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PI-010 : Protocole d'intervention réglementaire visant les pépinières infestées par le Phytophthora ramorum

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Procédure d'inspection PI-010
4e révision

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Personne-ressource

La personne-ressource pour la révision du présent document est le gestionnaire national de la Section de l'horticulture et des grains, Direction générale des politiques et des programmes, Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

On doit communiquer avec le bureau local de l'ACIA afin d'obtenir des renseignements concernant la mise en œuvre du présent protocole d'intervention.

Révision

Le présent protocole d'intervention sera révisé et mis à jour au besoin. La personne-ressource pour la révision de ce document est indiquée ci-dessus.

Approbation

Approuvé par :

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Dirigeant principal de la protection des végétaux

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(date)

Liste de distribution

La version la plus récente du présent document sera affichée sur le site Web de l'ACIA.

1.0 Introduction

Phytophthora ramorum est un un agent phytopathogène répertorié dans la Liste des parasites réglementés par le Canada. En raison de sa vaste gamme d'hôtes, de sa répartition géographique limitée et de ses effets potentiellement néfastes, de nombreux autres pays réglementent également les plantes hôtes de P. ramorum afin de prévenir l'entrée et la dissémination de ce pathogène. Les principes utilisés dans ce protocole sont semblables à ceux utilisés par les États-Unis et l'Union européenne.

Les échanges commerciaux de plantes de pépinière sont un vecteur d'introduction et de propagation reconnu de P. ramorum. Lorsqu'une plante infectée est introduite dans une pépinière, la maladie peut s'établir sur le site de la pépinière et se propager d'une plante à une autre au sein de la pépinière. De nombreuses pépinières présentent un microclimat optimal pour l'infection, la reproduction et la persistance de P. ramorum. De grandes quantités de plantes hôtes en rangs serrés arrosées régulièrement par des systèmes d'irrigation par aspersion fournissent généralement un taux d'humidité plus élevé et des conditions plus fraiches, favorables à la croissance et à la propagation de P. ramorum.

Les pépinières qui propagent, cultivent ou redistribuent des plantes infectées peuvent contribuer à la dispersion étendue de l'agent pathogène. La plantation de plantes hôtes infectées dans des milieux urbains ou ruraux peut servir de vecteur pour la survie, l'implantation et la propagation de P. ramorum dans des populations hôtes vulnérables dans l'environnement naturel. Au Canada, la zone présentant le risque d'établissement le plus élevé est la région côtière du sud de la Colombie-Britannique. En effet, cette dernière possède un écosystème de forêts côtières caractérisé par une fraicheur adéquate et un climat maritime humide avec des températures modérées et une abondance d'espèces d'arbres et de plantes indigènes communes qui constituent des hôtes de P. ramorum. Le climat des autres régions du Canada n'est pas considéré comme favorable pour la croissance de ce pathogène végétal et le risque d'établissement de ce pathogène est considéré comme moindre à négligeable à l'extérieur de la région côtière du sud de la Colombie-Britannique.

Le Règlement sur l'indemnisation relative au Phytophthora ramorum avait été mis en place afin d'accorder une indemnisation aux cultivateurs soumis à des activités d'éradication ordonnées par des avis publiés entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2010. À l'heure actuelle, aucune indemnisation n'est disponible pour les cultivateurs qui doivent procéder à des activités d'éradication.

2.0 Références

Loi sur la protection des végétaux, L.C. 1990, c. 22
Règlement sur la protection des végétaux, DORS/95-212
D-01-01 : Exigences phytosanitaires visant à prévenir l'introduction et la propagation du Phytophthora ramorum.
Liste des parasites réglementés par le Canada.

3.0 Définitions

En plus des termes indiqués ci-dessous, la définition des termes employés dans le présent document figure dans le Glossaire de la protection des végétaux.

Hôte à risque élevé :

les plantes appartenant aux genres suivants : Rhododendron spp., Camellia spp., Viburnum spp., Pieris spp. et Kalmia spp.

Hôtes à risque faible :

tout taxon végétal désigné dans l'annexe 1 de la directive D-01-01, à l'exception de ceux définis comme étant des hôtes à risque élevé.

Pépinière de multiplication :

tout endroit où la multiplication de plantes hôtes de P. ramorum est effectuée.

Pépinière de vente au détail :

toute installation où des plantes sont obtenues auprès d'autres lieux de production dans un objectif de vente directe au grand public.

Pépinière de vente en gros :

tout lieu de production où les plantes de la pépinière sont cultivées, entreposées, vendues ou distribuées à d'autres pépinières de vente en gros, de vente au détail ou à des paysagistes.

Plantes hôtes :

tout taxon végétal répertorié dans l'annexe 1 de la directive D-01-01 : Exigences phytosanitaires visant à prévenir l'introduction et la propagation du Phytophthora ramorum.

Projection du feuillage :

la circonférence extérieure d'un couvert végétal d'où l'eau coule au sol.

Quarantaine de l'ensemble du site :

une quarantaine mise en place lorsqu'un Avis de quarantaine est délivré lors de la détection de P. ramorum et qui touche officiellement toutes les plantes hôtes de la pépinière.

4.0 Portée

Cette procédure d'inspection a été développée à des fins d'utilisation par les inspecteurs de l'ACIA désignés par le Ministre en vertu de la Loi sur la protection des végétaux.

Cette procédure d'inspection présente les actions réglementaires mises en œuvre par l'ACIA en cas de détection de P. ramorum dans une pépinière. Elle inclut des renseignements sur les mesures de biosécurité devant être mises en œuvre dans le cadre des activités exercées à la pépinière, de la sécurisation de la pépinière visant à prévenir une nouvelle propagation du pathogène, de la délimitation de l'étendue de l'infestation, de la définition des zones de destruction et des zones de quarantaine, des activités d'élimination et/ou de traitement du matériel de la pépinière infesté par P. ramorum et de la réalisation d'enquêtes de traçage en amont et en aval.

L'ACIA peut adapter sa réponse à certaines situations spécifiques afin de parvenir à une éradication complète de P. ramorum d'une pépinière réglementée.

5.0 Modalités d'application du protocole

Le présent protocole décrit les mesures d'intervention réglementaires qui seront mises en œuvre lorsque l'ACIA confirme la présence de P. ramorum dans une pépinière du Canada. Un organigramme illustrant le processus est fourni à l'annexe 1. La confirmation de la présence de P. ramorum sera fondée sur un échantillonnage et des analyses officiels effectués par l'ACIA. Les échantillons officiels incluent, sans toutefois s'y limiter, les échantillons prélevés dans le cadre d'enquêtes nationales, d'enquêtes de traçage en amont et en aval, des renvois effectués par l'industrie des pépinières et l'inspection des importations.

6.0 Mesures de biosécurité

Les inspecteurs doivent mettre en œuvre des mesures de biosécurité rigoureuses lorsqu'ils mènent des activités dans une pépinière où P. ramorum a été détecté. L'objectif de ces mesures est de prévenir le transport de l'inoculum d'une zone infestée à des zones non infestées, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la pépinière. Outre les mesures décrites ci-dessous, les inspecteurs doivent respecter toute autre mesure de biosécurité mise en œuvre par la pépinière.

Lors de leur arrivée à la pépinière, les véhicules doivent être stationnés, dans la mesure du possible, loin de la zone d'inspection immédiate, dans des aires de stationnement revêtues d'asphalte, de béton ou de gravier. Les chaussures doivent être nettoyées et désinfectées à l'arrivée pour atténuer tout risque de dissémination de l'organisme de quarantaine et donner l'assurance à la direction de la pépinière que les mesures de biosécurité qui s'imposent sont appliquées. Les désinfectants homologués pour les surfaces non poreuses sont énumérés à l'annexe 2.

Les vêtements de protection suivants sont nécessaires lorsque l'on procède à la réalisation d'enquêtes de délimitation et d'activités d'inspection dans les zones de destruction et les zones de quarantaine désignées : combinaisons jetables, bottes en caoutchouc ou chaussures qui pouvant facilement être désinfectées et gants jetables. Des couvre-chaussures jetables peuvent également être portés afin d'éviter l'accumulation de débris organiques, mais ne dispensent pas de procéder à la désinfection des chaussures.

Les activités doivent débuter dans les zones à faible risque de la pépinière et progresser vers les zones où les risques sont plus élevés au cours d'une journée. Une fois une activité d'inspection achevée, et dans les situations dans lesquelles l'inspecteur doit effectuer des activités ultérieures dans une zone de la pépinière présentant un risque plus faible, la tenue de protection jetable doit être placée dans des sacs doubles aux fins d'élimination avant de quitter la zone à risque plus élevé. De la même manière, les outils ou l'équipement potentiellement contaminés doivent être désinfectés ou emballés dans des sacs doubles en vue d'être éliminés. Les bottes en caoutchouc doivent être nettoyées de toute trace de terre et de débris avant d'être désinfectées.

Avant de quitter la pépinière, les pneus des véhicules doivent être traités à l'aide d'un désinfectant. Les bottes en caoutchouc doivent être nettoyées de toute trace de terre et de débris, traitées à l'aide d'un désinfectant et placées dans un sac en plastique afin de prolonger la durée de contact humide.

7.0 Information et sécurisation de la pépinière

Une fois que la détection de P. ramorum a été confirmée dans une pépinière, les inspecteurs de l'ACIA :

Un Avis de quarantaine est un avis écrit officiel remis par un inspecteur sous l'autorité de la Loi sur la protection des végétaux au propriétaire ou à la personne ayant la possession, la responsabilité ou la charge d'une chose, afin de placer la (les) chose(s) décrite(s) en quarantaine à l'endroit précisé et conformément aux conditions précisées.

Un Avis de quarantaine pour l'ensemble site sera émis, conformément à l'annexe 3, section 1.0, afin de conserver toutes les plantes hôtes dans la pépinière jusqu'à ce qu'une enquête de délimitation puisse être effectuée et que l'ampleur réelle de l'infestation puisse être déterminée. Toutes les plantes hôtes qui entrent dans la pépinière après l'émission de l'Avis de quarantaine seront également soumises à la quarantaine de l'ensemble du site.

La pépinière sera autorisée à poursuivre ses activités de manière à maintenir la santé des plantes en quarantaine, à la condition expresse que ces activités n'entrent pas en contradiction avec les normes établies dans le protocole ou les avis prescrits par un inspecteur de l'ACIA. L'équipement utilisé dans la pépinière ne doit pas être déplacé du site de la pépinière, sauf si celui-ci a été nettoyé et désinfecté sous la supervision de l'ACIA. La pépinière n'est pas autorisée à appliquer des fongicides sur les plantes en quarantaine, car ceux-ci pourraient entraver l'identification des plantes infestées.

Les inspecteurs recueilleront et enregistreront de l'information générale concernant les activités de la pépinière (conformément à l'annexe 4), telles que la source d'eau utilisée pour l'irrigation, les mesures de biosécurité mises en place à la pépinière, la source et la composition du milieu de culture, la localisation des empilements de matières végétales et l'historique d'utilisation de fongicides. Les inspecteurs demanderont une carte de la pépinière identifiant la localisation des plantes hôtes à risque élevé afin de faciliter la délimitation de l'infestation.

7.1 Zones de destruction

Les inspecteurs feront délimiter clairement la zone de destruction et dresser l'inventaire de toutes les plantes présentes sur la zone de destruction (c'est-à-dire indiquer les types et les quantités de plantes, la taille des pots, etc.). Les plantes, les débris végétaux, les pots, les milieux de culture associés, le sol sous-jacent et les matières connexes dans un périmètre de 2 mètres autour d'une zone de détection de P. ramorum seront inclus dans la zone de destruction et feront l'objet d'un Avis de quarantaine, conformément à l'annexe 3, section 2.0. Toutes les mesures utilisées pour délimiter la zone de destruction seront prises à partir de la projection du feuillage des plantes infectées, à l'exception des végétaux dont la projection du feuillage ne s'étend pas au-delà du bord du pot, auquel cas le bord extérieur du pot sera considéré comme projection du feuillage.

L'inspecteur émettra un Avis de disposition pour toutes les plantes hôtes, débris végétaux et milieux de culture associés à la zone de destruction, conformément à l'annexe 3, section 4.0. Les pots associés aux plantes hôtes et toute autre surface non poreuse dans la zone de destruction doivent faire l'objet d'un ordre de destruction dans le cadre d'un Avis de disposition ou d'un Avis de traitement ou transformation, conformément à l'annexe 2.

Toute plante non hôte présente dans la zone de destruction ne doit pas être déplacée ou, lorsque l'approbation préalable d'un inspecteur a été reçue, celle-ci peut être déplacée vers une zone protégée à surface non poreuse. Les débris foliaires présents à la surface des pots des plantes non hôtes feront l'objet d'un ordre de destruction.

Le personnel de la pépinière doit se voir interdire l'accès à la zone de destruction jusqu'à ce que la pépinière soit prête à effectuer les opérations d'élimination et de traitement et qu'un inspecteur soit prêt à assurer la supervision (voir les sections 10.0 et 11.0).

7.2 Zones de mise en quarantaine de 90 jours

Toutes les plantes hôtes présentes dans une zone définie entourant une zone de destruction feront l'objet d'un Avis de quarantaine pendant une période minimale de 90 jours (conformément à l'annexe 3, section 2.0) afin de fournir un délai suffisant pour déterminer si P. ramorum s'est propagé au-delà de la zone de destruction.

La taille de la zone de quarantaine de 90 jours dépend du type de pépinière (vente de détail ou vente en gros/multiplication) et du type d'hôte dans lequel P. ramorum a été détecté (faible risque ou risque élevé). Un schéma représentant les zones de destruction et les zones de quarantaine de 90 jours est fourni à l'annexe 5.

Dans le cas d'une installation de vente au détail, et en cas d'une détection de P. ramorum dans un hôte à faible risque dans une pépinière de vente en gros ou de multiplication, la zone de quarantaine de 90 jours inclura toutes les plantes hôtes dans un rayon de 2 mètres autour de la zone de destruction délimitée.

En cas de détection de P. ramorum dans un hôte à risque élevé dans une pépinière de vente en gros ou de multiplication, la zone de quarantaine de 90 jours inclura toutes les plantes hôtes dans un rayon de 10 mètres autour de la zone de destruction délimitée.

Les débris végétaux présents sur une zone de quarantaine doivent être recueillis à des fins de disposition sous la supervision de l'ACIA, conformément aux exigences énoncées à l'annexe 2.

La période de quarantaine de 90 jours débutera lorsque les enquêtes de délimitation et la disposition des débris de plantes hôtes et des matériaux associés seront terminés.

Les plantes hôtes au sein de la zone de quarantaine devront être inspectées et échantillonnées dans le cadre de l'enquête de délimitation, puis au moins deux fois au cours de la période de quarantaine de 90 jours.

La première inspection de surveillance aura lieu approximativement au milieu de la période de quarantaine et la seconde vers la fin de la période de quarantaine afin de laisser un délai suffisant à la finalisation des résultats de laboratoire avant la fin de la période de quarantaine. Si P. ramorum est détecté au cours des inspections de surveillance, de nouvelles zones de destruction et zones de quarantaine seront définies. Si la pépinière comprend plusieurs zones de quarantaine de 90 jours, la période de mise en quarantaine sera rétablie dans toutes les zones de quarantaines existantes chevauchant la zone de mise en quarantaine de 90 jours nouvellement établie.

La période de quarantaine peut être prolongée au-delà de 90 jours si les conditions environnementales ne sont pas propices à l'expression des symptômes de la maladie. Si la température maximale quotidienne est inférieure à 4°C pendant une durée de 7 jours consécutifs ou plus, la période de quarantaine doit être prolongée.

8.0 Enquête de délimitation

Une fois que les plantes hôtes ont été sécurisées dans le cadre d'un Avis de quarantaine pour l'ensemble du site, et de préférence après que les limites des zones de quarantaine de 90 jours auront été identifiées, une enquête minutieuse sera effectuée dans la pépinière. L'enquête de délimitation a pour but de déterminer l'ampleur de l'infestation dans la pépinière.

La délimitation impliquera une enquête visuelle de la totalité de la pépinière et de toute plante hôte entourant le périmètre de la pépinière, en mettant l'accent sur les hôtes à risque élevé et les zones considérées à risque élevé (par exemple, eaux stagnantes, topographie de faible altitude, zones de plantes présentant une faible vigueur). Des échantillons seront recueillis sur les plantes symptomatiques, le sol et les matières connexes situées dans la zone de destruction et dans l'eau d'irrigation (en fonction de la source, conformément à la section 8.3). Tous les échantillons seront envoyés au Laboratoire de phytopathologie de l'ACIA afin de procéder à des tests. Si la présence de P. ramorum est confirmée dans les échantillons prélevés au cours de l'enquête de délimitation, des zones de destruction et des zones de quarantaine supplémentaires pourraient être définies, de nouveaux échantillons de sol recueillis et des opérations d'élimination/de traitement supplémentaires ordonnées.

8.1 Plantes hôtes

Les inspecteurs effectueront une enquête sur toutes les plantes hôtes présentes dans la pépinière, y compris dans les zones de quarantaine de 90 jours, en portant une attention particulière aux plantes hôtes à risque élevé. Toute plante présentant des symptômes correspondants à une contamination par P. ramorum sera échantillonnée et soumise aux fins d'analyses au Laboratoire de phytopathologie de l'ACIA. Les enquêtes doivent être effectuées lorsque les conditions environnementales sont favorables à la croissance de P. ramorum. La température de détection optimale est de 20°C, mais l'échantillonnage peut être effectué si la température est comprise entre 3°C et 28°C et en présence d'humidité. En règle générale, les périodes les plus favorables pour prélever des échantillons de P. ramorum s'étendent d'avril à mi-juin et de septembre à novembre.

Pour connaitre la méthodologie d'échantillonnage, veuillez vous référer au Protocole d'enquête dans les pépinières pour le Phytophthora ramorum. Pour l'enquête de délimitation, l'échelon subséquent du tableau d'échantillonnage du protocole d'enquête doit être utilisé comme critère pour le nombre maximal d'échantillons à prélever en fonction du nombre de plantes hôtes se trouvant dans la pépinière. Par exemple, si un maximum de 40 échantillons a été identifié pour une enquête nationale ou une enquête de surveillance après éradication, l'échelon suivant sera un maximum de 80 échantillons à prélever dans le cadre de l'enquête de délimitation. Si, au cours de l'enquête de délimitation, les inspecteurs établissent qu'un plus grand nombre de plantes doit faire l'objet d'un échantillonnage, il faut communiquer avec le Laboratoire de phytopathologie afin de confirmer l'existence de capacités suffisantes pour effectuer les analyses.

Étant donné que certaines plantes hôtes, telles que Pieris spp. et Camellia spp. perdent leurs feuilles lorsqu'elles sont infectées par P. ramorum, les feuilles symptomatiques tombées peuvent être recueillies à la surface des pots. Jusqu'à 10% des échantillons de matière végétale recueillis peuvent être constitués de feuilles tombées des pots des plantes hôtes symptomatiques. La matière foliaire provenant d'un pot, ou de cinq pots adjacents au maximum, peut être recueillie comme échantillon. Les débris foliaires qui sont tombés à la surface des pots doivent être conservés sous forme d'échantillons séparés du feuillage d'une plante et identifiés comme échantillons de « débris foliaires des pots ».

Une fois l'enquête de délimitation terminée, les plantes hôtes ne présentant aucun symptôme de la maladie et n'ayant pas fait l'objet d'une collecte d'échantillon au cours de l'enquête de délimitation peuvent, à la discrétion d'un inspecteur, être dispensées de la quarantaine sur tout le site, à condition d'être situées à une distance suffisante de toute zone de destruction et de toute plante pour laquelle les résultats sont en attente.

8.2 Sol et matières connexes et milieux de culture

Si des plantes hôtes dans une zone de destruction se trouvent dans le sol et les matières connexes ou sur une surface perméable recouvrant le sol et les matières connexes, une fois les activités d'élimination terminées, les inspecteurs prélèveront des échantillons de sol et de matières connexes dans la zone de destruction afin de déterminer si ceux-ci sont contaminés par P. ramorum.

Les inspecteurs doivent également déterminer le contenu, l'origine (la composition), l'entreposage et la manipulation du sol ou des milieux de culture utilisés dans la pépinière. Si l'inspecteur a des raisons de croire que l'infestation provient de milieux de culture contaminés (par exemple, que du compost ou que de l'écorce font partie des composants du mélange de sol, ou que la contamination croisée du milieu est suspectée), les inspecteurs peuvent également échantillonner les milieux de culture dans les pots des plantes hôtes se trouvant dans la zone de quarantaine de 90 jours ou dans la réserve de milieu de culture. Les échantillons de milieu de culture doivent être tenus à l'écart des échantillons de sol et de matières connexes.

L'annexe 6 prescrit les méthodes d'échantillonnage du sol, des matières connexes et du milieu de culture.

8.3 Eau

La source d'eau qui approvisionne la pépinière pour l'irrigation des plantes doit être déterminée. Il n'est pas nécessaire de prélever un échantillon d'eau lorsque l'eau d'irrigation provient de puits profonds ou d'installations municipales.

Si l'eau d'irrigation n'est pas traitée, recyclée ou obtenue à partir de l'eau de surface présentant un risque de contamination par P. ramorum, l'eau doit être échantillonnée conformément aux procédures décrites à l'annexe 6. Le type de système(s) d'irrigation utilisé(s) à la pépinière, tout produit chimique ou tout autre traitement ajouté à l'eau d'irrigation, à l'ensemble du drainage et au débit d'eau, les zones d'eau stagnante et toutes les mesures de protection contre le retour de l'eau doivent être déterminés et consignés en tant que renseignements sur l'exploitation de la pépinière (conformément à l'annexe 4).

Une source d'eau qui se révèle être infestée par P. ramorum ne doit pas être utilisée à des fins d'irrigation avant d'avoir été traitée et que les analyses post-traitement aient été effectuées conformément à l'annexe 2.

8.4 Empilement de matières végétales

L'empilement de matières végétales peut être inspecté et échantillonné s'il contient des matériaux hôtes présentant des symptômes cohérents avec P. ramorum. Si P. ramorum est détecté dans un empilement de matières végétales, les inspecteurs doivent demander des précisions sur la manière de diminuer efficacement les risques par les canaux établis.

8.5 Périmètre

Une inspection du périmètre doit être effectuée sur toutes les plantes hôtes situées à moins de 10 mètres de la pépinière, en mettant l'accent sur les plantes hôtes à risque élevé. Cette inspection a pour objectif de s'assurer que P. ramorum ne s'est pas propagé à l'extérieur de la pépinière infestée et de vérifier que la source de l'infestation de la pépinière infestée ne provient pas du milieu environnant. Les échantillons doivent être prélevés conformément au Protocole d'enquête dans les pépinières pour le Phytophthora ramorum. Les végétaux ayant fait l'objet d'échantillonnage lors de l'inspection du périmètre ne seront pas placés sous contrôle réglementaire pendant que les échantillons sont testés.

9.0 Enquêtes de traçage en amont et en aval

On demandera à la pépinière de fournir tous les renseignements permettant d'identifier les expéditions de plantes hôtes effectuées dans les six mois qui ont précédé la première détection de P. ramorum à des fins d'enquêtes de traçage en amont et en aval. Les activités de traçage en aval se concentreront sur les déplacements de plantes potentiellement infectées vers d'autres pépinières et des installations de vente au détail, étant donné que ces sites présentent le plus grand risque de propagation de l'agent pathogène.

Les documents d'expédition peuvent être utilisés pour effectuer les opérations de retraçage afin de contribuer à une localisation et à une inspection plus efficaces des plantes potentiellement infestées qui pourraient avoir été reçues par une pépinière. Les expéditions contenant une espèce (et une variété, si elle est connue) dans lesquelles P. ramorum a été détecté, et tout hôte à risque élevé faisant partie de la même expédition, doivent faire l'objet d'une inspection et les matériaux symptomatiques doivent être échantillonnés à des fins d'analyses en laboratoire.

On procédera à une enquête de traçage en amont afin de déterminer si les végétaux infectés ont été obtenus par le biais d'une autre pépinière. Dans la mesure du possible, le traçage en amont doit remonter à la source de propagation d'origine. La pépinière doit fournir de l'information qui permet aux inspecteurs de retracer une infestation à l'origine des plantes.

L'information sur le traçage en amont et en aval qui s'étendent au-delà de la zone de responsabilité du bureau local doit être communiquée à un agent régional de programme afin de procéder à une inspection ou à d'autres activités de suivi si nécessaire. L'information sur le traçage en amont et en aval qui s'étend à l'extérieur du Canada doit être communiquée à la Section de l'horticulture et des grains de la Direction générale des politiques et des programmes, au moyen des canaux établis.

10.0 Élimination des matériaux infestés

L'enquête de délimitation de la pépinière peut être effectuée parallèlement à l'élimination des plantes dans une zone de destruction. L'élimination des matériaux infestés peut débuter avant que tous les résultats d'échantillonnage de délimitation aient été reçus.

Toutes les plantes et tous les matériaux connexes faisant l'objet d'un ordre de destruction doivent être détruits conformément à l'une des méthodes approuvées figurant à l'annexe 2 et la destruction doit être effectuée sous supervision de l'ACIA. Des méthodes d'élimination alternatives peuvent être soumises à l'ACIA aux fins d'examen et peuvent être approuvées au cas par cas. Une approbation préalable doit être fournie par écrit.

11.0 Traitement des matériaux infestés

Là où l'eau, le sol ou des matériaux non-poreux (par exemple les pots, les véhicules, les banquettes de serre, les sols en ciment, les outils et autres instruments) de la pépinière ont été exposés au P. ramorum ou se révèlent positifs au P. ramorum, on ordonnera un traitement conformément aux spécifications de l'annexe 2.

12.0 Levée de la quarantaine

L'ACIA peut émettre plusieurs Avis de quarantaine en réponse à la détection de P. ramorum. Un inspecteur émettra un Avis de levée de quarantaine pour chaque Avis de quarantaine lorsque les conditions auront été satisfaites.

12.1 Quarantaine de l'ensemble du site

La quarantaine de l'ensemble du site peut être levée par l'emission d'un Avis de levée de quarantaine lorsque : 1) l'enquête de délimitation est terminée et que tous les résultats de laboratoire ont été reçus; 2) toutes les zones de destruction ont été identifiées; et 3) toutes les zones de quarantaine de 90 jours ont été délimitées et mises en place.

12.2 Plantes hôtes dans les zones de destruction

Un Avis de levée de quarantaine peut être émis après que toutes les plantes hôtes, tous les débris végétaux et tous les matériaux associés ont été éliminés conformément à un Avis de disposition.

12.3 Plantes non hôtes dans les zones de destruction

Les plantes non hôtes présentes dans une zone de destruction peuvent être libérées de la quarantaine sur confirmation que P. ramorum n'a pas été détecté dans le sol sous-jacent et les matières connexes dans la zone de destruction et une fois que les débris végétaux de la surface des pots aient été éliminés. Si P. ramorum est détecté dans le sol d'une zone de destruction, toute plante non hôte de la zone de destruction sera soumise à l'Avis de quarantaine pour la zone de quarantaine de 90 jours correspondante et fera l'objet d'une inspection et d'un échantillonnage au milieu et à la fin de la période de quarantaine, de même que les plantes hôtes. Par ailleurs, les plantes non hôtes peuvent être libérées du contrôle réglementaire si la pépinière décide d'éliminer les plantes non hôtes d'une manière approuvée, conformément à l'annexe 2.

12.4 Zone mise en quarantaine de 90 jours

Les plantes soumises à une quarantaine de 90 jours peuvent être libérées du contrôle réglementaire une fois que toutes les analyses en laboratoires ont été effectuées (matière végétale au milieu et à la fin de la période de quarantaine, sol et matières connexes dans la zone de destruction, source d'eau si nécessaire) et que tous les traitements et toutes les activités d'élimination qui ont été ordonnés ont été menés à bien. On émettra un Avis de levée de quarantaine une fois que les résultats de laboratoire correspondant à l'inspection finale et à l'échantillonnage de matière végétale au terme de la période de quarantaine de 90 jours auront été reçus si ceux-ci ne font état d'aucune nouvelle détection de P. ramorum.

Par ailleurs, les plantes placées sous une mise quarantaine de 90 jours peuvent être libérées du contrôle réglementaire avant la fin de la période de quarantaine de 90 jours si la pépinière décide d'éliminer toutes les plantes hôtes, pièces de plantes et matériaux associés soumises à l'Avis de quarantaine d'une manière approuvée, conformément à l'annexe 2. Avec cette option, les plantes peuvent être libérées de la mise en quarantaine une fois que tous les résultats de délimitation ne faisant état d'aucune nouvelle détection de P. ramorum et que toutes les opérations d'élimination et de traitement ont été achevées, y compris l'élimination des plantes hôtes présentes dans la ou les zones de quarantaine de 90 jours.

13.0 Enquêtes post-éradication

Les pépinières continueront de faire l'objet d'un contrôle annuel au cours des deux années qui suivent la levée de la quarantaine. Des enquêtes post-éradication seront effectuées au moment où les conditions environnementales sont optimales pour la croissance et le développement de P. ramorum.

Annexe 1 – Sommaire simplifié des activités d'intervention réglementaire

Image - Sommaire simplifié des activités d'intervention réglementaire. Description ci-dessous.
Description de la photo - Sommaire simplifié des activités d'intervention réglementaire

Un tableau simplifié démontrant le déroulement des activités de réglementation menées lorsque la Phytophthora ramorum est détectée dans une pépinière et les avis règlementaires émis avec chaque activité.

La première activité consiste à aviser et à sécuriser la pépinière. Un Avis de quarantaine sera émis afin d'isoler toutes les plantes hôtes dans l'ensemble du site.

Les activités subséquentes se dérouleront parallèlement : un processus vise à déterminer la destruction et à définir les zones de quarantaine de 90 jours. Ces zones seront délimitées et leurs plantes répertoriées. Un Avis de quarantaine sera émis afin d'isoler 1) les plantes hôtes d'une zone de destruction, 2) les plantes non hôtes d'une zone de destruction, 3) les plantes hôtes dans une zone de quarantaine de 90 jours. La prochaine étape consiste à éliminer le matériel infesté et, au besoin, à traiter le sol, l'eau et les surfaces non poreuses. Les avis réglementaires suivants peuvent être émis : Avis de disposition, Certificat de circulation et Avis de traitement ou transformation. L'autre processus consiste à recueillir de l'information sur les activités générales de la pépinière et à effectuer une enquête de délimitation. L'enquête de délimitation inclut les plantes hôtes, le sol, les milieux de culture, l'eau, les empilements de matières végétales et le périmètre de la pépinière. S'il y a détection de Phytophthora ramorum pendant cette enquête, le processus recommence afin de déterminer la destruction et les zones de quarantaine de 90 jours et d'émettre des avis réglementaires. Des enquêtes de traçage en amont et de traçage en aval seront menées pour les plantes infestées. Si aucune autre détection de Phytophthora ramorum n'est faite, un Avis de levée de quarantaine peut être émis pour les plantes hôtes isolées de l'ensemble du site et pour les plantes non hôtes des zones de destruction.

Les zones de quarantaine de 90 jours seront inspectées et échantillonnées au milieu et à la fin de la période de quarantaine OU la pépinière peut décider d'éliminer les plantes. Par la suite, un Avis de levée de quarantaine peut être émis pour les plantes isolées dans le cadre de la quarantaine de 90 jours.

Enfin, après l'éradication, la pépinière fera l'objet d'une surveillance pendant deux ans.

Annexe 2 –Disposition et traitement

En cas de dépistage du P. ramorum dans des plantes, des milieux de culture, du sol ou de l'eau, il est possible que l'ACIA ordonne de faire ce qui suit. Toutes les mesures doivent être prises sous la surveillance de l'ACIA et d'une manière approuvée par l'ACIA. D'autres méthodes peuvent être proposées à l'ACIA et peuvent être utilisées si elles sont approuvées préalablement par l'ACIA par écrit.

Disposition

Un Avis de disposition sera émis pour ordonner l'élimination de plantes, de débris de plantes ou de matériel connexe infestés conformément à la présente annexe. Les inspecteurs doivent passer en revue les procédures particulières pour les activités d'élimination avec les parties touchées.

Veuillez prendre note que, dans tous les cas :

Options d'élimination approuvées :

Option 1 – Incinération (réduction en cendres) : Le matériel peut être éliminé par incinération hors site, à une installation approuvée par l'ACIA, ou sur place si cela est autorisé par les lois et les règlements provinciaux et municipaux et jugé acceptable par l'ACIA. Il faut tout mettre en œuvre pour empêcher les débris de plantes ou la terre / les milieux de culture d'être délogés des plantes avant l'incinération. La combustion peut se faire par brûlage à l'air libre ou dans un incinérateur.

Option 2 – Enfouissement en profondeur : Le matériel doit être enfoui à une profondeur d'au moins deux mètres à un site approuvé par l'ACIA et recouvert immédiatement.

Option 3 – Compostage commercial : En Colombie-Britannique, on peut faire composter le matériel végétal par une installation commerciale qui exerce ses activités sous le régime de l'Organic Matter Recycling Regulation (OMRR) de la Colombie-Britannique, qui détient un permis valide en vertu de l'OMRR et qui utilise un des procédés de réduction des pathogènes pour produire du compost de catégorie A, conformément à l'annexe 1 de l'OMRR. Ces procédés comprennent la méthode des tas aérés statiques ou du compostage en vase clos pour atteindre une température d'au moins 55°C, maintenue dans l'ensemble de la charge pendant au moins 3 jours consécutifs, et la méthode du compostage en andain pour atteindre une température d'au moins 55°C, maintenue pendant au moins 15 jours.

Traitement

La désinfection est considérée comme une mesure de traitement et est ordonnée par un Avis de traitement ou transformation, conformément à l'annexe 3. L'ACIA travaillera avec les parties réglementées afin de déterminer la méthode de traitement la plus appropriée. Les options de traitement approuvées sont énumérées ci-dessous. D'autres traitements (p. ex. un traitement chimique ou le pavage d'un substrat) peuvent être proposés. Les propositions seront prises en considération au cas par cas et, moyennant l'approbation préalable de l'ACIA, les traitements proposés pourront être utilisés.

Annexe 3 – Utilisation des formulaires réglementaires

Vous trouverez ci-dessous des options et des recommandations concernant l'utilisation des formulaires réglementaires. Les considérations présentées à l'égard du contenu des zones des formulaires sont présentées pour les scénarios habituels où un inspecteur ordonne des activités de confinement ou d'éradication à la suite du dépistage de P. ramorum à une pépinière.

1.0 Avis de quarantaine – dans l'ensemble du site

Se terminant le (date) : écrire « Jusqu'à la délivrance d'un Avis de levée de quarantaine » ou « indéfini »

Description de la (des) chose(s) : « Toutes les plantes hôtes, tous les débris de plantes hôtes ainsi que le milieu de culture y adhérant, présents dans l'ensemble du site de la pépinière. Les plantes hôtes sont les plantes figurant dans la Liste des genres de plantes réglementées à l'égard du Phytophthora ramorum (l'Annexe 1 de la Directive D-01-01 de l'ACIA). »

Conditions de quarantaine : « Les plantes ne doivent pas être manipulées, taillées ou traitées, et ne doivent pas être déplacées. Les plantes doivent être rendues inaccessibles au public. Les plantes doivent être conservées et protégées. »

Selon le cas, il faut ajouter des contrôles réglementaires touchant le ou les empilements de matières végétales, le ou les terres susceptibles d'être infestées et l'eau utilisée pour l'irrigation (jusqu'à ce que toutes les analyses soient terminées).

2.0 Avis de quarantaine – zone de quarantaine (destruction et quarantaine de 90 jours)

Se terminant le (date) : écrire « Jusqu'à la délivrance d'un Avis de levée de quarantaine » ou « indéfini »

Description de la (des) chose(s) : « 1) Toutes les plantes, tous les débris de plantes, tous les pots, tous les milieux de culture, toute la terre sous-jacente et toutes les matières connexes se trouvant à moins de 2 mètres de la ou des plantes infectées [il s'agit de la zone de destruction] et 2) toutes les plantes hôtes, tous les débris de plantes, tous les pots et tous les milieux de culture se trouvant à moins de 2 mètres [ou de 10 mètres] de la zone de destruction établie [il s'agit de la zone de quarantaine de 90 jours]. Les plantes hôtes sont les plantes figurant dans la Liste des genres de plantes réglementées à l'égard du Phytophthora ramorum (l'Annexe 1 de la Directive D-01-01 de l'ACIA). »

Conditions de quarantaine : « Voir la pièce jointe »

« Pièce jointe de l'Avis de quarantaine no space :

Conditions de quarantaine :

3.0 Avis de levée de quarantaine

Inscrire le numéro de série et la date de délivrance de l'Avis de quarantaine correspondant.

Description de la (des) chose(s) : Il faut inclure toutes les choses indiquées dans l'Avis de quarantaine correspondant.

4.0 Avis de disposition

Modalités de disposition: Renvoyer aux méthodes de disposition décrites à l'annexe 2. Indiquer que les choses doivent être éliminées de manière à empêcher l'entrée, l'introduction ou la propagation d'organismes nuisibles au Canada, par incinération, par enfouissement à une profondeur d'au moins deux mètres et recouvrement immédiat dans un lieu qui ne sera pas perturbé par la suite, ou par compostage commercial à une installation menant ses activités sous le régime de l'Organic Matter Recycling Regulation de la Colombie-Britannique.

En ce qui concerne la formulation générale, envisagez ce qui suit: « Toutes les plantes hôtes, tous les débris de plantes, tous les pots, tous les milieux de culture et tous les articles connexes doivent être éliminés par incinération, enfouissement en profondeur ou compostage commercial, conformément à l'annexe 2 (ci-jointe), sous la surveillance de l'ACIA. »

Lieu de disposition : « Il doit être conforme à la méthode d'élimination choisie et approuvée par l'ACIA. »

Si l'élimination doit se faire par enfouissement en profondeur, il faut indiquer l'emplacement du lieu d'enfouissement sanitaire. Si le matériel doit être déplacé hors site, il faut utiliser un Certificat de circulation en conjonction avec l'Avis d'élimination.

Description de la (des) chose(s) : Décrire les plantes dans la zone de destruction appropriée. Joindre des listes de plantes détaillées avec les noms scientifiques, les quantités de plantes, et la taille des pots ou le calibre. Pour aider à clarifier, on peut joindre des cartes montrant l'emplacement des plantes à éliminer.

5.0 Certificat de circulation

Description de la chose : Décrire avec précision la ou les choses à déplacer. L'ACIA doit être en mesure de vérifier que le matériel expédié sera identifiable une fois rendu à destination.

Conditions de circulation : Selon le cas, référé aux mesures de protection décrites à l'annexe 2.

Les conditions de circulation recommandées comprennent, entre autres : « Les plantes, les débris de plantes, les pots et les milieux de culture connexes doivent être transportés dans un bac à bâche scellé directement à une installation de disposition nommée, afin d'être enfouis en profondeur sous la supervision de l'ACIA. Le bac doit être désinfecté après la disposition. »

6.0 Avis de traitement ou transformation – Généralités

Description du lieu ou de la (des) chose(s) : Décrire la ou les choses en question et le lieu, au besoin.

Traitement ou transformation : Indiquer la méthode de traitement approuvée.

Modalités de traitement ou de transformation : Ordonner les modalités de traitement, conformément à l'annexe 2, selon le cas particulier.

7.0 Avis de traitement ou transformation – pots pour plantes

Description du lieu ou de la (des) chose(s) : Énumérer les quantités de pots, y compris l'emplacement d'origine des pots pour plantes, au besoin. Par exemple, 100 pots pour les plantes dans les zones de destruction 1, 2 et 3.

Traitement ou transformation : « Avant d'utiliser un désinfectant efficace pour les surfaces non poreuses, il faut nettoyer les pots pour plantes de toute terre, de tous milieux de culture et de tous débris organiques. »

Modalités de traitement ou de transformation : « Il faut recueillir le matériel provenant des pots et l'éliminer avec le reste du matériel dont l'élimination a été ordonnée. Les désinfectants acceptables comprennent :

Annexe 4 – Renseignements sur les activités de la pépinière

Le présent formulaire est destiné à servir à un inspecteur pour obtenir des renseignements sur le site et les activités de la pépinière, et à aider aux enquêtes de retraçage en aval et de retraçage en amont.

Nom de l'entreprise : space

Nom du gestionnaire : space

Nom du propriétaire : space

Adresse du site : space

Adresse postale : space

Numéro de téléphone de la personne-ressource : space

Adresse de courriel de la personne-ressource : space

Type de pépinière : space

case à cocher pépinière de vente au détail

case à cocher pépinière de vente en gros / de multiplication

case à cocher autre : space

Coordonnées GPS : space  superficie du site : space

case à cocher obtenir une carte de la pépinière et indiquer l'endroit où les plantes hôtes à risque élevé se trouvent

Renseignements sur le site
Question Commentaires / Description
Quelle est la source d'eau utilisée pour l'irrigation?
L'eau est-elle recyclée ou recirculée? Dans l'affirmative, décrire le système.
L'eau est-elle traitée? Dans l'affirmative, donner des détails.
Des mesures de biosécurité visant le personnel et l'utilisation du matériel ont-elles été mises en place? Donner des détails.
Des milieux de culture proviennent-ils de l'extérieur du site? Dans l'affirmative, quelle en est la source?
Ajoute-on des matières compostées ou de l'écorce au mélange des milieux de culture? Dans l'affirmative, quelle est la source de ces matières?
À quel endroit sont tous les empilements de matières végétales et tous les empilements de débris sur le site?
Utilisation de produits chimiques
Question Commentaires / Description
Est-ce que des fongicides ont été utilisés dans la pépinière? Dans l'affirmative:

Est-ce que tous les délais de sécurité ont été suivis pour permettre l'accès sécuritaire aux plantes?

À quand remonte la dernière application de fongicide sur les plantes?

Quels produits ont été utilisés, à quel moment ont-ils été appliqués et quelle était leur dose d'application?

État des plantes
Question Commentaires / Description
Est-ce que les plantes infestées ont été taillées ou émondées? Dans l'affirmative :

Comment et quand élimine-t-on les résidus causés par la taille?

Est-ce que les plantes infestés ont été mises ou remises dans des pots? Dans l'affirmative :

A-t-on disposé ou réutilisé des pots? Dans l'affirmative de réutiliser, les a-t-on nettoyés ou désinfectés? Veuillez fournir une description.

Le personnel de la pépinière a-t-il remarqué des problèmes relatifs à des maladies touchant les plantes hôtes sur les lieux de l'installation? Dans l'affirmative, veuillez fournir une description.
Le personnel de la pépinière a-t-il déplacé des plantes hôtes à risque élevé vers un autre endroit hors de la pépinière?

Quels types ou quelles variétés ont été déplacés?

Il y a combien de temps?

Quel est l'emplacement actuel de ces plantes?

Activités de traçage en amont
Question Commentaires / Description
Quelles sont la ou les origines du matériel infesté?

case à cocher  obtenir les factures et les bordereaux de marchandises des six derniers mois, afin de déterminer les fournisseurs possibles des plantes infestées

Activités de traçage en aval
Question Commentaires / Description
Est-ce que les plantes-mères des plantes infestées ont été utilisées pour la multiplication? Dans l'affirmative, quelles plantes ont été multipliées et quel était leur nombre?

case à cocher  obtenir les factures et les bordereaux de marchandises des six derniers mois, afin de déterminer les endroits où les plantes ont été distribuées

Annexe 5 – Schéma des zones de destruction et de quarantaine

Image - Schematic of destruction and quarantine areas. Description ci-dessous.
Description de la photo - Schéma des zones de destruction et de quarantaine

La taille des zones de destruction et des zones de quarantaine peut être illustrée à l'aide de cercles concentriques.

Lorsque la Phytophthora ramorum est détectée dans une plante de pépinière de détail, ou dans un hôte à faible risque de pépinière de gros ou de pépinière de multiplication, la zone de destruction comprendra une aire circulaire partant de la limite du feuillage de la plante infestée et se finissant deux mètres plus loin. La zone de quarantaine sera délimitée par une bande circulaire partant de la limite extérieure de la zone de destruction et se finissant deux mètres plus loin.

Lorsque la Phytophthora ramorum est détectée dans une plante hôte à risque élevé d'une pépinière de gros ou d'une pépinière de multiplication, la zone de destruction comprendra une aire circulaire partant de la limite du feuillage de la plante infestée et se finissant deux mètres plus loin. La zone de quarantaine sera délimitée par une bande circulaire partant de la limite extérieure de la zone de destruction et se finissant dix mètres plus loin.

Annexe 6 – Échantillonnage de sol et des matières reliées au sol, des milieux de culture, et de l'eau

Échantillonnage de sol et des matières reliées au sol, et des milieux de culture

Tous les outils utilisés pour prélever des échantillons de sol, de matières reliées au sol ou de milieux de culture doivent être nouveaux, ou désinfectés à l'aide d'une solution d'eau de Javel à 10 %, une solution d'ammonium quaternaire à la dose prescrite ou un désinfectant commercial à base de peroxyde d'hydrogène en suivant les instructions d'utilisation sur l'étiquette, entre les prélèvements d'échantillon et entre les échantillonnages de zone de destruction. Étant donné que la matière organique fait entrave à l'action des désinfectants, avant de procéder à la désinfection, il faut nettoyer les surfaces des outils et des bottes de caoutchouc de tout sol et de toute matière organique.

Dans la présente annexe, toute mention de sol devrait être interprétée comme désignant le sol et les matières reliées au sol. Pour l'échantillonnage de délimitation, il faut prélever des échantillons de sol dans toute la zone de destruction. On peut également prélever des échantillons dans toute zone voisine pouvant être considérée comme étant à risque élevé d'infestation (p. ex. une zone de niveau inférieur par rapport à la zone de destruction). Pour l'échantillonnage après traitement, il faut prélever des échantillons de sol dans toute la zone de traitement (la zone de destruction plus une zone tampon supplémentaire de 2 mètres). On devrait prélever les échantillons de sol et de milieux de culture sous forme d'échantillons composites et les conserver séparément. Il est nécessaire d'échantillonner les milieux de culture seulement s'il y a raison de croire que ceux-ci sont infestés. Un échantillon composite consiste en un mélange de sous-échantillons. On devrait prélever les sous-échantillons de sol (ou de milieux de culture) en petites quantités et les mettre ensemble dans un nouveau sac de plastique avec fermeture à glissière pour former l'échantillon composite. L'utilisation de sous-échantillons accroît les chances de trouver le P. ramorum s'il est présent. Les échantillons devraient contenir, au maximum, 500 ml de sol et/ou de milieux de culture (ce qui équivaut à environ la moitié d'un sac à congélation avec fermeture à glissière de la taille d'une pinte). Dans une zone de destruction de 2 mètres standard, on devrait prélever un échantillon de sol, à moins que les plantes infestées soient situées sur un substrat étanche (p. ex. du béton ou de l'asphalte). Dans une zone après traitement standard, on devrait prélever deux échantillons de sol (une zone de destruction de 2 mètres plus une zone tampon de 2 mètres). Si la surface du sol est recouverte de gravier, on devrait prélever les sous-échantillons dans le sol qui se trouve sous le gravier. Si un géotextile perméable est en place, recouvert de gravier ou sous du gravier, celui-ci doit être enlevé avant de procéder à l'échantillonnage su sol.

Chaque échantillon composite doit être composé d'au moins dix sous-échantillons et, de préférence, davantage, prélevés dans la zone ciblée. On devrait prélever les sous-échantillons d'une manière semblable au motif en zigzag illustré dans le diagramme ci-dessous (figure 1). Autrement, si des feuilles mortes ou d'autres débris provenant des plantes infestées sont présents, on peut prélever des sous-échantillons dans ces zones. On devrait prendre soin de ne pas inclure de feuilles ou de débris dans les échantillons de sol. On peut également prélever des échantillons composites dans les zones pouvant être considérées comme étant à risque élevé (p. ex. une zone de niveau inférieur par rapport à la zone de destruction dans une zone de quarantaine de 90 jours). On devrait prélever les échantillons dans ces zones en premier, afin de réduire au minimum le risque de contamination.

Figure 1 : Motif recommandé pour le prélèvement des échantillons de sol et/ou de milieux de culture

Image - Figure 1: Recommended pattern for collection of soil and/or growing media samples. Description ci-dessous.
Description de la photo - Figure 1 : Motif recommandé pour le prélèvement des échantillons de sol et/ou de milieux de culture

La méthode de prélèvement recommandée du sol ou de milieux de culture est celle du parcours en zigzag pour collecter de petites quantités de sous-échantillons à chaque point d'un zigzag dans une zone ciblée. Pour une zone circulaire, trois échantillonnages par virées équidistantes peuvent permettre de couvrir l'ensemble de la zone et, ainsi, de prélever des sous-échantillons à chacun des points d'un zigzag pour obtenir un échantillon composite représentatif.

Échantillonnage de l'eau

On devrait prélever les échantillons d'eau dans une bouteille à goulot large stérile et les conserver à une température de 5 à 10°C. On devrait prélever les échantillons d'eau à la surface pour accroître la probabilité d'obtenir des zoospores de Phytophthora. La taille des échantillons doit être d'environ 1 litre. Le nombre d'échantillons est déterminé par la superficie du réservoir d'irrigation à échantillonner (voir le tableau 1).

On doit traiter les échantillons d'eau dans les 48 heures suivant leur prélèvement et les soumettre au laboratoire de pathologie conformément à l'annexe 7.

Tableau 1. Nombre d'échantillons d'eau à prélever en fonction de la superficie du réservoir
Superficie du réservoir
(Mètres carrés)
Nombre d'échantillons d'eau à prélever
(1 litre)
0 < n ≤ 1 000
1 000 < n ≤ 2 000
2 000 < n ≤ 4 000
4 000 < n ≤ 10 000
n > 10 000
1
2
4
8
12

Annexe 7 – Manipulation des échantillons et leur soumission au laboratoire

À la fin de chaque journée d'échantillonnage, il faut entreposer les échantillons dans une chambre froide ou un réfrigérateur, à une température allant de 2 à - 4°C, en attendant leur expédition.

Il faut enregistrer les échantillons dans le Système informatisé pour l'enregistrement et le suivi des analyses de laboratoire (SIESAL). Chaque échantillon doit être conservé dans un sac séparé. En ce qui a trait aux échantillons d'eau, les bouteilles d'échantillons doivent être mises dans un sac avec fermeture à glissière. Sur chaque sac d'échantillon, il faut inscrire, à l'aide d'un marqueur permanent, le nom de la pépinière, le lieu d'échantillonnage (un identificateur unique, comme le nom de la zone/de la parcelle), le genre, l'espèce et la variété de la plante (dans la mesure du possible), la taille des pots, les initiales de l'échantillonneur, la date d'échantillonnage et le numéro d'identification dans le SIESAL. Dans une soumission au laboratoire, il ne faut inclure que des échantillons provenant d'un seul type d'activité d'échantillonnage. Par exemple, on soumettrait les échantillons d'une enquête nationale sous un rapport d'expédition différent que celui pour les échantillons d'une enquête de délimitation ou d'une activité de retraçage en aval.

Il faut utiliser les codes d'enquête suivants dans les soumissions du SIESAL :

Pour l'expédition, il faut mettre tous les sacs d'échantillons dans un grand sac de plastique. Il faut expédier tous les échantillons, par service de messagerie de 24 heures, dans des glacières en styromousse renfermant des blocs réfrigérants. Les échantillons ne doivent pas entrer directement en contact avec les blocs réfrigérants. On peut utiliser quelques épaisseurs de papier journal ou d'un autre matériau isolant pour empêcher les blocs réfrigérants d'entrer en contact avec les échantillons. Il faut mettre un exemplaire de tous les rapports d'expédition du SIESAL à l'intérieur de la boîte. Inscrire « SOD » sur l'extérieur de la boîte.

L'auteur de la soumission devrait envoyer un courriel à l'Unité de la phytopathologie (cfia.plantpathology-phytopathologie.acia@canada.ca) pour informer le laboratoire du nombre d'échantillons expédiés et de la date et de l'heure d'arrivée prévues. Il faut fournir les numéros d'identification du SIESAL pour les échantillons soumis.

Il faut expédier les échantillons prélevés à l'adresse suivante :

À l'attention de : L'Unité de la phytopathologie
Laboratoires de plantes – Ontario (Fallowfield)
3851, chemin Fallowfield, 2e étage
Case postale 11300
Ottawa (Ontario) K2H 8P9

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