum et répandue presque partout dans le monde. Cette maladie est importante du point de vue économique, car elle nuit à la qualité et à la mise en marché des graines et diminue le rendement. Il en existe de nombreuses races principales caractérisées par les variétés auxquelles elles s'attaquent. Les sélectionneurs ont mis au point des variétés résistant à une ou plusieurs races du champignon.

Même si l'infection peut se propager des deux côtés de la feuille et sur le pétiole, les premiers signes de la maladie apparaissent habituellement à la face inférieure des feuilles, le long des nervures qui deviennent alors rouge brique ou rouge pourpre. Par la suite, la partie supérieure de la feuille se décolore aussi. Au même moment, des lésions brunes de tailles variées à contour noir, brun ou pourpre se développent autour des petites nervures.

Des ocelles foncés apparaissant le long des tiges sont habituellement le premier signe de l'infection de la tige. Sur les jeunes plants, l'élargissement de ces lésions ocellaires fait parfois rompre la tige. Sur les tiges plus anciennes, les lésions ocellaires atteignent tout au plus 5 à 7 mm de longueur et présentent souvent une dépression centrale chancreuse.

Les petits points bruns qui parsèment les taches brun rouille sur les gousses sont le symptôme le plus frappant de la maladie. Au fur et à mesure que les taches s'élargissent, le centre brunit et se couvre de nombreux points noirs minuscules disposés au hasard et qui remplacent les points bruns. Chaque minuscule point noir contient une masse de spores rosâtres, qui présente souvent l'aspect d'une gouttelette visqueuse dans des conditions humides. Sur la gousse, les lésions, qui mesurent généralement de 5 à 8 mm de diamètre, sont légèrement déprimées en leur centre et bordées de brun foncé ou de brun pourpre.

Le tégument des graines des gousses très atteintes est quelquefois parsemé de taches allant du brun au chocolat pâle. Dans le cas des graines fortement infectées, les lésions s'étendent parfois au cotylédon.

Annexe VI : Lupin - description et illustrations

Les lupins comptent parmi les plantes cultivées les plus anciennes au monde. Les trois plus importantes espèces agricoles sont le lupin blanc (Lupinus albus), le lupin jaune (L. luteus) et le lupin bleu (L. angustifolius). Le lupin blanc existe sous forme pauvre (doux) ou riche (amer) en alcaloïdes.

Le lupin blanc doux est une culture annuelle en rang qui produit une tige principale verticale d'environ 0,8 m de hauteur possédant des ramifications primaires et secondaires. Les feuilles alternées sont aussi palmées et se divisent en 10 à 15 folioles oblongues, étroites et lisses ou pubescentes sur le dessus ou très pubescentes en-dessous. Chaque plante produit des grappes de 3 à 7 gousses contenant chacune de 3 à 7 graines. Les graines sont de couleur crème et irrégulièrement circulaires; elles mesurent jusqu'à 6 cm de diamètre. Cette espèce est surtout allogame, même si l'on peut observer jusqu'à 50 à 85 p. 100 d'autogamie. Le lupin blanc doux est sensible aux basses températures et à la photopériode pendant la germination; de plus, les températures élevées durant ce stade et une longue photopériode peuvent retarder la floraison. Cette espèce a un port indéterminé, de sorte que la plante ne mûrit pas uniformément. Les lupins sont cultivés à la fois pour le grain et comme engrais vert.

Caractères distinctifs :

  • hauteur de la plante à maturité
  • port
  • couleur de la feuille à maturité
  • précocité
  • présence et intensité de la pigmentation anthocyanique de la tige
  • port de la gousse
  • longueur et largeur de la foliole terminale
  • couleur de la fleur
  • couleur de l'extrémité de la carène de la fleur
  • longueur de la gousse
  • précocité de floraison
  • couleur de la graine et macule à maturité

Longueur de la foliole terminale supérieure

Diagramme - Longueur de la foliole terminale supérieure

Couleur de la carène de la fleur

Diagramme - Couleur de la carène de la fleur

Annexe VII : Lentille - Description et illustrations

Les lentilles se classent en deux types : les lentilles du Chili ou à grosses graines (plus de 50 g pour 1 000 graines) et les lentilles de Perse ou à petites graines (40 g ou moins pour 1 000 graines). La couleur du tégument de la graine peut varier (vert clair à vert pâle, pourpre foncé, mouchetée, grise, brune ou noire). Le cotylédon (feuille de la graine) est jaune, rouge ou vert. Les deux principales catégories de lentilles commerciales sont vertes et rouges.

Les plants de lentille sont en général courts comparativement aux cultures céréalières. Ils mesurent de 20 à 75 cm de hauteur. Les deux premiers noeuds sur la tige se développent sous ou à la surface du sol et sont connus comme étant des noeuds à écailles. Les dommages causés aux plantules par un gel à la fin de printemps, un chancre de chaleur ou le vent peuvent entraîner une repousse à partir d'un noeud à écailles souterrain. Le troisième noeud sur la tige est habituellement le site d'apparition de la première feuille. Les plantules de lentille peuvent produire un nouveau noeud tous les quatre à cinq jours dans des conditions de croissance propices. Juste avant la floraison, les nouvelles feuilles formeront une courte vrille à leur extrémité.

Les feuilles mesurent environ 5 cm de longueur et compte de 9 à 15 folioles. Les plants ont un port indéterminé, de sorte qu'ils continueront à fleurir jusqu'à ce qu'ils subissent un stress quelconque, comme l'humidité, une carence en nutriments ou la chaleur. Les fleurs sont autofecondées.

Les tiges florales produisent une à trois fleurs qui formeront les gousses. Celles-ci mesurent moins de 2,5 cm de longueur et contiennent une à deux graines. La plupart des graines sont produites par les ramifications aériennes qui se forment à partir des noeuds supérieurs de la tige principale, juste sous le premier noeud floral.

Caractères distinctifs

  • hauteur de la plante
  • couleur de la fleur
  • nombre de noeuds sur la tige jusqu'à la première fleur
  • couleur de la gousse mûre
  • précocité de floraison
  • grosseur des graines et type de tégument
  • précocité
  • couleur du hile et du cotylédon

Type de tégument

Types de tégument (testa) - moucheté, tacheté

Annexe VIII : Description de la féverole

Vicia faba est une plante annuelle à tiges rugueuses et dressées, non ramifiées, mesurant de 0,3 à 2 m de hauteur et elle produit une ou plusieurs tiges creuses à partir de la base. Les feuilles alternées et pennées comptent de 2 à 6 folioles mesurant chacune jusqu'à 8 cm de longueur et, contrairement à la plupart des autres espèces du genre, ne forment pas de vrilles ou ne forment que des vrilles rudimentaires.

Les fleurs sont grandes, blanches et tachetées de pourpre foncé. Elles se dressent sur de courts pédicelles et forment des grappes comptant 1 à 5 fleurs sur chaque racème axillaire situé habituellement entre le 5e et le 10e noeud; chaque inflorescence produit de 1 à 4 gousses, et la croissance est indéterminée, même si l'on trouve des mutants à croissance déterminée. Environ 30 p. 100 des plants au sein d'un peuplement sont pollinisation croisée. Les principaux insectes pollinisateurs sont les bourdons. Une robuste racine pivotante produit une profusion de radicules.

Selon la grosseur des graines, on reconnaît deux sous-espèces, soit paucijuga et faba. Cette dernière est subdivisée en var. minor à petites graines rondes (1 cm de longueur), en var. equina à graines de grosseur moyenne (1,5 cm) et en var. major à grosses graines aplaties (2,5 cm). (Bond et coll., 1985; Smart, 1990).

Caractères distinctifs de la féverole

  • hauteur de la plante
  • port et type de la plante
  • présence et intensité de la pigmentation anthocyanique de la tige
  • couleur de la feuille
  • longueur et largeur de la foliole basilaire
  • précocité de floraison
  • couleur de la fleur
  • présence de taches de mélanine sur les ailes et l'étendard de la fleur
  • présence et distribution de l'anthocyanine sur l'étendard de la fleur
  • longueur (à l'exclusion du bec) et port de la gousse
  • couleur et courbure de la gousse
  • grosseur de la graine et couleur du tégument

Annexe XII : Maladies modifiant l'apparence du plant

Ascochytose

Les lentilles, les pois de grande culture, les pois chiches et les féveroles souffrent tous de maladies fongiques connues sous le nom d'« ascochytose » ou de « brûlure ascochytique ». Chaque culture est attaquée par des espèces différentes d'Ascochyta, de sorte que l'ascochytose des lentilles ne peut se transmettre au pois et vice versa.

Ascochytose de la féverole

Les taches foliaires grises à brunes et ovales mesurent jusqu'à 1 cm de diamètre et présentent des contours définis. De petites pycnides noires se forment au centre des lésions, souvent sous forme d'anneaux concentriques. Les taches foliaires peuvent se fondre en zones noires irrégulières ressemblant à des brûlures. Sur la tige, les lésions sont plus allongées, habituellement renfoncées et brun rougeâtre. Sur les gousses, elles sont souvent renfoncées, de chamois à noir et luer contour est plus foncé. La maladie provoque la décoloration et le ratatinement des graines.

Ascochytose du pois chiche

Toutes les parties aériennes de la plante afficheront des symptômes qui débutent par l'apparition de lésions noires renfoncées. De celles-ci émergent des pycnides qui se manifestent souvent sous forme d'anneaux concentriques. Les lésions peuvent entraîner l'annélation des tiges ou le dépérissement de toutes les parties de la plante au-dessus des lésions.

Ascochytose du pois

Les symptômes apparaissant sur les feuilles et les tiges comprennent de petites taches irrégulières noir pourpré, qui peuvent atteindre jusqu'à 5 mm de diamètre. On observe aussi des taches brunes à contour foncé. L'infection grave provoque le dessèchement des feuilles et des brûlures ou une annélation des tiges. Sur les gousses, les lésions sont au départ petites et foncées, puis tournent au brun pourpre et s'étendent de plus en plus. Les pycnides (petites structures sporifères noires) peuvent apparaître dans les lésions sur les feuilles ou les gousses. L'infection des gousses peut entraîner celle des graines. Parfois, les graines infectées sont ratatinées ou décolorées, mais elles sont le plus souvent asymptomatiques. Lorsque l'on plante des graines infectées, on peut constater la levée de plantules comportant des taches foliaires ou affichant des symptômes de pourridié du pied; les plantules peuvent aussi mourir avant la levée. Le pourridié du pied se manifeste sous forme de décoloration noir pourpré au-dessus de la ligne du sol.

Ascochytose de la lentille

Les symptômes apparaissent sur les feuilles, les tiges et les gousses sous forme de taches blanches à chamois, souvent avec un contour plus foncé. Le centre des lésions est souvent tacheté à cause de la présence de petits organes fructifères noirs (pycnides) qui contiennent les spores du champignon. Quand la maladie s'aggrave, on constate une chute prématurée des feuilles et la brûlure des pousses. Le dépérissement et l'avortement des fleurs et des gousses sont les principales causes des pertes de rendement.

Les graines se décolorent plus tard dans la saison, une fois que les gousses sont infectées. La surface des graines devient partiellement ou entièrement pourpre brunâtre. La décoloration se poursuit même une fois la culture andainée, en particulier par temps pluvieux. Les graines infectées peuvent aussi ratatiner et on peut observer l'apparition de zones de mycélium blanc et des pycnides à la surface. Les premiers symptômes de l'ascochytose de la lentille apparaissent sur les feuilles.

Sclerotinia

Cet agent pathogène affecte les haricots secs, les pois de grande culture et les lentilles. Les symptômes apparaissent habituellement plusieurs semaines après le début de la floraison. Des lésions gris pâle à blanches se développent sur les plants au niveau ou au-dessus de la ligne du sol, ainsi que sur les ramifications supérieures et les gousses. L'infection apparaît souvent à la jonction des feuilles avec la tige, parce que les pétales infectés s'y trouvent. Les tiges malades blanchissent et tendent à s'effilocher. Des organes fongiques noirs et durs, de tailles diverses, se développent à l'intérieur des tiges, des ramifications ou des gousses infectées. Les plants dont les tiges sont annelées flétrissent et mûrissent prématurément.

Anthracnose de la lentille

Les symptômes typiques observés au champ sont la présence de plants versés dont les tiges sont anormalement brun foncé. Les lésions apparaissent sur les gousses, les tiges, les feuilles et les graines. Elles sont grises à noires et semblent renfoncées. On peut aussi constater un suintement de couleur saumon au centre des lésions. Les lésions peuvent apparaître tout d'abord sous forme de petites taches noires. Au milieu de la saison, les feuilles commencent à chuter rapidement. Les nervures des feuilles foncent. Les tiges fonceront aussi et faibliront.

Blanc du pois de grande culture

Le blanc est une maladie généralisée souvent plus prévalente sur les pois tardifs. En cas d'infection grave, on voit apparaître des taches brunes piquées sur les gousses, et les graines deviennent visiblement infectées. Le mûrissement prématuré peut se traduire par le ratatinement des graines.

L'agent responsable du blanc hiverne sur les débris végétaux. Il apparaît sous forme de colonies fongiques blanches comme du coton à chamois et en taches jaunâtres à la surface supérieure et inférieure des feuilles. L'infection s'aggrave sur les feuilles inférieures, mais peut affecter toutes les feuilles par temps frais et humide. Si la maladie s'aggrave, les plants de pois se rabougrissent, jaunissent et perdent leurs feuilles.

Un peuplement dense constitue un milieu idéal pour la croissance du blanc. La rosée et l'absence de pluie favorisent aussi la maladie. Les températures optimales de développement de l'infection se situent entre 20 et 25 °C (68-75 °F). Les averses de pluie freinent en fait la propagation du blanc. L'inoculum est dispersé par le vent. Une fois établi, le blanc se propage très rapidement.

Les symptômes comprennent l'apparition de mycélium grisâtre léger sur les feuilles, les gousses et parfois les tiges. Ce mycélium peut facilement être éliminé par frottement. À mesure que mûrissent les plants, de minuscules organes fructifères du champignon se développent souvent dans le mycélium. Ils se développent sous forme de taches qui s'agrandissent et se fondent et finissent par couvrir toute la surface des feuilles, des gousses et des tiges.

Pourridié ascochytique et brûlure ascochytique dus à Mycosphaerella du pois de grande culture

Ces deux champignons proviennent du chaume, des graines et du sol et peuvent survivre plusieurs années dans le sol sous forme de spores dormantes. Le foyer initial apparaît quand les pousses entrent en contact avec les spores dormantes ou le champignon d'origine séminicole au point d'attache sur les plantules. L'infection d'origine séminicole provoque une lésion du pied. Les spores sont libérées par les organes reproducteurs du champignon par temps humide et propagent alors la maladie aux feuilles. Pendant la croissance végétative, les nouveaux organes reproducteurs apparaissent et libèrent des spores par temps humide, créant ainsi des nouveaux foyers d'infection.

Les symptômes du pourridié ascochytique apparaissent habituellement au point d'attache de la graine et s'étendent sous forme de lésions noir bleuâtre au-dessus de la ligne du sol.

Les symptômes de la brûlure se manifestent sur les feuilles sous forme de petites lésions pourpres au contour indéfini, qui tournent au noir brunâtre et prennent l'apparence de cercles concentriques. Les lésions se fondent et les feuilles sèchent mais demeurent fixées à la tige. Les lésions sur la tige sont pourpres et peuvent s'étendre jusqu'à 10 mm au-dessus et au-dessous du point d'attache de la feuille. La maladie peut provoquer la chute des fleurs. On constate aussi l'apparition de petites lésions pourpres sur les gousses infectées. Les gousses ratatinent en cas d'infection grave. Les graines infectées vont plus ou moins ratatiner et se décolorer ou n'afficher aucun symptôme.

L'inspecteur doit repérer les lésions noir bleuâtre sur la tige, en notant si celles-ci se fondent, donnant à toute la tige inférieure une apparence noir bleuâtre. Les gousses infectées sont couvertes de petites lésions pourpres. Elles ratatinent en cas d'infection grave.