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Peste porcine africaine - fiche de renseignements

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Renseignements généraux

Qu'est-ce que la peste porcine africaine?

La peste porcine africaine (PPA) est une maladie virale grave du porc qui peut provoquer de la fièvre, des hémorragies internes et des taux de mortalité élevés. Elle est très contagieuse et peut se propager rapidement par contact direct ou indirect avec des porcs ou des produits porcins infectés.

La peste porcine africaine ne touche que les membres de la famille porcine.

La PPA présente-t-elle un risque pour la santé humaine?

Non. Rien ne prouve que le virus de la PPA puisse infecter les humains, et il n'est pas considéré comme un risque pour la salubrité des aliments.

Quels sont les signes cliniques de la PPA?

Les signes cliniques de la PPA varient de légers à graves et peuvent apparaître soudainement ou causer une maladie chronique. La maladie ressemble beaucoup à la peste porcine classique.

Le virus de la peste porcine africaine peut causer les symptômes suivants :

Les taux de mortalité et la gravité de la maladie varient selon la souche du virus. Les souches graves de PPA tuent presque la totalité des porcs infectés. D'autres souches du virus causeront des signes cliniques plus légers, comme une légère fièvre, une baisse de l'appétit et une dépression, et seront confondues avec d'autres maladies.

Les infections chroniques sont rarement observées en situation d'éclosion, mais lorsqu'elles surviennent, les signes cliniques sont notamment une perte de poids extrême, une pneumonie, une hypertrophie des ganglions lymphatiques, des ulcères cutanés et l'arthrite.

Les porcs sauvages africains (phacochères et potamochères) ne présentent généralement pas de signes de maladie lorsqu'ils sont infectés et, par conséquent, ils sont porteurs du virus.

Dans quelles régions la PPA sévit-elle?

La PPA est observée couramment dans plusieurs pays africains. Depuis 2007, la maladie s'est propagée dans plusieurs pays d'Asie centrale, dont la Chine pour la première fois en 2018, ainsi que plusieurs pays européens. La répartition de la maladie entre les pays varie en fonction des nouvelles infections, des réinfections et du succès des programmes d'éradication.

La PPA n'a jamais été observée au Canada.

Comment la PPA est-elle transmise et comment se propage-t-elle?

La PPA peut se propager directement entre les porcs malades et ceux en santé. Cela se produit par contact avec le sang, les tissus, les sécrétions et les déjections des porcs infectés. Les animaux qui se rétablissent peuvent devenir des porteurs chroniques du virus. On ne comprend pas encore bien leur rôle dans la propagation de la maladie.

Le virus persiste également dans les tissus organiques des animaux après la mort. Le virus peut survivre pendant plusieurs mois dans le porc frais et les produits de porc transformés, ce qui peut constituer un risque de transmission de maladies. L'une des principales sources de transmission de la PPA d'un pays à l'autre est par l'entremise de personnes qui nourrissent des porcs avec des restes de nourriture infectés par le virus et non cuits. Le virus ne présente aucun risque pour l'humain en matière de salubrité des aliments.

La peste porcine africaine peut également se propager indirectement. Comme le virus survit longtemps dans le milieu à l'extérieur de l'hôte, il peut se propager par la contamination d'objets, tels que :

Il a été démontré que les tiques molles sont porteuses du virus. En Afrique, elles sont considérées comme le principal mode de transmission, en particulier entre les porcs sauvages indigènes et les animaux domestiqués. On ne sait pas si les espèces de tiques que l'on trouve au Canada sont capables de transmettre la PPA.

Comment la PPA est-elle diagnostiquée?

On soupçonne la présence de la PPA d'après les signes cliniques observés et d'après le haut taux de mortalité dans les troupeaux. Les propriétaires de porcs devraient signaler tout décès suspect à leur vétérinaire.

Des épreuves de laboratoire effectuées par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) ou un autre laboratoire approuvé sont nécessaires pour confirmer la présence de la maladie.

Quel est le traitement utilisé contre la PPA?

Il n'existe ni traitement, ni vaccin contre la peste porcine africaine.

Je possède quelques porcs dans ma petite ferme d’agrément. Comment puis-je protéger mes porcs contre la PPA?

Chacun a un rôle à jouer dans la réduction des risques associés aux maladies animales, y compris la PPA.

La biosécurité à la ferme (y compris les exploitants et les producteurs de petites fermes d'agrément) est essentielle pour aider à prévenir le développement et la propagation des maladies. Il est important de savoir bien s'approvisionner en animaux, ainsi qu'en produits et en sous-produits animaux, notamment en ce qui a trait aux aliments pour animaux et à leurs ingrédients.

Dans le cadre du Règlement sur la santé des animaux de l'ACIA, il est illégal de nourrir les porcs avec de la viande; cela comprend des aliments pour animaux de compagnie contenant de la viande ou des sous-produits de viande. Il est aussi interdit de nourrir des porcs avec des déchets alimentaires contenant de la viande.

On rappelle aux producteurs (y compris les plus petits propriétaires de fermes porcines non commerciales) qu'il est illégal de nourrir les porcs avec des déchets internationaux (restes de nourriture des navires ou des avions) parce que les aliments et les déchets contaminés peuvent propager la PPA et d'autres maladies porcines hautement contagieuses au Canada. En général, les producteurs doivent faire preuve de prudence lorsqu'ils nourrissent les porcs avec les restes de table et les déchets. Bien que le virus ne présente aucun risque pour l'humain, dans le cas rare où un aliment contiendrait même une infime quantité du virus, il pourrait infecter les porcs si cette nourriture leur est offerte à manger.

Aussi, évitez tout contact avec des porcs sauvages; ces porcs peuvent être porteurs de la maladie et peuvent poser un grave risque pour vos animaux. Cela comprend le contact nez à nez, mais aussi la contamination des champs, des pâturages, des produits alimentaires et des sources d'eau en raison de l'urine, des selles et de la salive de porcs sauvages.

On rappelle aux voyageurs de déclarer tous les produits alimentaires et d'origine animale à la frontière afin de prévenir la propagation de maladies, et de prendre des précautions lorsqu'ils visitent des exploitations agricoles et se rendent dans des régions infectées. Si vous accueillez des visiteurs ou des personnes qui travaillent dans votre ferme et qui peuvent avoir visité un pays où la PPA est présente, assurez-vous de prendre des mesures de biosécurité strictes avant que ces personnes ne pénètrent dans vos locaux. Pour obtenir des conseils sur la prévention de la maladie dans des fermes, veuillez consulter la Norme nationale de biosécurité du Conseil canadien du porc.

Prévention et contrôle des infections

Quelles sont les principales voies d'entrée de la PPA en Amérique du Nord?

Il y a cinq principales voies d'entrée à risque :

Que fait-on pour protéger le bétail canadien contre une éclosion de PPA?

L'ACIA impose des exigences réglementaires rigoureuses qui s'appliquent aux animaux, aux matériaux génétiques et aux produits animaux importés de pays que le Canada ne reconnaît pas officiellement indemne de la PPA. C'est l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ou l'ACIA qui se charge de faire respecter ces exigences grâce aux inspections effectuées aux points d'entrée.

Chacun a un rôle à jouer dans la réduction des risques associés aux maladies animales.

La PPA est une maladie à déclaration obligatoire en vertu du Règlement sur les maladies déclarables, et tous les cas doivent être signalés immédiatement à l'ACIA.

Quelles mesures proactives l'ACIA a-t-elle adoptées pour réduire les risques d'introduction de la PPA au Canada?

Pour prévenir l'introduction de maladies porcines sources de préoccupations, y compris la PPA, au pays, le Canada impose depuis longtemps des restrictions rigoureuses en matière d'importation pour les porcs vivants et les produits et sous-produits liés aux porcs. De plus, l'ACIA surveille de près la situation dans le monde et adopte une mesure proactive axée sur la collaboration afin de prévenir l'introduction de la PPA au Canada. Nous avons entamé un processus de planification et de préparation supplémentaire en formant une équipe d'intervention nationale. Cette équipe se consacre à assurer le maintien d'une capacité d'intervention adéquate des laboratoires et sur le terrain au Canada.

Voici quelques-unes des mesures proactives continues adoptées par l'ACIA :

Le personnel de l'ACIA est-il formé pour déceler les signes de la PPA dans les troupeaux de porcs?

L'ACIA prépare activement l'organisation au cas où elle aurait à intervenir en cas d'éclosion de la maladie – disposer des ressources requises et s'assurer que le personnel a reçu la formation qu'il lui faut font partie des éléments clés indispensables à la gestion et à l'éradication de la maladie.

Il s'agit entre autres de donner de la formation et d'organiser des exercices de rappel de techniques pour le personnel de première ligne dans des domaines tels que la reconnaissance de la maladie, les enquêtes préliminaires et les techniques d'échantillonnage pour les porcs.

Quelles mesures a-t-on adoptées pour mieux sensibiliser les producteurs au sujet des risques et de la prévention de la PPA? L'ACIA joue-t-elle un rôle à cet égard?

L'ACIA, en collaboration avec l'industrie et les responsables provinciaux et territoriaux, fournit de l'information sur les mesures de biosécurité efficaces et sensibilise les producteurs aux signes de présence de la PPA à reconnaître.

Que peuvent faire les voyageurs pour aider à réduire les risques d'introduction de la PPA au Canada?

On rappelle aux voyageurs de déclarer tous les produits alimentaires et d'origine animale à la frontière afin de prévenir la propagation de maladies d'origine animale telles que la peste porcine africaine (PPA). Qui plus est, il est interdit de faire entrer au pays le porc et les produits de porc provenant de pays touchés par la PPA, que ceux-ci soient frais, congelés, transformés ou partiellement cuits.

On rappelle également aux voyageurs de prendre des précautions supplémentaires lorsqu'ils visitent des fermes pendant leurs voyages dans des régions où la maladie est présente, y compris le lavage des vêtements et des chaussures portés pendant un séjour dans un pays où sévit la PPA, avant de rentrer au Canada.

Si vous avez visité une ferme ou avez été en présence d'animaux, il est essentiel que vous l'indiquiez en rentrant au Canada. Si vous avez été en contact, pendant votre séjour, avec des sangliers, reportez toute visite à une ferme porcine au Canada d'au moins 14 jours.

Essais

L'ACIA a-t-elle la capacité de réaliser les analyses nécessaires, en cas d'introduction de la PPA au Canada?

Oui. L'ACIA jouit d'une capacité d'analyse complète relativement à la PPA, et nous nous employons actuellement à améliorer notre capacité en confiant des analyses à des laboratoires du réseau approuvés. Nous collaborons aussi avec les laboratoires nationaux en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et au Mexique afin d'harmoniser les capacités de diagnostic avancées entre les cinq pays.

Aliments du bétail

La PPA peut-elle être transmise par les aliments du bétail?

La peste porcine africaine (PPA) et d'autres maladies animales exotiques (MAE) peuvent être transmises par des aliments du bétail ou des ingrédients d'aliments du bétail contaminés importés de pays où sévit la maladie.

Comment les propriétaires de porcs peuvent-ils réduire les risques de contamination de leurs aliments du bétail par la PPA?

Conserver les ingrédients des aliments du bétail en entreposage avant de les administrer aux animaux peut réduire le temps de survie du virus. Le temps, la température, l'ingrédient de l'aliment du bétail même et les propriétés du virus ont tous une incidence sur le temps de survie du virus. Ces quatre facteurs sont critiques, mais la règle simple est la suivante : plus la température est élevée, moins le temps de survie du virus est long.

Le Conseil canadien du porc (CPC) recommande d'entreposer les ingrédients des aliments du bétail à une température de 20 degrés Celsius pendant 20 jours ou de 10 degrés Celsius pendant 100 jours.

Autres facteurs importants pour les propriétaires de porcs :

Les producteurs peuvent-ils donner une alimentation en eaux grasses à leur bétail?

Dans le cadre du Règlement sur la santé des animaux de l'ACIA, il est illégal de nourrir les porcs avec de la viande; cela comprend des aliments pour animaux de compagnie contenant de la viande ou des sous-produits de viande. Il est aussi interdit de nourrir des porcs avec des déchets alimentaires contenant de la viande.

On rappelle aux producteurs (y compris les plus petits propriétaires de fermes porcines non commerciales) qu'il est illégal de nourrir les porcs avec des déchets internationaux (restes de nourriture des navires ou des avions) parce que les aliments et les déchets contaminés peuvent propager la PPA et d'autres maladies porcines hautement contagieuses au Canada. En général, les producteurs doivent faire preuve de prudence lorsqu'ils nourrissent les porcs avec les restes de table et les déchets. Bien que le virus ne présente aucun risque pour l'humain, dans le cas rare où un aliment contiendrait même une infime quantité du virus, il pourrait infecter les porcs si cette nourriture leur est offerte à manger.

Que fait l'ACIA pour assurer la sécurité des aliments pour animaux de compagnie importés? Devrait-on s'inquiéter de certains ingrédients utilisés dans les aliments pour animaux de compagnie ou de certains emballages?

L'ACIA utilise une méthode d'évaluation des risques afin de déterminer si un pays est touché par un agent dangereux et d'évaluer le risque de transmission de cet agent en raison de l'importation d'animaux, de produits d'origine animale ou de sous-produits d'origine animale. L'ACIA effectue également des inspections sur place pour s'assurer que les entreprises se conforment aux règlements canadiens.

De nombreux facteurs et maladies jouent un rôle dans l'élaboration des conditions d'importation requises pour offrir un niveau acceptable de protection de la santé publique et animale. On établit des conditions d'importation à la suite d'une évaluation des pays et de l'identification des risques associés à un animal ou à un produit particulier à importer. S'il s'agit de produits pour lesquels on n'a pas établi de conditions d'importation, une évaluation des risques est réalisée pour vérifier si on peut importer ces produits.

L'ACIA reconnaît également des pays particuliers ou une partie d'un pays particulier comme exempts d'une maladie donnée ou comme posant un risque négligeable de contraction de la maladie en question. Cette reconnaissance est fonction de divers facteurs qui comprennent une évaluation du pays par l'ACIA pour vérifier qu'il dispose d'une infrastructure vétérinaire équivalente à celle du Canada.

Les pays qui n'ont pas été évalués par l'ACIA ne sont pas considérés comme exempts de maladies de préoccupation telles que la peste porcine africaine (PPA). Il est nécessaire de procéder à une évaluation au cas par cas des aliments pour animaux de compagnie contenant des ingrédients d'origine animale qui sont importés de ces pays. Des exigences relatives à la santé des animaux doivent être appliquées, comme les traitements thermiques et la manutention du produit fini pour réduire les risques d'introduction de maladies exotiques, conformément aux règlements canadiens et aux lignes directrices et recommandations internationales.

Importation et exportation

Le Canada importe-t-il des produits de pays où on a confirmé la présence de PPA? Que fait le Canada pour s'assurer que les importations de porcs et de sous-produits du porc sont sécuritaires?

Le Canada interdit l'importation de porcs (ou de leur sperme ou embryon) ou de sous-produits du porc provenant de pays qui ne sont pas officiellement reconnus comme exempts de la PPA.

Des pays touchés par la PPA qui ont été évalués et approuvés par l'ACIA, notamment certains pays de l'Union européenne, peuvent exporter ce qui suit :

Les seuls produits qui sont autorisés à être importés au Canada des zones infectées par la PPA dans certaines régions d'Asie doivent provenir d'établissements qui ont fait l'objet d'un audit et qui sont approuvés par l'ACIA. Ces produits sont les suivants :

Le Canada a-t-il interdit les importations de porc et de produits dérivés du porc en provenance de certains pays?

Le Canada n'a pas interdit de produits qui étaient antérieurement admissibles à l'importation. Le porc et les sous-produits de porc n'ont jamais été admissibles à l'importation de tout pays touché par une maladie animale grave telle que la peste porcine africaine. Le Canada importe seulement des porcs ou sous-produits de porc qui proviennent de pays officiellement reconnus indemnes de la peste porcine africaine ou de tout autre maladie porcine grave.

Compte tenu du nombre élevé de porcs qui passent par les postes frontaliers canado-américains, le Canada coordonne-t-il les mesures de contrôle de la PPA avec les États-Unis?

L'ACIA entretient une communication régulière avec l'APHIS de la USDA au sujet de la situation de l'heure relativement à la PPA. L'ACIA coordonne avec la USDA plusieurs activités de préparation et d'intervention en cas d'éclosion de la PPA. Le Canada étudie aussi la possibilité de mettre sur pied une initiative conjointe avec les États-Unis et le Mexique.

Le Canada exporte-t-il des produits du porc dans des pays où sévit actuellement la PPA?

Le Canada est exempt de la PPA et s'est doté de contrôles à l'importation rigoureux pour conserver ce statut, ce qui permet au pays d'exporter vers des marchés internationaux en toute confiance et de maintenir la confiance de nos partenaires commerciaux.

Renseignements additionnels

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