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Rapport d'enquête sur l'éclosion d'influenza aviaire en Colombie-Britannique, 2014
4. Mesures de lutte contre la maladie

4.1. Infrastructure d'intervention

4.1.1. Le rôle de l'Agence canadienne d'inspection des aliments

L'OIE définit un virus d'influenza aviaire à déclaration obligatoire (IADO) comme étant un virus d'influenza aviaire de type A ayant une forte pathogénicité, ainsi que les sous-types H5 et H7. En vertu du Règlement sur la santé des animaux du Canada, il est obligatoire de déclarer au gouvernement fédéral l'IAHP et l'influenza aviaire faiblement pathogène (sous-types H5 et H7). L'ACIA est la principale agence responsable lors de la détection d'une maladie animale à déclaration obligatoire. D'autres agences fédérales, provinciales et municipales, ainsi que des associations de vétérinaires et des groupes de producteurs, jouent un rôle de soutien.

4.1.2. Les plans de l'ACIA contre les maladies animales exotiques

L'ACIA a conçu des stratégies et des plans opérationnels pour répondre aux cas potentiels de maladies animales exotiques et à déclaration obligatoire. Le Plan de soutien d'urgence contre les maladies animales exotiques (PSUMAE) constitue le cadre des accords coopératifs fédéraux-provinciaux. Il établit les rôles et les responsabilités des gouvernements fédéral et provinciaux lors des urgences liées à une maladie animale. Le PSUMAE décrit également le système de gestion des incidents utilisé pour contrôler l'éclosion.

Le Plan spécifiquement lié aux risques pour l'influenza aviaire à déclaration obligatoire (PSR-IADO) fait partie d'un plan global conçu pour répondre spécifiquement à des cas d'IADO. Il offre des renseignements généraux sur la maladie et établit les principes de contrôle et d'éradication des maladies, de désinfection des lieux, et de surveillance. La structure d'intervention d'urgence et les procédures de mise en œuvre de ces plans sont décrites dans le Plan d'intervention d'urgence de l'ACIA et dans le Plan de lutte fonctionnel pour la santé des animaux (PFSA) de l'ACIA.

4.1.3. Établissement de centres d'opérations d'urgence

Lorsqu'un spécimen posant un risque élevé est soumis en raison de signes d'une maladie à déclaration obligatoire, les équipes d'intervention d'urgence de l'ACIA à l'échelle nationale et au niveau du Centre opérationnel sont alertées. Une fois le diagnostic confirmé, une série d'étapes est suivie pour appliquer les procédures de contrôle et d'éradication décrites dans le PSR-IADO, le PFSA et le Plan d'intervention d'urgence de l'ACIA. À la discrétion du directeur général du Centre opérationnel, un centre régional des opérations d'urgence (CROU) ou un centre d'opérations d'urgence de Centre opérationnel (COUCO) est établi pour coordonner l'enquête sur le terrain et les activités de contrôle de la maladie. Un centre national des opérations d'urgence (CNOU) est également établi à l'Administration centrale, à Ottawa, pour soutenir les activités sur le terrain.

4.1.4. Poste de commandement du lieu d'incident (PCI) et centre conjoint des opérations d'urgence (CCOU)

Un PCI et le COU de la région côtière de Colombie-Britannique ont été établis au bureau de santé animale du district, à Abbotsford, le 2 décembre 2014. Comme le prescrit le Plan de soutien d'urgence contre les maladies animales exotiques (PSUMAE) de la Colombie-Britannique, les opérations provinciales et fédérales partageaient les mêmes locaux.

Le CSA-BCMAGRI est membre du Réseau canadien de laboratoires de santé animale, un réseau de laboratoires agréés. Il offre une expertise spécialisée pour diagnostiquer les maladies de la volaille, et joue un rôle prépondérant dans la surveillance passive visant la détection précoce de maladies. Ce laboratoire local a contribué à la capacité de surveillance de l'éclosion de l'ACIA.

Le BCMAGRI a également prêté du soutien en épidémiologie vétérinaire, en surveillance, en relation avec des représentants de l'industrie, en SIG et cartographie, et en ce qui concerne les exigences relatives aux méthodes d'élimination.

4.1.5. Centre national des opérations d'urgence

Le 2 décembre 2014, le CNOU a été activé à l'échelle nationale. Le CNOU offre du soutien aux activités sur le terrain associées aux politiques de contrôle et d'éradication des maladies, aux questions juridiques, aux communications, aux consultations avec des groupes de producteurs nationaux, aux relations internationales et aux activités de liaisons interprovinciales.

4.2. Zonage de contrôle des maladies

4.2.1. Zone de contrôle primaire

Le 8 décembre 2014, le ministre fédéral de l'Agriculture a déclaré une zone de contrôle primaire (ZCP) pour prévenir la propagation de l'IADO. La ZCP englobait près de la moitié des « 944 735 » kilomètres carrés de la province. Au sein de la ZCP, chaque exploitation infectée était entourée de trois sous-zones concentriques de contrôle de la maladie : la zone infectée (rayon de 1 km), la zone restreinte (rayon de 10 km) et la zone de sécurité (le reste de la ZCP).

Le PSR de l'IADO, annexe M, décrit les exigences de déplacement des volailles, des produits avicoles et des matières connexes à destination, à l'intérieur et en provenance de la ZCP.

La ZCP a été levée le 9 mars 2015.

Figure 3 – Carte de la zone de contrôle primaire lors de l'éclosion d'IAHP de 2014 en C.-B.

Photo - Carte de la zone de contrôle primaire lors de l'éclosion d'influenza aviaire hautement pathogène de 2014 en Colombie-Britannique. Description ci-dessous.
Description de la photo - Carte de la zone de contrôle primaire lors de l'éclosion d'IAHP de 2014 en C.-B.

La figure comprend deux cartes. La première carte montre la zone de contrôle primaire qui fut déclarée lors de l'éclosion d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de 2014 sur une carte du Canada. La seconde est une carte de la Colombie-Britannique sur laquelle figure la même zone de contrôle primaire. La zone de contrôle primaire déclarée lors de l'éclosion d'IAHP de 2014, tracée en jaune, est délimitée au nord par la route 16 en rouge, au sud par la frontière canado­américaine, à l'est par la frontière provinciale avec l'Alberta et à l'ouest par l'océan Pacifique.

4.2.2. Subdivisions de la zone de contrôle primaire

4.2.2.1 Zones infectées

Étant donné la densité des bandes de volaille dans une région restreinte, les efforts de contrôle ont surtout porté sur un rayon de un kilomètre des exploitations infectées. Il y avait au total 150 exploitations avicoles commerciales dans les zones infectées, y compris celles dont la population a été éliminée.

En l'absence de signes que le virus de l'IAHP était transmis par propagation localisée au début de l'éclosion, seul l'abattage sanitaire, et non l'abattage préventif, a été pratiqué dans un rayon de un kilomètre des exploitations infectées. La surveillance des enquêtes de retraçage et l'établissement du profil spatial de la propagation ont été mis en œuvre afin d'ajuster cette mesure de contrôle et d'appliquer l'abattage intégral des exploitations dans un rayon de un kilomètre des lieux contaminés, au besoin.

4.2.2.2 Zones de restriction

Une zone de restriction (ZR) d'un rayon de 10 km a été établie autour de chacune des 11 exploitations commerciales contaminées. La ZR, d'une superficie de 7057,8 hectares (70,6 km2), contenait 254 exploitations avicoles commerciales.

Une exception a été accordée dans le cas du lieu contaminé non commercial (LCNC-01). Il n'a pas été jugé nécessaire d'imposer une zone de restriction, en raison de la faible densité des volailles de l'exploitation et de son isolement géographique de l'industrie de la vallée du Fraser.

4.3. Retraçage épidémiologique

Conformément au PSR-IADO de l'ACIA et au Code sanitaire pour les animaux terrestres (2014) de l'OIE, l'ACIA a entrepris de retracer le déplacement des volailles, des produits de la volaille et des objets ayant été exposés aux volailles et aux produits de la volaille associés à un lieu contaminé durant la période de 21 jours précédant l'apparition des symptômes de l'IADO. Cette période de 21 jours, appelée la période critique, représente trois fois la période d'incubation maximale de l'influenza aviaire (7 jours selon l'OIE).

Le retraçage épidémiologique a pour but :

  • de déterminer les lieux susceptibles d'avoir été exposés au virus de l'IADO par contact direct ou indirect avec un lieu contaminé; et
  • de déterminer les sources potentielles d'introduction du virus de l'IADO dans les lieux contaminés.

Le Questionnaire d'enquête sur les lieux (QEL) de l'ACIA a été employé pour recueillir des données épidémiologiques pertinentes sur les exploitations avicoles soumises à une enquête. Durant la période critique, tous les déplacements directs de la volaille à l'intérieur, en direction ou en provenance d'un lieu contaminé ont été évalués. À la suite du retraçage en amont (vers le lieu) et en aval (hors du lieu), les exploitations n'ayant eu aucun contact direct confirmé ont été soumises à une analyse qualitative des risques pour déterminer la possibilité de transmission par contact indirect. Tout déplacement indirect potentiel a été classé en fonction d'un risque faible, modéré ou élevé. Les décisions relatives aux lieux soumis au retraçage ont été prises par des spécialistes techniques et approuvées par le chef de la planification, à la lumière des conseils du CNOU. En date du 20 février 2015, 110 enquêtes de retraçage avaient été effectuées.

4.4. Enquête du laboratoire

Le CNMAE de l'ACIA à Winnipeg est le laboratoire canadien de référence pour le virus de l'IADO. Il est responsable de l'établissement de diagnostics, de la surveillance de l'application des épreuves et des réactifs, de la conception de nouvelles méthodes diagnostiques, et de la validation des tests. L'ACIA entretient aussi une relation fonctionnelle avec un réseau de laboratoires agréés dans chaque province (le Réseau canadien de surveillance zoosanitaire, ou RCSZ) qui réalisent le dépistage de maladies telles que l'IADO en employant des protocoles et des réactifs communs.

Le CSA-BCMAGRI d'Abbotsford, Colombie-Britannique, est un laboratoire du RCSZ. Il a soumis à l'épreuve RRT-PCR tous les échantillons prélevés sur le terrain pour déterminer s'ils contenaient des éléments d'influenza de type A et de H5. Le CNMAE a réalisé une série d'épreuves pour confirmer et caractériser le virus, notamment la matrice RRT-PCR, l'isolation du virus dans des œufs, RRT-PCR pour H5, cELISA, bELISA, l'inhibition de l'hémagglutination (IH), l'indice de pathogénicité par voie intraveineuse (IPIV) l'histologie, l'épreuve immunocytochimique et le séquençage. La majorité des rapports de surveillance ont été transmis au CSA-BCMAGRI. Les 13 exploitations (11 commerciales, deux non commerciales) aux résultats positifs ont été déclarées comme étant contaminées.

Le CNMAE a classifié le virus comme étant de type H5N2 dans les 12 premiers cas, et de type H5N1 dans le dernier cas. Une analyse et un séquençage plus approfondis ont révélé que l'agent infectieux était un virus réassorti constitué des gènes des lignées eurasienne et nord-américaine d'influenza aviaire. Le virus contenait des segments de gènes du virus eurasien hautement pathogène H5N8, y compris le gène H5, et des segments de virus nord-américains typiques, dont le gène N2. C'est la première fois qu'un virus d'IAHP de lignée eurasienne H5 est la cause d'éclosions d'influenza aviaire chez les volailles domestiques en Amérique du Nord.

4.5. Restriction des déplacements et délivrance de permis

Au début, en vue de contrôler les déplacements sur les lieux contaminés (LC), des quarantaines officielles ont été imposées aux exploitations dans un rayon de un kilomètre d'un lieu contaminé ou ayant un lien épidémiologique avec un lieu contaminé. Tout déplacement sur ces sites nécessitait un permis. À partir de l'établissement de la ZCP, le 8 décembre, les déplacements ont été contrôlés à l'aide de permis généraux et particuliers. Au total, « 2 324 » permis de déplacement ont été délivrés par l'ACIA.

4.6. Surveillance

4.6.1. Surveillance de base

Des échantillons sanguins et oropharyngiens ont été prélevés d'oiseaux vivants logeant dans les exploitations situées dans la zone infectée ou ayant un lien épidémiologique. Les échantillons ont été soumis à l'épreuve RT-PCR pour détecter l'influenza de type A, et à l'épreuve RRT-PCR pour détecter le gène H5. Le sérum a été soumis à des tests de dépistage d'anticorps contre l'influenza aviaire.

  • Aux lieux commerciaux, un échantillon de l'oropharynx a été prélevé de 60 oiseaux par grange. Des échantillons sanguins ont été prélevés de 20 oiseaux par grange.
  • Aux lieux non commerciaux, un échantillon de l'oropharynx a été prélevé de 25 oiseaux si l'élevage comptait 25 oiseaux ou plus. Dans les élevages de moins de 25 oiseaux, l'ACIA a prélevé un échantillon de chaque oiseau. Si des oiseaux aquatiques domestiques tels que des canards ou des oies se trouvaient sur le site, les échantillons ont été prélevés de leur cloaque plutôt que de leur oropharynx.

4.6.2. Surveillance des oiseaux morts

Les exploitations avicoles commerciales dans un rayon de 10 km des LC ont été mises sous surveillance afin de détecter rapidement toute propagation de la maladie. Des oiseaux morts ont été ramassés deux fois par semaine dans les exploitations de la zone infectée, et une fois par semaine dans les exploitations de la zone de restriction. L'ACIA et les associations de l'industrie ont travaillé de concert pour faire en sorte que les producteurs se soumettent aux exigences de surveillance.

L'ACIA a livré des caisses aux exploitations de la zone de contrôle, accompagnées d'instructions sur la participation. Des oiseaux morts devaient être déposés dans les caisses à l'entrée de l'exploitation à tous les jours indiqués par l'ACIA. S'il n'y avait pas d'oiseaux morts pour un jour d'échantillonnage donné, le producteur devait placer une caisse à l'envers à l'entrée de l'exploitation. Les équipes de surveillance demeuraient en tout temps à l'extérieur des propriétés. Après l'échantillonnage, les oiseaux morts étaient laissés dans les caisses à l'entrée pour que le producteur les élimine.

Le niveau de conformité a varié au fil de l'enquête, passant de 30 p. cent au début à plus de 95 p. cent à la fin, en février. Pour chaque cas de non-conformité, l'ACIA ou un représentant de l'industrie a communiqué avec le producteur pour déterminer la cause. La procédure a pris fin le 24 février 2015. Au total, « 8 392 » épreuves ont été réalisées par le CSA-BCMAGRI dans le cadre de cette activité.

4.6.3. Santé de la bande et registre de production

Les données sur les paramètres de production, par exemple le taux de mortalité, la production d'œufs et la consommation en eau et en aliments, ont été transmises par télécopieur ou par courriel à l'ACIA à une fréquence de deux fois par semaine pour toutes les exploitations de la zone infectée, deux fois par semaine pour les éleveurs commerciaux de dindons et les reproducteurs de poulets à griller de la zone de restriction, et une fois par semaine pour toutes les autres exploitations avicoles commerciales dans la zone de restriction.

4.6.4. Surveillance préalable au déplacement

Dans le cas de cette éclosion, les dossiers sur la santé des élevages et les résultats négatifs de la surveillance des oiseaux morts ont été traités comme des indicateurs sensibles dans le cadre du dépistage du virus dans l'élevage. Les exploitations ayant participé régulièrement à ce programme de surveillance des éclosions pouvaient se voir accorder un permis sur la base de ces épreuves de surveillance.

4.6.5. Surveillance passive provinciale

Des épreuves supplémentaires ont été effectuées par le BCMAGRI-Centre, qui a lancé le pré-dépistage de l'IADO pour tous les échantillons ayant été soumis au laboratoire par des exploitants aux fins de diagnostic au cours de l'éclosion. Des échantillons de l'oropharynx et du cloaque ont été prélevés et soumis à des épreuves RRT-PCR à la demande d'exploitations commerciales. Les autopsies n'ont été effectuées qu'une fois que les résultats del'épreuve de détection de l'IADO ont été confirmés comme étant négatifs. C'est ce type d'épreuve qui a mené à la détection de l'IADO au LCNC-01.

4.7. Activités de dépopulation et d'élimination

Tous les oiseaux des lieux contaminés ont été euthanasiés sans cruauté en fermant les granges de manière étanche et en les remplissant de dioxyde de carbone (CO2). Un tas de compost a été constitué à l'intérieur des granges pour désactiver le virus par traitement thermique. L'extérieur et l'intérieur du tas de compost doivent atteindre une température supérieure ou égale à 37 °C pendant six jours consécutifs pour assurer l'inactivation du virus. Les spécialistes de l'élimination de l'ACIA ont relevé quotidiennement les températures à divers points du tas de compost. Une fois que les exigences en matière de température et de période avaient été satisfaites, le tas de compost a été déplacé à l'extérieur de la grange aux fins de compostage secondaire.

4.8. Nettoyage et désinfection des installations et de l'équipement

Après avoir eu vidé les granges, l'ACIA a réalisé une évaluation sur le terrain en compagnie du propriétaire de chaque exploitation. Cette évaluation a déterminé quels immeubles, quelles fournitures et quel équipement devaient être nettoyés et désinfectés, et a cerné les problèmes potentiels relatifs à des articles et à des aires qui posaient quelques difficultés.

Le nettoyage et la désinfection étaient la responsabilité du propriétaire des lieux, qui devait présenter son protocole de nettoyage et de désinfection. L'ACIA a passé en revue les protocoles et approuvé ceux qu'elle a jugés acceptables. Après le nettoyage, le producteur devait communiquer avec l'ACIA; si cette étape était jugée satisfaisante, la désinfection pouvait commencer.

L'approbation du nettoyage par l'ACIA était fondée sur une vérification visuelle du retrait et de l'élimination appropriée de toutes les saletés et matières organiques des surfaces à désinfecter, ainsi que de l'élimination des articles contaminés que l'on ne pouvait pas désinfecter. La désinfection consistait à vaporiser un désinfectant approuvé sur tous les endroits où des animaux seraient présents une fois l'exploitation repeuplée, en utilisant une quantité suffisante et en respectant le temps de contact précisé par le fabricant.

4.9. Levée de la quarantaine des lieux contaminés

La levée de la quarantaine des lieux précédemment contaminés a été autorisée dans les conditions suivantes :

  1. l'ACIA a approuvé les mesures de nettoyage et de désinfection; et
  2. les exploitations ont été inactives pendant une période de 21 jours.

L'exploitation a ensuite été soumise aux exigences d'épreuves de surveillance de l'éclosion relatives à la zone où elle était située.

4.10. Levée des restrictions de déplacement sur les exploitations non contaminées

Les restrictions de déplacement sur les exploitations non contaminées ont été levées en même temps que la ZCP. Une exception a été faite pour les exploitations situées dans un rayon d'un kilomètre des exploitations infectées et n'ayant pas terminé leur nettoyage et leur désinfection au moment de la levée de la ZCP; dans ces cas, les restrictions de déplacement ont été levées en même temps que la quarantaine officielle del'exploitation contaminée voisine.

4.11. Surveillance accrue d'une durée de trois mois

En raison de l'éclosion d'IADO dans la vallée du Fraser, le Système canadien de surveillance de l'influenza aviaire à déclaration obligatoire (SCSIADO), un programme de surveillance régulière, a été suspendu en Colombie-Britannique le 8 décembre 2014 durant l'application d'un programme de surveillance intensive. L'interruption des activités de surveillance régulière évite également que le programme d'échantillonnage lui-même contribue à la propagation de l'influenza aviaire. La surveillance accrue post-éclosion a commencé le 3 mars 2015 en Colombie-Britannique en vue de démontrer l'élimination totale de la maladie du territoire. Durant l'intervention contre l'éclosion d'IADO en Colombie-Britannique, les autres régions du pays ont poursuivi l'application du SCSIADO en vue de démontrer leur absence d'IADO et de continuer à exporter leur production avicole.

Selon le Code sanitaire pour les animaux terrestres de l'OIE (OIE, 2014, article 10.4.3), il est possible de retrouver son statut exempt d'IADO trois mois après le nettoyage et la désinfection du dernier LC; la période de surveillance accrue a donc eu lieu du 3 mars 2015 au 3 juin 2015.

Sur 848 exploitations avicoles immatriculées dans la province, 368 éleveurs de poulets à griller et cinq couvoirs sans oiseaux ont été retirés du régime d'échantillonnage, car la surveillance cible habituellement les oiseaux plus âgés. De même, 180 exploitations ont été retirées du régime d'échantillonnage en raison de leur nature non commerciale. Il est donc resté 295 exploitations sujettes à l'échantillonnage. Parmi ces exploitations, 67 ne contenaient aucun oiseau, ou seulement des oiseaux trop jeunes, et ne pouvaient donc pas être soumises à l'épreuve.

Au total, 2 166 échantillons provenant de 228 exploitations ont été trouvés exempts des virus d'influenza aviaire H5 et H7. Ces exploitations correspondaient à 91 % d'exploitations de reproducteurs, 84 % d'exploitations de producteurs d'œufs de tables et d'éleveurs de canards, d'oies et de poulets de spécialité, et 49 % d'exploitations d'éleveurs commerciaux de dindons de l'industrie avicole de la Colombie-Britannique.

Au terme des trois mois de surveillance accrue, le SCSIADO a repris ses activités habituelles en Colombie-Britannique.

4.12. Déclaration d'absence d'IAHP

Conformément aux lignes directrices du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l'OIE la Colombie-Britannique a été déclarée exempte d'IADO le 3 juin 2015, trois mois après l'approbation du dernier nettoyage et de la dernière désinfection. L'OIE en a été avisée le 8 juin 2015.

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