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Mythe ou réalité : définir le rôle de l'inspecteur général de l'ACIA

Novembre 2020

« Au fil du temps, le rôle de nos inspecteurs a évolué et s'est adapté à la technologie. En fait, si vous ramenez ce travail à son rôle le plus fondamental, le rôle d'un inspecteur, qu'il s'agisse ou non de salubrité des aliments, de la protection des végétaux ou de la santé des animaux, vise à s'assurer que les parties réglementées au Canada qui sont assujetties à nos règlements sont conformes et produisent un produit sécuritaire, et à s'assurer que les produits que nous importons et exportons sont sécuritaires et contribuent à la prospérité économique du Canada. »

Scott Rattray, inspecteur général de l'ACIA

Dans ce balado, l'inspecteur général de l'ACIA, Scott Rattray, dissipe les mythes courants au sujet des activités d'inspection tout en discutant de son rôle à l'Agence.

Mythe ou réalité : définir le rôle de l'inspecteur général de l'ACIA – transcription audio

Vous êtes a l'écoute des Chroniques 360 : le balado qui vous rapproche des experts de l'ACIA. Explorez notre travail et notre manière de l'accomplir.

Hôtesse (Elena Koutsavakis) : Mythe ou réalité : Les inspecteurs de l'ACIA inspectent seulement les produits alimentaires. Chaque article que vous placez dans votre panier d'épicerie a été inspecté par un inspecteur de l'ACIA. L'ACIA dispose d'inspecteurs qui travaillent le long de « la plus longue frontière non défendue au monde » pour vérifier l'innocuité des produits qui entrent au Canada.

Bienvenue à notre balado des Chroniques 360. Je m'appelle Elena Koutsavakis et je serai votre présentatrice pour l'épisode d'aujourd'hui où nous allons distinguer le mythe de la réalité au sujet de certaines questions fondamentales en matière d'inspection. Je suis accompagnée aujourd'hui au téléphone par Scott Rattray, inspecteur général de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Après avoir travaillé à la fonction publique au sein de quelques ministères comme Parcs Canada et Exportation et développement Canada, Scott a élu domicile ici, à l'Agence, en 2005. Au fil des ans, il a occupé des postes assez intéressants à l'Agence, comme des postes de direction dans des domaines liés à l'inspection, aux enquêtes et à l'application de la loi, avant de devenir inspecteur général de l'Agence en 2019.

Ce parcours fait de Scott l'invité parfait pour nous aider à répondre à cette question : que fait un inspecteur de l'ACIA? Et qu'est-ce qui est hors de la portée d'un inspecteur de l'ACIA? Alors qu'il était sur la sellette, j'ai aussi questionné Scott sur le rôle de l'inspecteur général et sur la manière dont son bureau fournissait une assurance supplémentaire que le travail d'inspection de l'Agence était efficace pour atténuer les risques pour les Canadiens et Canadiennes.

Alors Scott, bienvenue à notre balado. Nous sommes heureux de vous accueillir aujourd'hui. Merci de vous être joint à nous.

Scott Rattray : Merci Elena. Je suis heureux d'être ici, merci de m'avoir invité.

Hôtesse : Alors, Scott, commençons ce balado par un petit jeu que j'aime appeler mythe ou réalité. Je vais faire une déclaration, puis vous pourrez me dire – vous l'avez deviné – s'il s'agit d'un mythe ou de la réalité. Et n'hésitez pas à élaborer et à profiter de l'occasion pour corriger les conceptions erronées.

Scott Rattray : Parfait.

Hôtesse : Allons-y. Êtes-vous prêt à jouer le jeu?

Scott Rattray : Je suis prêt à jouer le jeu. Allons-y.

Hôtesse: Première déclaration : Les employés de l'ACIA inspectent les restaurants.

Scott Rattray : L'un des mythes les plus répandus, chaque fois que je dis à un ami ou que je suis à une fête et que je dis que je travaille à l'Agence canadienne d'inspection des aliments, tout le monde veut savoir à quel restaurant il devrait ou ne devrait pas manger. C'est un mythe. L'inspection des restaurants est effectuée par la santé publique locale.

Hôtesse : D'accord, nous avons clarifié ce point pour tout le monde. Prochaine déclaration : L'ACIA dispose d'inspecteurs à la frontière canado-américaine.

Scott Rattray : Il y a de nombreuses années, l'ACIA était présente à la frontière. Avec la création de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), c'est maintenant ce ministère qui tient ce rôle à la frontière. Toutefois, il y a des situations, notamment au sujet des questions techniques souvent liées à la protection des végétaux ou à la santé animale, où il faut faire appel à nos spécialistes. Nous nous rendons donc à la frontière pour aider l'ASFC. Mais habituellement, nous n'avons pas de personnel affecté régulièrement à la frontière.

Hôtesse : D'accord. Et voici la dernière déclaration : L'ACIA examine tous les aliments avant qu'ils soient mis en vente.

Scott Rattray : Alors c'est un autre mythe auquel nous devons souvent faire face. La réalité est qu'avec le volume d'aliments qui sont cultivés, exportés, importés, achetés et vendus, il est impossible que chaque aliment que nous mettons dans notre bouche passe entre les mains des inspecteurs de l'ACIA.

Nous comptons sur des systèmes fondés sur la vérification pour nous assurer que ceux qui cultivent, produisent, fabriquent et font le commerce des aliments disposent de systèmes de salubrité des aliments dont ils sont responsables ou dont ils doivent rendre compte. Notre travail consiste à examiner ces systèmes. Nous prélèverons des échantillons. Nous sommes présents dans les usines de fabrication d'aliments. Nous sommes présents à de nombreux endroits, mais non, nous n'inspectons pas chaque aliment individuellement.

Hôtesse : Nous allons maintenant commencer la discussion en parlant uniquement du rôle de l'inspection en général. Je suppose que certains des auditeurs pensent que nous n'avons que des inspecteurs dans les installations de transformation des aliments, et c'est tout. Certains pourraient aussi penser que nous portons des imperméables et que nous avons des bras télescopiques, comme l'Inspecteur Gadget, n'est-ce pas? J'exagère, mais en fait, je veux que vous nous parliez des fonctions d'un inspecteur de l'ACIA. Qui sont-ils et que font-ils?

Scott Rattray : Alors je suppose que je commencerais par dire que le nom de l'Agence ne nous rend pas vraiment service lorsqu'on nous demande de décrire la portée de ce que nous faisons, parce que, comme vous venez de le dire, nous sommes présents dans beaucoup plus de secteurs que le secteur de la nourriture. En fait, notre travail consiste à veiller à la santé, à la solidité et à la sécurité de toutes les ressources agricoles du Canada, ce qui comprend la santé des animaux, la protection des végétaux et, comme vous l'avez dit, la salubrité des aliments.

Au fil du temps, le rôle de nos inspecteurs a évolué et il s'est adapté à la technologie. En fait, si vous ramenez ce travail à son rôle le plus fondamental, le rôle d'un inspecteur, qu'il s'agisse ou non de salubrité des aliments, de la protection des végétaux ou de la santé des animaux, vise à s'assurer que les parties réglementées au Canada qui sont assujetties à nos règlements sont conformes et produisent un produit sécuritaire, et à s'assurer que les produits que nous importons et exportons sont sécuritaires et contribuent à la prospérité économique du Canada.

Hôtesse : Maintenant, si vous me le permettez, j'aimerais en savoir plus sur vous et votre titre d'inspecteur général. C'est un titre imposant. On dirait que vous êtes vraiment important. Pouvez-vous nous expliquer le rôle de ce poste?

Scott Rattray : Alors le Bureau de l'inspecteur général a été créé en 2014. Nous existons depuis un certain temps, mais certainement à l'extérieur de l'ACIA.

En fait, la fonction d'inspecteur général est née du fait qu'on reconnaissait qu'on pouvait en faire davantage pour assurer la rigueur de nos activités d'inspection et qu'il fallait une fonction de surveillance nationale pour garantir la réalisation des inspections.

Cette fonction permet d'avoir un autre regard critique, mais il ne s'agit pas simplement de vérifier si nos inspecteurs font leur travail. Ce rôle nous permet d'interagir avec le personnel de première ligne pour prendre connaissance des défis qu'il peut avoir dans l'exercice de ses fonctions. Une fonction d'inspection efficace repose sur la formation, l'orientation, les outils de gestion et de technologie de l'information, et nous tenons compte de tous ces éléments dans notre travail. L'objectif est de cerner les possibilités à l'échelle locale, mais aussi les fonctions systémiques ou habilitantes qui pourraient être améliorées pour appuyer la prestation des inspections.

Hôtesse : Alors je suppose que vous pourriez nous expliquer un peu le rôle de votre bureau et quelles sont les principales responsabilités. À quoi ressemble une journée pour vous ou pour les membres de votre équipe?

Scott Rattray : Donc, la principale responsabilité d'un agent de vérification est d'effectuer ce que j'appellerais une analyse objective au moyen de visites visuelles d'un établissement, d'un examen des documents et de l'interaction avec le personnel de première ligne.

Habituellement, lorsque nous effectuons une vérification, disons dans le secteur d'activité de l'alimentation, nos agents de vérification passent quelques jours sur place avec le personnel qui est affecté à une partie réglementée, soit un établissement. Il s'agit notamment d'une visite visuelle de ces locaux et de l'examen de la documentation simplement pour voir comment l'information est consignée, les mesures de conformité qui ont été prises, le suivi et pour passer du temps avec notre personnel d'inspection, simplement pour apprendre comment l'inspecteur fait son travail, la façon dont il en arrive aux décisions qu'il a prises et les difficultés qu'il peut rencontrer pour pouvoir faire son travail efficacement.

Hôtesse : Alors, comment les inspecteurs qui travaillent, disons, dans un établissement de transformation de la viande, vont savoir que votre bureau va venir avec des équipes de vérification? Que pensent-ils de votre présence? L'industrie a-t-elle été prévenue? Comment cela fonctionne-t-il?

Scott Rattray : Nous nous sommes fondés sur le principe des visites non annoncées. Depuis longtemps, nous croyons que si nous nous présentons sans préavis, la visite sera faite d'une manière qui donne une image fidèle de ce qui se passe dans cet établissement.

Hôtesse : Lorsque vous parlez de ces visites, s'agit-il toujours d'un établissement, comme une installation traditionnelle, ou y a-t-il d'autres types d'endroits au pays?

Scott Rattray : Oui, c'est une excellente question, parce que je pense que beaucoup de gens associent notre bureau à nos visites dans les établissements de transformation de la viande. L'inspection des viandes occupe sans doute une grande partie de nos ressources d'inspection à l'ACIA, mais ce n'est certainement pas la seule chose que nous faisons.

Par le passé, une grande partie de notre travail a été entreprise dans un établissement, une installation traditionnelle. De cette façon, nous avons l'assurance que cet établissement particulier et le personnel qui y est affecté font leur travail conformément aux directives opérationnelles.

Nous avons effectué des vérifications dans tous les établissements de produits alimentaires et, au cours des dernières années, nous avons commencé à étendre de plus en plus nos activités de vérification à la santé des végétaux et des animaux.

En ce qui concerne la protection des végétaux et la santé animale, il ne s'agit pas du même genre de locaux pour nous, alors nous les appellerons des sites d'inspection. Alors dans le cas de l'exportation d'animaux vivants, ces activités peuvent se faire dans un aéroport, dans un marché aux enchères ou encore à la frontière. Je pense qu'il est tout aussi important que notre personnel interagisse avec les inspecteurs sur ces sites que dans un établissement de transformation des viandes agréé.

Hôtesse : Bien sûr. Y a-t-il des fausses perceptions dont vous voulez discuter aujourd'hui? Que ce soit au sujet de nos inspecteurs qui travaillent sur le terrain ou peut-être avec ces industries – comme les propriétaires d'entreprise dans ces usines, ou même simplement pour les Canadiens, au sujet du rôle de votre équipe?

Scott Rattray : Oui, je pense que ce que je voudrais surtout faire comprendre, c'est que notre travail ne se limite pas à nous assurer que notre personnel d'inspection fait son travail. C'est beaucoup plus nuancé que cela. Quand on décrit les choses de cette façon, cela ressemble purement à un exercice de reddition de comptes. Comme si notre travail consiste uniquement à nous assurer qu'ils font leur travail.

Ce que nous essayons de faire, c'est de veiller à l'apprentissage, pour nous et pour l'organisation. Donc, bien sûr, il est important pour nous d'examiner les documents sur place, de faire le tour d'une usine pour nous assurer qu'il n'y a pas de violation flagrante de la salubrité des aliments.

La très grande majorité de nos inspecteurs sont déterminés à s'acquitter de leur mandat et ils veulent faire du bon travail.

Hôtesse : Pensez-vous qu'il y a une fausse perception au sujet du rôle de l'inspecteur général que vous voudriez corriger?

Scott Rattray : Oui, je crois qu'il faut dire que je ne suis pas l'inspecteur en chef de l'ACIA. Le titre d'inspecteur général est beaucoup plus largement utilisé aux États-Unis, et il s'agit habituellement d'un poste de cadre supérieur qui comprend des choses comme la vérification interne, l'évaluation, les enquêtes, les valeurs et l'éthique, etc. Mon rôle est plus limité que cela. Il s'agit vraiment d'assurer la surveillance des activités d'inspection et d'en faire rapport à la vice-présidente des Opérations.

Mais comme le titre de l'agence parle d'« inspection », on pense parfois que mon rôle est celui de responsable de toutes les inspections. Mon rôle est une fonction interne qui n'intervient pas dans la médiation des différends avec les parties réglementées ou dans la prise de décisions d'inspection.

Je suis fier de mon titre. Mes parents trouvent cela vraiment impressionnant. Je n'ai pas le plus haut titre d'inspecteur de l'Agence. Je suis là pour donner l'assurance que les inspections sont effectuées conformément aux directives internes et pour cerner les possibilités d'amélioration.

Hôtesse : Je suppose que cela m'amène à ma prochaine question, qui est la suivante : Nos auditeurs ne le savent peut-être pas, mais nous ne parlons pas en studio aujourd'hui. En fait, nous parlons à partir de nos bureaux à domicile, parce que, comme beaucoup de Canadiens, la pandémie de COVID-19 a changé notre façon de travailler ainsi que l'endroit où nous le faisons. Alors, comment le travail de votre bureau a-t-il changé compte tenu de certaines des restrictions en matière de déplacements qui sont en place et de l'obligation d'assurer la sécurité de nos employés? Vont-ils encore sur place pour faire leurs tâches? Est-ce qu'ils font ces vérifications virtuellement? En quoi le travail a-t-il changé?

Scott Rattray : En réalité, lorsque vous comparez le travail de mon bureau aux priorités essentielles sur lesquelles l'Agence se concentre actuellement, les vérifications de mon bureau sont moins prioritaires. La raison est que nous essayons de minimiser l'impact sur le personnel de première ligne. La réalité, c'est qu'à mesure que le nombre de maladies augmentait au printemps, et malheureusement, il semble que nous nous orientons de nouveau dans cette voie, les entreprises ne veulent pas recevoir plus de visiteurs dans leurs établissements qu'elles n'en ont besoin.

Donc, en général, les parties réglementées n'ont pas de problème à ce que notre personnel vienne sur place, mais en raison de la pandémie, cela a vraiment été réduit au cours des derniers mois. Étant donné qu'un certain nombre de nos agents de vérification sont des inspecteurs de première ligne qui sont en affectation chez nous (ils sont en affectation pour 2 ans dans le cadre d'un processus concurrentiel) et étant donné que la pression a augmenté dans les régions, nous avons laissé plusieurs de ces employés retourner dans leur organisation d'attache.

Il y a donc des projets sur lesquels nous travaillons encore, mais nous consacrons beaucoup de temps à la planification, à l'élaboration de notre propre orientation interne, et à la réalisation de certains projets que nous avions entrepris avant la pandémie.

Écoutez, notre personnel veut être sur le terrain pour faire des vérifications comme nous le faisons habituellement, mais nous essayons de profiter de ce temps mort pour nous concentrer sur les choses sur lesquelles nous n'avons pas la chance de nous concentrer normalement. Nous sommes fiers du fait que nous pouvons compléter les inspections de première ligne même en laissant aller notre personnel à leur poste d'attache, et lorsque nous reviendrons à une situation normale, nous aurons un plan solide et une approche renouvelée sur la façon de faire les vérifications.

Hôtesse : Alors, retournons en arrière, au 11 mars 2020. Nous savons tous que c'est le jour où l'Organisation mondiale de la Santé a déclaré que la COVID-19 était une pandémie mondiale. Comment nous sommes-nous mobilisés à ce moment-là pour nous assurer que nous assurions toujours la surveillance des inspections?

Scott Rattray : L'une des choses que l'ACIA a toujours très bien faites, c'est de réagir à une crise. Je pense que vous voyez le meilleur côté de l'ACIA lorsque nous devons répondre à une situation de pression élevée qui exige de la planification et la prise de mesures. La COVID-19 était une situation unique, mais ce n'était qu'un autre cas où nous avons dû nous réunir et concentrer nos efforts pour intervenir pendant une crise.

Pour revenir à cette époque, en mars, nous avons mis sur pied notre équipe nationale d'intervention en cas d'incident, comme cela s'est produit dans le passé lorsque nous avons été confrontés à un incident de cette ampleur. J'ai participé à ces efforts, non pas en ma qualité d'inspecteur général, mais plutôt en appuyant un commandant d'intervention, pour veiller à ce que nous avions tout ce qu'il fallait, notamment de l'équipement de protection individuelle pour notre personnel, ainsi qu'une réorganisation des activités d'inspection que nous devions continuer de faire pour assurer la salubrité et la sécurité des aliments au Canada.

Comme vous vous en souvenez, il y a eu une panique au niveau des achats de plusieurs produits. Ce n'était pas seulement pour le papier hygiénique. C'était également difficile de trouver des produits de viande à l'épicerie pendant un certain temps. Il est donc certain que la sécurité alimentaire est devenue une grande priorité pour nous, et nous ne voulions absolument pas être perçus comme un processus qui limite la production, car les producteurs d'aliments déjà débordés essayaient de répondre à la demande.

Alors cette équipe de commandement des interventions était vraiment essentielle, certainement à l'étape initiale de la gestion de cette crise. Au fil du temps, cette question a été ramenée aux affaires courantes.

Hôtesse : Un peu comme tout le reste. C'est la nouvelle norme pour nous, n'est-ce pas? Je pense que tout le monde reconnaît maintenant que c'est un défi à long terme, n'est-ce pas? Pour fonctionner dans le contexte de la COVID-19, c'est devenu la nouvelle norme pendant un certain temps, je suppose.

Permettez-moi donc de vous demander, Scott, de quoi êtes-vous le plus fier? De quoi espérez-vous être le plus fier lorsque vous repensez à l'époque où vous étiez inspecteur général? Contrairement à ce qu'on entend dans les nouvelles en ce moment, ce n'est pas un travail à vie comme un juge à la Cour suprême des États-Unis. On n'est pas inspecteur général à vie. Il y aura un moment où vous ne serez plus inspecteur général. Alors, de quoi voulez-vous être fier lorsque vous regarderez en arrière?

Scott Rattray : Je pense que mon plus grand défi, si je peux quitter ce poste en ayant l'impression d'avoir réglé le problème, c'est de faire en sorte que la fonction du Bureau de l'inspecteur général soit considérée comme une valeur ajoutée et qu'elle soit bien accueillie par le personnel de première ligne. C'est à moi et à mon équipe qu'il revient de relever ce défi.

Le personnel d'inspection de première ligne est occupé. Personne n'est content le jour où ils apprennent que nous venons les voir faire leur travail. J'espère toutefois que si nous les écoutons, si nous défendons les intérêts du personnel de première ligne et si nous donnons aux cadres supérieurs de l'organisation une analyse de grande qualité qui non seulement cerne les problèmes, mais inclut des solutions, alors j'espère que nous serons considérés comme une contribution précieuse non seulement à l'exécution des inspections de la Direction générale des Opérations, mais aussi au sein de l'Agence.

C'est peut-être naïf, mais j'espère que un jour, les gens auront hâte que nous venions leur rendre visite et que les équipes de gestion nous remercieront d'être venus et d'avoir fourni le service que nous leur rendons.

Hôtesse : D'accord, Scott, je ne saurais trop vous remercier d'avoir pris le temps de discuter avec moi aujourd'hui. Je sais que vous êtes un homme très, très occupé, alors merci beaucoup. Ce fut une excellente conversation. Vous avez été un très bon invité. Pouvons-nous vous inviter à nouveau à l'avenir?

Scott Rattray : Oui, c'était un plaisir et je serai toujours heureux de revenir.

Hôtesse : Excellent. Je m'adresse maintenant à nos auditeurs. J'espère que l'épisode d'aujourd'hui vous a permis de mieux comprendre comment les inspecteurs de l'ACIA travaillent fort pour protéger les aliments, les végétaux et les animaux du Canada. Merci de m'avoir écouté, et merci de prendre le temps. C'est notre histoire. Pour les Chroniques 360, je m'appelle Elena Koutsavakis.

Ceci était un balado des Chroniques 360. Pour plus d'histoires comme celle-ci, visitez inspection.gc.ca/Chroniques360.

[Fin de l'enregistrement]

Scott Rattray, inspecteur général de l'ACIA

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